<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Deputé fédéral - Mathieu Michel</title>
	<atom:link href="https://www.mathieumichel.be/category/depute-federal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.mathieumichel.be/category/depute-federal/</link>
	<description>Liberté. Innovation. Responsabilité.</description>
	<lastBuildDate>Sun, 05 Apr 2026 08:57:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-BE</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/10/cropped-logo_mm_seul-scaled-1-32x32.png</url>
	<title>Archives des Deputé fédéral - Mathieu Michel</title>
	<link>https://www.mathieumichel.be/category/depute-federal/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Visites domiciliaires : protéger les libertés, assumer la responsabilité</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/procedureeloignement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 08:19:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Relations extérieures]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133422</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/procedureeloignement/">Visites domiciliaires : protéger les libertés, assumer la responsabilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p1">Dans le débat sur les visites domiciliaires, les positions se crispent. Les mots s’emballent. Et, trop souvent, la nuance disparaît.</p>
<p class="p1">Pour ma part, je refuse ces caricatures.</p>
<p class="p1">Je suis profondément attaché aux droits fondamentaux. Ils sont le socle de notre État de droit. Mais je suis aussi un légaliste. Une démocratie ne peut pas seulement proclamer des droits : elle doit être capable de les faire respecter, y compris lorsque cela implique des arbitrages difficiles.</p>
<p class="p1">C’est précisément dans cet équilibre, entre liberté, solidarité et responsabilité, que se situe ce débat.</p>
<h4 class="p1"><b>Ne pas confondre les instruments</b><b></b></h4>
<p class="p1">Une partie de la controverse repose sur une confusion.</p>
<p class="p1">On présente la visite domiciliaire comme une forme de perquisition généralisée. Ce n’est pas le cas.</p>
<p class="p1">La perquisition relève du droit pénal : elle vise à rechercher des preuves.</p>
<p class="p1">La visite domiciliaire relève du droit administratif : elle vise à exécuter une décision d’éloignement déjà prise, à l’égard d’une personne en séjour illégal.</p>
<p class="p1">Mais s’arrêter à cette distinction serait insuffisant.</p>
<p class="p1">Car cette mesure n’est pas un acte administratif “banal”.</p>
<h4 class="p4"><b>La dangerosité : le véritable critère de différenciation</b><b></b></h4>
<p class="p1">Le point central — trop souvent minimisé dans le débat — est la dangerosité de l’individu concerné.</p>
<p class="p1">La mesure ne vise pas n’importe quelle personne en séjour irrégulier. Elle vise des individus :</p>
<ul>
<li class="p1">qui refusent d’exécuter une décision légale</li>
<li class="p1">et dont le comportement constitue une menace pour l’ordre public ou la sécurité nationale, sur base d’éléments objectifs validés par un juge</li>
</ul>
<p class="p1">C’est cette dangerosité objectivée qui justifie un régime juridique plus intrusif.</p>
<p class="p1">Dans une société libérale, les droits individuels sont essentiels. Mais ils ne peuvent pas être absolus lorsqu’ils entrent en conflit avec les droits collectifs.</p>
<p class="p1">Le droit d’accueillir quelqu’un chez soi est réel. Mais il n’est pas sans limite.</p>
<p class="p1">À titre de comparaison : chacun est libre d’héberger qui il souhaite. Mais personne ne conteste que cette liberté trouve sa limite lorsqu’il s’agit d’une personne évadée de prison. Dans ce cas, l’intérêt général, la sécurité collective, prime.</p>
<p class="p1">La situation n’est pas identique ici, mais la logique est comparable :</p>
<ul>
<li class="p1">lorsque la dangerosité est établie</li>
<li class="p1">les droits collectifs peuvent légitimement primer sur certains droits individuels</li>
</ul>
<p class="p1">Cette logique est d’ailleurs pleinement compatible avec l’<span class="s4">article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme</span>, qui protège le domicile tout en permettant des ingérences nécessaires à la sécurité et à l’ordre public, à condition qu’elles soient encadrées et proportionnées.</p>
