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	<title>Archives des Digitalisation - Mathieu Michel</title>
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	<description>Liberté. Innovation. Responsabilité.</description>
	<lastBuildDate>Sat, 04 Apr 2026 00:10:26 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Digitalisation - Mathieu Michel</title>
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	<item>
		<title>Europeum : mon combat pour une infrastructure numérique de confiance décentralisée</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/europeum-leurope-construit-une-infrastructure-numerique-de-confiance-decentralisee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 12:38:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/europeum-leurope-construit-une-infrastructure-numerique-de-confiance-decentralisee/">Europeum : mon combat pour une infrastructure numérique de confiance décentralisée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Une crise silencieuse de la confiance numérique</b></h2>
<p class="p4">À l’heure où les échanges numériques structurent l’économie, les administrations et la vie quotidienne des citoyens, une question fondamentale s’impose à l’Union européenne : comment garantir la confiance dans un environnement digital devenu à la fois central, complexe et vulnérable ?</p>
<p class="p4">Entre la montée des cyberattaques, la multiplication des fraudes documentaires et la dépendance aux infrastructures technologiques non européennes, le modèle actuel atteint ses limites. C’est dans ce contexte que l’Europe tente de franchir un cap stratégique avec deux initiatives étroitement liées : <span class="s3"><b>European Blockchain Services Infrastructure</b></span><span class="s4"><b>(EBSI)</b></span> et <span class="s3"><b>Europeum</b></span>, portées politiquement par plusieurs États membres, dont la Belgique. Au cœur de cette dynamique figure la création d’un <span class="s4"><b>consortium européen d’infrastructure numérique (EDIC)</b></span>, impulsée notamment par <span class="s5">Mathieu Michel</span>.</p>
<p class="p4">Ces projets traduisent une ambition claire : bâtir une <span class="s4"><b>infrastructure européenne de confiance</b></span>, capable de soutenir des applications sécurisées, interopérables et souveraines à l’échelle du continent.</p>
<h2><b>Un marché unique encore fragmenté</b></h2>
<p class="p4">Le constat de départ est sans appel. Malgré l’existence du marché unique, les services numériques restent largement fragmentés. Une entreprise belge souhaitant opérer en Italie ou en Allemagne doit encore se conformer à des procédures de vérification multiples, souvent redondantes. De leur côté, les citoyens se heurtent à des difficultés concrètes lorsqu’il s’agit de faire reconnaître un diplôme, une qualification ou un droit administratif dans un autre État membre.</p>
<p class="p4">À cela s’ajoute une réalité plus préoccupante encore : la fraude documentaire s’est industrialisée, facilitée par les technologies numériques et, plus récemment, par les capacités de génération de contenu de l’intelligence artificielle.</p>
<p class="p4">Dans ce contexte, la confiance ne peut plus reposer uniquement sur des procédures administratives ou sur la réputation d’un acteur. Elle doit être <span class="s4"><b>intégrée directement dans l’infrastructure numérique elle-même</b></span>.</p>
<h2><b>EBSI : une nouvelle architecture de la confiance</b></h2>
<p class="p4">C’est précisément l’objectif d’EBSI. Lancé par la Commission européenne en collaboration avec les États membres, ce projet vise à créer une <span class="s4"><b>“couche de confiance” européenne</b></span>, reposant sur des technologies de registre distribué.</p>
<p class="p4">Concrètement, il s’agit de permettre la vérification indépendante et instantanée d’informations numériques : une identité, un diplôme, une certification ou une transaction. Plutôt que de multiplier les contrôles, l’idée est de produire des <span class="s4"><b>preuves cryptographiques infalsifiables</b></span>, reconnues dans toute l’Union.</p>
<p class="p4">Cette approche repose sur un changement de paradigme majeur. Là où la confiance était auparavant procédurale — fondée sur des documents, des signatures et des vérifications humaines — elle devient <span class="s4"><b>technique et automatisée</b></span>, fondée sur des attestations numériques vérifiables.</p>
<p class="p4">Une fois une information certifiée dans ce système, elle peut être utilisée partout en Europe sans devoir être revalidée à chaque étape.</p>
<h2><b>Europeum : le passage du pilote à la production</b></h2>
<p class="p4">Cependant, pendant plusieurs années, EBSI est resté un projet principalement expérimental, porté par des pilotes techniques et des démonstrateurs. Le véritable tournant intervient avec la création d’<span class="s4"><b>Europeum</b></span>, sous la forme d’un EDIC.</p>
<p class="p4">Ce cadre juridique européen permet à plusieurs États membres de mutualiser leurs ressources pour <span class="s4"><b>exploiter concrètement une infrastructure numérique commune</b></span>. La création d’Europeum marque ainsi le passage d’une logique de test à une logique de <span class="s4"><b>déploiement opérationnel</b></span>.</p>
<p class="p4">L’objectif n’est plus seulement de prouver que la technologie fonctionne, mais de la mettre au service d’usages réels, à grande échelle. Cette évolution est essentielle : sans structure de gouvernance, de financement et d’exploitation, une infrastructure, aussi prometteuse soit-elle, ne peut atteindre la maturité.</p>
<h2><b>La Belgique en position de moteur</b></h2>
<p class="p4">Dans cette transformation, la Belgique joue un rôle particulièrement actif. En tant que pays hôte d’Europeum, avec un siège établi à Bruxelles, elle occupe une position stratégique dans la gouvernance du projet.</p>
<p class="p4">Sous l’impulsion de <span class="s5">Mathieu Michel</span>, elle a contribué à donner une impulsion politique à EBSI, en cherchant à dépasser le stade technologique pour en faire un véritable levier de transformation des services publics et de l’économie.</p>
<p class="p4">La stratégie belge se distingue par son pragmatisme. Plutôt que de multiplier les cas d’usage, elle privilégie des applications concrètes, rapidement déployables et à fort impact. Parmi celles-ci figurent notamment la certification des statistiques publiques, la création d’un portefeuille numérique pour les entreprises — le “Business Wallet” — ou encore la vérification des flux fiscaux dans le cadre du commerce électronique.</p>
<h2><b>Un enjeu central : la souveraineté numérique</b></h2>
<p class="p4">Au-delà des aspects techniques, Europeum et EBSI s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la <span class="s4"><b>souveraineté numérique européenne</b></span>.</p>
<p class="p4">Aujourd’hui, une grande partie des infrastructures critiques — qu’il s’agisse du cloud, des plateformes ou des outils d’identification — est dominée par des acteurs extra-européens. Cette dépendance pose des questions de sécurité, de contrôle des données et d’autonomie stratégique.</p>
<p class="p4">En proposant une infrastructure gouvernée par les États membres, reposant sur des standards ouverts et interopérables, EBSI constitue une tentative de réponse à cette dépendance. Il ne s’agit pas de remplacer les systèmes nationaux, mais de les relier dans un cadre commun, garantissant à la fois la souveraineté de chacun et la fluidité des échanges.</p>
<h2><b>Des impacts concrets pour l’économie et les citoyens</b></h2>
<p class="p4">Les implications de ces initiatives sont potentiellement considérables.</p>
<p class="p4">Pour les entreprises, cela signifie une réduction des coûts administratifs, une meilleure sécurisation des échanges et un accès simplifié au marché unique. Pour les citoyens, une simplification des démarches et une meilleure reconnaissance de leurs droits à l’échelle européenne.</p>
<p class="p4">Pour les États, il s’agit d’une opportunité de moderniser leurs services publics, de renforcer leur coopération et de s’inscrire dans une logique d’innovation maîtrisée.</p>
<h2><b>Des défis encore majeurs</b></h2>
<p class="p4">Malgré son potentiel, le projet n’est pas exempt de défis.</p>
<p class="p4">Le premier concerne le modèle économique : après une phase de financement public, il faudra assurer la viabilité à long terme de l’infrastructure. Le second tient à la gouvernance : trouver un équilibre entre coordination européenne et respect des souverainetés nationales.</p>
<p class="p4">Le troisième, enfin, est celui de l’adoption. Sans usage massif, même la meilleure infrastructure reste théorique. Il faudra convaincre les administrations, les entreprises et les citoyens de la valeur concrète de ces outils.</p>
<h2><b>Une infrastructure pour l’Europe de demain</b></h2>
<p class="p4">Au fond, Europeum et EBSI dessinent une transformation profonde : celle d’un Internet où la confiance ne repose plus sur des acteurs dominants ou des procédures administratives, mais sur une <span class="s4"><b>architecture vérifiable, distribuée et souveraine</b></span>.</p>
<p class="p4">L’enjeu dépasse largement la technologie. Il touche à la capacité de l’Europe à structurer son espace numérique, à protéger ses citoyens, à soutenir son économie et à affirmer son autonomie stratégique.</p>
<p class="p4">Si ces initiatives aboutissent, elles pourraient constituer l’une des <span class="s4"><b>infrastructures fondatrices du numérique européen</b></span>, au même titre que les réseaux ou les standards de communication.</p>
<p class="p4">Dans un monde où l’information circule sans frontières mais où la confiance reste fragmentée, l’enjeu n’est plus seulement technique. Il est profondément politique.</p>
<p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cybersécurité européenne : l’attaque contre la Commission révèle l’urgence d’appliquer NIS2</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-europeenne-lattaque-contre-la-commission-revele-lurgence-dappliquer-nis2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 12:57:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133403</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-europeenne-lattaque-contre-la-commission-revele-lurgence-dappliquer-nis2/">Cybersécurité européenne : l’attaque contre la Commission révèle l’urgence d’appliquer NIS2</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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<h2><b>Une attaque massive, révélatrice d’une faille structurelle</b></h2>
