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	<title>Archives des Cybersécurité - Mathieu Michel</title>
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	<description>Liberté. Innovation. Responsabilité.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 Jul 2026 11:13:36 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Cybersécurité - Mathieu Michel</title>
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	<item>
		<title>270 organisations belges compromises : la cybersécurité n&#8217;est pas une charge, c&#8217;est une condition de souveraineté</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/270-organisations-belges-compromises-la-cybersecurite-nest-pas-une-charge-cest-une-condition-de-souverainete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 11:12:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'attaque FortiBleed a compromis 270 organisations belges via un fournisseur. La cybersécurité n'est pas une charge, c'est une condition.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/270-organisations-belges-compromises-la-cybersecurite-nest-pas-une-charge-cest-une-condition-de-souverainete/">270 organisations belges compromises : la cybersécurité n&rsquo;est pas une charge, c&rsquo;est une condition de souveraineté</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="chapo wp-block-paragraph"><em>Sur l&rsquo;opération « FortiBleed » et la nouvelle géographie des attaques</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attaque informatique se raconte rarement comme un événement. Elle n&rsquo;a pas d&rsquo;image forte, pas de bruit, pas de fumée. Et pourtant, ce qui s&rsquo;est produit ce printemps en Belgique mérite d&rsquo;être regardé en face, parce qu&rsquo;il dessine une menace d&rsquo;un genre nouveau — plus discrète, plus profonde, et plus difficile à parer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les éléments disponibles, au moins 270 organisations belges — administrations locales, cabinets d&rsquo;avocats, établissements d&rsquo;enseignement — ont été victimes d&rsquo;une opération baptisée « FortiBleed », lancée en février 2026 et attribuée à un groupe russe. À l&rsquo;échelle mondiale, plus de 110 millions d&rsquo;identifiants d&rsquo;accès ont été compromis, touchant plus de 75 000 pare-feux. Fin juin 2026, l&rsquo;attaque était décrite comme toujours en cours. Le Centre pour la Cybersécurité Belgique en a été notifié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui change : on n&rsquo;attaque plus la porte, on attaque le serrurier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le détail décisif de cette affaire n&rsquo;est pas le nombre de victimes. C&rsquo;est le mode opératoire. FortiBleed ne visait pas directement les 270 organisations touchées. L&rsquo;attaque a ciblé le portail partenaires d&rsquo;un fabricant de pare-feu, c&rsquo;est-à-dire un fournisseur. En obtenant les identifiants de milliers de prestataires informatiques, les attaquants ont pu accéder non pas à une organisation, mais à des réseaux entiers de clients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;image la plus juste est celle du serrurier. On ne force plus chaque porte l&rsquo;une après l&rsquo;autre. On s&rsquo;introduit chez celui qui détient les clés de tout un quartier, et l&rsquo;on ouvre ensuite chaque porte sans effort. Une seule compromission chez un intégrateur ouvre l&rsquo;accès à tous ceux qui lui font confiance. C&rsquo;est un changement de nature, pas de degré : la vulnérabilité d&rsquo;une organisation ne dépend plus seulement de ce qu&rsquo;elle fait elle-même, mais de la solidité de tous ceux à qui elle est reliée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le contexte n&rsquo;est pas rassurant. En 2025, le CCB avait enregistré 635 notifications d&rsquo;incidents, soit une hausse d&rsquo;environ 70 % en un an, dont 556 incidents cyber confirmés. La courbe monte, et la surface d&rsquo;attaque s&rsquo;élargit à mesure que nos infrastructures s&rsquo;interconnectent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">NIS2 n&rsquo;est pas une formalité, c&rsquo;est une cartographie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité invalide une posture encore trop répandue : celle qui consiste à traiter la directive NIS2 comme une contrainte administrative de plus, une liste de cases à cocher pour être en règle. FortiBleed montre exactement pourquoi cette lecture est fausse. Ce que NIS2 impose — la maîtrise et la surveillance de la chaîne d&rsquo;approvisionnement, la capacité à savoir de qui l&rsquo;on dépend — n&rsquo;est pas une bureaucratie. C&rsquo;est la réponse directe à la menace que cette attaque incarne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Connaître sa chaîne de sous-traitance logicielle, savoir quels prestataires ont accès à quels systèmes, être capable de réagir vite quand l&rsquo;un d&rsquo;eux est compromis : ce ne sont pas des exigences tatillonnes, ce sont les gestes élémentaires de sécurité à l&rsquo;âge de l&rsquo;interdépendance. Une organisation qui ignore de qui elle dépend ne peut pas se protéger, tout simplement parce qu&rsquo;elle ne sait pas où sont ses portes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le faux débat : conformité contre compétitivité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On oppose souvent la sécurité et la performance, comme si sécuriser revenait à ralentir, et se conformer à s&rsquo;alourdir. Ce partage est une erreur, et FortiBleed le démontre cruellement. Une PME wallonne qui perd ses données parce que son prestataire informatique s&rsquo;est fait voler ses identifiants n&rsquo;est ni plus compétitive ni plus conforme : elle est simplement à l&rsquo;arrêt. Ses commandes ne partent plus, ses clients ne sont plus servis, sa réputation est atteinte. La cybersécurité n&rsquo;est pas ce qui freine l&rsquo;activité ; l&rsquo;insécurité est ce qui la stoppe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc renverser la formule. La cybersécurité n&rsquo;est pas une charge qui pèserait sur la compétitivité. Elle en est une condition. Un tissu économique sûr est un tissu économique fiable, et la fiabilité est un avantage concurrentiel, surtout dans un continent qui veut faire de la confiance numérique une marque de fabrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et au-delà de l&rsquo;économie, il y a la souveraineté. Un État qui ne sait pas qui détient les clés de ses administrations, de ses hôpitaux, de ses écoles, n&rsquo;est pas maître de lui-même. La cybersécurité rejoint ici la question de la souveraineté numérique : dans les deux cas, il s&rsquo;agit de savoir de qui l&rsquo;on dépend, et de garder la capacité de décider malgré cette dépendance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux propositions concrètes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je propose deux mesures qui ne relèvent pas de l&rsquo;incantation. La première : conditionner l&rsquo;accès aux marchés publics belges à une attestation d&rsquo;audit de la chaîne de sous-traitance logicielle. Un fournisseur qui veut travailler pour l&rsquo;État doit pouvoir démontrer qu&rsquo;il connaît et maîtrise ses propres dépendances. C&rsquo;est exigeant, mais c&rsquo;est le seul moyen de ne pas importer, avec un prestataire, toutes les vulnérabilités de ses propres prestataires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde : doter le CCB des moyens d&rsquo;une notification proactive. Aujourd&rsquo;hui, trop d&rsquo;organisations découvrent qu&rsquo;elles ont été touchées longtemps après l&rsquo;attaque, parfois par la presse. Un centre national de cybersécurité doit pouvoir prévenir les entités concernées dès qu&rsquo;il identifie une compromission qui les vise, plutôt que de les laisser se découvrir victimes. La rapidité de l&rsquo;alerte est, dans ce domaine, une part essentielle de la protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">FortiBleed passera, comme passent les incidents. Mais la leçon, elle, doit rester. La souveraineté numérique ne commence pas par de grands discours ; elle commence par une chose modeste et décisive : savoir qui détient les clés de nos portes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.lalibre.be/economie/digital/2026/06/23/au-moins-270-organisations-belges-victimes-dune-cyberattaque-toujours-en-cours-53W5XOGCG5GYJMIZT4FMV5NRCM/" target="_blank" rel="noopener">Au moins 270 organisations belges victimes d&rsquo;une cyberattaque toujours en cours — La Libre, 23 juin 2026</a></li>
<li><a href="https://www.lavenir.net/actu/belgique/2026/06/23/au-moins-270-organisations-belges-victimes-dune-cyberattaque-russe-contre-un-fabricant-de-pare-feu-INE4DT3J3NATTJBYAISXVKUFWM/" target="_blank" rel="noopener">Au moins 270 organisations belges victimes d&rsquo;une cyberattaque russe contre un fabricant de pare-feu — L&rsquo;Avenir, 23 juin 2026</a></li>
<li><a href="https://ccb.belgium.be/cert/first-port-call-event-cyberattack" target="_blank" rel="noopener">First port of call in the event of a cyberattack — Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB)</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/270-organisations-belges-compromises-la-cybersecurite-nest-pas-une-charge-cest-une-condition-de-souverainete/">270 organisations belges compromises : la cybersécurité n&rsquo;est pas une charge, c&rsquo;est une condition de souveraineté</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cybersécurité : de l’expertise à la prise de conscience, un impératif européen</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-de-lexpertise-a-la-prise-de-conscience-un-imperatif-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 13:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133416</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-de-lexpertise-a-la-prise-de-conscience-un-imperatif-europeen/">Cybersécurité : de l’expertise à la prise de conscience, un impératif européen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p3">À mesure que nos sociétés se numérisent, une évidence s’impose avec une clarté croissante : la cybersécurité n’est plus une question technique réservée à quelques spécialistes, mais un enjeu fondamental de souveraineté, de continuité économique et de confiance démocratique. Pourtant, entre l’excellence des experts et la réalité des pratiques, un fossé persiste.</p>
