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	<title>Archives des Libéralisme - Mathieu Michel</title>
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	<description>Liberté. Innovation. Responsabilité.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 Jul 2026 12:19:14 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Libéralisme - Mathieu Michel</title>
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	<item>
		<title>Annualiser le temps de travail : une réforme qui épouse enfin la vie réelle</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/annualiser-le-temps-de-travail-une-reforme-qui-epouse-enfin-la-vie-reelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 12:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Annualiser le temps de travail : pourquoi je soutiens la réforme Clarinval validée le 18 juillet. Flexibilité pour l'entreprise, protection pour le salarié.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/annualiser-le-temps-de-travail-une-reforme-qui-epouse-enfin-la-vie-reelle/">Annualiser le temps de travail : une réforme qui épouse enfin la vie réelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">On ne travaille plus comme en 1970</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On travaille en 2026 comme on ne travaillait pas en 1970. Les rythmes de nos entreprises ont changé, les attentes des salariés aussi. Un chocolatier croule sous les commandes à Pâques et à la Saint-Nicolas, puis tourne au ralenti en juillet. Un parent voudrait donner un coup de collier au printemps pour souffler avec ses enfants pendant les vacances d&rsquo;été. Jusqu&rsquo;ici, notre droit du travail répondait à ces réalités mouvantes avec un outil rigide : la semaine. Toujours la même, calculée à l&rsquo;identique, du 1er janvier au 31 décembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que change la réforme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme portée par David Clarinval, validée par le gouvernement le 18 juillet, corrige ce décalage. Le principe est simple : plutôt que de compter le temps de travail semaine par semaine, on pourra le lisser sur l&rsquo;année entière, autour d&rsquo;une moyenne inchangée de 38 heures. Davantage d&rsquo;heures quand l&rsquo;activité l&rsquo;exige, moins quand elle retombe. Ce sont les « horaires accordéon ». Rien de révolutionnaire dans l&rsquo;idée — plusieurs de nos voisins européens la pratiquent déjà — mais une modernisation attendue de longue date.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois garanties : une réforme d&rsquo;équilibre, pas de dérégulation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je soutiens cette mesure parce qu&rsquo;elle repose sur ce qui fonde ma vision du travail : la liberté encadrée, jamais la contrainte. Trois garanties en font une réforme d&rsquo;équilibre et non de dérégulation. D&rsquo;abord, rien ne s&rsquo;impose : le dispositif ne s&rsquo;applique qu&rsquo;avec l&rsquo;accord explicite du travailleur. Personne ne peut être forcé d&rsquo;adopter ces horaires. Ensuite, le salaire reste stable chaque mois, indépendamment du nombre d&rsquo;heures réellement prestées sur une période donnée. On ne gagne pas moins en juillet parce qu&rsquo;on a moins produit. Enfin, le plafond légal de 38 heures en moyenne demeure : il ne s&rsquo;agit pas de faire travailler plus, mais de faire travailler autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément cette combinaison — flexibilité pour l&rsquo;entreprise, protection pour le salarié — qui répond à la manière dont on travaille aujourd&rsquo;hui. Pour un secteur saisonnier, l&rsquo;annualisation offre une alternative intelligente au recours systématique au chômage temporaire dans les creux. Pour un salarié, elle ouvre une possibilité concrète de mieux articuler vie professionnelle et vie familiale, sans perte de revenu. La flexibilité, ici, n&rsquo;est pas un mot creux au service de l&#8217;employeur : c&rsquo;est un espace de liberté partagé, à condition qu&rsquo;il soit consenti.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entendre les réserves, soigner la mise en œuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je n&rsquo;ignore pas les réserves. Les syndicats redoutent une pression implicite de l&#8217;employeur et une perte de prévisibilité, particulièrement lourde pour les familles monoparentales. La critique est légitime et mérite d&rsquo;être entendue, pas balayée. Mais la réponse ne se trouve pas dans le refus de la réforme — elle se trouve dans la qualité de sa mise en œuvre. C&rsquo;est bien pour cela que le caractère volontaire de l&rsquo;accord et la garantie salariale sont non négociables, et que la discussion sur une compensation du pouvoir d&rsquo;achat, portée au sein même du gouvernement, a toute sa place. Une réforme de ce type se juge à ses garde-fous autant qu&rsquo;à son principe. Sur ce point, la vigilance parlementaire sera de mise, et je m&rsquo;y engagerai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moderniser le marché du travail, ce n&rsquo;est pas opposer l&rsquo;entreprise au salarié. C&rsquo;est reconnaître que les deux ont intérêt à des règles qui collent au réel plutôt qu&rsquo;à un cadre pensé pour un monde qui n&rsquo;existe plus. L&rsquo;annualisation, correctement encadrée, va dans ce sens. C&rsquo;est une réforme de confiance, d&rsquo;équilibre et de flexibilité — au bénéfice des travailleurs comme des employeurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/2026/07/18/le-gouvernement-valide-lannualisation-du-temps-de-travail-OEFXFGAFDBAWBEWB54Y2P42J3M/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Libre — Le gouvernement valide l&rsquo;annualisation du temps de travail</a></li>
<li><a href="https://www.rtbf.be/article/annualisation-du-temps-de-travail-une-avancee-pour-le-monde-patronal-un-recul-pour-les-syndicats-11759790" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RTBF — Annualisation du temps de travail : une avancée pour le patronat, un recul pour les syndicats</a></li>
<li><a href="https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2026/07/18/le-gouvernement-de-wever-boucle-plusieurs-dossiers-cles-avant-les-vacances-voici-tout-ce-qui-va-changer-V3CFU774KFH7PPF77APS2OA6KU/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Libre — Le gouvernement De Wever boucle plusieurs dossiers avant les vacances</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/annualiser-le-temps-de-travail-une-reforme-qui-epouse-enfin-la-vie-reelle/">Annualiser le temps de travail : une réforme qui épouse enfin la vie réelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fraude sociale, fraude fiscale : un citoyen n&#8217;est pas un suspect par défaut</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/fraude-sociale-fraude-fiscale-un-citoyen-nest-pas-un-suspect-par-defaut/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 12:03:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133599</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un avant-projet autoriserait les CPAS à engager des détectives privés contre la fraude sociale. Pourquoi je m'y oppose : un citoyen n'est pas un suspect.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/fraude-sociale-fraude-fiscale-un-citoyen-nest-pas-un-suspect-par-defaut/">Fraude sociale, fraude fiscale : un citoyen n&rsquo;est pas un suspect par défaut</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><h2 class="wp-block-heading">Une ligne à ne pas franchir</h2>
<!-- /wp:post-content -->
<p><!-- wp:paragraph -->Il faut parfois un élu de terrain pour rappeler à tout un pays où passe une ligne. Cette semaine, à Waterloo, le président du CPAS Raphaël Szuma l&rsquo;a fait en une phrase : « Un CPAS n&rsquo;est pas un service de traque. Cette ligne, je ne la franchirai pas. » Il ajoute que faire de la politique, c&rsquo;est aussi savoir dire non. Il a raison, et je tiens à le soutenir publiquement.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->De quoi parle-t-on ? D&rsquo;un avant-projet de loi, adopté en première lecture par le Conseil des ministres le 29 juin 2026, qui autoriserait les CPAS à confier leurs enquêtes sociales à des sociétés de détectives privés pour débusquer les fraudeurs présumés — cohabitations non déclarées, biens dissimulés à l&rsquo;étranger. Sur le papier, l&rsquo;intention se défend : personne de sérieux ne conteste qu&rsquo;il faille lutter contre la fraude sociale, qui détourne la solidarité de ceux qui en ont réellement besoin. Mais une intention légitime ne justifie pas n&rsquo;importe quel moyen. Et celui-là franchit une ligne rouge.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La surveillance publique a déjà ses institutions</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p><!-- wp:paragraph -->Confier à des officines privées le soin d&rsquo;espionner des citoyens, c&rsquo;est inverser le rapport entre l&rsquo;État et la personne. Dans une société libérale, l&rsquo;État ne présume pas la culpabilité : il l&rsquo;établit, par ses institutions, sous le contrôle du droit et du juge.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Or, comme le rappelle Raphaël Szuma, « la lutte contre la fraude sociale et fiscale a déjà ses institutions, ses inspecteurs, ses moyens légaux ». Nous avons des inspecteurs sociaux assermentés, un cadre, des recours. Sous-traiter la surveillance à des acteurs privés rémunérés pour trouver des coupables, sans les garanties qui encadrent la puissance publique, ce n&rsquo;est pas moderniser le contrôle : c&rsquo;est l&rsquo;affranchir de ses limites.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;histoire récente devrait nous servir de leçon</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p><!