<p class="p3">Fin mars 2026, la <span class="s2">Commission européenne</span> a confirmé une cyberattaque d’ampleur visant son infrastructure cloud. Hébergée chez <span class="s2">Amazon Web Services</span>, cette dernière a été compromise via un accès mal sécurisé, permettant à un attaquant d’exfiltrer <span class="s3"><b>plus de 350 gigaoctets de données</b></span>.</p>
<p class="p3">Selon les premiers éléments, les données concernées incluraient :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">des bases de données internes,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des fichiers institutionnels,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des informations relatives aux employés à Bruxelles.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Contrairement aux schémas classiques de cybercriminalité, l’attaquant n’a formulé <span class="s3"><b>aucune demande de rançon</b></span>. Son objectif affiché : publier les données. Ce basculement, de l’extorsion vers la divulgation, marque une évolution notable vers des logiques d’influence, voire de déstabilisation.</p>
<h2><b>Une faille humaine plus que technologique</b></h2>
<p class="p3">Les premières conclusions écartent une compromission directe des infrastructures d’Amazon. Le point d’entrée serait lié à un <span class="s3"><b>compte mal sécurisé</b></span> de la Commission.</p>
<p class="p3">Ce détail est essentiel : il rappelle que, dans la majorité des incidents, la vulnérabilité ne réside pas dans la technologie elle-même, mais dans sa configuration et son usage.</p>
<p class="p3">Autrement dit, la cybersécurité est moins une question d’outils que de rigueur opérationnelle.</p>
<h2><b>Une répétition inquiétante</b></h2>
<p class="p3">Cet incident n’est pas isolé. En février 2026, une première attaque avait déjà touché la Commission via une faille dans un logiciel de gestion mobile (Ivanti). Des données de contact d’employés avaient été exposées.</p>
<p class="p3">Deux attaques en quelques semaines sur une institution centrale traduisent une réalité préoccupante :</p>
<p class="p3">les institutions européennes sont devenues des cibles prioritaires — et encore insuffisamment résilientes.</p>
<h2><b>Le paradoxe NIS2 : prescrire sans incarner</b></h2>
<p class="p3">Depuis plusieurs années, l’<span class="s2">Union européenne</span> multiplie les initiatives réglementaires :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">directive NIS2,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Cyber Resilience Act,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">paquet cybersécurité présenté début 2026.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Ces textes visent à imposer des standards élevés aux États et aux entreprises, notamment en matière de gestion des risques, de sécurisation des accès et de réponse aux incidents.</p>
<p class="p3">Mais l’attaque actuelle met en lumière un paradoxe difficile à ignorer :</p>
<p class="p1"><b>les institutions qui définissent les नियम peinent à les appliquer à elles-mêmes.</b><b></b></p>
<p class="p3">Ce décalage fragilise non seulement leur sécurité, mais aussi leur crédibilité.</p>
<h2><b>NIS2 : une urgence désormais tangible</b></h2>
<p class="p3">La directive NIS2 ne peut plus être perçue comme un chantier réglementaire parmi d’autres. Elle répond à trois réalités mises en évidence par cette attaque :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>L’exposition généralisée</b></span> : aucune organisation, même centrale, n’est à l’abri.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La criticité des accès</b></span> : un simple compte compromis peut ouvrir des volumes massifs de données.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>L’évolution des menaces</b></span> : la publication de données devient une arme stratégique.</p>
</li>
</ol>
<p class="p3">NIS2 impose notamment :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">une gestion stricte des identités et des accès,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des obligations de notification rapide,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une responsabilité accrue des dirigeants.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Mais ces exigences n’ont de valeur que si elles sont effectivement mises en œuvre.</p>
<h2><b>De la conformité à l’exécution</b></h2>
<p class="p3">L’incident de Bruxelles illustre un écueil fréquent : confondre conformité réglementaire et sécurité réelle.</p>
<p class="p3">Produire des cadres, adopter des textes, annoncer des stratégies — tout cela est nécessaire. Mais insuffisant. La cybersécurité repose sur :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">des contrôles concrets,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des audits réguliers,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une culture du risque partagée à tous les niveaux.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">La faille exploitée ici — un accès mal sécurisé — est précisément le type de vulnérabilité que NIS2 cherche à éliminer.</p>
<h2><b>Une question de crédibilité politique</b></h2>
<p class="p3">Au-delà de l’incident technique, l’enjeu est politique. La capacité de l’Europe à imposer des standards dépend de sa propre exemplarité.</p>
<p class="p3">Si les institutions européennes ne démontrent pas leur capacité à appliquer ces exigences, elles affaiblissent :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">la portée de leurs régulations,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la confiance des acteurs économiques,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">leur position dans le rapport de force numérique mondial.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Conclusion : une mise en perspective nécessaire</b></h2>
<p class="p3">L’attaque contre la Commission européenne ne doit pas être interprétée comme une anomalie, mais comme un signal.</p>
<p class="p3">Un signal que la menace est déjà là.</p>
<p class="p3">Un signal que les cadres existent, mais que leur application accuse un retard.</p>
<p class="p3">Un signal, enfin, que la cybersécurité ne peut plus être pensée comme une intention.</p>
<p class="p1"><b>NIS2 n’est pas une ambition à atteindre : c’est une discipline à appliquer.</b><b></b></p>
<p class="p3">Et dans un environnement où les attaques se multiplient et s’intensifient, chaque écart entre la règle et sa mise en œuvre devient une vulnérabilité.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-europeenne-lattaque-contre-la-commission-revele-lurgence-dappliquer-nis2/">Cybersécurité européenne : l’attaque contre la Commission révèle l’urgence d’appliquer NIS2</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La malédiction de Provinces&#8230;</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/reforme-des-province-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 10:28:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133227</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p1">Ayant été <span class="s1"><b>député provincial pendant près de quinze ans</b></span>, j’ai eu tout le loisir d’observer un phénomène fascinant : <strong>la malédiction des Provinces</strong>,  c<span class="s1">e débat sur la suppression des provinces qui déclenche systématiquement plus d’émotions que de <b>connaissances</b></span>.</p>
<p class="p1">Bien avant mon mandat, bien après, le scénario est toujours le même. Les provinces cristallisent fantasmes, réflexes idéologiques et postures de principe, souvent portés par des personnes qui, soyons honnêtes, <span class="s1"><b>ne savent pas vraiment ce que fait une province, comment elle fonctionne, ni pourquoi elle existe</b></span>.</p>
<p class="p1">Dans l’arène, on retrouve alors un casting désormais bien rodé :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">ceux qui ne connaissent pas les provinces mais ont un avis très tranché ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">ceux qui refusent toute évolution au nom de la tradition ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">ceux qui lorgnent avec gourmandise sur leurs recettes fiscales ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et ceux qui rêvent de voir la province finir <span class="s1"><b>la tête au bout d’une pique</b></span>, comme un trophée symbolique de la “simplification institutionnelle”, peu importe ce qui la remplace.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Dans ces conditions, les ingrédients sont rarement réunis pour mener une <span class="s1"><b>réflexion structurelle, apaisée et rationnelle </b></span>sur l’évolution d’une institution qui, quoi qu’en pensent certains, <span class="s1"><b>a trouvé sa place dans le vivre-ensemble territorial</b></span>, souvent là où d’autres niveaux de pouvoir n’étaient ni assez proches, ni assez structurés voire même totalement inefficaces.</p>
<p class="p1">C’est précisément pour sortir de ce débat caricatural entre ignorance, immobilisme et pulsions budgétaires qu’il est nécessaire de poser les choses calmement : <span class="s1"><b>expliquer la réforme proposée, démontrer pourquoi elle rate sa cible, et surtout proposer des alternatives sérieuses</b></span>, efficaces et démocratiquement responsables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><b>1. Le contexte : une réforme institutionnelle ambitieuse… sur le papier</b></h2>
<p class="p3">Le Gouvernement wallon a engagé une réforme d’ampleur de l’institution provinciale. Son objectif affiché est clair : <span class="s2"><b>moderniser l’organisation territoriale</b></span>, réduire le nombre de mandats politiques, améliorer l’efficacité de l’action publique et générer des économies.</p>
<p class="p3">Concrètement, la réforme prévoit :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">la </span><b>suppression de l’élection provinciale à partir de 2030</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">la disparition des </span><b>conseils provinciaux élus</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">le maintien des provinces comme <span class="s1"><b>circonscriptions administratives</b></span> et du <span class="s1"><b>Gouverneur</b></span>, garant de la continuité de l’autorité publique ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la création de <span class="s1"><b>structures supracommunales</b></span> par territoire provincial, dotées de la personnalité juridique, <span class="s1"><b>pilotées par une assemblée de bourgmestres</b></span> ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une <span class="s1"><b>ventilation progressive des compétences</b></span> provinciales vers la Région, les communes ou ces nouvelles structures ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la fin de la <span class="s1"><b>fiscalité provinciale</b></span>, avec une promesse de neutralité fiscale pour le citoyen et budgétaire pour les communes.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Sur le papier, l’intention est louable. Personne ne conteste la nécessité de clarifier les compétences, de réduire les redondances et de rendre l’action publique plus lisible. Mais <span class="s2"><b>une réforme institutionnelle ne se juge pas à ses intentions, elle se juge à ses effets</b></span>.</p>