<h2><b>Un révélateur : le Forum InCyber</b></h2>
<p class="p3">Le <span class="s2">Forum InCyber</span>, organisé chaque année à Lille, est devenu l’un des principaux rendez-vous européens du secteur. Il rassemble experts techniques, décideurs publics, entreprises et chercheurs autour d’un constat partagé : l’Europe dispose d’un vivier de compétences remarquable en cybersécurité.</p>
<p class="p3">L’événement agit comme une vitrine. Il met en lumière une capacité d’innovation, une maîtrise technologique et une coopération transnationale qui n’ont rien à envier aux autres grandes puissances numériques. Mais il révèle aussi, en creux, une fragilité : cette expertise peine encore à irriguer l’ensemble du tissu économique et institutionnel.</p>
<h2><b>Une expertise européenne… encore trop concentrée</b></h2>
<p class="p3">L’Europe, souvent perçue comme en retard dans le domaine numérique, se distingue pourtant dans le champ de la cybersécurité. Elle bénéficie d’un écosystème riche, structuré autour d’acteurs publics, de centres de recherche et d’entreprises spécialisées.</p>
<p class="p3">La Belgique illustre particulièrement cette dynamique.</p>
<h2><b>La Belgique, un acteur discret mais stratégique</b></h2>
<p class="p3">Au cœur de l’Europe institutionnelle, la Belgique joue un rôle clé. Le <span class="s2">Centre for Cybersecurity Belgium</span> (CCB) coordonne les politiques nationales et développe des dispositifs de protection et de sensibilisation. Le pays abrite également de nombreuses infrastructures critiques et institutions européennes, ce qui en fait un terrain stratégique en matière de sécurité numérique.</p>
<p class="p3">Mais au-delà des institutions, c’est tout un écosystème qui s’est structuré : entreprises spécialisées, universités, centres opérationnels de sécurité. Cette densité d’acteurs contribue à faire de la Belgique un pôle d’expertise reconnu, bien que souvent sous-estimé.</p>
<h2><b>Le paradoxe : une expertise forte, une adoption insuffisante</b></h2>
<p class="p3">Malgré ce haut niveau de compétence, une grande partie des organisations — en particulier les PME et certaines administrations — n’intègrent pas encore la cybersécurité comme une priorité stratégique.</p>
<p class="p3">Ce décalage s’explique par plusieurs facteurs :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Une perception erronée du risque</b></span> : beaucoup d’acteurs pensent ne pas être des cibles. Or, les cyberattaques sont aujourd’hui largement automatisées et opportunistes.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Une complexité perçue</b></span> : la cybersécurité reste associée à des solutions techniques coûteuses et difficiles à mettre en œuvre.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Un manque de culture numérique</b></span> : la sécurité est encore trop rarement intégrée dans les processus décisionnels au plus haut niveau.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">En réalité, la première faille n’est pas technologique. Elle est humaine.</p>
<h2><b>Faire de la cybersécurité une culture, et non une contrainte</b></h2>
<p class="p3">L’histoire récente montre que les sociétés progressent lorsqu’elles transforment des savoirs techniques en réflexes collectifs. L’hygiène, la sécurité routière ou encore la protection des données personnelles sont devenues des évidences parce qu’elles ont été intégrées dans les comportements.</p>
<p class="p3">La cybersécurité doit suivre le même chemin.</p>
<p class="p3">Cela implique un changement de paradigme : ne plus la considérer comme un coût ou une obligation réglementaire, mais comme un investissement essentiel. Protéger ses systèmes, c’est protéger son activité, ses clients, et parfois même sa réputation.</p>
<p class="p3">Concrètement, cela passe par :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">une sensibilisation accrue des dirigeants et des collaborateurs ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une intégration de la sécurité dès la conception des projets (“security by design”) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">un recours plus systématique aux services et expertises disponibles.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Un enjeu de souveraineté et de confiance</b></h2>
<p class="p3">Au-delà des entreprises, la cybersécurité touche à des questions plus larges : la résilience des États, la protection des infrastructures critiques, et la confiance des citoyens dans les institutions.</p>
<p class="p3">Dans un monde où les conflits se jouent aussi dans le cyberespace, ne pas investir dans la sécurité numérique revient à accepter une forme de vulnérabilité structurelle.</p>
<h2><b>De la lucidité à l’action</b></h2>
<p class="p3">Les événements comme le Forum InCyber ont une vertu essentielle : ils rendent visible ce qui existe déjà. Ils montrent que l’Europe — et la Belgique en particulier — ne manquent ni de talents ni de solutions.</p>
<p class="p3">Mais ils posent aussi une question plus exigeante : comment transformer cette expertise en pratique généralisée ?</p>
<p class="p3">Comme l’aurait souligné <span class="s2">Hannah Arendt</span>, comprendre ne suffit pas. Encore faut-il juger, c’est-à-dire reconnaître l’importance d’un enjeu et agir en conséquence.</p>
<p class="p3">Faire de la cybersécurité une priorité, ce n’est pas céder à la peur. C’est faire preuve de lucidité. Et dans un monde interconnecté, la lucidité est peut-être la première forme de protection.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-de-lexpertise-a-la-prise-de-conscience-un-imperatif-europeen/">Cybersécurité : de l’expertise à la prise de conscience, un impératif européen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cybersécurité européenne : l’attaque contre la Commission révèle l’urgence d’appliquer NIS2</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-europeenne-lattaque-contre-la-commission-revele-lurgence-dappliquer-nis2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 12:57:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133403</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-europeenne-lattaque-contre-la-commission-revele-lurgence-dappliquer-nis2/">Cybersécurité européenne : l’attaque contre la Commission révèle l’urgence d’appliquer NIS2</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Une attaque massive, révélatrice d’une faille structurelle</b></h2>
<p class="p3">Fin mars 2026, la <span class="s2">Commission européenne</span> a confirmé une cyberattaque d’ampleur visant son infrastructure cloud. Hébergée chez <span class="s2">Amazon Web Services</span>, cette dernière a été compromise via un accès mal sécurisé, permettant à un attaquant d’exfiltrer <span class="s3"><b>plus de 350 gigaoctets de données</b></span>.</p>
<p class="p3">Selon les premiers éléments, les données concernées incluraient :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">des bases de données internes,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des fichiers institutionnels,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des informations relatives aux employés à Bruxelles.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Contrairement aux schémas classiques de cybercriminalité, l’attaquant n’a formulé <span class="s3"><b>aucune demande de rançon</b></span>. Son objectif affiché : publier les données. Ce basculement, de l’extorsion vers la divulgation, marque une évolution notable vers des logiques d’influence, voire de déstabilisation.</p>
<h2><b>Une faille humaine plus que technologique</b></h2>
<p class="p3">Les premières conclusions écartent une compromission directe des infrastructures d’Amazon. Le point d’entrée serait lié à un <span class="s3"><b>compte mal sécurisé</b></span> de la Commission.</p>
<p class="p3">Ce détail est essentiel : il rappelle que, dans la majorité des incidents, la vulnérabilité ne réside pas dans la technologie elle-même, mais dans sa configuration et son usage.</p>
<p class="p3">Autrement dit, la cybersécurité est moins une question d’outils que de rigueur opérationnelle.</p>
<h2><b>Une répétition inquiétante</b></h2>
<p class="p3">Cet incident n’est pas isolé. En février 2026, une première attaque avait déjà touché la Commission via une faille dans un logiciel de gestion mobile (Ivanti). Des données de contact d’employés avaient été exposées.</p>
<p class="p3">Deux attaques en quelques semaines sur une institution centrale traduisent une réalité préoccupante :</p>
<p class="p3">les institutions européennes sont devenues des cibles prioritaires — et encore insuffisamment résilientes.</p>
<h2><b>Le paradoxe NIS2 : prescrire sans incarner</b></h2>
<p class="p3">Depuis plusieurs années, l’<span class="s2">Union européenne</span> multiplie les initiatives réglementaires :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">directive NIS2,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Cyber Resilience Act,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">paquet cybersécurité présenté début 2026.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Ces textes visent à imposer des standards élevés aux États et aux entreprises, notamment en matière de gestion des risques, de sécurisation des accès et de réponse aux incidents.</p>
<p class="p3">Mais l’attaque actuelle met en lumière un paradoxe difficile à ignorer :</p>
<p class="p1"><b>les institutions qui définissent les नियम peinent à les appliquer à elles-mêmes.</b><b></b></p>
<p class="p3">Ce décalage fragilise non seulement leur sécurité, mais aussi leur crédibilité.</p>
<h2><b>NIS2 : une urgence désormais tangible</b></h2>
<p class="p3">La directive NIS2 ne peut plus être perçue comme un chantier réglementaire parmi d’autres. Elle répond à trois réalités mises en évidence par cette attaque :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>L’exposition généralisée</b></span> : aucune organisation, même centrale, n’est à l’abri.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La criticité des accès</b></span> : un simple compte compromis peut ouvrir des volumes massifs de données.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>L’évolution des menaces</b></span> : la publication de données devient une arme stratégique.</p>
</li>
</ol>
