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	<title>Archives des Intelligence artificielle - Mathieu Michel</title>
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	<description>Liberté. Innovation. Responsabilité.</description>
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	<title>Archives des Intelligence artificielle - Mathieu Michel</title>
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	<item>
		<title>La malédiction de Provinces&#8230;</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/reforme-des-province-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 10:28:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133227</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/reforme-des-province-2025/">La malédiction de Provinces&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p1">Ayant été <span class="s1"><b>député provincial pendant près de quinze ans</b></span>, j’ai eu tout le loisir d’observer un phénomène fascinant : <strong>la malédiction des Provinces</strong>,  c<span class="s1">e débat sur la suppression des provinces qui déclenche systématiquement plus d’émotions que de <b>connaissances</b></span>.</p>
<p class="p1">Bien avant mon mandat, bien après, le scénario est toujours le même. Les provinces cristallisent fantasmes, réflexes idéologiques et postures de principe, souvent portés par des personnes qui, soyons honnêtes, <span class="s1"><b>ne savent pas vraiment ce que fait une province, comment elle fonctionne, ni pourquoi elle existe</b></span>.</p>
<p class="p1">Dans l’arène, on retrouve alors un casting désormais bien rodé :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">ceux qui ne connaissent pas les provinces mais ont un avis très tranché ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">ceux qui refusent toute évolution au nom de la tradition ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">ceux qui lorgnent avec gourmandise sur leurs recettes fiscales ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et ceux qui rêvent de voir la province finir <span class="s1"><b>la tête au bout d’une pique</b></span>, comme un trophée symbolique de la “simplification institutionnelle”, peu importe ce qui la remplace.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Dans ces conditions, les ingrédients sont rarement réunis pour mener une <span class="s1"><b>réflexion structurelle, apaisée et rationnelle </b></span>sur l’évolution d’une institution qui, quoi qu’en pensent certains, <span class="s1"><b>a trouvé sa place dans le vivre-ensemble territorial</b></span>, souvent là où d’autres niveaux de pouvoir n’étaient ni assez proches, ni assez structurés voire même totalement inefficaces.</p>
<p class="p1">C’est précisément pour sortir de ce débat caricatural entre ignorance, immobilisme et pulsions budgétaires qu’il est nécessaire de poser les choses calmement : <span class="s1"><b>expliquer la réforme proposée, démontrer pourquoi elle rate sa cible, et surtout proposer des alternatives sérieuses</b></span>, efficaces et démocratiquement responsables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><b>1. Le contexte : une réforme institutionnelle ambitieuse… sur le papier</b></h2>
<p class="p3">Le Gouvernement wallon a engagé une réforme d’ampleur de l’institution provinciale. Son objectif affiché est clair : <span class="s2"><b>moderniser l’organisation territoriale</b></span>, réduire le nombre de mandats politiques, améliorer l’efficacité de l’action publique et générer des économies.</p>
<p class="p3">Concrètement, la réforme prévoit :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">la </span><b>suppression de l’élection provinciale à partir de 2030</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">la disparition des </span><b>conseils provinciaux élus</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">le maintien des provinces comme <span class="s1"><b>circonscriptions administratives</b></span> et du <span class="s1"><b>Gouverneur</b></span>, garant de la continuité de l’autorité publique ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la création de <span class="s1"><b>structures supracommunales</b></span> par territoire provincial, dotées de la personnalité juridique, <span class="s1"><b>pilotées par une assemblée de bourgmestres</b></span> ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une <span class="s1"><b>ventilation progressive des compétences</b></span> provinciales vers la Région, les communes ou ces nouvelles structures ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la fin de la <span class="s1"><b>fiscalité provinciale</b></span>, avec une promesse de neutralité fiscale pour le citoyen et budgétaire pour les communes.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Sur le papier, l’intention est louable. Personne ne conteste la nécessité de clarifier les compétences, de réduire les redondances et de rendre l’action publique plus lisible. Mais <span class="s2"><b>une réforme institutionnelle ne se juge pas à ses intentions, elle se juge à ses effets</b></span>.</p>
<p class="p3">Et c’est précisément là que le bât blesse.</p>
<h2><b>2. Pourquoi cette réforme n’atteindra ni l’efficacité ni la réduction des coûts annoncées</b></h2>
<h3><b>Supprimer une élection n’est pas une réforme structurelle</b></h3>
<p class="p3">La réforme met en avant une économie d’environ <span class="s2"><b>3 millions d’euros</b></span>, liée à la suppression des rémunérations des élus provinciaux. Ce chiffre est politiquement frappant, mais <span class="s2"><b>structurellement faible&#8230; </b></span></p>
<p class="p3">La vraie question n’est pas : <i>combien d’élus supprime-t-on ?</i><i></i></p>
<p class="p3">La vraie question est : <i>combien de structures, de couches administratives et de coûts de fonctionnement supprime-t-on réellement ?</i><i></i></p>
<p class="p3">Or, la réforme :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>supprime un scrutin</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">mais <span class="s1"><b>ne supprime pas la complexité</b></span> de l’écosystème supracommunal ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">elle remplace un niveau politique élu par <span class="s1"><b>des gouvernances désignées (</b></span>intercommunales, asbl&#8230; ), souvent moins visibles, moins transparentes et moins contrôlables.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Résultat : on change la forme, pas le fond.</p>
<h3><b>Une efficacité affaiblie par la gouvernance intercommunale</b></h3>
<p class="p3">Confier la supracommunalité à une <span class="s2"><b>assemblée de bourgmestres</b></span> peut sembler pragmatique. En réalité, cela pose trois problèmes majeurs :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Décision plus lente</b></span> : arbitrer entre intérêts communaux divergents est plus complexe que décider à partir d’un projet territorial clair.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Responsabilité diluée</b></span> : qui est responsable politiquement d’une décision impopulaire ? Personne en particulier.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Double casquette permanente</b></span> : le bourgmestre est à la fois juge et partie, défenseur de sa commune et gestionnaire supracommunal.</p>
</li>
<li><strong>Arrangements entre plus grosses communes:</strong> la sur-représentation des communes les plus peuplées leur permet de peser plus lourdement au détriment des plus petites.</li>
</ol>
<p class="p4"><span class="s3">Ce type de gouvernance est utile pour la concertation, </span><b>mais mauvais comme substitut à une autorité politique élue</b><span class="s3">.</span></p>
<h3><b>Un recul démocratique évident</b></h3>
<p class="p3">Le cœur du problème est démocratique.</p>
<p class="p3">Avec la réforme :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">le citoyen <span class="s1"><b>ne vote plus</b></span> pour un projet supracommunal ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">il ne peut plus <span class="s1"><b>sanctionner ou soutenir</b></span> une politique territoriale ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les décisions sont prises dans des instances où les membres sont <span class="s1"><b>désignés</b></span>, souvent selon des équilibres d’appareil.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><span class="s3">Or, </span><b>la transparence démocratique d’un élu directement responsable devant les électeurs sera toujours supérieure à celle d’un conseil d’administration désigné</b><span class="s3">.</span></p>
<p class="p3">Supprimer un niveau élu en le remplaçant par une structure indirecte, ce n’est pas moderniser la démocratie locale, c’est l’appauvrir.</p>
<h3><b>Une confiscation silencieuse de la fiscalité territoriale</b></h3>
<p class="p3">La disparition des provinces politiques entraîne mécaniquement la fin de la <span class="s2"><b>fiscalité provinciale</b></span>, notamment les additionnels au précompte immobilier.</p>
<p class="p3">Dès lors, deux scénarios existent :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">reprise par la Région ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">reprise par les communes ;</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Dans tous les cas, <span class="s2"><b>sans niveau élu direct</b></span>, la fiscalité devient :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">moins lisible,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">moins traçable,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">moins directement liée à des choix politiques territoriaux.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">C’est une <span class="s2"><b>confiscation démocratique de l’impôt</b></span> voire même, un refinancement déguisé de la Région wallonne: le citoyen continue de payer, mais il ne sait plus clairement <i>qui décide </i>ni <i>pour quels projets</i>.</p>
<p class="p3">Dans des territoires comme le <span class="s2"><b>Brabant wallon</b></span>, où l’équilibre fiscal est sensible et où les besoins supracommunaux sont bien identifiés, c’est une <span class="s2"><b>mauvaise opération politique </b>et fiscale qui risque de coûter </span></p>