<p class="p3">Et c’est précisément là que le bât blesse.</p>
<h2><b>2. Pourquoi cette réforme n’atteindra ni l’efficacité ni la réduction des coûts annoncées</b></h2>
<h3><b>Supprimer une élection n’est pas une réforme structurelle</b></h3>
<p class="p3">La réforme met en avant une économie d’environ <span class="s2"><b>3 millions d’euros</b></span>, liée à la suppression des rémunérations des élus provinciaux. Ce chiffre est politiquement frappant, mais <span class="s2"><b>structurellement faible&#8230; </b></span></p>
<p class="p3">La vraie question n’est pas : <i>combien d’élus supprime-t-on ?</i><i></i></p>
<p class="p3">La vraie question est : <i>combien de structures, de couches administratives et de coûts de fonctionnement supprime-t-on réellement ?</i><i></i></p>
<p class="p3">Or, la réforme :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>supprime un scrutin</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">mais <span class="s1"><b>ne supprime pas la complexité</b></span> de l’écosystème supracommunal ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">elle remplace un niveau politique élu par <span class="s1"><b>des gouvernances désignées (</b></span>intercommunales, asbl&#8230; ), souvent moins visibles, moins transparentes et moins contrôlables.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Résultat : on change la forme, pas le fond.</p>
<h3><b>Une efficacité affaiblie par la gouvernance intercommunale</b></h3>
<p class="p3">Confier la supracommunalité à une <span class="s2"><b>assemblée de bourgmestres</b></span> peut sembler pragmatique. En réalité, cela pose trois problèmes majeurs :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Décision plus lente</b></span> : arbitrer entre intérêts communaux divergents est plus complexe que décider à partir d’un projet territorial clair.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Responsabilité diluée</b></span> : qui est responsable politiquement d’une décision impopulaire ? Personne en particulier.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Double casquette permanente</b></span> : le bourgmestre est à la fois juge et partie, défenseur de sa commune et gestionnaire supracommunal.</p>
</li>
<li><strong>Arrangements entre plus grosses communes:</strong> la sur-représentation des communes les plus peuplées leur permet de peser plus lourdement au détriment des plus petites.</li>
</ol>
<p class="p4"><span class="s3">Ce type de gouvernance est utile pour la concertation, </span><b>mais mauvais comme substitut à une autorité politique élue</b><span class="s3">.</span></p>
<h3><b>Un recul démocratique évident</b></h3>
<p class="p3">Le cœur du problème est démocratique.</p>
<p class="p3">Avec la réforme :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">le citoyen <span class="s1"><b>ne vote plus</b></span> pour un projet supracommunal ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">il ne peut plus <span class="s1"><b>sanctionner ou soutenir</b></span> une politique territoriale ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les décisions sont prises dans des instances où les membres sont <span class="s1"><b>désignés</b></span>, souvent selon des équilibres d’appareil.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><span class="s3">Or, </span><b>la transparence démocratique d’un élu directement responsable devant les électeurs sera toujours supérieure à celle d’un conseil d’administration désigné</b><span class="s3">.</span></p>
<p class="p3">Supprimer un niveau élu en le remplaçant par une structure indirecte, ce n’est pas moderniser la démocratie locale, c’est l’appauvrir.</p>
<h3><b>Une confiscation silencieuse de la fiscalité territoriale</b></h3>
<p class="p3">La disparition des provinces politiques entraîne mécaniquement la fin de la <span class="s2"><b>fiscalité provinciale</b></span>, notamment les additionnels au précompte immobilier.</p>
<p class="p3">Dès lors, deux scénarios existent :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">reprise par la Région ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">reprise par les communes ;</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Dans tous les cas, <span class="s2"><b>sans niveau élu direct</b></span>, la fiscalité devient :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">moins lisible,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">moins traçable,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">moins directement liée à des choix politiques territoriaux.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">C’est une <span class="s2"><b>confiscation démocratique de l’impôt</b></span> voire même, un refinancement déguisé de la Région wallonne: le citoyen continue de payer, mais il ne sait plus clairement <i>qui décide </i>ni <i>pour quels projets</i>.</p>
<p class="p3">Dans des territoires comme le <span class="s2"><b>Brabant wallon</b></span>, où l’équilibre fiscal est sensible et où les besoins supracommunaux sont bien identifiés, c’est une <span class="s2"><b>mauvaise opération politique </b>et fiscale qui risque de coûter </span></p>
<h2><b>3. Deux alternatives crédibles pour une vraie réforme de la supracommunalité</b></h2>
<p class="p3">Critiquer ne suffit pas. Il faut proposer. Deux grandes alternatives existent, bien plus cohérentes avec les objectifs d’efficacité, d’économie et de démocratie.</p>
<h3><b>Alternative 1 – Les fusions de communes : réduire le besoin du supracommunal</b></h3>
<p class="p3">Première option : <span class="s2"><b>agrandir les communes</b></span> pour leur donner une taille critique suffisante.</p>
<p class="p4"><b>Avantages :</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">simplification institutionnelle ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">responsabilité politique directe ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">réduction de certains besoins de coordination.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><b>Limites :</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">dans les zones rurales, même fusionnées, certaines communes restent trop petites ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de nombreuses politiques (mobilité, eau, sécurité, environnement) dépassent toujours l’échelle communale ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">acceptabilité politique limitée des fusions forcées.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">👉 Les fusions peuvent <span class="s2"><b>réduire</b></span> le périmètre de la supracommunalité, mais <span class="s2"><b>ne peuvent pas la supprimer totalement</b></span>.</p>
<h3><b>Alternative 2 – La vraie réforme : un niveau supracommunal unique, rationalisé et élu</b></h3>
<p class="p3">C’est l’option la plus ambitieuse et la plus cohérente.</p>
<p class="p3">Elle consiste à :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>fusionner verticalement</b></span> toutes les structures intermédiaires existantes (intercommunales, ASBL, agences…) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">créer <span class="s1"><b>une seule entité supracommunale par territoire</b></span> (5 ou 9 selon les bassins de vie réels) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">doter cette entité :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">d’un </span><b>conseil élu au suffrage universel direct</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">d’un </span><b>budget consolidé unique</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">d’une </span><b>fiscalité territoriale clairement identifiée</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p>&nbsp;</li>
</ul>
<p class="p3">Les bourgmestres conservent un rôle central de coordination et de co-construction stratégique, mais <span class="s2"><b>ne remplacent pas l’élection</b></span>.</p>
<p class="p4"><b>Résultat :</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">moins de structures juridiques ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">moins de conseils d’administration ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">plus de lisibilité pour le citoyen ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une chaîne claire : <i>le territoire décide, le territoire finance, le territoire rend des comptes</i>.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><span class="s3">C’est là que se trouvent </span><b>les vraies économies</b><span class="s3"> et </span><b>la vraie efficacité</b><span class="s3">.</span></p>
<h2><b>4. Conclusion : ce que doit être une réforme responsable</b></h2>
<p class="p3">Une réforme institutionnelle crédible doit respecter quelques principes simples :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Supprimer des structures</b></span>, pas seulement des élections.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Clarifier qui décide, qui paie et qui est responsable.</b><b></b></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Maintenir un niveau de pouvoir élu directement</b></span> dès qu’il existe une fiscalité et des choix politiques structurants.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Rationaliser l’écosystème supracommunal</b><span class="s1">, au lieu de le rendre plus opaque.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p3">En résumé :</p>
<blockquote>
<p>Supprimer un scrutin ne suffit pas.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Supprimer la démocratie locale est une erreur.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Et confisquer la fiscalité territoriale sans responsabilité politique est un très mauvais signal.</p>
</blockquote>
<p class="p3">La modernisation de la Wallonie passe par <span class="s2"><b>moins de structures</b></span>, <span class="s2"><b>plus de clarté</b></span>, et <span class="s2"><b>plus de responsabilité démocratique</b></span>, pas par des couches intermédiaires technocratiques.</p>
<h3><b>Pour aller plus loin</b></h3>