<p class="p3">NIS2 impose notamment :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">une gestion stricte des identités et des accès,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des obligations de notification rapide,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une responsabilité accrue des dirigeants.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Mais ces exigences n’ont de valeur que si elles sont effectivement mises en œuvre.</p>
<h2><b>De la conformité à l’exécution</b></h2>
<p class="p3">L’incident de Bruxelles illustre un écueil fréquent : confondre conformité réglementaire et sécurité réelle.</p>
<p class="p3">Produire des cadres, adopter des textes, annoncer des stratégies — tout cela est nécessaire. Mais insuffisant. La cybersécurité repose sur :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">des contrôles concrets,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des audits réguliers,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une culture du risque partagée à tous les niveaux.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">La faille exploitée ici — un accès mal sécurisé — est précisément le type de vulnérabilité que NIS2 cherche à éliminer.</p>
<h2><b>Une question de crédibilité politique</b></h2>
<p class="p3">Au-delà de l’incident technique, l’enjeu est politique. La capacité de l’Europe à imposer des standards dépend de sa propre exemplarité.</p>
<p class="p3">Si les institutions européennes ne démontrent pas leur capacité à appliquer ces exigences, elles affaiblissent :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">la portée de leurs régulations,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la confiance des acteurs économiques,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">leur position dans le rapport de force numérique mondial.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Conclusion : une mise en perspective nécessaire</b></h2>
<p class="p3">L’attaque contre la Commission européenne ne doit pas être interprétée comme une anomalie, mais comme un signal.</p>
<p class="p3">Un signal que la menace est déjà là.</p>
<p class="p3">Un signal que les cadres existent, mais que leur application accuse un retard.</p>
<p class="p3">Un signal, enfin, que la cybersécurité ne peut plus être pensée comme une intention.</p>
<p class="p1"><b>NIS2 n’est pas une ambition à atteindre : c’est une discipline à appliquer.</b><b></b></p>
<p class="p3">Et dans un environnement où les attaques se multiplient et s’intensifient, chaque écart entre la règle et sa mise en œuvre devient une vulnérabilité.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-europeenne-lattaque-contre-la-commission-revele-lurgence-dappliquer-nis2/">Cybersécurité européenne : l’attaque contre la Commission révèle l’urgence d’appliquer NIS2</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Russie menace-t-elle l’Europe ?</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/la-russie-menace-t-elle-leurope/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 22:11:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« La meilleure façon de ne pas faire la guerre, c’est de montrer que nous sommes capables de la gagner. »</p>
<p>La possibilité d’une offensive russe en Europe n’appartient plus au seul registre de la spéculation.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/la-russie-menace-t-elle-leurope/">La Russie menace-t-elle l’Europe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1><b>🇷🇺 La Russie menace-t-elle l’Europe ?</b></h1>
<h2><b>Analyse stratégique en quatre points</b></h2>
<p class="p1">A l&rsquo;invitation de Sacha Daout, j&rsquo;ai participé ce mercredi sur la RTBF à l&rsquo;émission QR consacré à la menace russe.</p>
<p><iframe title="QRfullMM" width="840" height="630" src="https://www.youtube.com/embed/mwp8GxEU3Qg?feature=oembed&#038;width=840&#038;height=1000&#038;discover=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p class="p1">L&rsquo;occasion d&rsquo;aborder <strong>quatre réflexions centrales</strong> dans le débat actuel:</p>
<h2><b>1. La Russie va-t-elle passer à l’offensive ?</b></h2>
<p class="p3"><b>« La meilleure façon de ne pas faire la guerre, c’est de montrer que nous sommes capables de la gagner. »</b><b></b></p>
<p class="p4">La possibilité d’une offensive russe en Europe n’appartient plus au seul registre de la spéculation. Le réarmement rapide de Moscou, les actions hybrides menées sur le continent et la multiplication des provocations militaires sont autant de signaux qui invitent à un principe simple : <span class="s2"><b>espérer la paix, mais préparer la guerre</b></span>.</p>
<p class="p4">L’histoire récente nous enseigne qu’une puissance révisionniste progresse surtout lorsque la faiblesse d’en face lui en laisse l’opportunité.</p>
<p class="p4">Dans ce contexte, la dissuasion demeure centrale. Affirmer que l’Europe doit être capable de gagner une guerre n’a rien d’un réflexe belliciste ; c’est au contraire <span class="s2"><b>la condition de prévention du conflit</b></span>.</p>
<p class="p4">Une Europe forte, crédible et cohérente réduit mécaniquement le risque de confrontation. L’impréparation, elle, attire l’agression.</p>
<h2><b>2. Diplomatie : le retour du rapport de force</b></h2>
<p class="p3"><b>« L’Europe est une grande puissance — mais plus ses pays membres individuellement. »</b><b></b></p>
<p class="p4">La diplomatie européenne s’inscrit désormais dans un monde où <span class="s2"><b>la force l’emporte souvent sur le droit</b></span>. C’est le retour assumé d’une diplomatie du rapport de puissance. Dans ce cadre, un constat s’impose : les pays membres<span class="s2"><b>, isolément, ne peuvent plus être de grandes puissances stratégiques</b></span>.</p>
<p class="p4">La véritable force réside dans l’Union européenne, forte de :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">450 millions d’habitants,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la 2ᵉ puissance économique mondiale,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">capacités technologiques et industrielles majeures,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">un ancrage militaire inégalé grâce à l’OTAN.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4">Pourtant, cette puissance potentielle est largement entravée par une faiblesse interne : <span class="s2"><b>la fragmentation politique de l’Union</b></span>.</p>
<p class="p4">Lorsque 27 États parlent d’une voix différente, la cohérence stratégique s’efface — et Moscou exploite méthodiquement ces divisions.</p>
<p class="p4">La menace ne vient donc pas seulement de l’extérieur : elle tient aussi à <span class="s2"><b>notre incapacité à agir ensemble</b></span>.</p>
<h2><b>3. Préparation militaire : sommes-nous prêts ?</b></h2>
<p class="p3"><b>Réponse : oui… à condition de poursuivre l’effort.</b><b></b></p>
<p class="p4">Contrairement à une idée répandue, les armées européennes ne sont pas démunies. Le réarmement engagé depuis 2022 est tangible : augmentation des budgets, reconstitution des stocks, montée en puissance de l’industrie, renforcement du flanc Est de l’OTAN, coopération accrue.</p>
<p class="p3"><span class="s3">Aujourd’hui, on peut affirmer que </span><b>l’Europe est capable de se défendre</b><span class="s3">, surtout </span><b>dans le cadre de l’Alliance atlantique</b><span class="s3">.</span></p>
<p class="p4">Mais cette préparation n’est jamais acquise : elle doit être entretenue et accélérée.</p>
<p class="p4">Pour rester crédible, l’Europe doit :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">développer sa base industrielle de défense ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">harmoniser ses équipements ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">investir massivement dans les systèmes antimissiles, le cyber et le spatial ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">maintenir un effort budgétaire durable.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4">Être prêt aujourd’hui ne garantit pas de l’être demain, surtout si la Russie intensifie son propre réarmement. <span class="s2"><b>La vigilance doit être permanente.</b><b></b></span></p>
<h2><b>4. Les États-Unis de Trump : une incertitude stratégique</b></h2>
<p class="p3"><b>« On ne peut prédire ce qu’il ferait — mais il faut s’y préparer. »</b><b></b></p>
<p class="p4">L’engagement américain constitue aujourd’hui l’une des principales inconnues de la sécurité européenne.</p>
<p class="p4">Que ferait Donald Trump en cas d’attaque contre un État membre de l’OTAN ?</p>
<p class="p4">Aucune réponse certaine n’existe — et ce flou, déjà en soi, est un signal d’alarme.</p>
<p class="p4">Face à cette incertitude, l’Europe doit être capable d’assurer <span class="s2"><b>sa propre défense</b></span>, même si Washington hésite.</p>
<p class="p4">Ce n’est pas un geste de défiance ; c’est <span class="s2"><b>du réalisme stratégique</b></span>.</p>
<p class="p4">L’OTAN demeure indispensable, et les États-Unis restent un allié essentiel.</p>
<p class="p4">Mais la sécurité durable du continent reposera sur une Europe en mesure d’affirmer :</p>
<p class="p3"><b>« Nous voulons les Américains à nos côtés, mais notre survie ne dépend plus d’eux. »</b><b></b></p>
<p class="p4">Ce basculement mental et stratégique sera déterminant pour la décennie à venir.</p>
<h2><b>Conclusion</b></h2>
<p class="p4">La menace russe impose à l’Europe un triple sursaut :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>militaire</b></span>, pour maintenir une dissuasion crédible ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>politique</b></span>, pour dépasser les divisions internes ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>stratégique</b></span>, pour devenir autonome dans un monde incertain.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4">La paix ne se garantit ni par les vœux pieux ni par les discours, mais par <span class="s2"><b>la crédibilité</b></span>.</p>