<h2><b>3. Deux alternatives crédibles pour une vraie réforme de la supracommunalité</b></h2>
<p class="p3">Critiquer ne suffit pas. Il faut proposer. Deux grandes alternatives existent, bien plus cohérentes avec les objectifs d’efficacité, d’économie et de démocratie.</p>
<h3><b>Alternative 1 – Les fusions de communes : réduire le besoin du supracommunal</b></h3>
<p class="p3">Première option : <span class="s2"><b>agrandir les communes</b></span> pour leur donner une taille critique suffisante.</p>
<p class="p4"><b>Avantages :</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">simplification institutionnelle ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">responsabilité politique directe ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">réduction de certains besoins de coordination.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><b>Limites :</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">dans les zones rurales, même fusionnées, certaines communes restent trop petites ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de nombreuses politiques (mobilité, eau, sécurité, environnement) dépassent toujours l’échelle communale ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">acceptabilité politique limitée des fusions forcées.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">👉 Les fusions peuvent <span class="s2"><b>réduire</b></span> le périmètre de la supracommunalité, mais <span class="s2"><b>ne peuvent pas la supprimer totalement</b></span>.</p>
<h3><b>Alternative 2 – La vraie réforme : un niveau supracommunal unique, rationalisé et élu</b></h3>
<p class="p3">C’est l’option la plus ambitieuse et la plus cohérente.</p>
<p class="p3">Elle consiste à :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>fusionner verticalement</b></span> toutes les structures intermédiaires existantes (intercommunales, ASBL, agences…) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">créer <span class="s1"><b>une seule entité supracommunale par territoire</b></span> (5 ou 9 selon les bassins de vie réels) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">doter cette entité :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">d’un </span><b>conseil élu au suffrage universel direct</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">d’un </span><b>budget consolidé unique</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">d’une </span><b>fiscalité territoriale clairement identifiée</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p>&nbsp;</li>
</ul>
<p class="p3">Les bourgmestres conservent un rôle central de coordination et de co-construction stratégique, mais <span class="s2"><b>ne remplacent pas l’élection</b></span>.</p>
<p class="p4"><b>Résultat :</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">moins de structures juridiques ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">moins de conseils d’administration ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">plus de lisibilité pour le citoyen ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une chaîne claire : <i>le territoire décide, le territoire finance, le territoire rend des comptes</i>.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><span class="s3">C’est là que se trouvent </span><b>les vraies économies</b><span class="s3"> et </span><b>la vraie efficacité</b><span class="s3">.</span></p>
<h2><b>4. Conclusion : ce que doit être une réforme responsable</b></h2>
<p class="p3">Une réforme institutionnelle crédible doit respecter quelques principes simples :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Supprimer des structures</b></span>, pas seulement des élections.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Clarifier qui décide, qui paie et qui est responsable.</b><b></b></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Maintenir un niveau de pouvoir élu directement</b></span> dès qu’il existe une fiscalité et des choix politiques structurants.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Rationaliser l’écosystème supracommunal</b><span class="s1">, au lieu de le rendre plus opaque.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p3">En résumé :</p>
<blockquote>
<p>Supprimer un scrutin ne suffit pas.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Supprimer la démocratie locale est une erreur.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Et confisquer la fiscalité territoriale sans responsabilité politique est un très mauvais signal.</p>
</blockquote>
<p class="p3">La modernisation de la Wallonie passe par <span class="s2"><b>moins de structures</b></span>, <span class="s2"><b>plus de clarté</b></span>, et <span class="s2"><b>plus de responsabilité démocratique</b></span>, pas par des couches intermédiaires technocratiques.</p>
<h3><b>Pour aller plus loin</b></h3>
<p class="p3">👉 <a href="https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/12/Supracommunalite-reforme-province.pdf"><span class="s2"><b>La note d’analyse complète ici</b></span> </a>développe ces arguments de manière exhaustive, avec des scénarios institutionnels détaillés, une analyse fiscale approfondie (notamment pour le Brabant wallon) et une proposition opérationnelle clé en main pour l’avenir de la supracommunalité wallonne.</p>
<p>
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</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/reforme-des-province-2025/">La malédiction de Provinces&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mesurer la puissance de l’information : l’infoWatt, un outil pour la pensée critique</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/mesurer-la-puissance-de-linformation-linfowatt-un-outil-pour-la-pensee-critique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 23:41:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133228</guid>

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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Mesurer la puissance de l’information : de l’alerte démocratique de Harari à l’infoWatt, un outil pour le citoyen numérique</b></h2>
<p class="p3">Nous vivons dans un monde où l’information n’est plus seulement un moyen de connaissance, mais une force structurante des sociétés. Dans <span class="s2"><i>Nexus</i></span>, <span class="s3"><b>Yuval Noah Harari</b></span> met en garde contre un phénomène inédit dans l’histoire humaine : la capacité de systèmes informationnels automatisés à influencer massivement les opinions, les comportements et les choix politiques, sans intention humaine directe et sans responsabilité clairement identifiable.</p>
<p class="p3">Le risque, selon lui, n’est pas tant le mensonge que la <span class="s4"><b>perte de contrôle démocratique sur les flux d’information</b></span>. Lorsque la vitesse, la répétition et l’émotion priment sur la délibération, la démocratie s’expose à une saturation informationnelle qui fragilise l’esprit critique. Une société submergée de messages n’est pas nécessairement mieux informée ; elle est souvent plus malléable.</p>
<p class="p3">Face à cette inquiétude, une question centrale émerge :</p>
<p class="p4"><b>comment comprendre, qualifier et gouverner l’impact réel de l’information sur les individus et sur la société ?</b><b></b></p>
<p class="p3">C’est précisément à cette question que répond le concept d’<a href="https://www.exquando.be/linfowatt-une-unite-pour-apprehender-la-puissance-informationnelle-qui-faconne-le-monde-de-demain/"><span class="s4"><b>infoWatt</b></span></a>, proposé par <a href="https://www.linkedin.com/in/mansoult/"><span class="s3"><b>Marc Ansoult</b></span></a>.</p>
<h2><b>L’infoWatt : penser l’information comme une énergie</b></h2>
<p class="p3">L’originalité de l’infoWatt repose sur un changement de paradigme. Jusqu’à présent, l’information est essentiellement mesurée comme un volume : nombre de messages, durée d’exposition, quantité de données. Or ces indicateurs disent peu de l’essentiel : <span class="s4"><b>l’effet produit sur les individus</b></span>.</p>
<p class="p3">L’infoWatt propose de considérer l’information comme une <span class="s4"><b>énergie cognitive</b></span>, capable de produire un travail sur nos représentations du monde.</p>
<p class="p3">Un contenu n’est pas simplement reçu : il agit, il déplace, il transforme.</p>
<p class="p3">Pour comprendre ce mécanisme, Marc Ansoult introduit la notion de <i>carte mentale</i>. Chaque individu possède une représentation du monde constituée de propositions, idées, croyances, certitudes, qui évoluent au fil du temps. Ces propositions peuvent être décrites selon trois dimensions fondamentales :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>la dimension cognitive (P)</b></span> : le niveau de compréhension ou d’information sur un sujet ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>la dimension émotionnelle (A)</b></span> : l’adhésion, le rejet ou la neutralité affective ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>la dimension comportementale (E)</b></span> : le degré d’engagement ou de passage à l’action.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Lorsqu’un contenu informationnel est consommé, il peut déplacer une proposition sur un ou plusieurs de ces axes. Ce déplacement constitue le <span class="s4"><b>travail informationnel</b></span>.</p>
<h2><b>De la mécanique physique à la mécanique de l’information</b></h2>
<p class="p3">Pour rendre ce phénomène mesurable, l’infoWatt s’inspire directement des unités de la physique classique. L’analogie est volontairement simple et pédagogique.</p>