<p class="p3">👉 <a href="https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/12/Supracommunalite-reforme-province.pdf"><span class="s2"><b>La note d’analyse complète ici</b></span> </a>développe ces arguments de manière exhaustive, avec des scénarios institutionnels détaillés, une analyse fiscale approfondie (notamment pour le Brabant wallon) et une proposition opérationnelle clé en main pour l’avenir de la supracommunalité wallonne.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/reforme-des-province-2025/">La malédiction de Provinces&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’intolérable interdiction de visa visant Thierry Breton</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/lintolerable-interdiction-de-visa-visant-thierry-breton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Dec 2025 10:43:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133323</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/lintolerable-interdiction-de-visa-visant-thierry-breton/">L’intolérable interdiction de visa visant Thierry Breton</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p>Par petites touches, presque à bas bruit, une décision diplomatique américaine a franchi un seuil inquiétant. En interdisant l’entrée sur son territoire à <u><a href="chatgpt://generic-entity?number=0">Thierry Breton</a></u>, ancien commissaire européen au Marché intérieur, les États-Unis n’ont pas seulement visé un homme. Ils ont adressé un message politique à l’Union européenne tout entière.</p>
<p>Un contexte de tensions numériques croissantes</p>
<p>Depuis plusieurs années, la régulation du numérique est devenue un champ de confrontation stratégique entre l’Europe et les grandes puissances technologiques. L’Union européenne, confrontée aux dérives des plateformes — désinformation, contenus illicites, atteintes aux mineurs — a choisi la voie du droit. Elle a légiféré, débattu, amendé, voté.</p>
<p>Ce mouvement n’est pas dirigé contre un pays, mais contre des déséquilibres systémiques. Pourtant, c’est bien dans ce contexte que s’inscrit la décision américaine : une réaction politique à une ambition réglementaire européenne assumée.</p>
<p>Pourquoi Thierry Breton est-il visé ?</p>
<p>Aux yeux de Washington, Thierry Breton incarne cette volonté européenne de reprendre la main sur l’espace numérique. Son rôle central dans la mise en œuvre du Digital Services Act (DSA) en a fait une cible symbolique.</p>
<p>L’argument avancé par l’administration américaine repose sur une accusation grave : celle d’une prétendue « censure extraterritoriale ». En d’autres termes, l’idée que l’Europe chercherait à imposer ses normes de modération aux plateformes américaines, au détriment de la liberté d’expression telle qu’elle est conçue aux États-Unis.</p>
<p>Plutôt que de contester juridiquement la loi ou d’en débattre politiquement, le choix a été fait de frapper un responsable public par une mesure d’interdiction de visa.</p>
<p>Ce que vise réellement le DSA</p>
<p>Il est pourtant essentiel de rappeler ce qu’est — et ce que n’est pas — le DSA.</p>
<p>Ce texte ne vise pas à contrôler les opinions, ni à restreindre le débat public. Il cherche à rendre Internet plus sûr, en imposant des obligations de transparence, de responsabilité et de lutte contre les contenus manifestement illégaux.</p>
<p>La liberté d’expression n’y est pas abolie ; elle y est encadrée, comme elle l’est déjà dans toute démocratie par le droit pénal, le droit de la presse ou la protection des personnes. Assimiler cette démarche à une entreprise de censure relève d’un contresens — ou d’une instrumentalisation.</p>
<p>Une décision choquante et politiquement inacceptable</p>
<p>Ce qui heurte, dans cette interdiction de visa, ce n’est pas seulement sa brutalité, mais sa logique. Elle revient à sanctionner l’exercice d’un mandat démocratique.</p>
<p>Un État peut contrôler ses frontières. Mais lorsqu’il utilise cet outil pour intimider ou punir un responsable public étranger en raison d’une loi adoptée par un Parlement souverain, il franchit une ligne. Celle qui sépare le désaccord politique de la coercition diplomatique.</p>
<p>Ce geste crée un précédent dangereux : celui où la régulation devient un acte hostile, et où l’on remplace le débat de droit par la mise à l’index des personnes.</p>
<p>Le danger du silence européen</p>
<p>Plus inquiétant encore est le risque d’une acceptation tacite. L’habituation à ce type de méthodes — l’idée qu’elles seraient “le prix à payer” — affaiblit l’Europe plus sûrement que n’importe quelle pression extérieure.</p>
<p>La brutalité diplomatique, lorsqu’elle n’est pas nommée ni contestée, finit par s’imposer comme une norme.</p>
<p>L’Europe doit se faire respecter</p>
<p>L’Union européenne n’a pas à s’excuser de légiférer. Elle n’a pas à tolérer que ses représentants soient ciblés pour avoir exercé leurs fonctions.</p>
<p>Se faire respecter ne signifie pas rompre le dialogue, mais refuser la personnalisation, l’intimidation et le chantage symbolique. À défaut, c’est l’idée même d’une souveraineté européenne effective — juridique, politique, démocratique — qui s’érode.</p>
<p>Et avec elle, la capacité de l’Europe à défendre un ordre international fondé sur le droit plutôt que sur la force.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/lintolerable-interdiction-de-visa-visant-thierry-breton/">L’intolérable interdiction de visa visant Thierry Breton</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mesurer la puissance de l’information : l’infoWatt, un outil pour la pensée critique</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/mesurer-la-puissance-de-linformation-linfowatt-un-outil-pour-la-pensee-critique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 23:41:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133228</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mesurer-la-puissance-de-linformation-linfowatt-un-outil-pour-la-pensee-critique/">Mesurer la puissance de l’information : l’infoWatt, un outil pour la pensée critique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Mesurer la puissance de l’information : de l’alerte démocratique de Harari à l’infoWatt, un outil pour le citoyen numérique</b></h2>
<p class="p3">Nous vivons dans un monde où l’information n’est plus seulement un moyen de connaissance, mais une force structurante des sociétés. Dans <span class="s2"><i>Nexus</i></span>, <span class="s3"><b>Yuval Noah Harari</b></span> met en garde contre un phénomène inédit dans l’histoire humaine : la capacité de systèmes informationnels automatisés à influencer massivement les opinions, les comportements et les choix politiques, sans intention humaine directe et sans responsabilité clairement identifiable.</p>
<p class="p3">Le risque, selon lui, n’est pas tant le mensonge que la <span class="s4"><b>perte de contrôle démocratique sur les flux d’information</b></span>. Lorsque la vitesse, la répétition et l’émotion priment sur la délibération, la démocratie s’expose à une saturation informationnelle qui fragilise l’esprit critique. Une société submergée de messages n’est pas nécessairement mieux informée ; elle est souvent plus malléable.</p>
<p class="p3">Face à cette inquiétude, une question centrale émerge :</p>
<p class="p4"><b>comment comprendre, qualifier et gouverner l’impact réel de l’information sur les individus et sur la société ?</b><b></b></p>
<p class="p3">C’est précisément à cette question que répond le concept d’<a href="https://www.exquando.be/linfowatt-une-unite-pour-apprehender-la-puissance-informationnelle-qui-faconne-le-monde-de-demain/"><span class="s4"><b>infoWatt</b></span></a>, proposé par <a href="https://www.linkedin.com/in/mansoult/"><span class="s3"><b>Marc Ansoult</b></span></a>.</p>
<h2><b>L’infoWatt : penser l’information comme une énergie</b></h2>
<p class="p3">L’originalité de l’infoWatt repose sur un changement de paradigme. Jusqu’à présent, l’information est essentiellement mesurée comme un volume : nombre de messages, durée d’exposition, quantité de données. Or ces indicateurs disent peu de l’essentiel : <span class="s4"><b>l’effet produit sur les individus</b></span>.</p>
<p class="p3">L’infoWatt propose de considérer l’information comme une <span class="s4"><b>énergie cognitive</b></span>, capable de produire un travail sur nos représentations du monde.</p>
<p class="p3">Un contenu n’est pas simplement reçu : il agit, il déplace, il transforme.</p>
<p class="p3">Pour comprendre ce mécanisme, Marc Ansoult introduit la notion de <i>carte mentale</i>. Chaque individu possède une représentation du monde constituée de propositions, idées, croyances, certitudes, qui évoluent au fil du temps. Ces propositions peuvent être décrites selon trois dimensions fondamentales :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>la dimension cognitive (P)</b></span> : le niveau de compréhension ou d’information sur un sujet ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>la dimension émotionnelle (A)</b></span> : l’adhésion, le rejet ou la neutralité affective ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>la dimension comportementale (E)</b></span> : le degré d’engagement ou de passage à l’action.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Lorsqu’un contenu informationnel est consommé, il peut déplacer une proposition sur un ou plusieurs de ces axes. Ce déplacement constitue le <span class="s4"><b>travail informationnel</b></span>.</p>
<h2><b>De la mécanique physique à la mécanique de l’information</b></h2>
<p class="p3">Pour rendre ce phénomène mesurable, l’infoWatt s’inspire directement des unités de la physique classique. L’analogie est volontairement simple et pédagogique.</p>
<p class="p3">Dans le monde physique :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">une <span class="s1"><b>force</b></span> met un objet en mouvement,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">un <span class="s1"><b>travail</b></span> correspond à un déplacement,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une <span class="s1"><b>puissance</b></span> mesure la vitesse à laquelle ce travail est effectué.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Dans le monde informationnel :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">la <span class="s1"><b>force informationnelle</b></span> correspond à l’intensité d’un contenu (par exemple un post, un article, une discussion en face à face) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">le <span class="s1"><b>travail informationnel</b></span> correspond au déplacement d’une proposition sur la carte mentale d’une personne ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la <span class="s1"><b>puissance informationnelle</b></span> mesure l’impact global d’un contenu dans le temps et sur une audience donnée.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Ainsi naissent les unités conceptuelles suivantes :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">l’<span class="s1"><b>infoNewton</b></span>, unité de force informationnelle ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">l’<span class="s1"><b>infoJoule</b></span>, unité de travail cognitif ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">l’<span class="s1"><b>infoWatt</b></span>, unité de puissance informationnelle.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">L’infoWatt permet donc de quantifier non pas ce qui est publié, mais <span class="s4"><b>ce que cela change</b></span>.</p>