-- wp:paragraph -->Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas la première fois que la question se pose, et l&rsquo;histoire récente devrait nous servir de leçon. En janvier 2019, le CPAS d&rsquo;Anvers avait déjà eu recours à des détectives privés. Le ministre de l&rsquo;Intégration sociale de l&rsquo;époque, Denis Ducarme, avait fait procéder à un contrôle juridique : les enquêtes violaient le secret professionnel et étaient illégales. Le CPAS avait dû y renoncer.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->« Nous devons lutter efficacement contre la fraude sociale, mais tout en restant dans les limites de la légalité », disait-il alors. Sept ans plus tard, la même idée revient — sans que les objections de fond, elles, aient disparu.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Pas deux poids, deux mesures selon le compte en banque</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p><!-- wp:paragraph -->Je veux ici assumer une cohérence. Je me suis battu contre cette même logique lorsqu&rsquo;elle visait le contribuable : la tentation de la surveillance généralisée, du croisement de données et des pouvoirs d&rsquo;investigation étendus qui traitent chaque citoyen comme un fraudeur qu&rsquo;il faudrait démasquer. J&rsquo;estimais alors que l&rsquo;État n&rsquo;a pas à considérer ses contribuables comme suspects par défaut. Je le pense exactement pour la même raison lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un allocataire social.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Ce qui est inacceptable dans un sens l&rsquo;est dans l&rsquo;autre. On ne peut pas défendre la vie privée du contribuable et l&rsquo;abandonner pour le bénéficiaire de l&rsquo;aide sociale : les principes n&rsquo;ont pas deux poids et deux mesures selon le compte en banque de celui qu&rsquo;on surveille.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Car c&rsquo;est bien de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit, au fond. Un État qui commence à considérer ses citoyens comme des fraudeurs jusqu&rsquo;à preuve du contraire a déjà changé de nature. Et un État qui délègue à des détectives privés le soin d&rsquo;espionner ses citoyens franchit une ligne que le libéralisme, depuis Constant et Tocqueville, s&rsquo;est précisément constitué pour défendre : celle qui protège l&rsquo;individu contre l&rsquo;arbitraire, d&rsquo;où qu&rsquo;il vienne. La solidarité et la liberté ne s&rsquo;opposent pas. Elles se tiennent. Un CPAS incarne la première ; il ne peut pas être l&rsquo;instrument qui abîme la seconde.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Lutter contre la fraude, oui — sérieusement, avec des institutions solides, des données fiables et le respect du droit. Améliorer nos bases de données, renforcer nos inspections, coopérer entre administrations : voilà le vrai chantier. Mais transformer nos centres publics d&rsquo;action sociale en agences de renseignement, non. Sur ce point, la position de Raphaël Szuma n&rsquo;est pas un caprice local : c&rsquo;est la boussole libérale. Je la partage entièrement.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.rtbf.be/article/gouvernement-federal-les-cpas-pourront-engager-des-detectives-pour-lutter-contre-la-fraude-sociale-11753000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RTBF — Les CPAS pourront engager des détectives pour lutter contre la fraude sociale</a></li>
<li><a href="https://news.belgium.be/fr/possibilite-de-recherche-privee-dans-le-cadre-de-lenquete-sociale-des-cpas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">News.belgium — Possibilité de recherche privée dans le cadre de l&rsquo;enquête sociale des CPAS</a></li>
<li><a href="https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2026/07/06/des-detectives-prives-payes-par-les-cpas-pour-reperer-les-fraudeurs-qui-cohabitent-sans-le-dire-ou-qui-ont-une-maison-a-letranger-MRQ3PKK6QJCMXKEZH4LWN4XBFA/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Libre — Des détectives privés payés par les CPAS ?</a></li>
<li><a href="https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/01/18/le-cpas-d_anvers-ne-peut-plus-avoir-recours-a-des-detectives-pri/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">VRT (2019) — Le CPAS d&rsquo;Anvers ne peut plus avoir recours à des détectives privés</a></li>
</ul>
<!-- /wp:list -->
<p>&nbsp;</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div></div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/fraude-sociale-fraude-fiscale-un-citoyen-nest-pas-un-suspect-par-defaut/">Fraude sociale, fraude fiscale : un citoyen n&rsquo;est pas un suspect par défaut</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le vrai prix de l&#8217;énergie : rendre la facture lisible</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/le-vrai-prix-de-lenergie-rendre-la-facture-lisible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 09:37:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133572</guid>

					<description><![CDATA[<p>Kilowattheure à 0,35 euro, 29 % de coûts de réseau : pourquoi rendre la facture d'énergie lisible est une question de pouvoir d'achat et de liberté du consommateur.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/le-vrai-prix-de-lenergie-rendre-la-facture-lisible/">Le vrai prix de l&rsquo;énergie : rendre la facture lisible</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><h2 class="wp-block-heading">Avril 2026 : la facture qui s&rsquo;envole sans qu&rsquo;on sache pourquoi</h2>
<!-- /wp:post-content -->
<p><!-- wp:paragraph -->Il y a une expérience que beaucoup de Belges ont vécue cette année. Ouvrir sa facture d&rsquo;énergie, constater qu&rsquo;elle a grimpé, et ne pas comprendre pourquoi. En avril 2026, dans le sillage de la crise liée à l&rsquo;Iran, la seule composante énergie a bondi de plus de 20 % par rapport au mois de mars. Sur la facture totale, cela représente environ 8 % de hausse. Une hausse concrète, qui pèse sur des budgets déjà serrés.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Ces variations ne sortent pas de nulle part. Elles sont le reflet des marchés mondiaux, des tensions géopolitiques, du prix du gaz qui entraîne celui de l&rsquo;électricité. Un événement à l&rsquo;autre bout du monde se répercute, quelques semaines plus tard, sur la facture d&rsquo;un ménage à Charleroi ou à Namur. Mais pour le citoyen, tout cela reste abstrait. Ce qu&rsquo;il voit, c&rsquo;est un montant qui augmente, sans explication claire, et un sentiment d&rsquo;impuissance qui s&rsquo;installe.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Regardons les niveaux. Début 2026, le prix moyen du kilowattheure d&rsquo;électricité tourne autour de 0,35 euro, en léger recul après le pic de 0,37 euro de 2025. Une accalmie, donc, mais à un niveau qui reste élevé pour beaucoup de ménages, et qui pèse tout particulièrement sur les plus modestes, pour qui l&rsquo;énergie représente une part démesurée du budget.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Derrière ces moyennes, il y a des situations très différentes. Un ménage qui se chauffe à l&rsquo;électricité, une famille nombreuse, une personne âgée qui reste chez elle toute la journée : aucun ne vit la même facture. La moyenne masque les vulnérabilités. C&rsquo;est pourquoi un chiffre national, même exact, ne suffit jamais : il faut aussi regarder qui paie quoi, et pourquoi certains ménages basculent dans la précarité énergétique quand d&rsquo;autres absorbent la hausse sans même y penser. Le pouvoir d&rsquo;achat, c&rsquo;est d&rsquo;abord une réalité concrète, foyer par foyer.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Et il y a une donnée qui, à elle seule, mérite d&rsquo;être connue de tous : selon la CREG, le régulateur, les coûts de réseau représentent en moyenne 29 % de la facture. Près d&rsquo;un tiers de ce que vous payez ne correspond ni à l&rsquo;énergie que vous consommez, ni à la marge de votre fournisseur, mais au transport et à la distribution de cette énergie. Le savez-vous ? La plupart des gens l&rsquo;ignorent. Et c&rsquo;est précisément le problème.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Cette méconnaissance n&rsquo;est pas anodine. Quand on ignore d&rsquo;où vient sa facture, on ne peut ni agir sur elle, ni participer sereinement au débat public sur l&rsquo;énergie. On se retrouve à commenter des prix dont on ne connaît pas la structure. La transparence, ici, n&rsquo;est pas un luxe de technicien : c&rsquo;est la première condition pour que le citoyen redevienne acteur, et non simple payeur.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Comment la facture est devenue illisible</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p><!-- wp:paragraph -->Cette opacité n&rsquo;est pas un accident. Elle est le produit d&rsquo;une histoire. La libéralisation du marché de l&rsquo;énergie, engagée dans les années 2000, visait un objectif juste : casser les monopoles, faire jouer la concurrence, faire baisser les prix par le choix du consommateur. Sur le principe, j&rsquo;y adhère pleinement. La liberté de choisir son fournisseur est un progrès réel par rapport au monopole d&rsquo;autrefois.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Mais un marché ne fonctionne que si l&rsquo;acheteur comprend ce qu&rsquo;il achète. Or, au fil du temps, la facture d&rsquo;énergie s&rsquo;est chargée de couches successives : composante énergie, coûts de réseau, prélèvements, taxes, cotisations diverses, tarifs variables indexés sur des indices que presque personne ne sait lire. Chaque strate avait sa logique propre. Leur addition a fini par rendre l&rsquo;ensemble illisible, y compris pour des citoyens attentifs et de bonne volonté.