<p class="p3">Dans le monde physique :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">une <span class="s1"><b>force</b></span> met un objet en mouvement,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">un <span class="s1"><b>travail</b></span> correspond à un déplacement,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une <span class="s1"><b>puissance</b></span> mesure la vitesse à laquelle ce travail est effectué.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Dans le monde informationnel :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">la <span class="s1"><b>force informationnelle</b></span> correspond à l’intensité d’un contenu (par exemple un post, un article, une discussion en face à face) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">le <span class="s1"><b>travail informationnel</b></span> correspond au déplacement d’une proposition sur la carte mentale d’une personne ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la <span class="s1"><b>puissance informationnelle</b></span> mesure l’impact global d’un contenu dans le temps et sur une audience donnée.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Ainsi naissent les unités conceptuelles suivantes :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">l’<span class="s1"><b>infoNewton</b></span>, unité de force informationnelle ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">l’<span class="s1"><b>infoJoule</b></span>, unité de travail cognitif ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">l’<span class="s1"><b>infoWatt</b></span>, unité de puissance informationnelle.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">L’infoWatt permet donc de quantifier non pas ce qui est publié, mais <span class="s4"><b>ce que cela change</b></span>.</p>
<h2><b>Exemple : mesurer l’impact plutôt que la visibilité</b></h2>
<p class="p3">Prenons un exemple concret.</p>
<p class="p3">Un message court, émotionnel et simplificateur, diffusé massivement par un algorithme, peut provoquer un fort déplacement émotionnel et comportemental chez un large public, en un temps très court. Sa puissance informationnelle, son infoWatt, est élevée.</p>
<p class="p3">À l’inverse, un article rigoureux, nuancé et factuel, diffusé plus lentement à un public restreint, peut avoir une puissance informationnelle plus faible, malgré une qualité intrinsèque supérieure.</p>
<p class="p3">Ce constat n’est pas un jugement de valeur ; c’est un <span class="s4"><b>diagnostic</b></span>.</p>
<p class="p3">Et c’est précisément ce diagnostic qui manque aujourd’hui aux démocraties, comme le souligne Harari.</p>
<h2><b>Un outil pour révéler les déséquilibres de pouvoir informationnel</b></h2>
<p class="p3">L’apport politique majeur de l’infoWatt réside dans sa capacité à rendre visibles des déséquilibres jusque-là abstraits.</p>
<p class="p3">Lorsque des acteurs anonymes, automatisés ou non responsables disposent d’une puissance informationnelle équivalente à celle d’institutions démocratiques, un problème de gouvernance se pose.</p>
<p class="p3">Harari le formule autrement : les démocraties risquent d’être façonnées par des récits qu’elles n’ont ni choisis, ni compris, ni régulés.</p>
<p class="p3">L’infoWatt ne décide pas à la place du politique, mais il fournit un <span class="s4"><b>instrument de lecture</b></span> indispensable pour éclairer les décisions publiques, éducatives et citoyennes.</p>
<h2><b>L’éducation à la citoyenneté numérique : donner des outils pour comprendre l’impact</b></h2>
<p class="p3">Dans ce contexte, l’éducation à la citoyenneté numérique devient une nécessité démocratique.</p>
<p class="p3">Former des citoyens numériques, ce n’est pas seulement enseigner l’usage des outils, mais développer une <span class="s4"><b>conscience de l’impact informationnel</b></span>.</p>
<p class="p3">L’infoWatt peut jouer ici un rôle pédagogique central :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">il permet de comprendre pourquoi certains contenus nous affectent plus que d’autres ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">il aide à identifier les mécanismes de viralité et de manipulation émotionnelle ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">il introduit la notion de responsabilité proportionnelle à l’impact.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Partager un contenu, ce n’est pas un geste neutre. C’est exercer une part de puissance informationnelle.</p>
<h2><b>Le citoyen numérique comme acteur démocratique</b></h2>
<p class="p3">Face aux défis du monde digital, le citoyen n’est pas condamné à l’impuissance.</p>
<p class="p3">Mais son rôle évolue. Il ne s’agit plus seulement de voter ou de s’exprimer, mais de <span class="s4"><b>choisir consciemment ce que l’on amplifie</b></span>.</p>
<p class="p3">Le citoyen numérique est celui qui :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">comprend que l’information agit comme une force,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">accepte de ralentir face à l’émotion,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">mesure les effets de la répétition,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">assume sa part de responsabilité dans l’écosystème informationnel.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Mesurer pour gouverner, gouverner pour préserver</b></h2>
<p class="p3"><i>Nexus</i> nous rappelle que l’information façonne les civilisations.</p>
<p class="p3">L’infoWatt propose un moyen de rendre cette puissance visible, intelligible et donc gouvernable.</p>
<p class="p3">Entre l’alerte de Harari et le modèle de Marc Ansoult se dessine une même exigence :</p>
<p class="p4"><span class="s5">👉 </span><b>réintroduire de la mesure, de la responsabilité et de la conscience dans un monde saturé d’informations</b><span class="s5">.</span></p>
<p class="p3">Car ce que nous ne mesurons pas finit toujours par nous dominer.</p>
<p class="p3">Et dans une démocratie, comprendre ce qui nous influence est déjà un acte citoyen.</p>
<p>
</div><div class="uncode_text_column" ><p>Plus d&rsquo;infos:<br />
<a href="https://www.exquando.be/linfowatt-une-unite-pour-apprehender-la-puissance-informationnelle-qui-faconne-le-monde-de-demain/">https://www.exquando.be/linfowatt-une-unite-pour-apprehender-la-puissance-informationnelle-qui-faconne-le-monde-de-demain/</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Cybersécurité: le retard inacceptable de certaines administrations en matière de sécurité numérique</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-le-retard-inacceptable-de-certaines-administrations-en-matiere-de-securite-numerique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 09:42:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133306</guid>

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<h2><b>Quand la faille n’est ni technologique ni sophistiquée : retour sur une arnaque révélatrice</b></h2>
<p class="p1">Je parle ici d’expérience personnelle.</p>
<p class="p1">Un individu a récemment envoyé un e-mail à mon employeur en lui demandant de <span class="s1"><b>modifier mon numéro de compte bancaire pour le versement de mon salaire</b></span>.</p>
<p class="p1">Le message était envoyé depuis une adresse mail <span class="s1"><b>ne comportant même pas mon nom</b></span>. Aucun document crédible, aucun élément permettant d’authentifier la demande.</p>
<p class="p1">Malgré cela, le fonctionnaire destinataire <span class="s1"><b>ne vérifie pas</b></span>.</p>
<p class="p1">Il ne contacte pas l’intéressé.</p>
<p class="p1">Il ne recoupe pas l’information.</p>
<p class="p1">Il ne suit aucune procédure minimale de validation.</p>
<p class="p1">Il s’exécute.</p>
<p class="p1">Ce type de fraude porte un nom : <span class="s1"><b>l’arnaque au paiement</b></span>. Dans le champ de la cybersécurité, elle est généralement classée dans les catégories <span class="s1"><b>Business Email Compromise (BEC)</b></span>, <span class="s1"><b>payment diversion</b></span>, <span class="s1"><b>invoice &amp; mandate fraud</b></span> ou <span class="s1"><b>manipulation du payeur</b></span>.</p>
<p class="p1">Elle ne repose ni sur une attaque informatique sophistiquée ni sur une faille technique avancée. Elle repose sur une réalité beaucoup plus inquiétante : <span class="s1"><b>la crédulité humaine et l’absence de culture de sécurité</b></span>.</p>
<h2><b>Des statistiques imparfaites, mais sans équivoque</b></h2>
<p class="p1">Il est important de le rappeler :</p>
<p class="p1">il existe très peu de statistiques publiques isolant spécifiquement les fraudes au <span class="s1"><b>changement d’IBAN d’un salarié</b></span>. Les autorités financières agrègent généralement ces scénarios dans des catégories plus larges.</p>
<p class="p1">On distingue donc deux niveaux de données :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Statistiques “officielles”</b></span> (banques centrales, autorités de contrôle)</p>
<p class="p1">Elles mesurent principalement la <span class="s1"><b>fraude au paiement</b></span> et la <span class="s1"><b>Business Email Compromise (BEC)</b></span> au sens large.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Statistiques spécifiques “salaires / changement de RIB”</b><b></b></p>
<p class="p2">Elles sont rares, car ce scénario est généralement intégré dans les catégories <i>payment diversion</i> ou <i>credit transfers</i>, sans sous-détail “salaire”.</p>
</li>
</ol>
<p class="p1">Malgré cette limite méthodologique, les ordres de grandeur sont sans appel.</p>
<h2><b>Europe : des milliards d’euros détournés par manipulation humaine</b></h2>
<p class="p1">Selon les données consolidées de la Banque centrale européenne</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">La </span><b>valeur totale des fraudes sur paiements dans l’Espace économique européen</b><span class="s1"> s’élevait à </span><b>4,2 milliards d’euros en 2024</b><span class="s1">,</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">soit une </span><b>hausse d’environ 17 % par rapport à 2023</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Dans ce même reporting, les </span><b>pertes liées aux virements bancaires (credit transfers)</b><span class="s1"> atteignent </span><b>2,2 milliards d’euros en 2024</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">À titre de comparaison, les fraudes sur paiements par carte (émises UE/EEE) représentent <span class="s1"><b>1,329 milliard d’euros</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Le scénario du <span class="s1"><b>changement d’IBAN d’un salarié</b></span> est classé par les banques comme une forme de <span class="s1"><b>manipulation du payeur sur virement</b></span>, et se retrouve donc dans cette catégorie des <i>credit transfers</i>, sans ventilation spécifique.</p>
