Quand l’Europe court un marathon avec un sac rempli de pierres sur le dos, Ursula von der Leyen décide d’en rajouter.

L’image est simpliste, mais elle résume parfaitement la situation. L’Europe est un marathonien talentueux, capable de rivaliser avec les plus grands, mais elle s’impose un sac de pierres sur le dos.

Entre normes internes toujours plus contraignantes, lenteurs bureaucratiques et fragmentations institutionnelles, nous nous affaiblissons nous-mêmes. Et au moment où nous devrions enfin nous soulager de tout ce poids pour courir plus vite, Ursula von der Leyen a choisi d’en rajouter.

L’accord de la soumission.

Ce 27 juillet 2025, face aux menaces de Donald Trump, l’Europe a plié. Au lieu d’un plan de résistance, nous avons eu une capitulation.

Un tarif de 15 % sur nos exportations (alors qu’il est en moyenne à 4,8% aujourd’hui!) , des achats massifs d’énergie et d’armes américaines, des investissements forcés dans l’économie US : tout ce qu’il ne fallait pas faire.

C’est l’accord d’un “looser” : non seulement nous payons plus de droits de douane, mais nous abandonnons toute ambition d’autonomie stratégique. Pire, nous nous rendons encore plus dépendants de l’Amérique, au moment même où la dévaluation du dollar joue contre nous.

Une Europe qui s’étouffe dans sa dépendance.

Le contexte géopolitique actuel est pourtant l’ultime avertissement.

Ce monde en mutation offre à l’Europe une opportunité historique : se redresser, s’unir, se renforcer.

Mais que fait la présidente de la Commission ?

Elle creuse notre dépendance.

Elle plombe notre compétitivité.

Elle abandonne ceux qui se battent pour une Europe ambitieuse et indépendante.

Von der Leyen : un manque d’ambition flagrant.

Ursula von der Leyen nous avait habitués à des indignations pour des questions protocolaires, comme une chaise manquante lors d’une visite officielle. Mais quand il s’agit de défendre l’institution qu’elle représente et la place de l’Europe dans le monde, elle s’écrase.

Alors que les parlements de l’Union européenne réclament une véritable autonomie stratégique, une indépendance technologique, et des politiques industrielles solides, von der Leyen signe un accord qui va à l’encontre du virage historique que nous devons prendre.

L’Europe est une immense puissance qui s’ignore.

Quand on connait vraiment l’Europe, on sait que derrière son paradoxe institutionnel compliqué se cache un potentiel incomparable « d’hyperpuissance ».

Nous avons le marché unique le plus riche du monde, une capacité d’innovation redoutable, et une force normative qui a la capacité de fixer les règles du jeu.

Mais nous continuons de nous comporter comme un acteur faible, cherchant l’approbation de nos alliés plutôt que d’affirmer notre force.

Cet accord ne fait que confirmer une Europe qui regarde passer les trains, une Europe spectatrice, alors qu’elle devrait être l’architecte d’un destin ambitieux.

Il est temps de briser nos chaines.

Si l’Europe veut gagner ce marathon mondial, elle doit briser ses chaines, vider son sac  de toutes ces pierres qui la ralentissent.

  • Moins de contraintes internes absurdes.
  • Plus de confiance en ses industries.
  • Plus de courage pour dire non aux accords déséquilibrés.
  • Plus d’ambition pour bâtir une véritable indépendance énergétique, technologique et militaire.

Von der Leyen, en signant cet accord, a choisi l’inverse.

Face au virage de l’Histoire, Von der Leyen a préféré la soumission au courage.

Un électrochoc est indispensable!

L’Europe n’est pas condamnée à perdre.

Elle ne peut pas être une institution de loosers effrayés… elle doit être ce qu’elle est au fond d’elle-même: une « hyperpuissance » qui se distingue par son attachement viscéral au rêve humaniste et universel de ses pères fondateurs.

 

L’accord en bref :

1. Tarif principal de 15 % sur les exportations européennes vers les États‑Unis

  • Le taux d’imposition fixé est de 15 % sur la majorité des produits européens (voitures, produits pharmaceutiques, semi‑conducteurs, etc.), contre les 30 % ou plus initialement menacés par l’administration Trump  .

  • Le taux reste supérieur à l’actuel 4,8 % moyen des tarifs appliqués aux exportations européennes  .

2. Exception pour les produits stratégiques

  • Les tarifs sur l’acier et l’aluminium, actuellement à 50 %, restent en vigueur pour les produits européens.

  • Pour l’instant, les droits d’importation sur l’aérospatiale (avions, pièces) devraient rester à zéro, sans tarif additionnel  .

3. Engagements européens en retour (ce que l’UE accepte)

  • L’Union européenne s’engage à acheter environ 750 milliards USD de produits énergétiques américains (gaz, pétrole, nucléaire, etc.) d’ici à 2027, soit environ 250 milliards USD par an  .

  • Des investissements de 600 milliards USD de l’UE dans l’économie américaine sont également prévus  

  • L’UE accepte aussi d’acheter des équipements militaires américains à hauteur de plusieurs centaines de milliards  .

4. Engagements commerciaux croisés

  • L’Union européenne a accepté de supprimer certains droits de douane sur des produits américains, tandis que les États-Unis imposent un tarif unique de 15 % sur la plupart des exportations européennes.
  • Ce qu’on appelle l’ouverture “zéro pour zéro” est en réalité un accord déséquilibré : l’Europe ouvre largement son marché, les États-Unis beaucoup moins.

5. Objectif principal : éviter une guerre commerciale mondiale

  • Cet accord permet d’éviter l’entrée en vigueur de tarifs punitifs à 30 % ou 50 % prévus pour le 1ᵉʳ août 2025, et d’éviter une escalade dans la relation transatlantique  .

    • La technique de Trump était connue d’avance. Il ne s’en est jamais caché. Il demande beaucoup, beaucoup, beaucoup trop. Et en fin de compte, Trump a obtenu beaucoup trop!
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