<h4 class="p4"><b>Un encadrement par le juge : condition de légitimité</b><b></b></h4>
<p class="p1">Ce basculement vers une mesure plus intrusive ne peut être accepté que parce qu’il est strictement encadré.</p>
<p class="p1">Le juge d’instruction joue ici un rôle central. Il ne valide pas une appréciation abstraite. Il doit s’appuyer sur des éléments concrets :</p>
<p class="p1">• condamnations ou faits graves établis</p>
<p class="p1">• comportements répétés troublant l’ordre public</p>
<p class="p1">• indices sérieux de radicalisation ou de liens avec des réseaux criminels</p>
<p class="p1">La dangerosité n’est pas supposée. Elle est objectivée et contrôlée. C’est précisément ce contrôle qui permet d’inscrire la mesure dans le cadre des exigences de l’<span class="s4">article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme</span>, tel qu’interprété par la <span class="s4">Cour européenne des droits de l’homme</span> : une ingérence n’est acceptable que si elle est justifiée, proportionnée et soumise à un contrôle effectif.</p>
<p class="p1">C’est cette exigence qui garantit que la mesure reste exceptionnelle et proportionnée.</p>
<h4 class="p4"><b>Solidarité et responsabilité : un équilibre exigeant</b><b></b></h4>
<p class="p1">Je suis attaché à la solidarité. Elle fait partie de notre identité collective.</p>
<p class="p1">Mais la solidarité ne peut pas devenir un principe qui neutralise toute capacité d’action de l’État face à des situations de danger.</p>
<p class="p1">Une société libérale et sociale repose sur trois piliers :</p>
<p class="p1">• la liberté</p>
<p class="p1">• la solidarité</p>
<p class="p1">• la responsabilité</p>
<p class="p1">Oublier l’un de ces piliers, c’est déséquilibrer l’ensemble.</p>
<h4 class="p4"><b>Refuser les positions simplistes</b><b></b></h4>
<p class="p1">D’un côté, certains seraient prêts à tout accepter au nom d’une vision absolue de l’accueil.</p>
<p class="p1">De l’autre, certains réduisent la question migratoire à une logique exclusivement sécuritaire.</p>
<p class="p1">Je ne me reconnais dans aucune de ces approches.</p>
<p class="p1">Il est possible de défendre :</p>
<p class="p1">• un accueil digne</p>
<p class="p1">• des droits fondamentaux solides</p>
<p class="p1">• et une exigence de responsabilité</p>
<h4 class="p4"><b>L’État de droit, c’est aussi la protection des citoyens</b><b></b></h4>
<p class="p1">Au fond, la question est celle-ci :</p>
<p class="p1">l’État doit-il rester impuissant face à des individus en séjour illégal dont la dangerosité est établie ?</p>
<p class="p1">Pour ma part, la réponse est claire.</p>
<p class="p1">Éloigner du territoire un individu dangereux, en séjour illégal, sur la base d’une décision légale validée par un juge, ne constitue pas une dérive.</p>
<p class="p1">C’est l’expression même de l’État de droit. Un État qui protège les libertés mais aussi un État qui protège la société</p>
<h3 class="p4"><b>Conclusion</b><b></b></h3>
<p class="p1">Ce débat mérite mieux que des slogans.</p>
<p class="p1">Il exige de reconnaître une réalité simple : les droits fondamentaux doivent être protégés avec exigence, mais ils doivent aussi s’articuler avec la responsabilité collective.</p>
<p class="p1">C’est dans cet équilibre exigeant, parfois inconfortable, que se construit une société véritablement libérale et sociale.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/procedureeloignement/">Visites domiciliaires : protéger les libertés, assumer la responsabilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mon engagement pour une Europe souveraine, innovante et ambitieuse. Je passe de la commission de la défense à la commission des relations extérieures.</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/mon-engagement-pour-une-europe-souveraine-innovante-et-ambitieuse-je-passe-de-la-commission-de-la-defense-a-la-commission-des-relations-exterieures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 13:30:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Relations extérieures]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133419</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mon-engagement-pour-une-europe-souveraine-innovante-et-ambitieuse-je-passe-de-la-commission-de-la-defense-a-la-commission-des-relations-exterieures/">Mon engagement pour une Europe souveraine, innovante et ambitieuse. Je passe de la commission de la défense à la commission des relations extérieures.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Un choix politique assumé : élargir le champ d’action</b></h2>