<p class="p4"><span class="s4">Autrement dit : </span><b>ce type d’arnaque participe directement à ces milliards d’euros de pertes annuelles</b><span class="s4">.</span></p>
<h2><b>États-Unis : une référence mondiale sur le BEC</b></h2>
<p class="p1">Les chiffres américains sont souvent cités comme référence, car ils sont publiés de manière homogène par le FBI via l’IC3.</p>
<p class="p5"><span class="s5">Selon les données du <a href="chatgpt://generic-entity?number=1"><span class="s3"><b>Federal Bureau of Investigation</b></span></a> / IC3 :</span></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">En <span class="s1"><b>2024</b></span>, les fraudes de type <span class="s1"><b>Business Email Compromise</b></span> (BEC) ont donné lieu à <span class="s1"><b>21 442 plaintes</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Les pertes financières “ajustées” dépassent <span class="s1"><b>2,7 milliards de dollars</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Le rapport publié en 2025 confirme que le BEC reste l’un des <span class="s1"><b>principaux postes de pertes du cybercrime mondial</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Le <span class="s1"><b>payroll diversion</b></span> (détournement de salaire) est explicitement identifié par le FBI comme un <span class="s1"><b>scénario récurrent</b></span> de BEC, même s’il n’est pas toujours ventilé comme sous-catégorie autonome dans les tableaux publics.</p>
<h2><b>Belgique : une pression massive, des chiffres édifiants</b></h2>
<p class="p1">En Belgique, il n’existe pas de statistiques publiques isolant spécifiquement les détournements de salaires. En revanche, les indicateurs de <span class="s1"><b>pression</b></span> sont éloquents.</p>
<p class="p1">Les chiffres de <a href="chatgpt://generic-entity?number=2"><span class="s3"><b>Safeonweb</b></span></a> montrent :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Plus de 9 millions de messages suspects</b><span class="s1"> signalés en </span><b>2024</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Près de 10 millions en 2025</b><span class="s1">,</span></p>
<p class="p2">confirmant une <span class="s2"><b>exposition massive au phishing</b></span>, qui constitue très souvent la porte d’entrée des fraudes de type <strong>BEC</strong> (Business Email Compromise).</p>
<p class="p2">.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Safeonweb décrit également en détail les mécanismes d’<span class="s1"><b>invoice fraud</b></span> (demande de changement de compte bancaire adressée à la comptabilité).</p>
<p class="p1">La logique est strictement identique à la fraude au <span class="s1"><b>changement d’IBAN pour salaire</b></span>, seul le prétexte diffère.</p>
<h2><b>Le mécanisme de l’arnaque : simple, efficace, redoutable</b></h2>
<p class="p1">Le schéma est désormais bien documenté :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1">Un fraudeur envoie un e-mail à l’employeur (RH ou comptabilité).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il se fait passer pour un employé réel.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il invoque un changement de compte bancaire.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il demande que le prochain salaire soit versé sur un nouvel IBAN contrôlé par le fraudeur.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Sans vérification, le virement est effectué… et généralement perdu de manière définitive.</p>
</li>
</ol>
<h2><b>Pourquoi cette fraude fonctionne encore</b></h2>
<p class="p1">Parce qu’elle exploite des failles organisationnelles connues :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">les changements de RIB sont courants et légitimes,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les procédures sont parfois inexistantes ou non respectées,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la confiance interne est instrumentalisée.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">La sophistication technique est secondaire. <span class="s1"><b>L’ingénierie sociale est centrale.</b><b></b></span></p>
<h2><b>NIS2 : un cadre clair, mais encore trop peu implémenté</b></h2>
<p class="p1">Face à cette réalité, l’Union européenne a fixé un cadre contraignant avec la directive<b> NIS2</b>.</p>
<p class="p1">NIS2 impose aux entités essentielles et importantes :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">des <span class="s1"><b>formations obligatoires</b></span> des collaborateurs,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une responsabilisation explicite des dirigeants,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des procédures de gestion des incidents,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une gouvernance structurée de la sécurité numérique.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Ce cadre ne se limite pas à des outils technologiques. Il reconnaît explicitement que <span class="s1"><b>la première ligne de défense est humaine</b></span>.</p>
<p class="p1">Mais une directive, aussi ambitieuse soit-elle, reste inefficace sans une mise en œuvre rigoureuse, quotidienne et incarnée.</p>
<h2><b>La cybersécurité est devenue un enjeu de démocratie</b></h2>
<p class="p1">À l’heure où nos sociétés reposent massivement sur le numérique, la cybersécurité est devenue <span class="s1"><b>vitale</b></span> :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">pour la protection des finances publiques,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">pour la continuité des services,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">pour la confiance des citoyens,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et pour la solidité de nos démocraties.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">L’éducation aux codes du numérique – comprendre les mécanismes de fraude, reconnaître les signaux faibles, adopter des réflexes simples de vérification – constitue aujourd’hui une <span class="s1"><b>première ligne de défense démocratique</b></span>.</p>
<p class="p1">La cybersécurité ne commence pas par un algorithme.</p>
<p class="p1">Elle commence par un doute légitime, une procédure respectée et un humain formé.</p>
<p class="p1">Ne pas l’avoir compris, en 2025, n’est plus une négligence.</p>
<p class="p4"><span class="s4">C’est un </span><b>retard inacceptable</b><span class="s4">.</span></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>A Noël, prenez le temps&#8230;</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/a-noel-prenez-le-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 10:33:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133270</guid>

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<h1><b>Prendre le temps</b></h1>
<p><b><br />
Noël est une fête universelle</b> qui nous offre, chaque année, l’opportunité de ralentir.</p>
<p>Une pause dans un monde qui court trop vite et qui, en fin de compte, nous prive du temps d’exister vraiment, pour nous-mêmes et pour les autres.</p>
<p>Nous subissons cette accélération continue.</p>
<p>Elle nous empêche de ressentir pleinement, de penser en profondeur, de réfléchir avec justesse.</p>
<p>Nous n’avons plus le temps de lire, d’écouter, de comprendre.</p>
<p>Plus le temps de laisser une idée mûrir, une émotion s’installer, un silence nous parler.</p>
<p>En ce jour de Noël, je vous souhaite d’apprécier le temps.</p>
<p>Non pas pour le remplir davantage, mais pour éviter de le perdre.</p>
<p>Car, quoi que nous fassions, nous n’en aurons jamais assez — alors autant lui redonner du sens.</p>
<p>N’hésitez jamais à le consacrer à l’essentiel.</p>
<p><b>Joyeux Noël.</b></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Vers une transformation profonde de nos modèles de formation</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/vers-une-transformation-profonde-de-nos-modeles-de-formation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 15:34:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133218</guid>

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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1><b>Vers une transformation profonde de nos modèles de formation</b></h1>
<p class="p3">Lors du <a href="https://www.mathieumichel.be/article-vierge/"><strong>Colloque sur l&rsquo;IA</strong></a> organisé par le <a href="https://www.cjg.be/colloque-piloter-la-revolution-ia-une-journee-dechanges-strategiques-pour-faconner-lavenir-numerique/">centre Jean Gol</a>, j&rsquo;ai abordé cette réflexion sur l&rsquo;évolution des métiers.<br />
Nous vivons aujourd’hui une accélération sans précédent des mutations du monde professionnel. Les métiers évoluent, disparaissent, se transforment ; de nouvelles compétences émergent au rythme même de l’innovation technologique. Dans ce contexte, il devient évident qu’on ne peut plus se reposer uniquement sur des formations longues, conçues pour un monde où les cycles de transformation étaient beaucoup plus lents.</p>
<h2><b>Pourquoi le modèle traditionnel ne suffit plus</b></h2>
<p class="p3">Pendant des décennies, la formation initiale constituait un socle sur lequel chacun pouvait bâtir toute une carrière. Ce modèle a fonctionné tant que les métiers restaient stables et que les technologies progressaient à un rythme raisonnable. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : certaines technologies changent tous les six mois et de nouveaux métiers apparaissent chaque année.</p>
<p class="p3">Face à cette dynamique, les entreprises peinent à suivre, les travailleurs doivent constamment s’adapter, et le marché du travail réclame une agilité qu’un diplôme obtenu il y a dix ans ne peut plus garantir.</p>
<p class="p3">C’est pour répondre à cette réalité que j’ai plaidé pour une transformation profonde de nos modèles de formation.</p>