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Le résultat est paradoxal. On a donné aux citoyens la liberté de choisir leur fournisseur, mais on ne leur a pas donné les moyens de comparer réellement les offres. Comment choisir en connaissance de cause quand on ne comprend ni la structure de sa facture, ni ce qui, dedans, dépend vraiment du fournisseur et ce qui n&rsquo;en dépend pas ? La liberté sans l&rsquo;information n&rsquo;est qu&rsquo;une liberté de façade.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Adam Smith, dès La Richesse des nations en 1776, rappelait qu&rsquo;un marché efficace repose sur l&rsquo;information des acheteurs autant que sur la concurrence des vendeurs. Sans transparence, la concurrence tourne à vide. C&rsquo;est exactement ce que nous observons dans l&rsquo;énergie : un marché nominalement ouvert, mais où l&rsquo;asymétrie d&rsquo;information affaiblit systématiquement le consommateur face à des acteurs qui, eux, maîtrisent parfaitement les rouages.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Il faut ajouter que cette complexité profite rarement au citoyen. Quand une offre est incompréhensible, c&rsquo;est presque toujours celui qui la propose qui garde l&rsquo;avantage, pas celui qui la subit. Je ne prête d&rsquo;intention malveillante à personne : cette situation est le fruit d&rsquo;une sédimentation, pas d&rsquo;un complot. Mais le constat reste le même, et il appelle une correction.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Je le dis donc sans esprit polémique. Personne n&rsquo;a voulu délibérément embrouiller les citoyens. Mais nous avons collectivement laissé se construire un système où l&rsquo;information la plus utile est aussi la plus difficile à trouver. Ce qui a été construit par accumulation peut être simplifié par volonté politique.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Le faux débat du marché contre la protection</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p><!-- wp:paragraph -->Quand on parle de mieux encadrer les factures d&rsquo;énergie, un vieux débat resurgit. D&rsquo;un côté, les partisans du marché, qui craignent que toute règle nouvelle vienne le brider. De l&rsquo;autre, les partisans de la protection, qui voudraient encadrer les prix, quitte à revenir sur la libéralisation. Je crois que cette opposition est un faux dilemme, et qu&rsquo;elle nous fait perdre un temps précieux.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Car la transparence n&rsquo;est pas l&rsquo;ennemie du marché : elle en est la condition. Un consommateur qui comprend sa facture est un consommateur qui peut faire jouer la concurrence, changer de fournisseur, arbitrer entre les offres. Loin d&rsquo;entraver le marché, l&rsquo;information le rend enfin réel et le pousse à mieux fonctionner. En tant que libéral, je ne vois aucune contradiction à défendre à la fois la liberté de choix et l&rsquo;exigence de clarté ; l&rsquo;une renforce l&rsquo;autre.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Protéger le consommateur, ce n&rsquo;est donc pas nécessairement fixer les prix par décret, avec tous les effets pervers que cela comporte : pénuries, découragement de l&rsquo;investissement, distorsions durables. C&rsquo;est d&rsquo;abord lui donner les moyens de se défendre lui-même : une information claire, comparable, honnête. La meilleure protection dans un marché, ce n&rsquo;est pas un prix administré : c&rsquo;est un citoyen qui comprend ce qu&rsquo;il achète et qui peut voter avec son portefeuille.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Le vrai clivage n&rsquo;est pas marché contre protection. Il est entre un marché opaque, où le consommateur subit, et un marché transparent, où le consommateur décide. C&rsquo;est ce second modèle que je défends, parce qu&rsquo;il concilie l&rsquo;efficacité économique et le respect du citoyen, sans sacrifier l&rsquo;un à l&rsquo;autre.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Je veux dire un mot à ceux que la libéralisation a déçus, et ils sont nombreux. Leur déception est compréhensible : on leur avait promis des prix plus bas, ils ont surtout hérité de factures plus complexes. Mais la réponse n&rsquo;est pas de revenir en arrière, vers le monopole d&rsquo;hier et ses rigidités. Elle est d&rsquo;achever la libéralisation en la rendant enfin loyale : un marché où la concurrence profite vraiment au consommateur, parce qu&rsquo;il peut, pour la première fois, comparer en connaissance de cause. Ce n&rsquo;est pas moins de marché qu&rsquo;il nous faut, c&rsquo;est un meilleur marché.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->C&rsquo;est dans cet esprit que je salue le vote du 17 juin 2026, en commission de l&rsquo;Énergie de la Chambre, de mesures destinées à rendre les factures plus lisibles et les prix plus transparents. Mesures prises sous l&rsquo;impulsion du Ministre Mathieu Bihet, notre « atomic boy » national.</p>
<p>C&rsquo;est une avancée réelle, et je m&rsquo;en réjouis. Mais je crois qu&rsquo;il faut en faire un point de départ, pas un aboutissement. Le travail de simplification ne fait que commencer.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une facture standardisée, comparable et honnête</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p><!-- wp:paragraph -->Concrètement, que défendre pour aller plus loin ? Quatre exigences simples, qui tiennent ensemble et se complètent.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->D&rsquo;abord, une facture standardisée et comparable. Toutes les factures devraient présenter les mêmes composantes, dans le même ordre, avec le même vocabulaire. Comparer deux offres devrait être aussi simple que comparer deux étiquettes au supermarché. Aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est pas le cas : chaque fournisseur présente les choses à sa manière, ce qui décourage la comparaison. Cela peut changer, et c&rsquo;est à la portée du législateur.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Ensuite, la transparence des composantes. Chaque citoyen devrait voir, noir sur blanc, ce qui relève de l&rsquo;énergie qu&rsquo;il consomme, des coûts de réseau, des taxes et des prélèvements. Savoir que près de 29 % de sa facture vient du réseau change le regard qu&rsquo;on porte sur elle, et sur les débats publics qui l&rsquo;entourent. Une information juste désamorce beaucoup de fausses querelles et de raccourcis trompeurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Troisièmement, l&rsquo;information proactive. Il ne suffit pas que l&rsquo;information existe quelque part, en petits caractères au dos d&rsquo;un courrier. Le fournisseur devrait alerter clairement son client en cas de hausse significative, et lui rappeler régulièrement son droit de comparer et de changer d&rsquo;offre. L&rsquo;information utile est celle qui vient vers le citoyen, pas celle qu&rsquo;il faut aller déterrer. C&rsquo;est un renversement de logique : au service de comprendre, pas de dissuader.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Enfin, la stabilité réglementaire. Les investissements dans l&rsquo;énergie, dans les réseaux, dans la production décarbonée, se décident sur des décennies. Ils ont besoin d&rsquo;un cadre prévisible. Multiplier les revirements découragerait les investissements dont dépend, à terme, le prix que nous paierons tous. Transparence pour le consommateur et stabilité pour l&rsquo;investisseur ne s&rsquo;opposent pas : elles se complètent, et servent le même objectif d&rsquo;une énergie plus abordable et plus sûre.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Au fond, ma conviction est simple. Le pouvoir d&rsquo;achat ne se joue pas seulement sur le montant des prix, sur lequel un petit pays comme le nôtre a une prise limitée. Il se joue aussi sur la lisibilité de ce que nous payons, sur laquelle nous avons, elle, tout pouvoir d&rsquo;agir. Rendre la facture lisible, c&rsquo;est rendre au citoyen une part de sa liberté. C&rsquo;est un chantier modeste en apparence. Il est, en réalité, profondément politique.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.creg.be/fr/actualites/prix-de-lenergie-pour-les-menages-constatations-avril-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CREG — prix de l&rsquo;énergie pour les ménages, avril 2026</a></li>
<li><a href="https://www.test-achats.be/maison-energie/gaz-electricite-mazout-pellets/news/evolution-prix-energie-1kwh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Testachats — évolution des tarifs de l&rsquo;énergie en 2026</a></li>
<li><a href="https://www.test-achats.be/maison-energie/gaz-electricite-mazout-pellets/news/belgique-nouvelle-regle-facture-energie-plus-transparente" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Testachats — nouvelles règles pour des factures plus transparentes</a></li>
</ul>
<!-- /wp:list -->
<p>&nbsp;</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div></div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/le-vrai-prix-de-lenergie-rendre-la-facture-lisible/">Le vrai prix de l&rsquo;énergie : rendre la facture lisible</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mon année 2025, entre déception, satisfaction et introspection&#8230;</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/mon-annee-2025-entre-deception-satisfaction-et-introspection/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 09:10:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133309</guid>

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<h1 class="p1">« En politique, il ne faut jamais se plaindre! »&#8230;</h1>
<p class="p1">2025 a été une année particulière pour moi.</p>
<p class="p1">Elle a commencé par une sortie de charge du gouvernement, au terme d’un cycle politique intense, clôturé par une année électorale 2024 dont le résultat n’a pas été à la hauteur du travail accompli, de l’énergie investie ni des résultats obtenus. Résultat, une année commencée un genou à terre&#8230;</p>