<h2><b>Exemple : mesurer l’impact plutôt que la visibilité</b></h2>
<p class="p3">Prenons un exemple concret.</p>
<p class="p3">Un message court, émotionnel et simplificateur, diffusé massivement par un algorithme, peut provoquer un fort déplacement émotionnel et comportemental chez un large public, en un temps très court. Sa puissance informationnelle, son infoWatt, est élevée.</p>
<p class="p3">À l’inverse, un article rigoureux, nuancé et factuel, diffusé plus lentement à un public restreint, peut avoir une puissance informationnelle plus faible, malgré une qualité intrinsèque supérieure.</p>
<p class="p3">Ce constat n’est pas un jugement de valeur ; c’est un <span class="s4"><b>diagnostic</b></span>.</p>
<p class="p3">Et c’est précisément ce diagnostic qui manque aujourd’hui aux démocraties, comme le souligne Harari.</p>
<h2><b>Un outil pour révéler les déséquilibres de pouvoir informationnel</b></h2>
<p class="p3">L’apport politique majeur de l’infoWatt réside dans sa capacité à rendre visibles des déséquilibres jusque-là abstraits.</p>
<p class="p3">Lorsque des acteurs anonymes, automatisés ou non responsables disposent d’une puissance informationnelle équivalente à celle d’institutions démocratiques, un problème de gouvernance se pose.</p>
<p class="p3">Harari le formule autrement : les démocraties risquent d’être façonnées par des récits qu’elles n’ont ni choisis, ni compris, ni régulés.</p>
<p class="p3">L’infoWatt ne décide pas à la place du politique, mais il fournit un <span class="s4"><b>instrument de lecture</b></span> indispensable pour éclairer les décisions publiques, éducatives et citoyennes.</p>
<h2><b>L’éducation à la citoyenneté numérique : donner des outils pour comprendre l’impact</b></h2>
<p class="p3">Dans ce contexte, l’éducation à la citoyenneté numérique devient une nécessité démocratique.</p>
<p class="p3">Former des citoyens numériques, ce n’est pas seulement enseigner l’usage des outils, mais développer une <span class="s4"><b>conscience de l’impact informationnel</b></span>.</p>
<p class="p3">L’infoWatt peut jouer ici un rôle pédagogique central :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">il permet de comprendre pourquoi certains contenus nous affectent plus que d’autres ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">il aide à identifier les mécanismes de viralité et de manipulation émotionnelle ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">il introduit la notion de responsabilité proportionnelle à l’impact.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Partager un contenu, ce n’est pas un geste neutre. C’est exercer une part de puissance informationnelle.</p>
<h2><b>Le citoyen numérique comme acteur démocratique</b></h2>
<p class="p3">Face aux défis du monde digital, le citoyen n’est pas condamné à l’impuissance.</p>
<p class="p3">Mais son rôle évolue. Il ne s’agit plus seulement de voter ou de s’exprimer, mais de <span class="s4"><b>choisir consciemment ce que l’on amplifie</b></span>.</p>
<p class="p3">Le citoyen numérique est celui qui :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">comprend que l’information agit comme une force,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">accepte de ralentir face à l’émotion,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">mesure les effets de la répétition,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">assume sa part de responsabilité dans l’écosystème informationnel.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Mesurer pour gouverner, gouverner pour préserver</b></h2>
<p class="p3"><i>Nexus</i> nous rappelle que l’information façonne les civilisations.</p>
<p class="p3">L’infoWatt propose un moyen de rendre cette puissance visible, intelligible et donc gouvernable.</p>
<p class="p3">Entre l’alerte de Harari et le modèle de Marc Ansoult se dessine une même exigence :</p>
<p class="p4"><span class="s5">👉 </span><b>réintroduire de la mesure, de la responsabilité et de la conscience dans un monde saturé d’informations</b><span class="s5">.</span></p>
<p class="p3">Car ce que nous ne mesurons pas finit toujours par nous dominer.</p>
<p class="p3">Et dans une démocratie, comprendre ce qui nous influence est déjà un acte citoyen.</p>
<p>
</div><div class="uncode_text_column" ><p>Plus d&rsquo;infos:<br />
<a href="https://www.exquando.be/linfowatt-une-unite-pour-apprehender-la-puissance-informationnelle-qui-faconne-le-monde-de-demain/">https://www.exquando.be/linfowatt-une-unite-pour-apprehender-la-puissance-informationnelle-qui-faconne-le-monde-de-demain/</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mesurer-la-puissance-de-linformation-linfowatt-un-outil-pour-la-pensee-critique/">Mesurer la puissance de l’information : l’infoWatt, un outil pour la pensée critique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cybersécurité: le retard inacceptable de certaines administrations en matière de sécurité numérique</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-le-retard-inacceptable-de-certaines-administrations-en-matiere-de-securite-numerique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 09:42:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133306</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-le-retard-inacceptable-de-certaines-administrations-en-matiere-de-securite-numerique/">Cybersécurité: le retard inacceptable de certaines administrations en matière de sécurité numérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Quand la faille n’est ni technologique ni sophistiquée : retour sur une arnaque révélatrice</b></h2>
<p class="p1">Je parle ici d’expérience personnelle.</p>
<p class="p1">Un individu a récemment envoyé un e-mail à mon employeur en lui demandant de <span class="s1"><b>modifier mon numéro de compte bancaire pour le versement de mon salaire</b></span>.</p>
<p class="p1">Le message était envoyé depuis une adresse mail <span class="s1"><b>ne comportant même pas mon nom</b></span>. Aucun document crédible, aucun élément permettant d’authentifier la demande.</p>
<p class="p1">Malgré cela, le fonctionnaire destinataire <span class="s1"><b>ne vérifie pas</b></span>.</p>
<p class="p1">Il ne contacte pas l’intéressé.</p>
<p class="p1">Il ne recoupe pas l’information.</p>
<p class="p1">Il ne suit aucune procédure minimale de validation.</p>
<p class="p1">Il s’exécute.</p>
<p class="p1">Ce type de fraude porte un nom : <span class="s1"><b>l’arnaque au paiement</b></span>. Dans le champ de la cybersécurité, elle est généralement classée dans les catégories <span class="s1"><b>Business Email Compromise (BEC)</b></span>, <span class="s1"><b>payment diversion</b></span>, <span class="s1"><b>invoice &amp; mandate fraud</b></span> ou <span class="s1"><b>manipulation du payeur</b></span>.</p>
<p class="p1">Elle ne repose ni sur une attaque informatique sophistiquée ni sur une faille technique avancée. Elle repose sur une réalité beaucoup plus inquiétante : <span class="s1"><b>la crédulité humaine et l’absence de culture de sécurité</b></span>.</p>
<h2><b>Des statistiques imparfaites, mais sans équivoque</b></h2>
<p class="p1">Il est important de le rappeler :</p>
<p class="p1">il existe très peu de statistiques publiques isolant spécifiquement les fraudes au <span class="s1"><b>changement d’IBAN d’un salarié</b></span>. Les autorités financières agrègent généralement ces scénarios dans des catégories plus larges.</p>
<p class="p1">On distingue donc deux niveaux de données :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Statistiques “officielles”</b></span> (banques centrales, autorités de contrôle)</p>
<p class="p1">Elles mesurent principalement la <span class="s1"><b>fraude au paiement</b></span> et la <span class="s1"><b>Business Email Compromise (BEC)</b></span> au sens large.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Statistiques spécifiques “salaires / changement de RIB”</b><b></b></p>
<p class="p2">Elles sont rares, car ce scénario est généralement intégré dans les catégories <i>payment diversion</i> ou <i>credit transfers</i>, sans sous-détail “salaire”.</p>
</li>
</ol>
<p class="p1">Malgré cette limite méthodologique, les ordres de grandeur sont sans appel.</p>
<h2><b>Europe : des milliards d’euros détournés par manipulation humaine</b></h2>
<p class="p1">Selon les données consolidées de la Banque centrale européenne</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">La </span><b>valeur totale des fraudes sur paiements dans l’Espace économique européen</b><span class="s1"> s’élevait à </span><b>4,2 milliards d’euros en 2024</b><span class="s1">,</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">soit une </span><b>hausse d’environ 17 % par rapport à 2023</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Dans ce même reporting, les </span><b>pertes liées aux virements bancaires (credit transfers)</b><span class="s1"> atteignent </span><b>2,2 milliards d’euros en 2024</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">À titre de comparaison, les fraudes sur paiements par carte (émises UE/EEE) représentent <span class="s1"><b>1,329 milliard d’euros</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Le scénario du <span class="s1"><b>changement d’IBAN d’un salarié</b></span> est classé par les banques comme une forme de <span class="s1"><b>manipulation du payeur sur virement</b></span>, et se retrouve donc dans cette catégorie des <i>credit transfers</i>, sans ventilation spécifique.</p>
<p class="p4"><span class="s4">Autrement dit : </span><b>ce type d’arnaque participe directement à ces milliards d’euros de pertes annuelles</b><span class="s4">.</span></p>
<h2><b>États-Unis : une référence mondiale sur le BEC</b></h2>
<p class="p1">Les chiffres américains sont souvent cités comme référence, car ils sont publiés de manière homogène par le FBI via l’IC3.</p>