<h2><b>Le basculement vers des micro-certifications</b></h2>
<p class="p3">Nous devons évoluer vers un système plus flexible, plus agile, et surtout mieux connecté aux besoins réels du marché du travail. Les micro-certifications représentent, à mes yeux, l’une des réponses les plus pertinentes à ces défis.</p>
<h3><b>1. Un format plus flexible</b></h3>
<p class="p3">Les micro-certifications permettent d’acquérir des compétences ciblées en quelques jours ou quelques semaines, sans interrompre son activité professionnelle. Elles sont adaptées à des trajectoires professionnelles désormais plus fragmentées et évolutives.</p>
<h3><b>2. Une réponse aux métiers émergents</b></h3>
<p class="p3">Qu’il s’agisse d’intelligence artificielle, de cybersécurité, de gestion des données ou de transition énergétique, les métiers émergents évoluent plus vite que les programmes académiques traditionnels. Les micro-certifications, elles, peuvent être mises à jour régulièrement et développées en fonction des besoins réels du terrain.</p>
<h3><b>3. Un outil pour maintenir les compétences à jour</b></h3>
<p class="p3">Dans un monde où l’apprentissage doit être continu, les micro-certifications permettent à chacun de documenter ses compétences, de les renforcer et de rester employable tout au long de sa vie professionnelle.</p>
<h2><b>Un enjeu porté jusqu’au niveau européen</b></h2>
<p class="p3">Pendant la présidence belge de l’Union européenne, j’ai fait de cette question un véritable point de négociation.</p>
<p class="p3">Ma conviction est claire : à côté de la reconnaissance des diplômes traditionnels, il est essentiel de valider des <span class="s2"><b>standards de micro-certification au niveau européen</b></span>.</p>
<p class="p3">Pourquoi ? Parce que nos économies sont intégrées, nos marchés du travail sont interconnectés et nos systèmes éducatifs doivent, eux aussi, converger vers des référentiels communs.</p>
<p class="p3">Sans reconnaissance européenne, les micro-certifications resteront fragmentées, difficilement lisibles et donc moins utiles pour les travailleurs comme pour les employeurs.</p>
<h2><b>L’exemple de plateformes comme Pix : une piste d’avenir</b></h2>
<p class="p3">Dans cette dynamique, des plateformes telles que <span class="s2"><b>pix.fr</b></span> peuvent jouer un rôle essentiel.</p>
<p class="p3">Pix est, entre autres, une plateforme qui permet d’évaluer en ligne ses compétences numériques. Ce type d’outil préfigure ce que pourrait devenir un système européen de micro-certifications :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">des évaluations standardisées,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">accessibles à tous,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">disponibles en ligne,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et reconnues au-delà des frontières nationales.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">On peut parfaitement imaginer que certaines micro-certifications soient validées en ligne via ces outils, et reconnues officiellement à l’échelle européenne.</p>
<p class="p3">Cette agilité présente deux avantages majeurs :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><b>Permettre à chacun de démontrer rapidement ses compétences</b><span class="s1"> à un employeur ou à un partenaire économique.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Valoriser des compétences dormantes</b></span>, notamment chez des personnes éloignées du marché du travail, qui disposent pourtant d’un savoir-faire réel mais non formalisé.</p>
</li>
</ol>
<p class="p3">Grâce à ces plateformes, un individu pourrait prouver en quelques heures – et non en quelques années – qu’il maîtrise une compétence clé, ce qui ouvre la porte à un retour rapide vers l’emploi.</p>
<h2><b>Un modèle déjà adopté ailleurs</b></h2>
<p class="p3">Plusieurs pays ont déjà intégré ces approches dans leurs politiques de formation. Les expériences internationales montrent que ce modèle encourage :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>l’agilité</b></span>, grâce à des cycles d’apprentissage courts ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>l’accessibilité</b></span>, parce qu’il réduit les coûts et le temps nécessaire pour se former ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>l’adéquation avec le marché</b></span>, puisque les contenus sont créés avec les secteurs professionnels eux-mêmes.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Conclusion : une opportunité décisive pour l’Europe et pour chacun</b></h2>
<p class="p3">La formation est un levier stratégique pour la compétitivité de nos économies.</p>
<p class="p3">Si nous voulons rester une région d’innovation, capable d’attirer des talents et de protéger notre modèle social, nous devons reconnaître, structurer et encourager les micro-certifications.</p>
<p class="p3">Elles ne remplacent pas les diplômes traditionnels, mais elles complètent notre système, le rendent plus agile, plus inclusif et plus efficace.</p>
<p class="p3">Elles donnent à chacun la possibilité d’apprendre tout au long de sa vie.</p>
<p class="p3">Elles donnent aux entreprises les compétences dont elles ont besoin.</p>
<p class="p3">Et elles donnent à l’Europe une chance de rester maîtresse de son destin dans un monde en pleine transformation.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/vers-une-transformation-profonde-de-nos-modeles-de-formation/">Vers une transformation profonde de nos modèles de formation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi je soutiens Ministry of Privacy !</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/stopmoneycontrol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 06:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Finances]]></category>
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<h2>Participez au combat pour nos libertés</h2>
<p class="p1">Le collectif <strong><i>Ministry of Privacy</i> </strong>vient de lancer une campagne de financement participatif pour introduire une <strong>requête en annulation contre le projet de datamining bancaire</strong> porté par le gouvernement. Ce dispositif, qualifié de <strong><i>Money Control</i></strong>, permettrait à l’État d’<strong>analyser de manière automatisée et massive les données financières de l’ensemble des citoyens</strong>.</p>
<p class="p1">Or, une telle mesure constitue une <strong>atteinte grave et disproportionnée aux droits fondamentaux</strong> : le droit à la vie privée, la protection des données personnelles et la présomption d’innocence. En mobilisant la société civile et en portant l’affaire devant les juridictions compétentes, <a href="https://stopmoneycontrol.be/fr/"><strong>l’initiative <i>Stop Money Control</i> </strong></a>vise à empêcher la mise en œuvre d’un outil de surveillance généralisée incompatible avec les principes constitutionnels et les garanties européennes. Le message est clair : <strong>la lutte contre la fraude ne peut pas justifier de traiter chaque citoyen comme un suspect</strong>.</p>
<h2 class="p1"><b>Au-delà de la discipline de parti : la conviction que la vie privée n’est pas négociable</b></h2>
<p class="p3">Il arrive, dans la vie politique, des moments où la loyauté mise à l’épreuve révèle quelque chose de plus profond : une ligne intérieure qu’on ne peut franchir sans se perdre soi-même. Le projet de datamining sur les comptes bancaires des Belges, que certains ont baptisé <strong><i>Money Control,</i></strong> fait partie de ces moments.</p>
<p class="p3">S’il prétend servir un objectif légitime, la lutte contre la fraude fiscale, il soulève pourtant une question fondamentale : <span class="s2"><b>au nom de quelle efficacité serions-nous prêts à sacrifier l’un des piliers de nos démocraties, la vie privée ?</b><b></b></span></p>
<p>Cette conviction, je la partage avec <a href="https://www.vincentvq.be"><strong>Vincent Van Quickenborne</strong></a> qui a fait un travail remarquable et remarqué en argumentant contre ce projet pendant plus de 48 heures en commission.</p>
<h3>Ce combat ne devrait pas être un combat de la majorité contre la minorité. Mais bien le combat de tous les démocrates.</h3>
<p>C&rsquo;est la raison pour laquelle nous avons décidé, ensemble de soutenir <strong><a href="https://stopmoneycontrol.be/fr/">l&rsquo;initiative de Ministry of Privacy.</a></strong></p>
<h2><b>Quand la technologie bascule dans la suspicion généralisée</b></h2>
<p class="p3">Le cinéma, parfois, devine nos dérives avant qu’elles ne se manifestent. Le film <i>Minority Report</i>, de Steven Spielberg, imaginait un monde où l’on prévient les crimes avant qu’ils n’aient lieu. Une prouesse… au prix de l’érosion totale de l’intimité humaine.</p>
<p class="p3">Ce qui relevait hier de la fiction ressemble aujourd’hui à une tentation bien réelle : <span class="s2"><b>faire de chacun un suspect potentiel</b></span>, non pas pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il pourrait un jour faire.</p>
<p class="p3">Le <strong>datamining généralisé sur les comptes bancaires ouvre la porte à ce glissement.</strong> En permettant à l’État de balayer massivement les données financières de millions de personnes sans motif individuel, on renverse un principe essentiel :</p>
<p class="p4"><b>dans un État de droit, ce n’est pas au citoyen de prouver qu’il est innocent, c’est à l’autorité de justifier l’enquête.</b><b></b></p>
<h2><b>La proportionnalité : le grand oublié du débat</b></h2>
<p class="p3">Nul ne conteste la nécessité de lutter contre la fraude fiscale. Mais la force d’un État démocratique ne réside pas seulement dans sa capacité à poursuivre les déviants ; elle repose aussi sur la <span class="s2"><b>proportionnalité des moyens employés</b></span>.</p>
<p class="p3">Or, ce principe fondamental semble avoir été relégué au second plan. En voulant traquer les fraudeurs par des méthodes globales, on soumet l’ensemble de la population, sans exception, à une surveillance qui piétine la vie privée.</p>