<p class="p1">Après quinze années vécues à cent à l’heure comme député provincial, puis cinq années à deux cents à l’heure comme secrétaire d’État, il m’a fallu près de deux mois pour me remettre sur mes deux jambes. Deux mois pour accepter la rupture de rythme, le silence soudain, le vide que laisse une fonction lorsqu’elle s’arrête brutalement. Pour tenter d&rsquo;accepter la nature humaine et ce qu&rsquo;elle comporte de plus laid&#8230; Deux mois pour reprendre souffle, tout simplement.</p>
<h2 class="p1">Très vite pourtant, le temps politique m’a rattrapé.</h2>
<p class="p1">J’avais repris de nouvelles responsabilités parlementaires, en défense et en finances, des matières exigeantes, structurantes, qui appellent rigueur, hauteur de vue et sens du long terme. Un autre tempo, une autre posture, mais toujours la même exigence.</p>
<p class="p1">2025 a aussi marqué un tournant personnel et professionnel.</p>
<p class="p1">J’ai créé et lancé deux nouvelles sociétés. J&rsquo;ai découvert le métier d’entrepreneur, dans ce qu’il a de plus déstabilisant et de plus libérateur à la fois. L’incertitude, la confrontation directe au réel. Mais aussi une vraie liberté, la capacité d’agir sans filtre, de construire sans attendre, de porter une vision jusqu’à sa concrétisation. De penser, réfléchir et faire.</p>
<p class="p1">Dans le même mouvement, j’ai lancé une ASBL dédiée à l’éducation à la citoyenneté numérique, avec une ambition claire : mieux armer les citoyens face aux usages numériques, protéger l’esprit critique et, au fond, défendre la démocratie dans un monde digital qui fragilise ses fondements.</p>
<p class="p1">Sur le plan local enfin, m&rsquo;impliquer dans mon territoire comme président du Gal Culturalité et au sein du conseil communal de Jodoigne. Un engagement plus discret, moins exposé, mais profondément enraciné.</p>
<h3 class="p1">2025 aura donc été une année de réflexion, de déception parfois, d’introspection souvent, mais aussi de vision, d’action et, à certains égards, de satisfaction.</h3>
<p class="p1">La politique est une machine qui ne s’arrête jamais.</p>
<p class="p1">Elle broie, elle use, elle accélère tout ce qu’elle touche. Je l’ai toujours su. Je l’ai toujours vécu. Mais jamais je ne l’avais ressenti avec une telle intensité. Sans doute parce que les générations changent, le monde lui-même s’emballe, laissant de moins en moins d’espace à l’humain, à la lenteur, à la nuance.</p>
<p class="p1">Je poursuis aujourd’hui de nouveaux projets avec une nouvelle sérénité : celle de voir que les graines semées dans mes fonctions précédentes continuent de grandir sans moi. Preuve, s’il en fallait, que changer le monde relève du temps long, de la patience et de la ténacité, bien plus que de l’agitation permanente.</p>
<h3 class="p1">Mais je regarde 2025 avec une certaine amertume aussi.</h3>
<p class="p1">Celle de vivre dans une époque qui ne voit plus que la surface des choses, qui ne reconnaît plus la complexité du réel, et qui a effacé la nuance au profit d’une polarisation brutale, faite de slogans, d’anathèmes et de surenchères stériles.</p>
<h3 class="p1">2025 sera une année mémorable pour moi.</h3>
<p>Elle restera comme une année fondatrice. Une année qui m’aura fait grandir, comprendre, ajuster, et peut-être me recentrer un peu plus sur l’essentiel.</p>
<p>L’énergie est là, plus calme peut-être, mais plus juste. La vie est courte, et belle pour qui accepte les épreuves comme des occasions de grandir. En 2026, je ferai le choix de continuer à avancer, sans céder à la fatalité, et de m’engager, à ma mesure, pour ce qui mérite d’être construit et transmis.</p>
<p>Mais ça, je vous l&rsquo;écrirai dans un autre article.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mon-annee-2025-entre-deception-satisfaction-et-introspection/">Mon année 2025, entre déception, satisfaction et introspection&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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		<title>L’intolérable interdiction de visa visant Thierry Breton</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/lintolerable-interdiction-de-visa-visant-thierry-breton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Dec 2025 10:43:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133323</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p>Par petites touches, presque à bas bruit, une décision diplomatique américaine a franchi un seuil inquiétant. En interdisant l’entrée sur son territoire à <u><a href="chatgpt://generic-entity?number=0">Thierry Breton</a></u>, ancien commissaire européen au Marché intérieur, les États-Unis n’ont pas seulement visé un homme. Ils ont adressé un message politique à l’Union européenne tout entière.</p>
<p>Un contexte de tensions numériques croissantes</p>
<p>Depuis plusieurs années, la régulation du numérique est devenue un champ de confrontation stratégique entre l’Europe et les grandes puissances technologiques. L’Union européenne, confrontée aux dérives des plateformes — désinformation, contenus illicites, atteintes aux mineurs — a choisi la voie du droit. Elle a légiféré, débattu, amendé, voté.</p>
<p>Ce mouvement n’est pas dirigé contre un pays, mais contre des déséquilibres systémiques. Pourtant, c’est bien dans ce contexte que s’inscrit la décision américaine : une réaction politique à une ambition réglementaire européenne assumée.</p>
<p>Pourquoi Thierry Breton est-il visé ?</p>
<p>Aux yeux de Washington, Thierry Breton incarne cette volonté européenne de reprendre la main sur l’espace numérique. Son rôle central dans la mise en œuvre du Digital Services Act (DSA) en a fait une cible symbolique.</p>
<p>L’argument avancé par l’administration américaine repose sur une accusation grave : celle d’une prétendue « censure extraterritoriale ». En d’autres termes, l’idée que l’Europe chercherait à imposer ses normes de modération aux plateformes américaines, au détriment de la liberté d’expression telle qu’elle est conçue aux États-Unis.</p>
<p>Plutôt que de contester juridiquement la loi ou d’en débattre politiquement, le choix a été fait de frapper un responsable public par une mesure d’interdiction de visa.</p>
<p>Ce que vise réellement le DSA</p>
<p>Il est pourtant essentiel de rappeler ce qu’est — et ce que n’est pas — le DSA.</p>
<p>Ce texte ne vise pas à contrôler les opinions, ni à restreindre le débat public. Il cherche à rendre Internet plus sûr, en imposant des obligations de transparence, de responsabilité et de lutte contre les contenus manifestement illégaux.</p>
<p>La liberté d’expression n’y est pas abolie ; elle y est encadrée, comme elle l’est déjà dans toute démocratie par le droit pénal, le droit de la presse ou la protection des personnes. Assimiler cette démarche à une entreprise de censure relève d’un contresens — ou d’une instrumentalisation.</p>
<p>Une décision choquante et politiquement inacceptable</p>
<p>Ce qui heurte, dans cette interdiction de visa, ce n’est pas seulement sa brutalité, mais sa logique. Elle revient à sanctionner l’exercice d’un mandat démocratique.</p>
<p>Un État peut contrôler ses frontières. Mais lorsqu’il utilise cet outil pour intimider ou punir un responsable public étranger en raison d’une loi adoptée par un Parlement souverain, il franchit une ligne. Celle qui sépare le désaccord politique de la coercition diplomatique.</p>
<p>Ce geste crée un précédent dangereux : celui où la régulation devient un acte hostile, et où l’on remplace le débat de droit par la mise à l’index des personnes.</p>
<p>Le danger du silence européen</p>
<p>Plus inquiétant encore est le risque d’une acceptation tacite. L’habituation à ce type de méthodes — l’idée qu’elles seraient “le prix à payer” — affaiblit l’Europe plus sûrement que n’importe quelle pression extérieure.</p>
<p>La brutalité diplomatique, lorsqu’elle n’est pas nommée ni contestée, finit par s’imposer comme une norme.</p>
<p>L’Europe doit se faire respecter</p>
<p>L’Union européenne n’a pas à s’excuser de légiférer. Elle n’a pas à tolérer que ses représentants soient ciblés pour avoir exercé leurs fonctions.</p>
<p>Se faire respecter ne signifie pas rompre le dialogue, mais refuser la personnalisation, l’intimidation et le chantage symbolique. À défaut, c’est l’idée même d’une souveraineté européenne effective — juridique, politique, démocratique — qui s’érode.</p>
<p>Et avec elle, la capacité de l’Europe à défendre un ordre international fondé sur le droit plutôt que sur la force.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div>
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		<item>
		<title>Vers une transformation profonde de nos modèles de formation</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/vers-une-transformation-profonde-de-nos-modeles-de-formation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 15:34:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133218</guid>

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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1><b>Vers une transformation profonde de nos modèles de formation</b></h1>
<p class="p3">Lors du <a href="https://www.mathieumichel.be/article-vierge/"><strong>Colloque sur l&rsquo;IA</strong></a> organisé par le <a href="https://www.cjg.be/colloque-piloter-la-revolution-ia-une-journee-dechanges-strategiques-pour-faconner-lavenir-numerique/">centre Jean Gol</a>, j&rsquo;ai abordé cette réflexion sur l&rsquo;évolution des métiers.<br />
Nous vivons aujourd’hui une accélération sans précédent des mutations du monde professionnel. Les métiers évoluent, disparaissent, se transforment ; de nouvelles compétences émergent au rythme même de l’innovation technologique. Dans ce contexte, il devient évident qu’on ne peut plus se reposer uniquement sur des formations longues, conçues pour un monde où les cycles de transformation étaient beaucoup plus lents.</p>