<p class="p5"><span class="s5">Selon les données du <a href="chatgpt://generic-entity?number=1"><span class="s3"><b>Federal Bureau of Investigation</b></span></a> / IC3 :</span></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">En <span class="s1"><b>2024</b></span>, les fraudes de type <span class="s1"><b>Business Email Compromise</b></span> (BEC) ont donné lieu à <span class="s1"><b>21 442 plaintes</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Les pertes financières “ajustées” dépassent <span class="s1"><b>2,7 milliards de dollars</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Le rapport publié en 2025 confirme que le BEC reste l’un des <span class="s1"><b>principaux postes de pertes du cybercrime mondial</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Le <span class="s1"><b>payroll diversion</b></span> (détournement de salaire) est explicitement identifié par le FBI comme un <span class="s1"><b>scénario récurrent</b></span> de BEC, même s’il n’est pas toujours ventilé comme sous-catégorie autonome dans les tableaux publics.</p>
<h2><b>Belgique : une pression massive, des chiffres édifiants</b></h2>
<p class="p1">En Belgique, il n’existe pas de statistiques publiques isolant spécifiquement les détournements de salaires. En revanche, les indicateurs de <span class="s1"><b>pression</b></span> sont éloquents.</p>
<p class="p1">Les chiffres de <a href="chatgpt://generic-entity?number=2"><span class="s3"><b>Safeonweb</b></span></a> montrent :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Plus de 9 millions de messages suspects</b><span class="s1"> signalés en </span><b>2024</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Près de 10 millions en 2025</b><span class="s1">,</span></p>
<p class="p2">confirmant une <span class="s2"><b>exposition massive au phishing</b></span>, qui constitue très souvent la porte d’entrée des fraudes de type <strong>BEC</strong> (Business Email Compromise).</p>
<p class="p2">.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Safeonweb décrit également en détail les mécanismes d’<span class="s1"><b>invoice fraud</b></span> (demande de changement de compte bancaire adressée à la comptabilité).</p>
<p class="p1">La logique est strictement identique à la fraude au <span class="s1"><b>changement d’IBAN pour salaire</b></span>, seul le prétexte diffère.</p>
<h2><b>Le mécanisme de l’arnaque : simple, efficace, redoutable</b></h2>
<p class="p1">Le schéma est désormais bien documenté :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1">Un fraudeur envoie un e-mail à l’employeur (RH ou comptabilité).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il se fait passer pour un employé réel.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il invoque un changement de compte bancaire.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il demande que le prochain salaire soit versé sur un nouvel IBAN contrôlé par le fraudeur.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Sans vérification, le virement est effectué… et généralement perdu de manière définitive.</p>
</li>
</ol>
<h2><b>Pourquoi cette fraude fonctionne encore</b></h2>
<p class="p1">Parce qu’elle exploite des failles organisationnelles connues :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">les changements de RIB sont courants et légitimes,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les procédures sont parfois inexistantes ou non respectées,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la confiance interne est instrumentalisée.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">La sophistication technique est secondaire. <span class="s1"><b>L’ingénierie sociale est centrale.</b><b></b></span></p>
<h2><b>NIS2 : un cadre clair, mais encore trop peu implémenté</b></h2>
<p class="p1">Face à cette réalité, l’Union européenne a fixé un cadre contraignant avec la directive<b> NIS2</b>.</p>
<p class="p1">NIS2 impose aux entités essentielles et importantes :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">des <span class="s1"><b>formations obligatoires</b></span> des collaborateurs,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une responsabilisation explicite des dirigeants,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des procédures de gestion des incidents,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une gouvernance structurée de la sécurité numérique.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Ce cadre ne se limite pas à des outils technologiques. Il reconnaît explicitement que <span class="s1"><b>la première ligne de défense est humaine</b></span>.</p>
<p class="p1">Mais une directive, aussi ambitieuse soit-elle, reste inefficace sans une mise en œuvre rigoureuse, quotidienne et incarnée.</p>
<h2><b>La cybersécurité est devenue un enjeu de démocratie</b></h2>
<p class="p1">À l’heure où nos sociétés reposent massivement sur le numérique, la cybersécurité est devenue <span class="s1"><b>vitale</b></span> :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">pour la protection des finances publiques,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">pour la continuité des services,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">pour la confiance des citoyens,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et pour la solidité de nos démocraties.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">L’éducation aux codes du numérique – comprendre les mécanismes de fraude, reconnaître les signaux faibles, adopter des réflexes simples de vérification – constitue aujourd’hui une <span class="s1"><b>première ligne de défense démocratique</b></span>.</p>
<p class="p1">La cybersécurité ne commence pas par un algorithme.</p>
<p class="p1">Elle commence par un doute légitime, une procédure respectée et un humain formé.</p>
<p class="p1">Ne pas l’avoir compris, en 2025, n’est plus une négligence.</p>
<p class="p4"><span class="s4">C’est un </span><b>retard inacceptable</b><span class="s4">.</span></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>A Noël, prenez le temps&#8230;</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/a-noel-prenez-le-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 10:33:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133270</guid>

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<h1><b>Prendre le temps</b></h1>
<p><b><br />
Noël est une fête universelle</b> qui nous offre, chaque année, l’opportunité de ralentir.</p>
<p>Une pause dans un monde qui court trop vite et qui, en fin de compte, nous prive du temps d’exister vraiment, pour nous-mêmes et pour les autres.</p>
<p>Nous subissons cette accélération continue.</p>
<p>Elle nous empêche de ressentir pleinement, de penser en profondeur, de réfléchir avec justesse.</p>
<p>Nous n’avons plus le temps de lire, d’écouter, de comprendre.</p>
<p>Plus le temps de laisser une idée mûrir, une émotion s’installer, un silence nous parler.</p>
<p>En ce jour de Noël, je vous souhaite d’apprécier le temps.</p>
<p>Non pas pour le remplir davantage, mais pour éviter de le perdre.</p>
<p>Car, quoi que nous fassions, nous n’en aurons jamais assez — alors autant lui redonner du sens.</p>
<p>N’hésitez jamais à le consacrer à l’essentiel.</p>
<p><b>Joyeux Noël.</b></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi je soutiens Ministry of Privacy !</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/stopmoneycontrol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 06:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133223</guid>

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<h2>Participez au combat pour nos libertés</h2>
<p class="p1">Le collectif <strong><i>Ministry of Privacy</i> </strong>vient de lancer une campagne de financement participatif pour introduire une <strong>requête en annulation contre le projet de datamining bancaire</strong> porté par le gouvernement. Ce dispositif, qualifié de <strong><i>Money Control</i></strong>, permettrait à l’État d’<strong>analyser de manière automatisée et massive les données financières de l’ensemble des citoyens</strong>.</p>
<p class="p1">Or, une telle mesure constitue une <strong>atteinte grave et disproportionnée aux droits fondamentaux</strong> : le droit à la vie privée, la protection des données personnelles et la présomption d’innocence. En mobilisant la société civile et en portant l’affaire devant les juridictions compétentes, <a href="https://stopmoneycontrol.be/fr/"><strong>l’initiative <i>Stop Money Control</i> </strong></a>vise à empêcher la mise en œuvre d’un outil de surveillance généralisée incompatible avec les principes constitutionnels et les garanties européennes. Le message est clair : <strong>la lutte contre la fraude ne peut pas justifier de traiter chaque citoyen comme un suspect</strong>.</p>
<h2 class="p1"><b>Au-delà de la discipline de parti : la conviction que la vie privée n’est pas négociable</b></h2>
<p class="p3">Il arrive, dans la vie politique, des moments où la loyauté mise à l’épreuve révèle quelque chose de plus profond : une ligne intérieure qu’on ne peut franchir sans se perdre soi-même. Le projet de datamining sur les comptes bancaires des Belges, que certains ont baptisé <strong><i>Money Control,</i></strong> fait partie de ces moments.</p>
<p class="p3">S’il prétend servir un objectif légitime, la lutte contre la fraude fiscale, il soulève pourtant une question fondamentale : <span class="s2"><b>au nom de quelle efficacité serions-nous prêts à sacrifier l’un des piliers de nos démocraties, la vie privée ?</b><b></b></span></p>
<p>Cette conviction, je la partage avec <a href="https://www.vincentvq.be"><strong>Vincent Van Quickenborne</strong></a> qui a fait un travail remarquable et remarqué en argumentant contre ce projet pendant plus de 48 heures en commission.</p>
<h3>Ce combat ne devrait pas être un combat de la majorité contre la minorité. Mais bien le combat de tous les démocrates.</h3>
<p>C&rsquo;est la raison pour laquelle nous avons décidé, ensemble de soutenir <strong><a href="https://stopmoneycontrol.be/fr/">l&rsquo;initiative de Ministry of Privacy.</a></strong></p>
<h2><b>Quand la technologie bascule dans la suspicion généralisée</b></h2>
<p class="p3">Le cinéma, parfois, devine nos dérives avant qu’elles ne se manifestent. Le film <i>Minority Report</i>, de Steven Spielberg, imaginait un monde où l’on prévient les crimes avant qu’ils n’aient lieu. Une prouesse… au prix de l’érosion totale de l’intimité humaine.</p>
<p class="p3">Ce qui relevait hier de la fiction ressemble aujourd’hui à une tentation bien réelle : <span class="s2"><b>faire de chacun un suspect potentiel</b></span>, non pas pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il pourrait un jour faire.</p>