<p class="p4">Et la crédibilité européenne dépend désormais de sa capacité à <span class="s2"><b>parler d’une seule voix et à démontrer qu’elle peut se défendre</b></span>.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Menaces hybrides : ma proposition de loi pour agir vite sans renoncer aux processus démocratiques</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/menaces-hybrides-ma-proposition-de-loi-pour-agir-vite-sans-renoncer-aux-processus-democratiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 21:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/menaces-hybrides-ma-proposition-de-loi-pour-agir-vite-sans-renoncer-aux-processus-democratiques/">Menaces hybrides : ma proposition de loi pour agir vite sans renoncer aux processus démocratiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:post-content --><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><h2><b>Entre paix et guerre : pourquoi je m’inquiète de la zone grise des menaces hybrides</b></h2>
<p class="p3">Présentation de la proposition de loi sur laquelle je travaille:<br /><a href="https://www.lavenir.net/actu/belgique/politique/2025/11/13/guerre-hybride-mathieu-michel-propose-une-loi-pour-gagner-du-temps-en-cas-de-situation-durgence-Y7FC343XPFH35KS2QIZLYYUYA4/">https://www.lavenir.net/actu/belgique/politique/2025/11/13/guerre-hybride-mathieu-michel-propose-une-loi-pour-gagner-du-temps-en-cas-de-situation-durgence-Y7FC343XPFH35KS2QIZLYYUYA4/</a></p>
<p class="p3">Lorsque j’observe l’évolution du monde, je suis frappé par une réalité silencieuse, presque invisible, mais de plus en plus pressante : nos sociétés ne sont plus seulement menacées par la guerre telle qu’on l’a longtemps connue. Elles sont exposées à une multitude d’actions discrètes, coordonnées, parfois indétectables, qui fragilisent leur cohésion et testent la résilience de nos institutions.</p>
<p class="p3">Ces attaques, qu’on qualifie de « hybrides », s’insinuent dans notre espace numérique, dans nos infrastructures, dans nos débats publics. Elles s’installent dans cette zone grise où la Belgique n’est ni en paix au sens strict, ni en guerre au sens classique.</p>
<p class="p3">C’est précisément pour affronter cette ambiguïté que je me suis plongé dans le projet porté par le député fédéral Mathieu Michel. Son initiative vise à combler un vide juridique majeur : <span class="s2"><b>entre le calme ordinaire et le conflit armé, la loi belge ne reconnaît aucune situation intermédiaire</b></span>, même lorsqu’une menace hybride avérée met le pays sous pression<span class="Apple-converted-space">  </span>.</p>
<h2><b>Comprendre la nature de la menace</b></h2>
<p class="p3">Lorsque je regarde la succession des cyberattaques, des survols de drones, des campagnes de désinformation ou des pressions économiques ciblées, je vois se dessiner un nouveau type de confrontation. Ce n’est plus un adversaire qui franchit une frontière physique, mais un faisceau d’actions qui cherchent à perturber nos institutions, nos réseaux énergétiques, nos services publics.</p>
<p class="p3">Ces manœuvres sont paradoxales : elles sont agressives sans être militaires, hostiles sans être officiellement reconnues, dangereuses sans provoquer une réaction immédiate.</p>
<p class="p3">Elles touchent les systèmes informatiques un jour, la confiance de la population le lendemain, ou encore les infrastructures critiques lorsque nous nous y attendons le moins.</p>
<p class="p3">Face à cela, je constate à quel point nos mécanismes juridiques sont fragmentés. Nous disposons de procédures de marchés publics, de mesures de cybersécurité ou d’outils policiers, mais rien n’est pensé pour une réaction coordonnée, rapide et démocratiquement encadrée face à une crise hybride soudaine<span class="Apple-converted-space">  </span>.</p>
<h2><b>Nommer enfin cette situation trouble</b></h2>
<p class="p4"><span class="s4">C’est ce qui me paraît essentiel dans la proposition de Mathieu Michel : poser une définition claire de la </span><b>situation d’urgence hybride</b><span class="s4">. Selon le projet, il s’agit d’un </span><b>ensemble d’actes coordonnés, étatiques ou non, visant à perturber gravement le fonctionnement du pays sans constituer une guerre déclarée</b><span class="s4"><span class="Apple-converted-space">  </span></span><span class="s4">.</span></p>
<p class="p3">Cette définition n’est pas qu’une ligne dans un texte. Elle permettrait d’activer un cadre d’action précis, limité dans le temps, contrôlé par le Parlement et strictement proportionné.</p>
<p class="p3">Elle ouvre la voie à une réponse rapide mais encadrée, à l’opposé d’un état d’urgence permanent ou d’une dérive sécuritaire.</p>
<h2><b>Agir vite, mais jamais au détriment de la démocratie</b></h2>
<p class="p3">Ce qui me frappe dans ce projet, c’est la volonté d’équilibre. Le Gouvernement pourrait agir rapidement — par exemple en activant des budgets d’urgence, en accélérant certains marchés publics, en coordonnant immédiatement les services de renseignement, la Défense, la Police et le Centre pour la Cybersécurité Belgique — mais il ne pourrait le faire <span class="s2"><b>que sous le contrôle strict de la Chambre des représentants</b></span>, seule autorité habilitée à déclarer une telle situation<span class="Apple-converted-space">  </span>.</p>
<p class="p3">À mes yeux, c’est un point essentiel : on ne réagit pas à une menace floue par des pouvoirs flous.</p>
<p class="p3">Le temps de la crise n’est pas un temps où l’État de droit doit être mis entre parenthèses. Au contraire, il doit devenir notre boussole.</p>
<p class="p3">La durée serait limitée (six mois renouvelables une seule fois), les mesures encadrées, les rapports obligatoires et mensuels, le contrôle juridictionnel intégralement préservé.</p>
<p class="p3">Au fond, ce projet cherche à concilier deux impératifs que l’on dit souvent opposés : <span class="s2"><b>efficacité opérationnelle et fidélité aux principes démocratiques</b></span>.</p>
<h2><b>Pourquoi cette loi est indispensable</b></h2>
<p class="p3">Je suis convaincu que la Belgique, comme d’autres pays européens, entre dans une période où la menace ne s’exprimera plus par des chars aux frontières, mais par des « brèches » dans nos systèmes numériques, nos chaînes logistiques, notre opinion publique.</p>
<p class="p3">Sans cadre juridique clair, nous restons désarmés — non pas militairement, mais institutionnellement.</p>
<p class="p3">En dotant le pays d’un mécanisme d’urgence hybride, nous ne cherchons pas à militariser la vie civile ; nous cherchons à préserver :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">la continuité de nos institutions,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la sécurité de nos infrastructures,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la confiance de la population,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et l’intégrité de la démocratie.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">C’est, en somme, une loi pour notre temps : une loi qui reconnaît la complexité du monde sans renoncer à la simplicité de nos principes fondamentaux.</p>
<p><!-- wp:paragraph {"className":"p1"} --> </p>
<!-- wp:image {"id":133139,"sizeSlug":"large"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"></figure>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div><!-- /wp:post-content --></div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/menaces-hybrides-ma-proposition-de-loi-pour-agir-vite-sans-renoncer-aux-processus-democratiques/">Menaces hybrides : ma proposition de loi pour agir vite sans renoncer aux processus démocratiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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		<item>
		<title>FIMI : quand les cons deviennent dangereux…</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/fimi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 05:04:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133137</guid>

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<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Une guerre sans bombes, mais pas sans dégâts</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">Elle ne détruit pas les villes, ne fait pas sauter les ponts, ne laisse pas de cratères visibles. Et pourtant, elle ronge nos sociétés de l’intérieur, s’attaque à ce qu’elles ont de plus fragile : la vérité, la confiance, la raison.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette guerre silencieuse, c’est celle de la <strong>FIMI —</strong>Foreign Information Manipulation and Interference, ou <strong>manipulation et ingérence informationnelle étrangère</strong>. Une guerre sans missiles, mais avec des mèmes. Sans armée, mais avec des algorithmes. Une guerre où l’arme principale, c’est notre crédulité.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>FIMI : l’ingérence invisible</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">La FIMI désigne toutes les actions d’acteurs étrangers souvent soutenus par des États visant à <strong>influencer, diviser ou affaiblir une société à travers l’information</strong>. Elle ne se contente pas d’inventer de fausses nouvelles. Elle tisse un filet de mensonges partiels, de récits biaisés, de demi-vérités et d’usurpations d’identité, pour <strong>créer un brouillard où plus rien ne paraît fiable</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">C’est l’ère de la confusion stratégique : quand tout devient relatif, la manipulation devient possible.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Les cibles : nos failles humaines</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">La FIMI prospère sur deux faiblesses fondamentales :</p>
<ul style="font-weight: 400;">
<li><strong>l’ignorance</strong>, quand on ne vérifie plus les sources ;</li>
<li><strong>la paresse intellectuelle</strong>, quand on préfère une émotion simple à une vérité complexe.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Elle s’appuie sur nos <strong>réflexes les plus prévisibles</strong> : la peur, la colère, le besoin d’appartenir. Les algorithmes des réseaux sociaux amplifient ces émotions, favorisant les contenus outranciers qui déclenchent des réactions plutôt que des réflexions. Et pendant que l’on s’indigne, d’autres façonnent le récit. L’émotion devient virale, la raison devient optionnelle.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Comment reconnaître une opération FIMI ?</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">Une campagne d’ingérence se trahit souvent par la cohérence de ses incohérences. Quelques indices suffisent à la repérer :</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>des récits identiques</strong>, relayés par des comptes prétendument indépendants ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>des sources opaques</strong>, récemment créées ou situées hors du pays ciblé ; une charge émotionnelle excessive : indignation, peur, ironie agressive ; des visuels détournés ou sortis de leur contexte ; des arguments circulaires destinés à semer le doute (“les médias mentent”, “on nous cache la vérité”).</p>