<p class="p4"><b>Une société libre ne peut se construire sur la présomption de faute.</b><b></b></p>
<h2><b>Un conflit de loyauté… tranché par la conscience</b></h2>
<p class="p3">Face à ce texte, je suis placé devant une tension intime. D’un côté, la discipline politique, les compromis de gouvernement. De l’autre, une conviction profonde, viscérale : <span class="s2"><b>une démocratie ne doit jamais normaliser l’intrusion dans la sphère privée de ses citoyens.</b><b></b></span></p>
<p class="p3">Ce conflit de loyauté, je l&rsquo;ai tranché avec un geste sobre mais porteur d&rsquo;une grande conviction :</p>
<p class="p3"><b>ni contre</b> par respect pour les accords posés</p>
<p><strong>ni pour</strong> car ce texte est inacceptable pour moi</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas souhaité participer au vote malgré des pressions inadmissibles dans une démocratie parlementaire afin de me forcer à voter pour.</p>
<h2><b>Un texte potentiellement illégal et contraire à la Constitution belge et aux droits fondamentaux consacrés par le droit européen</b></h2>
<p class="p3">Au-delà du débat politique, des questions juridiques majeures se posent.</p>
<p class="p3">Selon moi, le dispositif de datamining prévu :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">heurte </span><b>la Constitution belge</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">contrevient <span class="s1"><b>au RGPD</b></span>, qui protège strictement les données personnelles,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">est contraire à l’<span class="s1"><b>AI Act</b></span>, récemment adopté pour encadrer les usages automatisés à haut risque.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Face à ces préoccupations légitimes, je soutiens l’action du <span class="s2"><b>Ministry of Privacy. </b>Cette action</span> prend tout son sens. Lorsque la loi franchit un seuil dangereux, les citoyens deviennent un ultime rempart.</p>
<h2><b>Redire haut et fort que la vie privée est une valeur démocratique</b></h2>
<p class="p3">On entend souvent cet argument, devenu presque banal : <i>« Si vous n’avez rien à vous reprocher, pourquoi vous inquiéter ? »</i><i></i></p>
<p class="p3">Mais cette phrase, derrière son apparente logique, détruit l’idée même de liberté.</p>
<p class="p4"><span class="s3">La vie privée n’est pas un refuge pour coupables : </span><b>c’est l’espace mental et social dans lequel chaque individu peut exister sans être réduit à une donnée exploitable.</b><b></b></p>
<p class="p3">L’oublier, c’est renoncer à une part de notre humanité.</p>
<h2><b>Restaurer ce qui fonde la relation entre l’État et le citoyen : la confiance</b></h2>
<p class="p3">Un État qui scrute par défaut, qui cherche avant même de soupçonner, qui fouille avant même de questionner, renverse l’ordre démocratique.</p>
<p class="p3">La relation entre le citoyen et l’autorité publique ne peut reposer sur la peur, la méfiance ou la surveillance préventive.</p>
<p class="p4"><span class="s3">Elle doit reposer sur </span><b>la confiance et le respect mutuel</b><span class="s3">.</span></p>
<h3 class="p3">Aujourd’hui, ce n’est plus seulement une conviction, <b>c’est un combat.</b><b></b></h3>
<p class="p3">Un combat pour rappeler que la technologie n’est qu’un outil au service des valeurs fondamentales, la technologie ne se manipule à la légère pour affaiblir les droits fondamentaux.</p>
<p class="p3">Un combat pour redire que la vie privée n’est pas un vestige du passé mais une condition de la liberté.</p>
<p class="p3">Un combat, enfin, pour prévenir une dérive avant qu’elle ne devienne irréversible.</p>
<h2><b>Dire “stop” tant qu’il est encore temps</b></h2>
<p class="p3">Nous sommes à un carrefour :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">soit nous acceptons, par lassitude ou indifférence, que nos données les plus sensibles deviennent la matière première d’un contrôle permanent ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">soit nous affirmons, ensemble, qu’une démocratie véritable ne traite pas ses citoyens comme des suspects.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><b>Aujourd’hui, il est temps de dire stop.</b><b></b></p>
<p class="p3">De refuser cette normalisation insidieuse de la surveillance.</p>
<p class="p3">De défendre la vie privée comme un bien commun, non négociable.</p>
<p class="p3">Car une société qui renonce à sa vie privée renonce, tôt ou tard, à sa liberté.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div>
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		<title>Piloter la révolution IA : une journée pour penser l&#8217;avenir de la société</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/article-vierge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 19:09:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133200</guid>

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<h1><b>Piloter la révolution IA : une journée pour penser l’avenir de notre société</b></h1>
<p class="p3">Le Centre Jean Gol a consacré ce vendredi une journée entière à un enjeu qui dépasse le cadre technologique : <span class="s2"><b>l’intelligence artificielle comme question de civilisation</b></span>.</p>
<p class="p3">Sous le titre <i>“Piloter la révolution IA : choisir aujourd’hui pour ne pas subir demain”</i>, le colloque a rassemblé à Namur un ensemble exceptionnel d’experts issus de la santé, de la finance, de la défense, de l’éducation, du monde académique et des grandes entreprises numériques<span class="Apple-converted-space">  </span>.</p>
<p class="p3">L’objectif : comprendre comment orienter l’intelligence artificielle de manière responsable, stratégique et au service du bien commun.<br />
C&rsquo;est avec plaisir que j&rsquo;ai participé à ce colloque, d&rsquo;une part, en animant le panel consacré à la santé, et en tant qu&rsquo;intervenant sur le panel consacré à l&rsquo;enseignement.</p>
<h2><b>Un programme dense pour embrasser toutes les facettes de l’IA</b></h2>
<p><iframe title="Participation au COlloque IA du centre Jean Gol" width="840" height="630" src="https://www.youtube.com/embed/6YpXNTCo0ms?feature=oembed&#038;width=840&#038;height=1000&#038;discover=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p class="p3">Dès les premières interventions, le ton était donné : celui d’un dialogue lucide et informé sur l’impact de l’IA dans toutes les sphères de la société. Le programme, très structuré, a permis d’explorer successivement huit grands domaines<span class="Apple-converted-space">  </span>:</p>
<h3><b>1. IA &amp; Finances</b></h3>
<p class="p3">Avec des responsables politiques et des dirigeants de grandes institutions financières, ce panel a interrogé la manière dont l’IA transforme la gestion des risques, les modèles économiques et la relation entre banques et citoyens.</p>
<h3><b>2. IA &amp; Santé</b></h3>
<p class="p3">Un champ où les avancées sont rapides : médecine prédictive, automatisation du diagnostic, personnalisation des soins. C’est dans ce cadre que vous avez animé une discussion avec plusieurs experts belges et internationaux.</p>
<h3><b>3. IA &amp; PME</b></h3>
<p class="p3">Le débat a abordé la capacité des petites et moyennes entreprises à intégrer l’IA, ainsi que les défis d’adoption, de formation et d’investissement.</p>
<h3><b>4. IA &amp; Administration</b></h3>
<p class="p3">Ce panel a exploré le potentiel de l’IA pour moderniser les services publics, simplifier les démarches et améliorer l’efficacité de l’État.</p>
<h3><b>5. IA, Défense &amp; Cybersécurité</b></h3>
<p class="p3">Dans un contexte géopolitique tendu, les intervenants ont montré combien l’IA devient un élément stratégique pour la protection nationale et la sécurité numérique.</p>
<h3><b>6. IA &amp; Enseignement</b></h3>
<p class="p3">Un débat riche sur la transformation du système éducatif face aux nouvelles compétences à acquérir. Vous y êtes intervenu pour proposer un cadre en trois piliers.</p>
<h3><b>7. Géopolitique de l’IA</b></h3>
<p class="p3">Un tour d’horizon international pour comprendre la compétition technologique entre grandes puissances et les enjeux de souveraineté.</p>
<h3><b>8. Éthique et futur de l’IA</b></h3>
<p class="p3">Un dernier panel consacré aux dilemmes moraux, philosophiques et démocratiques posés par ces technologies.</p>
<p class="p3">Ce programme extrêmement complet a montré à quel point l’IA irrigue désormais toutes les dimensions de notre vie collective.</p>
<h1><b>IA et santé : saisir une opportunité historique pour la Belgique</b></h1>
<p class="p3">Parmi ces thématiques, l’IA appliquée à la santé a occupé une place centrale. J&rsquo;ai eu le plaisir d&rsquo;animer ce panel qui réunissait des spécialistes de premier plan : entrepreneurs, chercheurs, médecins, figures de l’innovation en biotech et en diagnostic numérique.</p>
<p class="p3">La Belgique se trouve ici à un carrefour stratégique.</p>
<p class="p4"><span class="s4">Notre pays est déjà reconnu comme </span><b>l’un des leaders mondiaux en pharmaceutique et en biotechnologies</b><span class="s4"> ; il dispose de talents, de centres de recherche et d’écosystèmes industriels performants. Les intervenants l’ont souligné : </span><b>il serait impensable de manquer le virage de l’IA dans un domaine où nous avons tout pour devenir pionniers</b><span class="s4">.</span></p>
<p class="p3">L’intelligence artificielle ouvre trois transformations majeures :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Diagnostiquer plus vite et plus précisément</b></span>, en analysant des volumes de données impossibles à traiter par un humain seul.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Personnaliser les traitements</b></span>, en croisant génomique, historique médical et modèles prédictifs.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Renforcer la prévention</b></span>, en anticipant l’apparition de maladies ou en améliorant le suivi des patients à distance.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Mais au-delà des bénéfices médicaux, c’est aussi une question de <span class="s2"><b>compétitivité économique</b></span> : l’IA en santé est l’une des industries de demain.</p>