<h2><b>Pourquoi le modèle traditionnel ne suffit plus</b></h2>
<p class="p3">Pendant des décennies, la formation initiale constituait un socle sur lequel chacun pouvait bâtir toute une carrière. Ce modèle a fonctionné tant que les métiers restaient stables et que les technologies progressaient à un rythme raisonnable. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : certaines technologies changent tous les six mois et de nouveaux métiers apparaissent chaque année.</p>
<p class="p3">Face à cette dynamique, les entreprises peinent à suivre, les travailleurs doivent constamment s’adapter, et le marché du travail réclame une agilité qu’un diplôme obtenu il y a dix ans ne peut plus garantir.</p>
<p class="p3">C’est pour répondre à cette réalité que j’ai plaidé pour une transformation profonde de nos modèles de formation.</p>
<h2><b>Le basculement vers des micro-certifications</b></h2>
<p class="p3">Nous devons évoluer vers un système plus flexible, plus agile, et surtout mieux connecté aux besoins réels du marché du travail. Les micro-certifications représentent, à mes yeux, l’une des réponses les plus pertinentes à ces défis.</p>
<h3><b>1. Un format plus flexible</b></h3>
<p class="p3">Les micro-certifications permettent d’acquérir des compétences ciblées en quelques jours ou quelques semaines, sans interrompre son activité professionnelle. Elles sont adaptées à des trajectoires professionnelles désormais plus fragmentées et évolutives.</p>
<h3><b>2. Une réponse aux métiers émergents</b></h3>
<p class="p3">Qu’il s’agisse d’intelligence artificielle, de cybersécurité, de gestion des données ou de transition énergétique, les métiers émergents évoluent plus vite que les programmes académiques traditionnels. Les micro-certifications, elles, peuvent être mises à jour régulièrement et développées en fonction des besoins réels du terrain.</p>
<h3><b>3. Un outil pour maintenir les compétences à jour</b></h3>
<p class="p3">Dans un monde où l’apprentissage doit être continu, les micro-certifications permettent à chacun de documenter ses compétences, de les renforcer et de rester employable tout au long de sa vie professionnelle.</p>
<h2><b>Un enjeu porté jusqu’au niveau européen</b></h2>
<p class="p3">Pendant la présidence belge de l’Union européenne, j’ai fait de cette question un véritable point de négociation.</p>
<p class="p3">Ma conviction est claire : à côté de la reconnaissance des diplômes traditionnels, il est essentiel de valider des <span class="s2"><b>standards de micro-certification au niveau européen</b></span>.</p>
<p class="p3">Pourquoi ? Parce que nos économies sont intégrées, nos marchés du travail sont interconnectés et nos systèmes éducatifs doivent, eux aussi, converger vers des référentiels communs.</p>
<p class="p3">Sans reconnaissance européenne, les micro-certifications resteront fragmentées, difficilement lisibles et donc moins utiles pour les travailleurs comme pour les employeurs.</p>
<h2><b>L’exemple de plateformes comme Pix : une piste d’avenir</b></h2>
<p class="p3">Dans cette dynamique, des plateformes telles que <span class="s2"><b>pix.fr</b></span> peuvent jouer un rôle essentiel.</p>
<p class="p3">Pix est, entre autres, une plateforme qui permet d’évaluer en ligne ses compétences numériques. Ce type d’outil préfigure ce que pourrait devenir un système européen de micro-certifications :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">des évaluations standardisées,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">accessibles à tous,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">disponibles en ligne,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et reconnues au-delà des frontières nationales.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">On peut parfaitement imaginer que certaines micro-certifications soient validées en ligne via ces outils, et reconnues officiellement à l’échelle européenne.</p>
<p class="p3">Cette agilité présente deux avantages majeurs :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><b>Permettre à chacun de démontrer rapidement ses compétences</b><span class="s1"> à un employeur ou à un partenaire économique.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Valoriser des compétences dormantes</b></span>, notamment chez des personnes éloignées du marché du travail, qui disposent pourtant d’un savoir-faire réel mais non formalisé.</p>
</li>
</ol>
<p class="p3">Grâce à ces plateformes, un individu pourrait prouver en quelques heures – et non en quelques années – qu’il maîtrise une compétence clé, ce qui ouvre la porte à un retour rapide vers l’emploi.</p>
<h2><b>Un modèle déjà adopté ailleurs</b></h2>
<p class="p3">Plusieurs pays ont déjà intégré ces approches dans leurs politiques de formation. Les expériences internationales montrent que ce modèle encourage :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>l’agilité</b></span>, grâce à des cycles d’apprentissage courts ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>l’accessibilité</b></span>, parce qu’il réduit les coûts et le temps nécessaire pour se former ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>l’adéquation avec le marché</b></span>, puisque les contenus sont créés avec les secteurs professionnels eux-mêmes.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Conclusion : une opportunité décisive pour l’Europe et pour chacun</b></h2>
<p class="p3">La formation est un levier stratégique pour la compétitivité de nos économies.</p>
<p class="p3">Si nous voulons rester une région d’innovation, capable d’attirer des talents et de protéger notre modèle social, nous devons reconnaître, structurer et encourager les micro-certifications.</p>
<p class="p3">Elles ne remplacent pas les diplômes traditionnels, mais elles complètent notre système, le rendent plus agile, plus inclusif et plus efficace.</p>
<p class="p3">Elles donnent à chacun la possibilité d’apprendre tout au long de sa vie.</p>
<p class="p3">Elles donnent aux entreprises les compétences dont elles ont besoin.</p>
<p class="p3">Et elles donnent à l’Europe une chance de rester maîtresse de son destin dans un monde en pleine transformation.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Pilier 2 : l’ambition d’un impôt mondial minimum face au retour brutal du protectionnisme</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/pilar2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 10:34:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133209</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Pilier 2 est devenu obsolète. Non pas parce que son intention fondatrice était mauvaise, mais parce que le monde dans lequel il devait fonctionner n’existe déjà plus.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/pilar2/">Pilier 2 : l’ambition d’un impôt mondial minimum face au retour brutal du protectionnisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1><b>Pilier 2 : l’ambition d’un impôt mondial minimum face au retour brutal du protectionnisme</b></h1>
<p class="p1">Le Pilier 2 est une réforme élaborée au sein de l’OCDE qui vise à instaurer un impôt minimum mondial sur les multinationales. Concrètement, il s’agit de garantir qu’une entreprise opérant dans plusieurs pays paie au moins 15 % d’impôt sur ses bénéfices, quel que soit l’endroit où ces bénéfices sont réalisés. L’objectif est d’empêcher les groupes internationaux de transférer artificiellement leurs profits vers des juridictions à faible fiscalité et d’éviter la « course vers le bas » entre États cherchant à attirer les investissements par des taux toujours plus faibles. En harmonisant ainsi un plancher fiscal global, Pilier 2 entend stabiliser les recettes publiques, rétablir une concurrence plus équitable entre entreprises et renforcer la justice fiscale dans un système économique profondément mondialisé.</p>
<p class="p3">Il devait symboliser l’entrée dans une nouvelle ère de coopération fiscale internationale. Aujourd’hui, le Pilier 2 de l’OCDE se retrouve pourtant au centre d’un débat stratégique majeur : celui de la capacité de l’Europe à défendre ses intérêts dans un monde où le multilatéralisme s’effrite et où le protectionnisme retrouve une vigueur qu’on croyait appartenir au passé. Cette réforme, pensée pour harmoniser la fiscalité mondiale, se heurte désormais à une réalité géopolitique qui la dépasse.</p>
<h2><b>Une ambition fondatrice : mettre fin au moins-disant fiscal</b></h2>
<p class="p3">À l’origine, Pilier 2 reposait sur une idée simple et, pour beaucoup, salutaire : imposer un taux minimum de 15 % aux multinationales, peu importe l’endroit où elles opèrent. L’objectif était d’enrayer la « course vers le bas » entre États, de protéger les recettes publiques et de rétablir un cadre de concurrence plus équitable. Autrement dit, mettre un terme à des décennies d’érosion fiscale où les bénéfices glissaient vers les juridictions les plus accommodantes.</p>
<p class="p3">Mais le chemin qui sépare l’intention de son application s’est révélé plus compliqué que prévu. Cette ambition mondiale nécessitait un engagement collectif solide. Elle s’est finalement heurtée à la diversité des intérêts nationaux, à la complexité des systèmes fiscaux et à un contexte international où la coopération cède le pas à la rivalité économique.</p>
<h2><b>Une mise en œuvre chaotique et profondément inégale</b></h2>
<p class="p3">L’Union européenne, fidèle à sa tradition de respect des accords internationaux, a été la première à transposer Pilier 2. La Belgique, encore plus zélée, s’est distinguée par un cadre national rigoureux, précis et administrativement exigeant. Cette rapidité tranche avec le comportement d’autres signataires.</p>