<p style="font-weight: 400;">Les experts européens parlent de <strong>“campagnes coordonnées inauthentiques”</strong> : des réseaux de comptes automatisés, d’influenceurs rémunérés ou de médias relais, servant une stratégie d’État. <strong>Leur arme la plus redoutable ? La répétition. </strong>Car <strong>à force d’entendre un mensonge, beaucoup finissent par le trouver crédible</strong>.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Quand les cons deviennent dangereux</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">La FIMI triomphe rarement seule. Elle prospère grâce à la <strong>bêtise complaisante</strong> et l’indifférence satisfaite, ces alliées involontaires de toutes les manipulations. Quand “<strong>partager sans vérifier</strong>” devient un réflexe. Quand “avoir un avis” compte plus que “comprendre un fait”.</p>
<p style="font-weight: 400;">La manipulation de masse n’a jamais eu besoin d’un génie du mal, il lui suffit d’une foule distraite, sûre d’elle, et mal informée.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Les acteurs : discrets mais organisés</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">Russie, Chine, Iran… chaque puissance dispose de ses propres <strong>structures d’influence</strong>, souvent camouflées derrière des médias “alternatifs” ou des ONG “culturelles”.</p>
<p style="font-weight: 400;">Des armées de trolls, <strong>des usines à contenus, des bots, mais aussi des influenceurs sincèrement convaincus</strong>. La FIMI ne cherche pas à imposer une vérité, mais à épuiser la nôtre. Et dans un monde saturé d’informations, <strong>il suffit d’un doute pour affaiblir une démocratie</strong>.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Comment s’en défendre ?</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">La riposte à la FIMI n’est pas seulement technologique : <strong>elle est civique, éducative et éthique</strong>. Elle suppose de redonner au citoyen les moyens de <strong>comprendre, de vérifier et de choisir</strong> en connaissance de cause.</p>
<ol>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Cultiver l’esprit critique</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Apprendre à <strong>douter</strong> intelligemment. Vérifier, recouper, confronter les sources avant de relayer. Se demander : qui parle ? dans quel but ? avec quelle légitimité ?</p>
<ol start="2">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Vérifier les identités et les sources</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Exiger la <strong>transparence</strong> : savoir qui écrit, d’où vient l’information, quand elle a été publiée et si elle a été modifiée. Des outils existent pour cela :</p>
<p style="font-weight: 400;">Whois, CrowdTangle, InVid, Wayback Machine pour retracer les origines d’un contenu ; NewsGuard, Google Fact Check Explorer, Decodex pour évaluer la fiabilité d’un site.<br />La <a href="https://www.mathieumichel.be/la-declaration-de-louvain-la-neuve/"><strong>déclaration de Louvain-La-Neuve</strong></a>, pour laquelle je me suis battu, prévoit également la capacité à distinguer les vrai profils des faux des faux profils car v<strong>érifier l’identité d’une source n’est pas de la méfiance, c’est un acte de responsabilité démocratique</strong>.</p>
<ol start="3">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Renforcer l’éducation aux médias et à la raison</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">C’est la clé. <strong>Car la technologie ne remplacera jamais le discernement humain.</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Former et éduquer les citoyens à penser, à analyser,</strong> à croiser les points de vue : c’est le rôle que porte <strong>Citoyens Numériques</strong> ASBL (<a href="http://citoyensnumeriques.be/">citoyensnumeriques.be</a>), dont la mission est sensibiliser chaque citoyen aux impacts du numérique sur nos démocratie. Un projet que j&rsquo;ai lancé à titre personnel en compagnie de Maude Ladrière et Philippe Moraldo.</p>
<p style="font-weight: 400;">Car apprendre à lire le monde avant d’y réagir, c’est déjà résister.</p>
<ol start="4">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Responsabiliser les plateformes</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Les grandes entreprises du numérique doivent être tenues responsables des campagnes d’influence qui prospèrent sur leurs outils. </strong>La liberté d’expression ne saurait servir de paravent à la propagation organisée du <strong>mensonge</strong>.</p>
<ol start="5">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Soutenir le journalisme indépendant</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Une presse <strong>libre, pluraliste et professionnelle</strong> reste la meilleure défense contre les narratifs empoisonnés. Chaque abonnement, chaque clic réfléchi, chaque partage raisonné compte.</p>
<ol start="6">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Coopérer à l’échelle internationale</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Des structures comme EUvsDisinfo, le Hybrid COE ou le StratCom COE surveillent et neutralisent déjà les campagnes d’ingérence. Mais elles ne remplaceront jamais le sens civique des citoyens éclairés.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>En conclusion : la lucidité comme arme de liberté</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;"><strong>La FIMI</strong> n’est pas une théorie du complot, mais une stratégie d’ingérence moderne, <strong>une arme géopolitique de l’ère numérique</strong>. Elle ne cherche pas à convaincre : elle cherche à épuiser notre discernement.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Dans cette guerre de l’attention, la lucidité n’est plus un luxe : c’est un acte de résistance. </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Et dans ce combat silencieux, celui qui comprend reste libre.</p>
<p> </p>
<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div></div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/fimi/">FIMI : quand les cons deviennent dangereux…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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		<title>Zaventem paralysé par des drones : la Belgique doit hausser son niveau de préparation face aux menaces hybrides</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/zaventem-paralyse-par-des-drones-la-belgique-doit-hausser-son-niveau-de-preparation-face-aux-menaces-hybrides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 10:53:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
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<p class="p4">L’espace aérien de la Belgique a été, ce 4 novembre, <span class="s2"><b>partiellement fermé pendant plusieurs heures</b></span>, après que des drones non identifiés ont été détectés à proximité immédiate de Brussels Airport (Zaventem) et de l’aéroport de Liège.</p>
<p class="p4">Nous parlons ici de plusieurs drones de grande taille, volants de façon coordonnée. Un protocole qui ne semble pas être accessible à de simples petits blagueurs&#8230;</p>
<p class="p4">Si la procédure d&rsquo;attribution est encore encore cours, il ne fait pas de doute que les auteurs de ces actes disposent de moyens conséquents comparable à ceux d&rsquo;un Etat.<br />
À l’heure où les menaces hybrides ne sont plus une abstraction mais une réalité bien tangible, cet événement mérite bien plus qu’une gestion technique ou ponctuelle. Il impose une remise à plat complète de notre doctrine de sécurité.</p>
<p><strong>Ce mercredi 5 novembre matin avait lieu une commission spéciale relative aux évènements récents.</strong></p>
<h3><b>Des drones, des fermetures, mais surtout des questions</b></h3>
<p class="p4">Ce n’est pas la première fois qu’un <span class="s2"><b>site critique belge</b></span> est survolé par des drones. Il y a quelques jours à peine, c’est la <span class="s2"><b>base militaire de Kleine-Brogel </b></span>qui avait été survolée par plusieurs engins. Et voici que l’aéroport civil le plus stratégique du pays, Zaventem, est forcé à l’arrêt.</p>
<p class="p4">La réaction a été rapide : fermeture de l’espace aérien, déroutement de vols, activation des services de sécurité. Mais <span class="s2"><b>aucune interception effective</b></span>, aucun auteur identifié. Et surtout, une question centrale : <span class="s2"><b>sommes-nous prêts à affronter ce type de menaces ?</b></span></p>
<h3><b>« Ce n’est plus de la théorie, c’est de la pratique »</b></h3>
<p class="p4">Lors de la <span class="s2"><b>commission Défense</b></span> du Parlement fédéral, j’ai tenu à exprimer une inquiétude partagée : <span class="s2"><b>la menace drone n’est plus un simple scénario de film ou d’analyse stratégique</b></span>. Elle est désormais <span class="s2"><b>un outil réel d’agression hybride</b></span>, qui teste nos lignes de défense, notre coordination, notre doctrine et notre réactivité.</p>
<blockquote>
<p>« Oui, ça ressemble à une attaque hybride… Nous en avons beaucoup parlé… Ce n’est plus de la théorie, c’est de la pratique. »</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s3">Il ne s’agit pas ici de science-fiction ou de paranoïa sécuritaire. Il s’agit de </span><b>notre capacité, en tant qu’État souverain, à protéger notre ciel, nos citoyens et nos infrastructures.</b></p>
<h3><b>1. Capacité de réaction immédiate : le temps presse</b></h3>
<p class="p4">Face à l’urgence, une question s’impose :</p>
<p class="p3"><b>Qu’avons-nous aujourd’hui, en Belgique, pour intercepter un drone volant au-dessus d’une infrastructure critique ?</b></p>
<p class="p4">Les radars traditionnels ne suffisent pas toujours. Certains drones sont filoguidés ou opérés en mode autonome. Il faut donc des <span class="s2"><b>technologies spécifiques de détection, de neutralisation, de brouillage</b></span> et surtout, une <span class="s2"><b>chaîne de décision opérationnelle agile et efficace</b></span>.</p>
<blockquote>
<p>« La recherche sur de futures solutions est importante, mais la menace est déjà là. »</p>
</blockquote>