<p class="p3">Ce panel a rappelé avec clarté que l’innovation ne doit jamais être détachée de l’éthique : l’IA doit rester un outil au service du patient, protégé par des règles de transparence, de sécurité et de responsabilité.</p>
<h1><b>IA et enseignement : former une société capable de comprendre son avenir</b></h1>
<p class="p3">Mon intervention dans le panel consacré à l’enseignement a mis en lumière trois piliers fondamentaux pour intégrer l’IA dans notre modèle éducatif.</p>
<p class="p3">À l’heure où les connaissances se renouvellent plus vite qu’elles ne s’enseignent, repenser la formation devient une nécessité démocratique et économique.</p>
<h3><b>1. Une gouvernance mondiale de l’IA</b></h3>
<p class="p3">L’IA ne connaît pas de frontières. Ses risques — biais, désinformation, concentration de pouvoir — sont globaux.</p>
<p class="p3">Vous avez souligné l’urgence d’une gouvernance internationale capable :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">d’encadrer le développement des modèles avancés,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de mesurer les risques,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et d’accompagner les impacts sociétaux.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>2. Une transformation profonde des modèles de formation</b></h3>
<p class="p3">Le monde professionnel évolue trop vite pour se reposer uniquement sur des formations longues.</p>
<p class="p3">Vous avez plaidé pour un basculement progressif vers :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>des micro-certifications</b><span class="s1"> plus flexibles,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">adaptées aux métiers émergents,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">permettant des mises à jour continues des compétences.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Ce modèle, déjà adopté dans plusieurs pays, offre agilité, accessibilité et meilleure adéquation avec les besoins réels du marché du travail.</p>
<h3><b>3. L’éducation comme clé d’une citoyenneté numérique éclairée</b></h3>
<p class="p3">L’IA ne doit pas seulement être utilisée : elle doit être <span class="s2"><b>comprise</b></span>.</p>
<p class="p3">Former les jeunes — et les moins jeunes — à en saisir les enjeux éthiques, sociaux et démocratiques est indispensable pour préserver notre capacité de choix.</p>
<p class="p3">C’est dans cet esprit que vous avez présenté le travail mené par <span class="s2"><b>Citoyens numériques</b></span>, qui œuvre pour une culture numérique accessible, critique et responsable.</p>
<h1><b>Une journée qui ouvre des perspectives ambitieuses pour la Belgique</b></h1>
<p class="p3">Grâce à l’organisation impeccable de Corentin de Salle et de l’équipe du Centre Jean Gol, ce colloque a été un succès incontestable.</p>
<p class="p3">Il a offert un panorama complet des opportunités, des défis et des responsabilités qui accompagnent la révolution de l’intelligence artificielle.</p>
<p class="p3">Un message essentiel a traversé l’ensemble des panels :</p>
<p class="p4"><b>l’IA doit être pilotée, pensée, encadrée — jamais subie.</b><b></b></p>
<p class="p3">En santé comme en éducation, en économie comme en gouvernance, la Belgique a les atouts pour devenir un acteur majeur de cette transformation.</p>
<p class="p3">Il nous appartient désormais de faire de cette ambition une trajectoire collective, éclairée et profondément humaine.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
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		<item>
		<title>Fusion des communes : quand la réalité budgétaire rend le rapprochement inévitable</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/fusion-communes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 15:13:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133202</guid>

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<h1><b>Fusion des communes : quand la réalité budgétaire rend le rapprochement inévitable</b></h1>
<p class="p3">Dans l’Est du Brabant wallon, un constat s’impose désormais avec la force tranquille des évidences longtemps tues : la fragmentation communale n’est plus tenable. Face à des finances publiques sous pression et à une multiplication de structures parallèles, l’idée d’une fusion de communes, jadis taboue, s’avance comme une perspective non plus théorique, mais pragmatique.</p>
<h2><b>Un territoire éclaté, des services dupliqués</b></h2>
<p class="p3">L&rsquo;Est du Brabant wallon, territoire du Gal Culturalité, couvre sept petites communes rurales totalisant environ 40 000 habitants. Une mosaïque de villages étendus sur une superficie plus vaste qu’une grande ville, mais fonctionnant chacun comme une entité administrative complète.</p>
<p class="p3">Les chiffres parlent d’eux-mêmes :</p>
<p class="p4"><span class="s2">chaque commune dispose de </span><b>son propre service des travaux</b><span class="s2">,</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">de </span><b>son collège</b><span class="s2">,</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">de </span><b>son conseil communal</b><span class="s2">,</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">de </span><b>ses infrastructures sportives ou culturelles</b><span class="s2">,</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">de </span><b>ses équipes</b><span class="s2"> et </span><b>de ses procédures</b><span class="s2">.</span></p>
<p class="p3">Autant de structures qui témoignent certes d’une volonté locale d’excellence, mais qui, mises bout à bout, créent un système lourd, redondant et coûteux. Dans un contexte où les dépenses publiques augmentent, où les normes imposées par les niveaux supérieurs se complexifient et où les marges budgétaires s’étiolent, ces communes sont contraintes à l&rsquo;augmentation de leurs fiscalités tout en ayant des difficultés à maintenir leurs services.</p>
<h2><b>Une mutualisation devenue inévitable</b></h2>
<p class="p3">La stabilité future des communes rurales passera par une réorganisation profonde. Non par idéologie, mais par nécessité.</p>
<p class="p3">La mutualisation est devenue la seule voie réaliste. Pas pour brader les services, mais pour les renforcer. Mutualiser, c’est :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>réduire les doublons</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>créer des économies d’échelle</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>professionnaliser certains métiers</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>garantir une capacité d’action plus cohérente et plus ambitieuse</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Loin d’un nivellement par le bas, il s’agirait plutôt d’une montée en qualité, rendue possible par une gestion partagée des ressources.</p>
<h2><b>Les GAL comme “laboratoires institutionnels”</b></h2>
<p class="p3">C’est ici que le Gal Culturalité pourrait jouer un rôle : les Groupes d’action locale pourraient devenir bien plus que des animateurs de projets ruraux.</p>
<p class="p3">Ils pourraient <i>préparer</i>, de manière progressive et non conflictuelle, la transformation institutionnelle qui s’annonce : <span class="s3"><b>la fusion de communes</b></span>.</p>
<p class="p3">Cette fusion n’a rien d’un grand soir administratif. Elle ne doit être ni précipitée, ni imposée. Elle doit être :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>réfléchie</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>enracinée dans les réalités locales</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>respectueuse des identités rurales</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>guidée par une logique d’efficacité</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Les GAL seraient alors les lieux neutres, transversaux et opérationnels où s’expérimentent des collaborations de plus en plus structurantes, jusqu’à ce que la fusion devienne non seulement possible, mais naturelle.</p>
<h2><b>Une inévitabilité budgétaire</b></h2>
<p class="p3">Si j&rsquo;évoque l&rsquo;idée aujourd’hui, c’est parce que la situation financière ne laisse guère de marges. Le maintien de sept communes distinctes, avec sept organisations complètes, devient difficile à justifier dans un monde où les charges augmentent et où les investissements doivent gagner en cohérence.</p>
<p class="p3">La fusion, longtemps considérée comme une perte d’identité, apparaît désormais comme un moyen :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">de préserver la qualité des services,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de renforcer la capacité d’action locale,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de garantir une soutenabilité budgétaire à long terme,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et de défendre la ruralité en lui donnant les moyens d’exister face aux défis futurs.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Vers un avenir plus cohérent</b></h2>
<p class="p3">Les fusions de Communes ne sont ni une provocation ni une révolution : c’est une adaptation. Une manière de reconnaître que l’attachement aux communes ne s’oppose pas à leur coopération, ni même à leur union, lorsque celle-ci sert mieux les citoyens.</p>
<p class="p3">L’avenir de l’Est du Brabant wallon pourrait ainsi s’écrire sous le signe d’une convergence lucide : préparer les communes à affronter ensemble ce qu’elles ne peuvent plus affronter séparément.</p>
<p class="p3">La fusion est encore loin d&rsquo;être actée, mais elle devient, de plus en plus, <span class="s3"><b>l’issue la plus cohérente face à un modèle budgétaire arrivé à bout de souffle</b></span>.</p>
<p>
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		<title>Pourquoi j’utilise l’intelligence artificielle</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/utilisation-intelligence-artificielle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 13:38:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je sais que l’IA suscite des inquiétudes. Certains y voient une dénaturation de la pensée, d’autres une forme de tricherie. Je pense que c'est une caricature.</p>