<p class="p3">Plusieurs grands pays n’ont pas transposé la règle, certains l’ont fait à moitié, d’autres semblent déterminés à ne jamais l’appliquer. Le résultat est un paysage fragmenté : une norme mondiale appliquée seulement par une minorité, alors qu’elle devait reposer sur un mouvement collectif.</p>
<h2><b>L’impact sur les secteurs de pointe belges : l’exemple de la pharma</b></h2>
<p class="p3">Cette asymétrie touche particulièrement la Belgique, dont l’économie dépend de secteurs hautement internationalisés comme la pharmacie, la biotechnologie, la chimie ou les technologies de pointe. Ces industries évoluent dans un environnement globalisé, déploient des chaînes de valeur réparties sur plusieurs continents et disposent d’une réelle capacité de relocalisation, qu’elle soit fiscale ou opérationnelle. L’introduction d’un cadre fiscal plus lourd et plus complexe dans un pays qui accueille de nombreux sièges européens ou mondiaux d’entreprises innovantes exerce une pression directe sur leur compétitivité. Dans un contexte où d’autres États choisissent la flexibilité ou l’inaction, la Belgique s’expose au risque de perdre en attractivité.</p>
<h2><b>Le tournant protectionniste américain fragilise le cadre multilatéral</b></h2>
<p class="p3">Le Pilier 2 avait été imaginé dans un monde où les institutions multilatérales formaient un socle solide. Or ce socle s’effrite. Aux États-Unis, le retour d’une politique commerciale assumée, ponctuée de droits de douane stratégiques et d’une diplomatie économique résolument bilatérale, a relégué les engagements internationaux au second plan. Dans un tel contexte, le Pilier 2 apparaît presque comme le vestige d’une époque révolue, celle où la coopération semblait encore possible. Pendant que certains États renforcent leur attractivité et soutiennent massivement leurs industries, l’Europe demeure l’un des rares espaces où la norme continue d’être respectée avec constance.</p>
<h2><b>Une règle devenue asymétrique, et donc risquée</b></h2>
<p class="p3">Cette fidélité aux engagements internationaux crée une asymétrie qui devient préoccupante. Le Pilier 2, appliqué de manière quasi unilatérale, pèse essentiellement sur les pays qui jouent le jeu. Les autres, qui disposent de toute latitude pour adapter leur fiscalité à leurs ambitions économiques, ne subissent aucune contrainte compar comparable. Dans un monde marqué par une intensification de la rivalité économique, par la mobilité des chaînes de production et par la montée des discours de souveraineté industrielle, cette asymétrie handicape les économies européennes. Il est difficile d’imaginer construire une puissance économique en imposant à ses propres champions des règles plus strictes que celles de leurs concurrents mondiaux.</p>
<h2><b>Sortir du Pilier 2 ? Une question de survie stratégique</b></h2>
<p class="p3">Il faut en tirer une conclusion : le Pilier 2 est devenu obsolète. Non pas parce que son intention fondatrice était mauvaise, mais parce que le monde dans lequel il devait fonctionner n’existe déjà plus.</p>
<p class="p3">Les multinationales concernées disposent d’une capacité de mobilité géographique qui leur permet d’arbitrer rapidement entre différents cadres fiscaux. L’Europe, en s’imposant une règle que d’autres ignorent, prend le risque concret de voir partir centres décisionnels, emplois à haute valeur ajoutée et investissements stratégiques. Rester enfermés dans un système que seuls quelques acteurs respectent revient à jouer une partie dont l’issue est déjà écrite.</p>
<h2><b>L’Europe doit compter sur elle-même</b></h2>
<p class="p3">Au fond, la question dépasse largement le Pilier 2. Elle touche à la capacité de l’Europe à se considérer comme une puissance économique, technologique et industrielle. Pour y parvenir, elle devra réévaluer ses instruments fiscaux et industriels, adapter ses règles aux réalités contemporaines et affirmer ses intérêts avec autant de détermination que ses partenaires internationaux défendent les leurs. Dans un monde qui ne cesse d’accélérer, où la compétition devient plus âpre et où chaque bloc renforce ses positions, l’Europe n’a plus besoin d’autolimitation. Elle a besoin de souveraineté assumée.</p>
<p>
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		<title>Crèche de Bruxelles : quand l’effacement des visages touche aussi ceux qui ne croient pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2025 09:02:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je ne suis pas croyant. Et pourtant, j’ai été profondément choqué par le choix opéré dans la crèche de Bruxelles : remplacer les visages de Jésus, Marie et Joseph par de simples carrés de tissus multicolores.</p>
<p>Ce n’est pas la foi qui parle en moi, mais quelque chose de plus subtil, de plus intime : un lien à des symboles qui appartiennent à mon histoire culturelle, à mes racines, à une identité forgée dans un cadre de référence qui m’a accompagné depuis l’enfance.</p>
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<h1><b>Crèche de Bruxelles : quand l’effacement des visages touche aussi ceux qui ne croient pas</b></h1>
<p class="p3">Je ne suis pas croyant. Et pourtant, j’ai été profondément choqué par le choix opéré dans la crèche de Bruxelles : remplacer les visages de Jésus, Marie et Joseph par de simples carrés de tissus multicolores.</p>
<p class="p3">Ce n’est pas la foi qui parle en moi, mais quelque chose de plus subtil, de plus intime : un lien à des symboles qui appartiennent à mon histoire culturelle, à mes racines, à une identité forgée dans un cadre de référence qui m’a accompagné depuis l’enfance.</p>
<h3><b>Être non-croyant ne signifie pas être déraciné</b></h3>
<p class="p3">Pour des non-croyants comme moi, la religion n’est pas d’abord un acte de foi. C’est un paysage mental, une grammaire culturelle, un ensemble de récits qui structurent nos représentations du monde.</p>
<p class="p3">On peut ne pas croire en Dieu et être attaché à ce que son image a construit dans nos imaginaires.</p>
<p class="p3">On peut ne jamais entrer dans une église et pourtant se sentir touché quand on altère ce qui, depuis des siècles, fait partie de notre décor symbolique commun.</p>
<h3><b>Une culture menacée d’uniformisation</b></h3>
<p class="p3">Nous vivons à une époque où nos cultures locales sont fragilisées, parfois éclipsées par une culture mondiale uniforme, où les différences se dissolvent dans une neutralité lisse. Dans ce contexte, décider d’effacer les visages d’une crèche — symbole profondément ancré dans notre histoire locale — revient paradoxalement à produire ce que les défenseurs du multiculturalisme tentent d’éviter : <b>une diversité qui s’uniformise jusqu’à ne plus rien distinguer.</b><b></b></p>
<p class="p3">Car une diversité qui gomme ses propres racines ne célèbre plus rien : elle se dissout.</p>
<h3><b>La différence est une richesse, pas un prétexte pour masquer les symboles</b></h3>
<p class="p3">Oui, nous sommes tous différents, et cette différence est une richesse à protéger. Oui, toutes les différences sont bienvenues dans un monde qui exclut encore trop souvent l’autre.</p>
<p class="p3">Mais le respect de la diversité ne doit jamais devenir l’obligation de cacher ses propres racines.</p>
<p class="p3">Accepter ce que nous sommes, ce qui nous a construits, n’est pas rejeter l’autre.</p>
<p class="p3">C’est au contraire reconnaître que le monde est plus beau lorsqu’il est <span class="s2"><b>contrasté</b></span>, lorsqu’il laisse s’exprimer des identités multiples plutôt que de les fondre en un symbole unique, même s’il se veut généreux.</p>
<h3><b>Quand la bonne intention devient maladresse</b></h3>
<p class="p3">Remplacer des visages vieux de deux mille ans par des carrés de tissus colorés, c’est sans doute un geste pensé comme inclusif. Mais c’est aussi un geste qui manque sa cible.</p>
<p class="p3">Cette substitution offre un symbole de diversité… au prix d’un effacement des symboles qui nous ont construits.</p>
<p class="p3">C’est un geste maladroit, parce qu’il réduit la complexité d’une culture à une image simplifiée.</p>
<p class="p3">Et, ce faisant, il prive croyants et non-croyants d’un repère symbolique qui avait sa raison d’être.</p>
<h3><b>Des figures qui font penser, même sans croire</b></h3>
<p class="p3">Je ne suis pas chrétien. Mais Jésus, Marie, Joseph comme Abraham ou Mahomet, sont des figures auxquelles je suis attaché. Pas pour ce qu’elles exigeraient de moi en termes de croyance, mais pour ce qu’elles m’offrent en termes de pensée : des histoires, des questions, des symboles à interpréter.</p>
<p class="p3">Leurs visages représentent des siècles de culture, de débats, de sens.</p>
<p class="p3">Les remplacer par des formes géométriques revient à appauvrir ce champ symbolique, au moment même où nos sociétés ont désespérément besoin de sens.</p>
<h3><b>Cultiver les symboles pour vivre ensemble</b></h3>
<p class="p3">Dans un monde en quête de sens, le symbole est un outil précieux. Il n’impose rien : il invite, il ouvre, il interroge.</p>
<p class="p3">Il nous relie à une mémoire commune tout en laissant place à l’interprétation personnelle.</p>
<p class="p3">Effacer ces symboles ne crée pas un monde plus inclusif.</p>
<p class="p3">Cela crée un monde plus pauvre.</p>
<p class="p3">C’est dans l’acceptation apaisée de nos différences, toutes nos différences, y compris celles qui nous relient à nos racines, que nous pourrons espérer une société plus harmonieuse, plus équilibrée, plus pacifiée.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