<p class="p4">Des budgets ont été votés. Un plan a été annoncé. Mais la vraie question est celle de la <span class="s2"><b>disponibilité immédiate</b></span> : dispose-t-on <span class="s2"><b>concrètement</b></span> de brouilleurs ? de drones-intercepteurs ? de radars de basse altitude dédiés ? Si ce n’est pas encore le cas, alors <span class="s2"><b>l’urgence n’est plus théorique, elle est tactique</b></span>. La mobilisation des moyens ne peut pas souffrir de retards administratifs. Le rôle du <strong>Ministre du Budget</strong> est aussi essentiel.</p>
<h3><b>2. Cette menace, on la connaît depuis longtemps</b></h3>
<p class="p4">Il est d’autant plus troublant que cette situation semble nous « surprendre ». Pourtant, les <span class="s2"><b>usages militaires des drones</b></span> en Ukraine, en Syrie ou dans le Caucase nous ont appris leur efficacité pour l’espionnage, la perturbation ou la destruction ciblée.</p>
<p class="p3"><span class="s3">Alors, </span><b>quelles mesures avaient été prises dans la législature précédente ?</b></p>
<p class="p4">Y avait-il un plan de protection des infrastructures critiques face aux drones ?</p>
<blockquote>
<p>« Je suis surpris qu’on semble découvrir aujourd’hui cette menace comme si elle n’avait jamais existé. »</p>
</blockquote>
<p class="p4">Il est temps d’assumer collectivement ce retard et de <span class="s2"><b>rattraper l’agenda stratégique</b></span>.</p>
<h3><b>3. Une menace hybride exige une réponse intégrée</b></h3>
<p class="p4">Le survol de Zaventem n’est ni totalement militaire, ni totalement civil. Il est <span class="s2"><b>hybride</b></span>, au sens plein du terme :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">il touche aux </span><b>chaînes logistiques</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">menace la </span><b>défense aérienne</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">peut être utilisé pour de </span><b>l’espionnage, du sabotage ou de l’intimidation</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p4">Il impose donc une <span class="s2"><b>coordination parfaite entre le ministère de la Défense et celui de l’Intérieur mais aussi celui de la Mobilité.</b></span> Et ce, tant en matière de doctrine que d’investissements, de formations et de commandement.</p>
<blockquote>
<p>« Il faut éviter les doublons, harmoniser la gouvernance et s’assurer que Défense et Intérieur travaillent main dans la main. »</p>
</blockquote>
<p class="p4">Un Centre de commandement national anti-drones ? Une cellule opérationnelle interservices ? Une doctrine commune ? Rien de tout cela n’est superflu : c’est devenu <span class="s2"><b>indispensable</b></span>.</p>
<h3><b>4. L’OTAN et la programmation militaire : une Stratégie à la traîne ?</b></h3>
<p class="p4">Ce n’est pas un sujet belge uniquement. L’ensemble des pays européens ont vu se multiplier ce type d’attaques non revendiquées, souvent dans des zones proches d’infrastructures critiques, militaires ou civiles.</p>
<p class="p3"><span class="s3">Pourtant, les </span><b>rapports de l’OTAN</b><span class="s3"> et la </span><b>loi belge de programmation militaire</b><span class="s3"> semblent </span><b>ne pas intégrer assez rapidement l’évolution de cette menace</b><span class="s3">.</span></p>
<blockquote>
<p>« Je suis surpris que les projets d&rsquo;achat récents, comme ceux préconisés par l’OTAN, ne prennent pas suffisamment en compte la vitesse d’évolution de cette menace. »</p>
</blockquote>
<p class="p4">Il est temps que la Belgique pousse l’Alliance à intégrer les <span class="s2"><b>systèmes de lutte anti-drones</b></span> dans les priorités de défense collective. Mais aussi l&rsquo;ensemble des menaces hybrides. Et, sur le plan national, que notre <strong>loi de programmation militaire intègre ces évolutions majeures</strong>.</p>
<h3><b>En conclusion</b></h3>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Pour conclure,</b></span> ces survols de drones non autorisés doivent être pris pour ce qu’ils sont : des signaux d’alerte qui exigent une réponse stratégique à la hauteur. La Belgique ne peut plus se contenter d’approches sectorielles ou cloisonnées. <span class="s1"><b>Ce type de menace appelle une vision à 360 degrés de la sécurité</b></span>, qui dépasse les silos institutionnels et mise sur une coordination étroite entre la Défense, l’Intérieur, et tous les acteurs concernés.</p>
<p class="p1">Par ailleurs, <span class="s1"><b>ces événements doivent nourrir notre propre réflexion stratégique, mais aussi celle de l’OTAN.</b></span> Car face à des menaces hybrides, parfois invisibles, souvent imprévisibles, <span class="s1"><b>nous avons besoin d’une vraie agilité</b></span>. Une capacité à adapter notre doctrine, nos outils, nos partenariats et notre calendrier d’action à la vitesse réelle de l’évolution de la menace. Ce n’est plus une option, c’est une obligation.</p>
<p class="p4">Le survol de Zaventem par des drones non identifiés n’est pas un fait divers. C’est un <span class="s2"><b>acte de provocation ou de test</b></span>, qui sonde nos défenses, notre coordination, notre réactivité.</p>
<p class="p4">Nous ne pouvons plus répondre à une menace du XXIe siècle avec des moyens du XXe.</p>
<p class="p4">Nous avons les moyens techniques, humains et budgétaires. Ce qu’il nous faut désormais, c’est <span class="s2"><b>une doctrine, une volonté politique claire</b></span>, et surtout, <span class="s2"><b>l’urgence de l’action.</b></span></p>
<p>
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		<title>MyGov.be devient la solution régalienne numérique belge</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/mygov/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2025 16:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Simplification administrative]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
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<p class="p3"><span class="s2">Pour moi, le temps n&rsquo;a pas d&rsquo;importance pour autant que </span><span class="s2">les beaux projets se réalisent.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Il y a quelques années, j’ai formulé une conviction simple : </span><b>le citoyen doit pouvoir accéder à l’ensemble des services publics à partir d’un point unique, sécurisé et souverain</b><span class="s2">.</span></p>
<p class="p4">C’est cette conviction qui a donné naissance à <a href="http://mygov.be"><span class="s3"><b>MyGov.be</b></span></a>.</p>
<p>Un portefeuille d&rsquo;identité digitale, contenant l&rsquo;ensemble de vos documents et procédures administrative. A l&rsquo;intérieur de MyGov, se trouvent notamment le <strong>système d&rsquo;authentification régalien belge</strong> ainsi que votre carte d&rsquo;identité digitale qui aura bientôt la même valeur que celle que vous avez dans votre portefeuille.</p>
<p>Avec Mygov.be, la Belgique se place dans le peloton de tête des pays les plus avancés en matière de numérique public.<img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-133123 alignright" src="https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/11/IMG_8028-148x300.jpg" alt="" width="262" height="531" /></p>
<h2><b>Une vision devenue réalité</b></h2>
<p class="p3"><span class="s2">Car depuis peu, </span><b><a href="http://mygov.be">MyGov.be</a> permet désormais de s’authentifier sur les plateformes de services publics belges via CSAM</b><span class="s2">, au même titre qu’Itsme® ou la carte d’identité électronique.</span></p>
<p class="p4">Ce pas supplémentaire n’est pas anodin : il consacre la <span class="s3"><b>maturité d’une vision</b></span> et la <span class="s3"><b>réalisation d’une ambition</b></span>.</p>
<p class="p4">A titre personnel, je me suis battu, souvent contre le vent des lobby, pour réaliser ce projet. Aujourd&rsquo;hui je suis heureux de le voir aller plus loin vers la vision que j&rsquo;en avais.</p>
<p class="p4">Je vous l’ai déjà dit mais je ne le répèterai jamais assez : <i>c’est agréable de voir mûrir les fruits des graines que l’on a plantées. </i><i></i></p>
<h2><b>Itsme® et MyGov : deux piliers complémentaires de la confiance numérique</b></h2>
<p class="p4">La Belgique a cette particularité d’avoir su conjuguer <span class="s3"><b>innovation privée</b></span> et <span class="s3"><b>souveraineté publique</b></span> dans sa stratégie numérique.</p>
<p class="p3"><span class="s2">👉 </span><b>Itsme®</b><span class="s2">, d’abord, est une </span><b>réussite remarquable du secteur privé belge</b><span class="s2">.</span></p>
<p class="p4">Fruit d’un partenariat entre grandes banques et opérateurs télécoms, Itsme® s’est imposée comme une <span class="s3"><b>solution d’identité numérique de confiance</b></span>, utilisée quotidiennement par des millions de Belges.</p>
<p class="p4">Sa simplicité, sa sécurité et son ergonomie en font un modèle reconnu à l’échelle européenne.</p>
<p>Mais <strong>Itsme<b>®</b></strong>, malgré la croyance populaire, est bien une solution privée, majoritairement <strong>détenue par les banques.</strong></p>
<p>👉 <span class="s3"><b>MyGov.be</b></span>, ensuite, représente la <span class="s3"><b>complémentarité publique</b></span> de ce modèle. Mais aussi une solution de secours indispensable à Itsme® en cas de défaillance des solutions privées qu&rsquo;elles soient d&rsquo;ordre économique ou stratégique.</p>
<p class="p4"><a href="http://mygov.be">MyGov.be</a>, c’est la <span class="s3"><b>porte d’entrée fédérale et régalienne</b></span> vers l’ensemble des services publics.</p>
<p class="p4">Elle repose sur une <span class="s3"><b>infrastructure souveraine</b></span>, gérée par l’État, et conçue pour <span class="s3"><b>réunir</b></span> les interactions du citoyen avec l’administration, documents officiels, communications, paiements, démarches…</p>
<p class="p4">MyGov n’est pas seulement un portail : c’est <span class="s3"><b>le socle d’une identité numérique publique</b></span>, interopérable avec les standards européens (eIDAS) et prête à s’intégrer demain à la <a href="https://ec.europa.eu/digital-building-blocks/sites/spaces/EUDIGITALIDENTITYWALLET/pages/694487738/EU+Digital+Identity+Wallet+Home"><span class="s3"><b>European Digital Identity Wallet</b></span></a>.</p>