<p class="p1">Il ne s’agit pas d’un simple ajustement institutionnel, mais d’une décision pleinement réfléchie. Après deux années passées au sein de la commission de la Défense, j’ai fait le choix de rejoindre la commission des relations extérieures. Ce choix n’est ni un détour, ni une rupture. Il s’inscrit dans une continuité stratégique, mais avec une ambition élargie.</p>
<p class="p1">Le travail mené ces dernières années a permis de contribuer à renforcer un socle essentiel : la capacité de l’État à assurer sa sécurité dans un contexte international dégradé. L’adoption de la loi de programmation militaire a constitué une étape structurante, en fixant un cadre clair pour les investissements en matière de défense. Cette expérience a permis de mesurer, concrètement, ce que signifie la notion de souveraineté lorsqu’elle s’incarne dans des moyens, des capacités et des choix budgétaires.</p>
<p class="p1">Mais elle a aussi révélé une limite : la sécurité ne peut plus être pensée uniquement à travers le prisme militaire.</p>
<p class="p1">C’est précisément ce constat qui motive ce changement de commission. Comprendre les dynamiques internationales dans toute leur complexité, agir en amont des crises, articuler les dimensions diplomatiques, économiques, technologiques et sécuritaires : voilà désormais l’enjeu.</p>
<h2><b>Une transformation profonde de la conflictualité</b></h2>
<p class="p1">Le monde a changé, et avec lui la nature des rapports de force. Les conflits ne disparaissent pas ; ils se transforment.</p>
<p class="p1">Aujourd’hui, la confrontation ne se joue plus seulement sur des lignes de front visibles. Elle se déploie dans des espaces plus diffus, souvent invisibles : les réseaux numériques, les flux de données, les chaînes d’approvisionnement, les infrastructures critiques, les sphères informationnelles. Cette évolution rend les menaces plus complexes, mais aussi plus difficiles à appréhender.</p>
<p class="p1">La politique étrangère doit donc s’adapter à cette nouvelle réalité. Elle ne peut plus se limiter à la diplomatie traditionnelle. Elle devient un instrument global, qui mobilise l’ensemble des leviers de puissance.</p>
<p class="p1">Dans ce contexte, défendre ses intérêts ne signifie plus seulement négocier ou dissuader. Cela implique de protéger ses infrastructures, de sécuriser ses dépendances, d’influencer les normes et de maîtriser les technologies clés.</p>
<h2><b>L’échelle européenne comme condition de puissance</b></h2>
<p class="p1">Face à ces transformations, une évidence s’impose : l’échelle nationale est devenue insuffisante. Aucun État européen, pris isolément, ne dispose des moyens nécessaires pour peser durablement dans les grands équilibres internationaux.</p>
<p class="p1">C’est pourquoi le choix européen s’impose non comme une option idéologique, mais comme une nécessité stratégique.</p>
<p class="p1">L’objectif est de contribuer à la construction d’une Europe capable d’agir. Une Europe qui ne subit pas les dépendances, mais les maîtrise. Une Europe qui ne se contente pas de réguler, mais qui innove. Une Europe qui ne renonce pas à ses valeurs, mais qui sait les défendre.</p>
<p class="p1">La souveraineté européenne, dans cette perspective, ne doit pas être comprise comme un repli. Elle est une condition de liberté. Elle permet de décider sans contrainte excessive, d’agir sans dépendance critique et de projeter une vision dans un monde fragmenté.</p>
<h2><b>Des dépendances devenues enjeux géopolitiques</b></h2>