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		<title>Clôture de l’Année européenne de l’éducation à la citoyenneté numérique : renforcer la démocratie à l’ère technologique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 04:58:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Brabant Wallon]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133173</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper">
<p>&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:post-content --><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><h1><b>Clôture de l’Année européenne de l’éducation à la citoyenneté numérique : renforcer la démocratie à l’ère technologique</b></h1>
<p class="p3">Aujourd’hui à Ljubljana, j’ai eu l’honneur de participer à la conférence de clôture de l’<span class="s2"><b>Année européenne de l’éducation à la citoyenneté numérique</b></span>. En tant que membre de la <span class="s2"><b>Commission « Intelligence artificielle et démocratie » du Conseil de l’Europe</b></span>, cette thématique est au cœur de mon engagement politique et institutionnel.</p>
<p class="p3">Dans un monde où les innovations technologiques transforment profondément nos démocraties, il devient indispensable d’investir dans notre capacité collective à <span class="s2"><b>analyser, comprendre et gouverner ces technologies</b></span>. C’est précisément l’objectif de la <span class="s2"><b>feuille de route européenne présentée aujourd’hui</b></span>, qui trace les prochaines étapes pour renforcer la résilience démocratique face aux nouvelles formes d’influence, de manipulation et de désinformation.</p>
<h2><b>La Déclaration de Louvain-la-Neuve : construire un numérique plus responsable</b></h2>
<p class="p3">Lors de mon intervention, j’ai présenté le travail réalisé autour de la <span class="s2"><b>Déclaration de Louvain-la-Neuve</b></span>, un texte que nous avons fait signer par les 27 États membres.</p>
<p class="p3">Cette déclaration fixe les jalons d’un Internet :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>plus sûr</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>plus responsable</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>et plus transparent</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p3">Elle repose notamment sur l’idée que la confiance ne peut exister que si les citoyens disposent d’<span class="s2"><b>outils de discernement</b></span>, mais aussi d’un <span class="s2"><b>cadre numérique qui renforce la responsabilité</b></span> – qu’il s’agisse des plateformes, des créateurs de technologies, ou des utilisateurs eux-mêmes.</p>
<h2><b>L’éducation à l’esprit critique : un impératif démocratique</b></h2>
<p class="p3">La citoyenneté à l’ère numérique ne se limite pas à l’accès aux outils : elle nécessite aussi une <span class="s2"><b>éducation solide</b></span>, structurée, durable.</p>
<p class="p3">Former à l’esprit critique, apprendre à naviguer entre informations vraies, biaisées, synthétiques ou manipulées : c’est devenu un enjeu démocratique majeur.</p>
<p class="p3">C’est précisément pour cette raison que, <span class="s2"><b>au-delà de mon travail parlementaire</b></span>, j’ai cofondé <span class="s2"><b>CitoyensNumeriques.be</b></span>.</p>
<p class="p3">Notre ambition est claire :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">mettre à l’agenda politique et sociétal l’importance d’accompagner l’impact des technologies sur la démocratie ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">organiser des </span><b>forums</b><span class="s1">, </span><b>conférences</b><span class="s1"> et </span><b>formations</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">contribuer à bâtir un <span class="s1"><b>univers numérique à taille humaine</b></span>, où l’innovation reste au service de l’humain.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Vers une gouvernance lucide des technologies disruptives</b></h2>
<p class="p3">L’Europe doit garder la capacité de gouverner les technologies qui façonnent nos sociétés.</p>
<p class="p3">Cela implique :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">de comprendre leurs impacts ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de développer des outils de confiance ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de préserver les libertés tout en renforçant la responsabilité ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de garantir un numérique respectueux des valeurs démocratiques.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">La conférence de Ljubljana marque une étape majeure : celle de la prise de conscience collective et de la construction d’un cadre européen solide pour que la citoyenneté numérique devienne un véritable <span class="s2"><b>pilier de nos démocraties modernes</b></span>.</p>
<!-- wp:paragraph {"className":"p1"} -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:image {"id":133139,"sizeSlug":"large"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"></figure>
<p>
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					</div>
				</div></div></div>			</div>
					</div>

	
	
	
</div>

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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MyGov.be devient la solution régalienne numérique belge</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/mygov/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2025 16:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Simplification administrative]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133115</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mygov/">MyGov.be devient la solution régalienne numérique belge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p3"><span class="s2">Pour moi, le temps n&rsquo;a pas d&rsquo;importance pour autant que </span><span class="s2">les beaux projets se réalisent.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Il y a quelques années, j’ai formulé une conviction simple : </span><b>le citoyen doit pouvoir accéder à l’ensemble des services publics à partir d’un point unique, sécurisé et souverain</b><span class="s2">.</span></p>
<p class="p4">C’est cette conviction qui a donné naissance à <a href="http://mygov.be"><span class="s3"><b>MyGov.be</b></span></a>.</p>
<p>Un portefeuille d&rsquo;identité digitale, contenant l&rsquo;ensemble de vos documents et procédures administrative. A l&rsquo;intérieur de MyGov, se trouvent notamment le <strong>système d&rsquo;authentification régalien belge</strong> ainsi que votre carte d&rsquo;identité digitale qui aura bientôt la même valeur que celle que vous avez dans votre portefeuille.</p>
<p>Avec Mygov.be, la Belgique se place dans le peloton de tête des pays les plus avancés en matière de numérique public.<img decoding="async" class=" wp-image-133123 alignright" src="https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/11/IMG_8028-148x300.jpg" alt="" width="262" height="531" /></p>
<h2><b>Une vision devenue réalité</b></h2>
<p class="p3"><span class="s2">Car depuis peu, </span><b><a href="http://mygov.be">MyGov.be</a> permet désormais de s’authentifier sur les plateformes de services publics belges via CSAM</b><span class="s2">, au même titre qu’Itsme® ou la carte d’identité électronique.</span></p>
<p class="p4">Ce pas supplémentaire n’est pas anodin : il consacre la <span class="s3"><b>maturité d’une vision</b></span> et la <span class="s3"><b>réalisation d’une ambition</b></span>.</p>
<p class="p4">A titre personnel, je me suis battu, souvent contre le vent des lobby, pour réaliser ce projet. Aujourd&rsquo;hui je suis heureux de le voir aller plus loin vers la vision que j&rsquo;en avais.</p>
<p class="p4">Je vous l’ai déjà dit mais je ne le répèterai jamais assez : <i>c’est agréable de voir mûrir les fruits des graines que l’on a plantées. </i><i></i></p>
<h2><b>Itsme® et MyGov : deux piliers complémentaires de la confiance numérique</b></h2>
<p class="p4">La Belgique a cette particularité d’avoir su conjuguer <span class="s3"><b>innovation privée</b></span> et <span class="s3"><b>souveraineté publique</b></span> dans sa stratégie numérique.</p>
<p class="p3"><span class="s2">👉 </span><b>Itsme®</b><span class="s2">, d’abord, est une </span><b>réussite remarquable du secteur privé belge</b><span class="s2">.</span></p>
<p class="p4">Fruit d’un partenariat entre grandes banques et opérateurs télécoms, Itsme® s’est imposée comme une <span class="s3"><b>solution d’identité numérique de confiance</b></span>, utilisée quotidiennement par des millions de Belges.</p>
<p class="p4">Sa simplicité, sa sécurité et son ergonomie en font un modèle reconnu à l’échelle européenne.</p>
<p>Mais <strong>Itsme<b>®</b></strong>, malgré la croyance populaire, est bien une solution privée, majoritairement <strong>détenue par les banques.</strong></p>
<p>👉 <span class="s3"><b>MyGov.be</b></span>, ensuite, représente la <span class="s3"><b>complémentarité publique</b></span> de ce modèle. Mais aussi une solution de secours indispensable à Itsme® en cas de défaillance des solutions privées qu&rsquo;elles soient d&rsquo;ordre économique ou stratégique.</p>
<p class="p4"><a href="http://mygov.be">MyGov.be</a>, c’est la <span class="s3"><b>porte d’entrée fédérale et régalienne</b></span> vers l’ensemble des services publics.</p>
<p class="p4">Elle repose sur une <span class="s3"><b>infrastructure souveraine</b></span>, gérée par l’État, et conçue pour <span class="s3"><b>réunir</b></span> les interactions du citoyen avec l’administration, documents officiels, communications, paiements, démarches…</p>
<p class="p4">MyGov n’est pas seulement un portail : c’est <span class="s3"><b>le socle d’une identité numérique publique</b></span>, interopérable avec les standards européens (eIDAS) et prête à s’intégrer demain à la <a href="https://ec.europa.eu/digital-building-blocks/sites/spaces/EUDIGITALIDENTITYWALLET/pages/694487738/EU+Digital+Identity+Wallet+Home"><span class="s3"><b>European Digital Identity Wallet</b></span></a>.</p>