<p>Ce n’est pas la foi qui parle en moi, mais quelque chose de plus subtil, de plus intime : un lien à des symboles qui appartiennent à mon histoire culturelle, à mes racines, à une identité forgée dans un cadre de référence qui m’a accompagné depuis l’enfance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1><b>Pourquoi j’utilise l’intelligence artificielle</b></h1>
<p class="p3">Depuis que j’ai quitté mes responsabilités gouvernementales, j’ai dû repenser ma manière de travailler. Mon équipe s’est réduite, mais mon enthousiasme à développer des projets est resté intact.</p>
<p class="p3">C’est dans ce contexte que j’ai décidé d’intégrer l’intelligence artificielle à mon quotidien. Non pas par effet de mode, mais par curiosité d&rsquo;abord, par souci d’efficacité, ensuite.</p>
<p class="p3">Un simple exemple l’illustre : rédiger un courriel me prenait près d’un quart d’heure. Aujourd’hui, deux minutes suffisent. La raison est simple : nous savons en quelques secondes ce que nous voulons dire, mais la mise en forme nous ralentit. L’IA m’aide précisément à me libérer en grande partie de cette étape orthographique et grammaticale pour me concentrer sur l’essentiel, mon message.</p>
<p class="p3">Au lieu de disperser mon attention dans des tâches à faible valeur ajoutée, je peux désormais consacrer plus de temps au fond, à la stratégie, à la vision. Loin d’appauvrir ma pensée, cette technologie me permet au contraire de la rendre plus cohérente, plus structurée.</p>
<p class="p3">Je sais que l’IA suscite des inquiétudes. Certains y voient une dénaturation de la pensée, d’autres une forme de tricherie. Je pense que c&rsquo;est une caricature.</p>
<h2 class="p3">L’intelligence artificielle n’est ni un substitut à l’esprit humain, ni un raccourci malhonnête. C’est un outil, au même titre qu’un livre, un tableur ou une calculatrice. Tout dépend de la manière dont on l’utilise.</h2>
<p class="p3">Mais il serait irresponsable de nier l’ampleur du changement à l’œuvre. L’IA modifie notre organisation du travail, notre rapport à la productivité, nos équilibres sociaux. Ceux qui s’en emparent voient leurs capacités démultipliées ; ceux qui restent en retrait risquent de se sentir dépassés.</p>
<p class="p3">Une nouvelle fracture pourrait émerger, plus profonde encore que celles que nous avons connues : une fracture non seulement sociale, mais aussi civilisationnelle.</p>
<p class="p3">Face à cette transformation, nous avons un devoir de lucidité et de responsabilité. La question n’est pas de savoir si l’IA s’imposera, mais comment nous allons l’encadrer.</p>
<p class="p3">C’est pourquoi je plaide pour la création d’une <span class="s2"><b>agence internationale de l’algorithme</b></span>. Une institution indépendante capable d’analyser, d’auditer et de comprendre les systèmes algorithmiques, mais aussi d’anticiper leurs impacts économiques, sociaux et culturels.</p>
<h2 class="p3">Dans l’histoire, aucune innovation majeure n’a été acceptée durablement sans un minimum de confiance. Et cette confiance ne se décrète pas : elle se construit, par la transparence, le contrôle, la compréhension des risques et des opportunités.</h2>
<p class="p3">L’intelligence artificielle ouvre un nouveau chapitre de notre destin collectif. Il nous appartient de faire en sorte que cette révolution soit une chance pour tous, et non un facteur de division supplémentaire. L’enjeu n’est pas technologique : il est démocratique.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
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		<title>Message à mes amis de gauche.</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/message-a-mes-amis-de-gauche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 09:26:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133089</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/message-a-mes-amis-de-gauche/">Message à mes amis de gauche.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><h1 class="p1"><b>La meilleure façon d’être de gauche, c’est d’être libéral</b></h1>
<p><strong>Raymond Aron</strong> rappelait que <strong>« <i>la liberté n’est pas l’absence de contraintes, mais la possibilité de choisir et d’assumer</i> », </strong>une phrase, il résumait toute la grandeur du libéralisme véritable : la liberté n’y est jamais un droit sans devoir, mais une responsabilité vécue.</p>
<figure id="attachment_133097" aria-describedby="caption-attachment-133097" style="width: 496px" class="wp-caption alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-133097 " src="https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1-300x195.jpg" alt="" width="496" height="323" srcset="https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1-300x195.jpg 300w, https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1-1024x664.jpg 1024w, https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1-768x498.jpg 768w, https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1-1536x996.jpg 1536w, https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1-350x227.jpg 350w, https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1-1320x856.jpg 1320w, https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1-uai-900x584.jpg 900w, https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1-uai-720x467.jpg 720w, https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/RA1.jpg 1582w" sizes="(max-width: 496px) 100vw, 496px" /><figcaption id="caption-attachment-133097" class="wp-caption-text">Raymond Aron (1905-1983), journaliste et écrivain français, éditorialiste de « Combat », en janvier 1947.</figcaption></figure>
<p class="p3">Aron, être libre, ce n’est pas faire ce que l’on veut, c’est vouloir ce que l’on fait, c’est-à-dire agir en conscience, <strong>en mesurant la portée de ses choix sur autrui et sur la société.</strong> C’est cette confiance lucide dans l’individu, alliée à une exigence morale, qui fonde <strong>un libéralisme profondément humaniste</strong>. Dans cette perspective, la solidarité n’est pas une concession à la faiblesse, mais l’expression collective d’une responsabilité partagée. Le <strong>libéralisme ainsi compris ne s’oppose pas à la justice sociale</strong> : il en est la condition la plus durable.</p>
<h3><b>Libéralisme : la liberté comme exigence de responsabilité</b></h3>
<p class="p3">On oublie souvent que le <strong>libéralisme</strong> n’est pas seulement une doctrine économique, mais d’abord une <strong>philosophie morale</strong>. Il repose sur une conviction simple, presque anthropologique :<strong> l’homme est capable de se gouverner lui-même</strong>. Cette confiance dans la liberté individuelle n’est pas naïve, elle s’accompagne d’une <strong>exigence fondamentale : la responsabilité</strong>. La liberté sans responsabilité n’est qu’un caprice ; la responsabilité sans liberté, une servitude.</p>
<p class="p3">Dans la pensée libérale authentique, la liberté n’est donc pas un droit sans contrepartie, mais une tâche. <strong>Être libre, c’est répondre de ses actes</strong>, en assumer les conséquences, et reconnaître que son comportement a un impact sur autrui. Cette responsabilité se déploie à deux niveaux : <strong>individuel et collectif</strong>. Individuel, parce que chacun doit agir avec probité et rigueur dans sa vie personnelle ; collectif, parce que chacun contribue, par son comportement, à la cohésion de la société tout entière.</p>
<p class="p3">C’est ici que se joue le <strong>lien profond entre libéralisme et solidarité</strong>. Contrairement à une idée reçue, le libéralisme n’est pas l’ennemi du modèle social : il en est la condition de possibilité. <strong>Un système de solidarité durable ne peut exister que si chacun agit avec conscience, respect et rigueur</strong>. Si la solidarité repose sur la responsabilité, elle s’effondre dès que s’installe la dérive inverse : l’assistanat, la fraude, le détournement des règles ou le relâchement dans leur application.</p>
<p class="p3">Ainsi, un véritable libéral considère que <strong>la soutenabilité du modèle social est un devoir civique</strong>. Le respect du système, qu’il s’agisse du paiement de l’impôt, de la lutte contre la fraude sociale, fiscale ou de la gestion rigoureuse des dépenses publiques, est un acte de responsabilité collective. Chacun doit contribuer à la mesure de ses moyens, mais aussi veiller à ce que les règles du jeu soient respectées par tous. <strong>La fraude, qu’elle soit fiscale, sociale ou d’une autre nature, est une trahison de la solidarité</strong>, un affaiblissement du lien civique.</p>
<p class="p3">C’est pourquoi, loin d’opposer réforme et solidarité, le libéralisme authentique appelle à les conjuguer.<strong> Réformer, ce n’est pas renoncer à la protection sociale, c’est la renforcer en la rendant soutenable</strong>. C’est refuser la complaisance envers les abus qui sapent la confiance collective. C’est comprendre que la solidarité durable suppose la rigueur, tout comme la liberté suppose la responsabilité.</p>
<p class="p3">À l’heure de la « déresponsabilisation tranquille » , il est urgent de rappeler cette vérité simple : <strong>un système social n’est viable que si chacun y croit, y contribue et le protège.</strong> En ce sens, le libéralisme n’est pas le contraire de la justice sociale ; il en est le fondement moral.</p>
<p class="p3">Voilà pour moi, <strong>la meilleure façon d&rsquo;être « de gauche »,  c’est d’être profondément de droite</strong>, c’est-à-dire de croire que la liberté et la responsabilité sont les deux piliers sur lesquels toute solidarité humaine peut durablement exister.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div><!-- /wp:post-content --></div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/message-a-mes-amis-de-gauche/">Message à mes amis de gauche.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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