<p class="p3">Le <strong>datamining généralisé sur les comptes bancaires ouvre la porte à ce glissement.</strong> En permettant à l’État de balayer massivement les données financières de millions de personnes sans motif individuel, on renverse un principe essentiel :</p>
<p class="p4"><b>dans un État de droit, ce n’est pas au citoyen de prouver qu’il est innocent, c’est à l’autorité de justifier l’enquête.</b><b></b></p>
<h2><b>La proportionnalité : le grand oublié du débat</b></h2>
<p class="p3">Nul ne conteste la nécessité de lutter contre la fraude fiscale. Mais la force d’un État démocratique ne réside pas seulement dans sa capacité à poursuivre les déviants ; elle repose aussi sur la <span class="s2"><b>proportionnalité des moyens employés</b></span>.</p>
<p class="p3">Or, ce principe fondamental semble avoir été relégué au second plan. En voulant traquer les fraudeurs par des méthodes globales, on soumet l’ensemble de la population, sans exception, à une surveillance qui piétine la vie privée.</p>
<p class="p4"><b>Une société libre ne peut se construire sur la présomption de faute.</b><b></b></p>
<h2><b>Un conflit de loyauté… tranché par la conscience</b></h2>
<p class="p3">Face à ce texte, je suis placé devant une tension intime. D’un côté, la discipline politique, les compromis de gouvernement. De l’autre, une conviction profonde, viscérale : <span class="s2"><b>une démocratie ne doit jamais normaliser l’intrusion dans la sphère privée de ses citoyens.</b><b></b></span></p>
<p class="p3">Ce conflit de loyauté, je l&rsquo;ai tranché avec un geste sobre mais porteur d&rsquo;une grande conviction :</p>
<p class="p3"><b>ni contre</b> par respect pour les accords posés</p>
<p><strong>ni pour</strong> car ce texte est inacceptable pour moi</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas souhaité participer au vote malgré des pressions inadmissibles dans une démocratie parlementaire afin de me forcer à voter pour.</p>
<h2><b>Un texte potentiellement illégal et contraire à la Constitution belge et aux droits fondamentaux consacrés par le droit européen</b></h2>
<p class="p3">Au-delà du débat politique, des questions juridiques majeures se posent.</p>
<p class="p3">Selon moi, le dispositif de datamining prévu :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">heurte </span><b>la Constitution belge</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">contrevient <span class="s1"><b>au RGPD</b></span>, qui protège strictement les données personnelles,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">est contraire à l’<span class="s1"><b>AI Act</b></span>, récemment adopté pour encadrer les usages automatisés à haut risque.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Face à ces préoccupations légitimes, je soutiens l’action du <span class="s2"><b>Ministry of Privacy. </b>Cette action</span> prend tout son sens. Lorsque la loi franchit un seuil dangereux, les citoyens deviennent un ultime rempart.</p>
<h2><b>Redire haut et fort que la vie privée est une valeur démocratique</b></h2>
<p class="p3">On entend souvent cet argument, devenu presque banal : <i>« Si vous n’avez rien à vous reprocher, pourquoi vous inquiéter ? »</i><i></i></p>
<p class="p3">Mais cette phrase, derrière son apparente logique, détruit l’idée même de liberté.</p>
<p class="p4"><span class="s3">La vie privée n’est pas un refuge pour coupables : </span><b>c’est l’espace mental et social dans lequel chaque individu peut exister sans être réduit à une donnée exploitable.</b><b></b></p>
<p class="p3">L’oublier, c’est renoncer à une part de notre humanité.</p>
<h2><b>Restaurer ce qui fonde la relation entre l’État et le citoyen : la confiance</b></h2>
<p class="p3">Un État qui scrute par défaut, qui cherche avant même de soupçonner, qui fouille avant même de questionner, renverse l’ordre démocratique.</p>
<p class="p3">La relation entre le citoyen et l’autorité publique ne peut reposer sur la peur, la méfiance ou la surveillance préventive.</p>
<p class="p4"><span class="s3">Elle doit reposer sur </span><b>la confiance et le respect mutuel</b><span class="s3">.</span></p>
<h3 class="p3">Aujourd’hui, ce n’est plus seulement une conviction, <b>c’est un combat.</b><b></b></h3>
<p class="p3">Un combat pour rappeler que la technologie n’est qu’un outil au service des valeurs fondamentales, la technologie ne se manipule à la légère pour affaiblir les droits fondamentaux.</p>
<p class="p3">Un combat pour redire que la vie privée n’est pas un vestige du passé mais une condition de la liberté.</p>
<p class="p3">Un combat, enfin, pour prévenir une dérive avant qu’elle ne devienne irréversible.</p>
<h2><b>Dire “stop” tant qu’il est encore temps</b></h2>
<p class="p3">Nous sommes à un carrefour :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">soit nous acceptons, par lassitude ou indifférence, que nos données les plus sensibles deviennent la matière première d’un contrôle permanent ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">soit nous affirmons, ensemble, qu’une démocratie véritable ne traite pas ses citoyens comme des suspects.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><b>Aujourd’hui, il est temps de dire stop.</b><b></b></p>
<p class="p3">De refuser cette normalisation insidieuse de la surveillance.</p>
<p class="p3">De défendre la vie privée comme un bien commun, non négociable.</p>
<p class="p3">Car une société qui renonce à sa vie privée renonce, tôt ou tard, à sa liberté.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/stopmoneycontrol/">Pourquoi je soutiens Ministry of Privacy !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Piloter la révolution IA : une journée pour penser l&#8217;avenir de la société</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/article-vierge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 19:09:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133200</guid>

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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1><b>Piloter la révolution IA : une journée pour penser l’avenir de notre société</b></h1>
<p class="p3">Le Centre Jean Gol a consacré ce vendredi une journée entière à un enjeu qui dépasse le cadre technologique : <span class="s2"><b>l’intelligence artificielle comme question de civilisation</b></span>.</p>
<p class="p3">Sous le titre <i>“Piloter la révolution IA : choisir aujourd’hui pour ne pas subir demain”</i>, le colloque a rassemblé à Namur un ensemble exceptionnel d’experts issus de la santé, de la finance, de la défense, de l’éducation, du monde académique et des grandes entreprises numériques<span class="Apple-converted-space">  </span>.</p>
<p class="p3">L’objectif : comprendre comment orienter l’intelligence artificielle de manière responsable, stratégique et au service du bien commun.<br />
C&rsquo;est avec plaisir que j&rsquo;ai participé à ce colloque, d&rsquo;une part, en animant le panel consacré à la santé, et en tant qu&rsquo;intervenant sur le panel consacré à l&rsquo;enseignement.</p>
<h2><b>Un programme dense pour embrasser toutes les facettes de l’IA</b></h2>
<p><iframe title="Participation au COlloque IA du centre Jean Gol" width="840" height="630" src="https://www.youtube.com/embed/6YpXNTCo0ms?feature=oembed&#038;width=840&#038;height=1000&#038;discover=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p class="p3">Dès les premières interventions, le ton était donné : celui d’un dialogue lucide et informé sur l’impact de l’IA dans toutes les sphères de la société. Le programme, très structuré, a permis d’explorer successivement huit grands domaines<span class="Apple-converted-space">  </span>:</p>
<h3><b>1. IA &amp; Finances</b></h3>
<p class="p3">Avec des responsables politiques et des dirigeants de grandes institutions financières, ce panel a interrogé la manière dont l’IA transforme la gestion des risques, les modèles économiques et la relation entre banques et citoyens.</p>
<h3><b>2. IA &amp; Santé</b></h3>
<p class="p3">Un champ où les avancées sont rapides : médecine prédictive, automatisation du diagnostic, personnalisation des soins. C’est dans ce cadre que vous avez animé une discussion avec plusieurs experts belges et internationaux.</p>
<h3><b>3. IA &amp; PME</b></h3>
<p class="p3">Le débat a abordé la capacité des petites et moyennes entreprises à intégrer l’IA, ainsi que les défis d’adoption, de formation et d’investissement.</p>
<h3><b>4. IA &amp; Administration</b></h3>
<p class="p3">Ce panel a exploré le potentiel de l’IA pour moderniser les services publics, simplifier les démarches et améliorer l’efficacité de l’État.</p>
<h3><b>5. IA, Défense &amp; Cybersécurité</b></h3>
<p class="p3">Dans un contexte géopolitique tendu, les intervenants ont montré combien l’IA devient un élément stratégique pour la protection nationale et la sécurité numérique.</p>
<h3><b>6. IA &amp; Enseignement</b></h3>
<p class="p3">Un débat riche sur la transformation du système éducatif face aux nouvelles compétences à acquérir. Vous y êtes intervenu pour proposer un cadre en trois piliers.</p>
<h3><b>7. Géopolitique de l’IA</b></h3>
<p class="p3">Un tour d’horizon international pour comprendre la compétition technologique entre grandes puissances et les enjeux de souveraineté.</p>
<h3><b>8. Éthique et futur de l’IA</b></h3>
<p class="p3">Un dernier panel consacré aux dilemmes moraux, philosophiques et démocratiques posés par ces technologies.</p>
<p class="p3">Ce programme extrêmement complet a montré à quel point l’IA irrigue désormais toutes les dimensions de notre vie collective.</p>
<h1><b>IA et santé : saisir une opportunité historique pour la Belgique</b></h1>
<p class="p3">Parmi ces thématiques, l’IA appliquée à la santé a occupé une place centrale. J&rsquo;ai eu le plaisir d&rsquo;animer ce panel qui réunissait des spécialistes de premier plan : entrepreneurs, chercheurs, médecins, figures de l’innovation en biotech et en diagnostic numérique.</p>
<p class="p3">La Belgique se trouve ici à un carrefour stratégique.</p>
<p class="p4"><span class="s4">Notre pays est déjà reconnu comme </span><b>l’un des leaders mondiaux en pharmaceutique et en biotechnologies</b><span class="s4"> ; il dispose de talents, de centres de recherche et d’écosystèmes industriels performants. Les intervenants l’ont souligné : </span><b>il serait impensable de manquer le virage de l’IA dans un domaine où nous avons tout pour devenir pionniers</b><span class="s4">.</span></p>