<p class="p1"><strong><a href="http://mygov.be">Mygov.be</a></strong> appartient à l&rsquo;Etat belge et est la forme d&rsquo;identité la plus solide que vous pouvez avoir puisqu&rsquo;elle vous est délivrée par l&rsquo;Etat. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle une identité générique, celle sur laquelle se construisent les « identités dérivées ».</p>
<p>Comme j&rsquo;ai déjà eu l&rsquo;occasion de vous le partager ici et comme je le partage dans mes conférences, je suis convaincu que <strong>l&rsquo;identité en ligne est un outil fondamental pour construire un univers digital plus sûr pour tous</strong>.</p>
<h2><b>Deux approches, une même confiance</b></h2>
<table>
<thead>
<tr>
<th>
<p class="p1"><b>Critère</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>Itsme®</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>MyGov.be</b></p>
</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>
<p class="p1">Nature</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Solution privée (banques &amp; télécoms)</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Solution publique (État belge) via <a href="https://bosa.belgium.be/fr">Bosa</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Rôle</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Authentification et signature</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Portail d’accès aux services publics; authentification limitée aux sites gouvernementaux</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Gouvernance</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Consortium privé</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Pouvoir public</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Objectif</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Simplifier la vie numérique</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Garantir la souveraineté et la continuité publique</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Usage</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Banques, assurances, e-commerce, administration</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Tous les services publics via CSAM</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Statut européen</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Agréé eIDAS (niveau substantiel)</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Intégré à la future EUDI Wallet</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2><b>Une étape symbolique pour la Belgique et l’Europe</b></h2>
<p class="p3">En permettant désormais l’authentification sur les plateformes publiques via CSAM, <span class="s2"><b>MyGov.be franchit une étape clé</b></span> : celle de la <span class="s2"><b>souveraineté fonctionnelle</b></span>.</p>
<p class="p3">L’État belge dispose aujourd’hui de <span class="s2"><b>sa propre capacité d’identification numérique</b></span>, indépendante et interopérable.</p>
<p class="p3">C’est un signal fort, à un moment où l’Europe avance vers l’identité numérique commune.</p>
<p class="p3">Notre pays démontre qu’il est possible d’être à la fois <span class="s2"><b>innovant, ouvert et souverain</b></span>.</p>
<h2><b>« Je l’avais dit, je l’ai fait »</b></h2>
<p class="p3">Je suis fier du chemin parcouru.</p>
<p class="p3">Fier d’avoir cru qu’il était possible de bâtir une alternative publique, éthique et performante.</p>
<p class="p3">Fier qu’aujourd’hui, chaque citoyen belge puisse accéder à ses services publics à partir d’une solution qui lui appartient collectivement.</p>
<p class="p4"><b>Itsme® est une fierté belge.</b></p>
<p class="p4"><b>MyGov doit l&rsquo;être aussi.</b><b></b></p>
<p class="p3">L’un montre la force de nos <strong>entreprises</strong>.</p>
<p class="p3">L’autre, la <strong>vision régalienne</strong> du développement digital de notre Pays.</p>
<p class="p4"><span class="s3">Et ensemble, ils font de la Belgique </span><b>l’un des pays les plus avancés d’Europe en matière d’identité numérique</b><span class="s3">.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h1 class="p4">En bref:</h1>
<h2><b>1. </b><b>Itsme® : une solution privée, agréée par l’État</b></h2>
<h3><b>Nature</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Itsme®</b></span> est une <span class="s1"><b>application privée</b></span>, développée par <span class="s1"><b>Belgian Mobile ID</b></span>, un consortium d’acteurs <span class="s1"><b>bancaires et télécoms belges</b></span> (BNP Paribas Fortis, KBC, Belfius, ING, Orange, Proximus, Telenet, etc.).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Elle agit comme <span class="s1"><b>intermédiaire d’identité numérique</b></span> : elle ne crée pas d’identité, mais <span class="s1"><b>authentifie</b></span> un utilisateur sur base d’un lien préalable avec sa carte d’identité (eID) et sa banque. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle <strong>une identité dérivée</strong>.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Fonctionnement</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">L’identité est <span class="s1"><b>vérifiée initialement</b></span> via la banque ou la carte eID.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">L’application génère un <span class="s1"><b>jeton d’authentification sécurisé</b></span> (certifié eIDAS niveau « substantiel »).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Elle permet de se connecter à des services publics (ex. Tax-on-web, MyPension) <span class="s1"><b>et privés</b></span> (banques, assurances, opérateurs…).</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Gouvernance et modèle</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Société <span class="s1"><b>privée</b></span> sous supervision du SPF Économie.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Fonctionne sous régime <span class="s1"><b>eIDAS</b></span> européen (reconnaissance transfrontalière possible).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Les données d’identification appartiennent à l’utilisateur, mais la gestion opérationnelle est <span class="s1"><b>entre les mains d’un consortium privé</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>✅ Avantages</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Très ergonomique et largement adoptée (&gt;8 millions d’utilisateurs).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Sécurité forte (biométrie, PIN, certificat numérique).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Interopérable avec de nombreux services publics et privés.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>⚠️ Limites</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Pas une </span><b>solution publique souveraine</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Dépend d’acteurs économiques privés.</p>
</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2><b>2. </b><b>MyGov.be : une solution publique et régalienne</b></h2>
<h3><b>Nature</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>MyGov.be</b><span class="s1"> est une </span><b>plateforme fédérale publique</b><span class="s1">, développée par </span><b>le SPF Stratégie et Appui (BOSA)</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Elle vise à devenir le <span class="s1"><b>point d’accès central unique</b></span> pour tous les services publics belges (fédéral, régions, communes…).</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Fonctionnement</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">MyGov.be <span class="s1"><b>ne remplace pas Itsme®</b></span>, elle la complète comme <span class="s1"><b>méthode d’authentification</b></span> alternative régalienne (au même titre que la carte eID, l’eID sur mobile, etc.).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Elle agit aussi comme <span class="s1"><b>interface gouvernementale unifiée</b></span> : un tableau de bord citoyen regroupant documents, messages, et interactions administratives et, bien entendu, <strong>carte d&rsquo;identité digitale officielle</strong></p>
</li>
</ul>
<h3><b>Gouvernance et modèle</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Gérée <span class="s1"><b>par l’État belge</b></span>, financée par les pouvoirs publics.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Respecte les normes <span class="s1"><b>eIDAS</b></span> et prépare l’intégration avec la <span class="s1"><b>future EUDI Wallet</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Objectif : <span class="s1"><b>centraliser l’identité et les services publics</b></span>, tout en laissant le choix du mode d’authentification (eID, Itsme, etc.).</p>
</li>
</ul>
<h3><b>✅ Avantages</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Solution </span><b>publique, souveraine</b><span class="s1"> et </span><b>régalienne</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Intègre, dès à présent, l’interopérabilité européenne (identité numérique commune UE).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Centralise tous les services officiels belges.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>⚠️ Limites</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Encore en </span><b>phase de déploiement</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Pas encore aussi intuitive ni intégrée aux services privés qu’Itsme.</p>
</li>
</ul>
<p>
</div><div class="uncode-single-media  text-left"><div class="single-wrapper" style="max-width: 100%;"><div class="uncode-single-media-wrapper"><img decoding="async" class="uncode-missing-media" src="https://via.placeholder.com/500x500.png?text=media+not+available&amp;w=500&amp;h=500" /></div></div></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
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