<p class="p1"><strong><a href="http://mygov.be">Mygov.be</a></strong> appartient à l&rsquo;Etat belge et est la forme d&rsquo;identité la plus solide que vous pouvez avoir puisqu&rsquo;elle vous est délivrée par l&rsquo;Etat. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle une identité générique, celle sur laquelle se construisent les « identités dérivées ».</p>
<p>Comme j&rsquo;ai déjà eu l&rsquo;occasion de vous le partager ici et comme je le partage dans mes conférences, je suis convaincu que <strong>l&rsquo;identité en ligne est un outil fondamental pour construire un univers digital plus sûr pour tous</strong>.</p>
<h2><b>Deux approches, une même confiance</b></h2>
<table>
<thead>
<tr>
<th>
<p class="p1"><b>Critère</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>Itsme®</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>MyGov.be</b></p>
</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>
<p class="p1">Nature</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Solution privée (banques &amp; télécoms)</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Solution publique (État belge) via <a href="https://bosa.belgium.be/fr">Bosa</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Rôle</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Authentification et signature</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Portail d’accès aux services publics; authentification limitée aux sites gouvernementaux</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Gouvernance</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Consortium privé</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Pouvoir public</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Objectif</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Simplifier la vie numérique</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Garantir la souveraineté et la continuité publique</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Usage</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Banques, assurances, e-commerce, administration</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Tous les services publics via CSAM</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1">Statut européen</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Agréé eIDAS (niveau substantiel)</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Intégré à la future EUDI Wallet</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2><b>Une étape symbolique pour la Belgique et l’Europe</b></h2>
<p class="p3">En permettant désormais l’authentification sur les plateformes publiques via CSAM, <span class="s2"><b>MyGov.be franchit une étape clé</b></span> : celle de la <span class="s2"><b>souveraineté fonctionnelle</b></span>.</p>
<p class="p3">L’État belge dispose aujourd’hui de <span class="s2"><b>sa propre capacité d’identification numérique</b></span>, indépendante et interopérable.</p>
<p class="p3">C’est un signal fort, à un moment où l’Europe avance vers l’identité numérique commune.</p>
<p class="p3">Notre pays démontre qu’il est possible d’être à la fois <span class="s2"><b>innovant, ouvert et souverain</b></span>.</p>
<h2><b>« Je l’avais dit, je l’ai fait »</b></h2>
<p class="p3">Je suis fier du chemin parcouru.</p>
<p class="p3">Fier d’avoir cru qu’il était possible de bâtir une alternative publique, éthique et performante.</p>
<p class="p3">Fier qu’aujourd’hui, chaque citoyen belge puisse accéder à ses services publics à partir d’une solution qui lui appartient collectivement.</p>
<p class="p4"><b>Itsme® est une fierté belge.</b></p>
<p class="p4"><b>MyGov doit l&rsquo;être aussi.</b><b></b></p>
<p class="p3">L’un montre la force de nos <strong>entreprises</strong>.</p>
<p class="p3">L’autre, la <strong>vision régalienne</strong> du développement digital de notre Pays.</p>
<p class="p4"><span class="s3">Et ensemble, ils font de la Belgique </span><b>l’un des pays les plus avancés d’Europe en matière d’identité numérique</b><span class="s3">.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h1 class="p4">En bref:</h1>
<h2><b>1. </b><b>Itsme® : une solution privée, agréée par l’État</b></h2>
<h3><b>Nature</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Itsme®</b></span> est une <span class="s1"><b>application privée</b></span>, développée par <span class="s1"><b>Belgian Mobile ID</b></span>, un consortium d’acteurs <span class="s1"><b>bancaires et télécoms belges</b></span> (BNP Paribas Fortis, KBC, Belfius, ING, Orange, Proximus, Telenet, etc.).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Elle agit comme <span class="s1"><b>intermédiaire d’identité numérique</b></span> : elle ne crée pas d’identité, mais <span class="s1"><b>authentifie</b></span> un utilisateur sur base d’un lien préalable avec sa carte d’identité (eID) et sa banque. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle <strong>une identité dérivée</strong>.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Fonctionnement</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">L’identité est <span class="s1"><b>vérifiée initialement</b></span> via la banque ou la carte eID.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">L’application génère un <span class="s1"><b>jeton d’authentification sécurisé</b></span> (certifié eIDAS niveau « substantiel »).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Elle permet de se connecter à des services publics (ex. Tax-on-web, MyPension) <span class="s1"><b>et privés</b></span> (banques, assurances, opérateurs…).</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Gouvernance et modèle</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Société <span class="s1"><b>privée</b></span> sous supervision du SPF Économie.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Fonctionne sous régime <span class="s1"><b>eIDAS</b></span> européen (reconnaissance transfrontalière possible).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Les données d’identification appartiennent à l’utilisateur, mais la gestion opérationnelle est <span class="s1"><b>entre les mains d’un consortium privé</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>✅ Avantages</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Très ergonomique et largement adoptée (&gt;8 millions d’utilisateurs).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Sécurité forte (biométrie, PIN, certificat numérique).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Interopérable avec de nombreux services publics et privés.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>⚠️ Limites</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Pas une </span><b>solution publique souveraine</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Dépend d’acteurs économiques privés.</p>
</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2><b>2. </b><b>MyGov.be : une solution publique et régalienne</b></h2>
<h3><b>Nature</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>MyGov.be</b><span class="s1"> est une </span><b>plateforme fédérale publique</b><span class="s1">, développée par </span><b>le SPF Stratégie et Appui (BOSA)</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Elle vise à devenir le <span class="s1"><b>point d’accès central unique</b></span> pour tous les services publics belges (fédéral, régions, communes…).</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Fonctionnement</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">MyGov.be <span class="s1"><b>ne remplace pas Itsme®</b></span>, elle la complète comme <span class="s1"><b>méthode d’authentification</b></span> alternative régalienne (au même titre que la carte eID, l’eID sur mobile, etc.).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Elle agit aussi comme <span class="s1"><b>interface gouvernementale unifiée</b></span> : un tableau de bord citoyen regroupant documents, messages, et interactions administratives et, bien entendu, <strong>carte d&rsquo;identité digitale officielle</strong></p>
</li>
</ul>
<h3><b>Gouvernance et modèle</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Gérée <span class="s1"><b>par l’État belge</b></span>, financée par les pouvoirs publics.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Respecte les normes <span class="s1"><b>eIDAS</b></span> et prépare l’intégration avec la <span class="s1"><b>future EUDI Wallet</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Objectif : <span class="s1"><b>centraliser l’identité et les services publics</b></span>, tout en laissant le choix du mode d’authentification (eID, Itsme, etc.).</p>
</li>
</ul>
<h3><b>✅ Avantages</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Solution </span><b>publique, souveraine</b><span class="s1"> et </span><b>régalienne</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Intègre, dès à présent, l’interopérabilité européenne (identité numérique commune UE).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Centralise tous les services officiels belges.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>⚠️ Limites</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Encore en </span><b>phase de déploiement</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Pas encore aussi intuitive ni intégrée aux services privés qu’Itsme.</p>
</li>
</ul>
<p>
</div><div class="uncode-single-media  text-left"><div class="single-wrapper" style="max-width: 100%;"><div class="uncode-single-media-wrapper"><img decoding="async" class="uncode-missing-media" src="https://via.placeholder.com/500x500.png?text=media+not+available&amp;w=500&amp;h=500" /></div></div></div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mygov/">MyGov.be devient la solution régalienne numérique belge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Participez au premier Baromètre de la citoyenneté numérique !</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/barometre_2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 06:24:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Brabant Wallon]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=132825</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row double-top-padding double-bottom-padding single-h-padding limit-width row-parent" style="max-width:804px; margin-left:auto; margin-right:auto;"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p3">L’ASBL <a href="http://www.citoyensnumeriques.be"><span class="s2"><b>Citoyens Numériques</b></span></a> a vu le jour avec une mission simple mais essentielle : aider enseignants, éducateurs, parents et élèves à mieux comprendre, agir et se protéger dans un monde numérique en constante évolution.</p>