<p class="p1">Les crises récentes ont mis en lumière des fragilités profondes. La dépendance énergétique, longtemps perçue comme un simple paramètre économique, s’est révélée être un levier de pression stratégique. Les dépendances technologiques ont exposé l’Europe à des formes de vulnérabilité nouvelles, notamment face aux grandes puissances du numérique. Les tensions sur les chaînes d’approvisionnement ont, quant à elles, montré combien l’interdépendance pouvait être instrumentalisée.</p>
<p class="p1">Ces dépendances ne sont pas neutres. Elles traduisent des rapports de force. Elles appellent donc des réponses politiques structurées.</p>
<p class="p1">Construire une autonomie stratégique ne signifie pas rompre avec le monde. Il s’agit de retrouver une capacité de choix. Cela suppose de diversifier les partenariats, de renforcer les capacités industrielles européennes, de sécuriser les approvisionnements critiques et d’assurer une cohérence entre les politiques publiques.</p>
<h2><b>Le numérique, nouveau cœur de la diplomatie</b></h2>
<p class="p1">Parmi les mutations en cours, le numérique occupe une place centrale. Longtemps relégué au second plan des politiques étrangères, il s’impose aujourd’hui comme un terrain majeur de confrontation.</p>
<p class="p1">Les cyberattaques, les campagnes de désinformation, la domination des grandes plateformes, la maîtrise des infrastructures cloud et la compétition autour de l’intelligence artificielle redéfinissent les contours de la puissance. Dans cet environnement, la dépendance technologique devient une question de souveraineté.</p>
<p class="p1">Il devient donc nécessaire de structurer une véritable diplomatie numérique européenne. Celle-ci doit permettre de protéger les infrastructures critiques, de réguler les flux de données, de renforcer la cybersécurité et de lutter contre les ingérences informationnelles. Elle doit également permettre à l’Europe de peser dans la définition des normes internationales en matière de technologies émergentes.</p>
<p class="p1">Le numérique n’est plus un sujet technique. Il est devenu un enjeu stratégique de premier ordre.</p>
<h2><b>L’Ukraine : révélateur des conflits hybrides</b></h2>
<p class="p1">La <span class="s2">guerre en Ukraine</span> a profondément transformé la lecture des conflits contemporains. Elle ne se limite pas à un affrontement militaire conventionnel. Elle combine des dimensions multiples : opérations militaires, cyberattaques, désinformation, pressions économiques, stratégies de déstabilisation.</p>
<p class="p1">Ce conflit illustre la montée en puissance des guerres hybrides, où les frontières entre guerre et paix deviennent floues.</p>
<p class="p1">Face à cette réalité, la réponse ne peut être sectorielle. Elle doit être globale. Elle implique à la fois le soutien aux États agressés, la défense du droit international, la protection des infrastructures critiques et le renforcement de la résilience démocratique.</p>
<h2><b>Repenser la relation avec l’Afrique</b></h2>
<p class="p1">Dans ce nouvel environnement, la relation avec l’<span class="s2">Afrique</span> revêt une importance particulière. Le continent est au cœur des dynamiques démographiques, économiques et géopolitiques du XXIᵉ siècle. Il attire les stratégies d’influence des grandes puissances et devient un espace clé de compétition.</p>
<p class="p1">Pour l’Europe, l’enjeu est de sortir d’une logique héritée du passé, souvent centrée sur l’aide, pour construire un véritable partenariat. Cela implique d’investir dans les infrastructures, de soutenir l’innovation, de renforcer les coopérations économiques et de favoriser l’entrepreneuriat local.</p>
<p class="p1">Il s’agit de reconnaître pleinement l’Afrique comme un acteur stratégique à part entière, et non comme un simple espace de gestion des crises.</p>
<h2><b>Une diplomatie fondée sur la cohérence des valeurs</b></h2>
<p class="p1">Dans un monde marqué par le retour des rapports de force, la tentation d’une diplomatie purement transactionnelle est réelle. Pourtant, la force de l’Europe réside précisément dans sa capacité à articuler puissance et principes.</p>
<p class="p1">La défense des droits humains, le respect du droit international et le soutien aux institutions multilatérales ne constituent pas un luxe moral. Ils sont au cœur de la crédibilité européenne.</p>