<p class="p3">L’intelligence artificielle ouvre trois transformations majeures :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Diagnostiquer plus vite et plus précisément</b></span>, en analysant des volumes de données impossibles à traiter par un humain seul.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Personnaliser les traitements</b></span>, en croisant génomique, historique médical et modèles prédictifs.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Renforcer la prévention</b></span>, en anticipant l’apparition de maladies ou en améliorant le suivi des patients à distance.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Mais au-delà des bénéfices médicaux, c’est aussi une question de <span class="s2"><b>compétitivité économique</b></span> : l’IA en santé est l’une des industries de demain.</p>
<p class="p3">Ce panel a rappelé avec clarté que l’innovation ne doit jamais être détachée de l’éthique : l’IA doit rester un outil au service du patient, protégé par des règles de transparence, de sécurité et de responsabilité.</p>
<h1><b>IA et enseignement : former une société capable de comprendre son avenir</b></h1>
<p class="p3">Mon intervention dans le panel consacré à l’enseignement a mis en lumière trois piliers fondamentaux pour intégrer l’IA dans notre modèle éducatif.</p>
<p class="p3">À l’heure où les connaissances se renouvellent plus vite qu’elles ne s’enseignent, repenser la formation devient une nécessité démocratique et économique.</p>
<h3><b>1. Une gouvernance mondiale de l’IA</b></h3>
<p class="p3">L’IA ne connaît pas de frontières. Ses risques — biais, désinformation, concentration de pouvoir — sont globaux.</p>
<p class="p3">Vous avez souligné l’urgence d’une gouvernance internationale capable :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">d’encadrer le développement des modèles avancés,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de mesurer les risques,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et d’accompagner les impacts sociétaux.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>2. Une transformation profonde des modèles de formation</b></h3>
<p class="p3">Le monde professionnel évolue trop vite pour se reposer uniquement sur des formations longues.</p>
<p class="p3">Vous avez plaidé pour un basculement progressif vers :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>des micro-certifications</b><span class="s1"> plus flexibles,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">adaptées aux métiers émergents,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">permettant des mises à jour continues des compétences.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Ce modèle, déjà adopté dans plusieurs pays, offre agilité, accessibilité et meilleure adéquation avec les besoins réels du marché du travail.</p>
<h3><b>3. L’éducation comme clé d’une citoyenneté numérique éclairée</b></h3>
<p class="p3">L’IA ne doit pas seulement être utilisée : elle doit être <span class="s2"><b>comprise</b></span>.</p>
<p class="p3">Former les jeunes — et les moins jeunes — à en saisir les enjeux éthiques, sociaux et démocratiques est indispensable pour préserver notre capacité de choix.</p>
<p class="p3">C’est dans cet esprit que vous avez présenté le travail mené par <span class="s2"><b>Citoyens numériques</b></span>, qui œuvre pour une culture numérique accessible, critique et responsable.</p>
<h1><b>Une journée qui ouvre des perspectives ambitieuses pour la Belgique</b></h1>
<p class="p3">Grâce à l’organisation impeccable de Corentin de Salle et de l’équipe du Centre Jean Gol, ce colloque a été un succès incontestable.</p>
<p class="p3">Il a offert un panorama complet des opportunités, des défis et des responsabilités qui accompagnent la révolution de l’intelligence artificielle.</p>
<p class="p3">Un message essentiel a traversé l’ensemble des panels :</p>
<p class="p4"><b>l’IA doit être pilotée, pensée, encadrée — jamais subie.</b><b></b></p>
<p class="p3">En santé comme en éducation, en économie comme en gouvernance, la Belgique a les atouts pour devenir un acteur majeur de cette transformation.</p>
<p class="p3">Il nous appartient désormais de faire de cette ambition une trajectoire collective, éclairée et profondément humaine.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
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		<title>Fusion des communes : quand la réalité budgétaire rend le rapprochement inévitable</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/fusion-communes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 15:13:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1><b>Fusion des communes : quand la réalité budgétaire rend le rapprochement inévitable</b></h1>
<p class="p3">Dans l’Est du Brabant wallon, un constat s’impose désormais avec la force tranquille des évidences longtemps tues : la fragmentation communale n’est plus tenable. Face à des finances publiques sous pression et à une multiplication de structures parallèles, l’idée d’une fusion de communes, jadis taboue, s’avance comme une perspective non plus théorique, mais pragmatique.</p>
<h2><b>Un territoire éclaté, des services dupliqués</b></h2>
<p class="p3">L&rsquo;Est du Brabant wallon, territoire du Gal Culturalité, couvre sept petites communes rurales totalisant environ 40 000 habitants. Une mosaïque de villages étendus sur une superficie plus vaste qu’une grande ville, mais fonctionnant chacun comme une entité administrative complète.</p>
<p class="p3">Les chiffres parlent d’eux-mêmes :</p>
<p class="p4"><span class="s2">chaque commune dispose de </span><b>son propre service des travaux</b><span class="s2">,</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">de </span><b>son collège</b><span class="s2">,</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">de </span><b>son conseil communal</b><span class="s2">,</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">de </span><b>ses infrastructures sportives ou culturelles</b><span class="s2">,</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">de </span><b>ses équipes</b><span class="s2"> et </span><b>de ses procédures</b><span class="s2">.</span></p>
<p class="p3">Autant de structures qui témoignent certes d’une volonté locale d’excellence, mais qui, mises bout à bout, créent un système lourd, redondant et coûteux. Dans un contexte où les dépenses publiques augmentent, où les normes imposées par les niveaux supérieurs se complexifient et où les marges budgétaires s’étiolent, ces communes sont contraintes à l&rsquo;augmentation de leurs fiscalités tout en ayant des difficultés à maintenir leurs services.</p>
<h2><b>Une mutualisation devenue inévitable</b></h2>
<p class="p3">La stabilité future des communes rurales passera par une réorganisation profonde. Non par idéologie, mais par nécessité.</p>
<p class="p3">La mutualisation est devenue la seule voie réaliste. Pas pour brader les services, mais pour les renforcer. Mutualiser, c’est :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>réduire les doublons</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>créer des économies d’échelle</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>professionnaliser certains métiers</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>garantir une capacité d’action plus cohérente et plus ambitieuse</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Loin d’un nivellement par le bas, il s’agirait plutôt d’une montée en qualité, rendue possible par une gestion partagée des ressources.</p>
<h2><b>Les GAL comme “laboratoires institutionnels”</b></h2>
<p class="p3">C’est ici que le Gal Culturalité pourrait jouer un rôle : les Groupes d’action locale pourraient devenir bien plus que des animateurs de projets ruraux.</p>
<p class="p3">Ils pourraient <i>préparer</i>, de manière progressive et non conflictuelle, la transformation institutionnelle qui s’annonce : <span class="s3"><b>la fusion de communes</b></span>.</p>
<p class="p3">Cette fusion n’a rien d’un grand soir administratif. Elle ne doit être ni précipitée, ni imposée. Elle doit être :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>réfléchie</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>enracinée dans les réalités locales</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>respectueuse des identités rurales</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>guidée par une logique d’efficacité</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Les GAL seraient alors les lieux neutres, transversaux et opérationnels où s’expérimentent des collaborations de plus en plus structurantes, jusqu’à ce que la fusion devienne non seulement possible, mais naturelle.</p>
<h2><b>Une inévitabilité budgétaire</b></h2>
<p class="p3">Si j&rsquo;évoque l&rsquo;idée aujourd’hui, c’est parce que la situation financière ne laisse guère de marges. Le maintien de sept communes distinctes, avec sept organisations complètes, devient difficile à justifier dans un monde où les charges augmentent et où les investissements doivent gagner en cohérence.</p>
<p class="p3">La fusion, longtemps considérée comme une perte d’identité, apparaît désormais comme un moyen :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">de préserver la qualité des services,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de renforcer la capacité d’action locale,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de garantir une soutenabilité budgétaire à long terme,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et de défendre la ruralité en lui donnant les moyens d’exister face aux défis futurs.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Vers un avenir plus cohérent</b></h2>
<p class="p3">Les fusions de Communes ne sont ni une provocation ni une révolution : c’est une adaptation. Une manière de reconnaître que l’attachement aux communes ne s’oppose pas à leur coopération, ni même à leur union, lorsque celle-ci sert mieux les citoyens.</p>
<p class="p3">L’avenir de l’Est du Brabant wallon pourrait ainsi s’écrire sous le signe d’une convergence lucide : préparer les communes à affronter ensemble ce qu’elles ne peuvent plus affronter séparément.</p>
<p class="p3">La fusion est encore loin d&rsquo;être actée, mais elle devient, de plus en plus, <span class="s3"><b>l’issue la plus cohérente face à un modèle budgétaire arrivé à bout de souffle</b></span>.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/fusion-communes/">Fusion des communes : quand la réalité budgétaire rend le rapprochement inévitable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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