<p class="p3">Parce que nos jeunes grandissent dans un univers où le digital est omniprésent, il est indispensable de leur donner les bons repères. Cela passe par une véritable éducation à la citoyenneté numérique, qui doit devenir une priorité dans nos écoles.</p>
<h2><b>Un baromètre pour mieux comprendre</b></h2>
<p class="p3">Mais pour agir efficacement, il faut d’abord comprendre les besoins du terrain. C’est pourquoi Citoyens numériques lance le <span class="s2"><b>Baromètre de la citoyenneté numérique</b></span>.</p>
<p class="p3">Ce questionnaire a pour objectif de recueillir les perceptions et attentes des citoyens, enseignants et élèves face aux enjeux du numérique. Les résultats guideront la construction d’outils pédagogiques et de formations adaptées.</p>
<p class="p4"><span class="s3">👉 </span><b>Et c’est ici que vous pouvez faire la différence !</b><b></b></p>
<p class="p3">En partageant ce questionnaire autour de vous – dans vos écoles, vos réseaux, vos collègues – vous contribuez directement à une meilleure compréhension collective de la réalité numérique.</p>
<p class="p3">Chaque réponse compte. Plus nous serons nombreux, plus le baromètre sera représentatif et utile pour bâtir ensemble une éducation au numérique à la hauteur des défis actuels.</p>
<h2><b>Un petit geste, un grand impact</b></h2>
<p class="p3">Partager ce questionnaire ne prend qu’un instant, mais c’est un geste qui peut réellement transformer la manière dont nos enfants et nos jeunes seront accompagnés dans leur vie digitale.</p>
<p class="p3">Nous comptons sur votre relais, et nous serons heureux de vous retrouver au forum en novembre pour continuer à construire ensemble une citoyenneté numérique forte, éclairée et responsable.</p>
<p>
</div><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://citoyensnumeriques.be/ressources-pedagogiques/le-barometre-de-leducation-a-la-citoyennete-numerique/" class="custom-link btn border-width-0 btn-default btn-icon-left">Participer au baromètre</a></span><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Un forum pour se former et agir</b></h2>
<p class="p4"><span class="s3">C’est dans cet esprit que nous organisons le </span><b>Forum de l’éducation à la citoyenneté numérique</b><span class="s3">, le </span><b>26 novembre 2025 à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve</b><span class="s3">.</span></p>
<p class="p3">Cet événement, encours de reconnaissance comme activité de <span class="s2"><b>formation continuée IFPC</b></span>, réunira enseignants, éducateurs, chercheurs et experts du numérique. Au programme : conférences inspirantes, panels d’échanges et ateliers pratiques pour repartir avec des outils concrets.</p>
<p>
</div><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://citoyensnumeriques.be/inscription-forum-2025/" class="custom-link btn border-width-0 btn-default btn-icon-left">Participer au Forum</a></span></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div>
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		<title>Chat Control : être libéral, c&#8217;est refuser la surveillance de masse des citoyens</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/chatcontrol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 06:27:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=132624</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/chatcontrol/">Chat Control : être libéral, c&rsquo;est refuser la surveillance de masse des citoyens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row double-top-padding double-bottom-padding single-h-padding limit-width row-parent" style="max-width:804px; margin-left:auto; margin-right:auto;"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p1">Je m’oppose fermement au projet européen surnommé <a href="https://www.usine-digitale.fr/article/reglement-chat-control-les-messageries-bientot-sous-surveillance-europeenne.N2236661"><span class="s1"><b>Chat Control</b></span></a>.</p>
<p class="p1">Car derrière la volonté — légitime — de lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants, il se cache un mécanisme qui transformerait <span class="s1"><b>chaque citoyen en suspect par défaut</b></span>.</p>
<p class="p1">Dans un État de droit, la force publique ne peut pas considérer qu’elle a le droit d’examiner en permanence la vie privée de chacun. C’est une ligne rouge que nous ne devons pas franchir.</p>
<h2><b>Qu’est-ce que le Chat Control ?</b></h2>
<p class="p1">En mai 2022, la Commission européenne a présenté un projet de règlement pour « prévenir et combattre les abus sexuels sur les enfants ».</p>
<p class="p1">Ce texte, vite surnommé <i>Chat Control</i>, vise à imposer aux plateformes de messagerie et de partage de fichiers de <span class="s1"><b>scanner automatiquement l’ensemble des communications privées</b></span> — messages, photos, vidéos — afin de détecter du contenu illicite.</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">Cela concernerait <span class="s1"><b>tous les utilisateurs</b></span>, même sans aucun lien avec la criminalité.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Même les messages <span class="s1"><b>chiffrés de bout en bout</b></span> (WhatsApp, Signal, Telegram) devraient être analysés avant envoi.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Les services auraient l’obligation de signaler aux autorités toute suspicion générée par l’algorithme.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">En clair : une <span class="s1"><b>surveillance généralisée et permanente</b></span> de nos échanges numériques.</p>
<h2><b>Un parcours législatif mouvementé</b></h2>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2022</b></span> : la Commission propose une surveillance totale.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2023</b></span> : le Parlement européen amende le texte, limitant la surveillance aux cas ciblés et protégeant le chiffrement.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2024</b></span> : la présidence belge propose un compromis basé sur le consentement, rejeté par les États membres.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2025</b></span> : la présidence danoise relance une version encore plus stricte, soutenue par 19 États membres, avec un vote décisif attendu à l’automne.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">L’Europe est à un <span class="s1"><b>tournant historique</b></span> : protéger la vie privée ou accepter la surveillance de masse.</p>
<h2><b>De nombreuses voix contre ce projet</b></h2>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Les autorités européennes de protection des données (EDPS et EDPB)</b><span class="s1"> dénoncent une violation des droits fondamentaux.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Des <span class="s1"><b>ONG</b></span> comme <i>EDRi</i>, <i>Privacy International</i> ou <i>La Quadrature du Net</i> alertent sur un glissement vers la surveillance de masse.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Des <span class="s1"><b>experts en cybersécurité</b></span> affirment que ce texte obligerait à fragiliser le chiffrement, ouvrant des failles béantes.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Plusieurs <span class="s1"><b>États membres</b></span> (Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Autriche, Pologne) s’y opposent clairement.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Pourquoi je m’y oppose</b></h2>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><b>Une atteinte massive à la vie privée</b><b></b></p>
<p class="p2">La surveillance doit être ciblée et proportionnée. Ici, on inverse les principes : tout le monde devient suspect par défaut.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Une mesure disproportionnée</b><b></b></p>
<p class="p2">Plutôt que de renforcer les moyens d’enquête et la coopération internationale, on choisit la facilité : surveiller tout le monde. C’est une <span class="s1"><b>paresse institutionnelle</b></span> inacceptable.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Un risque cyber majeur</b><b></b></p>
<p class="p2">C’est peut-être le point le plus inquiétant.</p>
<p class="p2">Le <i>Chat Control</i> obligerait à créer des portes dérobées (“backdoors”) pour analyser les communications chiffrées. Or, dans le contexte actuel, où les menaces cyber n’ont jamais été aussi grandes — attaques d’États hostiles, cybercriminalité organisée, espionnage industriel — affaiblir le chiffrement reviendrait à <span class="s1"><b>ouvrir une brèche monumentale dans notre cybersécurité</b></span>.</p>
<p class="p2">En voulant protéger, on fragiliserait :</p>
</li>
</ol>
<ul>
<li>
<p class="p1">les citoyens (banques en ligne, données médicales, vie privée),</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les entreprises (secrets industriels, données clients),</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les États eux-mêmes (communications gouvernementales, infrastructures critiques).</p>
</li>
</ul>
<ol start="4">
<li>
<p class="p1"><b>Un précédent politique dangereux</b><b></b></p>
<p class="p2">Aujourd’hui, c’est pour lutter contre la pédopornographie. Demain, ce pourrait être le terrorisme, les migrations, ou les opinions politiques. L’outil, une fois créé, pourra toujours être détourné.</p>
</li>
</ol>
<h2><b>Accepter nos limites pour préserver nos libertés</b></h2>
<p class="p4"><span class="s3">Il faut parfois accepter de </span><b>s’interdire d’être en capacité de tout faire et de tout savoir</b><span class="s3">.</span></p>
<p class="p1">Un État de droit n’est pas un État omniscient. Il se fixe des limites, parce que la liberté et la sécurité des citoyens ne sont pas négociables.</p>
<p class="p1">Protéger les enfants est une priorité absolue. Mais on ne protège pas une société en détruisant les fondements de sa sécurité numérique et de sa liberté.</p>
<p class="p4"><b>Dans un État de droit, on traque les criminels, pas les citoyens.</b></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/chatcontrol/">Chat Control : être libéral, c&rsquo;est refuser la surveillance de masse des citoyens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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