<p class="p1">Mais cette crédibilité repose sur une exigence : la cohérence. Les contradictions affaiblissent la parole. À l’inverse, une ligne claire et constante renforce la légitimité.</p>
<h2><b>Se concentrer pour peser : une méthode assumée</b></h2>
<p class="p1">La commission des relations extérieures couvre un champ extrêmement vaste. Le risque serait de s’y disperser.</p>
<p class="p1">Le choix est donc volontaire : concentrer l’action sur quelques priorités structurantes afin de construire une expertise reconnue et une parole identifiable. La souveraineté européenne, la géopolitique du numérique et l’articulation entre sécurité, innovation et diplomatie constitueront les axes centraux de cet engagement.</p>
<p class="p1">Cette méthode repose sur une conviction simple : pour peser, il faut être lisible.</p>
<h2><b>Conclusion : Une Europe face à son choix stratégique</b></h2>
<p class="p1">Ce passage d’une commission à l’autre ne marque pas une rupture, mais une extension du champ d’action. Il s’agit de passer d’une logique centrée sur les capacités militaires à une approche globale de la puissance, intégrant l’ensemble des leviers qui permettent d’agir dans le monde.</p>
<p class="p1">Dans un environnement international instable, fragmenté et profondément transformé par les technologies, l’Europe est confrontée à un choix.</p>
<p class="p1">Subir les transformations en cours, ou devenir un acteur capable de les orienter.</p>
<p class="p1">Le choix ici est clair. Il consiste à contribuer à la construction d’une Europe souveraine, innovante et ambitieuse, capable de défendre ses intérêts, ses valeurs et son modèle dans un monde en recomposition.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mon-engagement-pour-une-europe-souveraine-innovante-et-ambitieuse-je-passe-de-la-commission-de-la-defense-a-la-commission-des-relations-exterieures/">Mon engagement pour une Europe souveraine, innovante et ambitieuse. Je passe de la commission de la défense à la commission des relations extérieures.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Finances publiques : la Belgique face à une dérive silencieuse mais profonde</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/finances-publiques-la-belgique-face-a-une-derive-silencieuse-mais-profonde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 12:38:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133379</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/finances-publiques-la-belgique-face-a-une-derive-silencieuse-mais-profonde/">Finances publiques : la Belgique face à une dérive silencieuse mais profonde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Une trajectoire budgétaire sous tension</b></h2>
<p class="p4">Le dernier rapport du <span class="s3">Comité de monitoring</span>, publié en mars 2026, n’a rien d’un simple exercice comptable. Derrière ses tableaux et ses projections se dessine une trajectoire préoccupante : celle d’un affaiblissement progressif et structurel des finances publiques belges. Loin des effets de conjoncture ou des crises ponctuelles, c’est ici la mécanique même du budget qui semble déséquilibrée.</p>
<h2><b>Un déficit qui cesse d’être conjoncturel</b></h2>
<p class="p4">À politique inchangée, le déficit public atteindrait 5 % du PIB en 2026 pour se creuser jusqu’à 6 % en 2031. Ce glissement continu ne traduit pas un accident, mais une tendance de fond. Autrement dit, même en l’absence de choc économique, les dépenses excèdent durablement les recettes. Le déficit n’est plus une anomalie : il devient une composante du système.</p>
<h2><b>L’engrenage d’une dette en expansion</b></h2>
<p class="p4">Cette dérive alimente logiquement l’endettement. Déjà supérieure à 100 % du PIB, la dette publique poursuivrait sa progression pour atteindre plus de 120 % à l’horizon 2031. Ce niveau éloigne la Belgique des repères fixés au niveau européen et, surtout, réduit progressivement sa capacité d’action. Car une dette croissante limite les marges de manœuvre futures, en particulier en cas de crise.</p>
<h2><b>L’effet ciseaux au cœur du déséquilibre</b></h2>
<p class="p4">Au cœur de cette évolution se trouve un phénomène bien connu des économistes : l’effet ciseaux. D’un côté, les recettes publiques s’érodent légèrement en proportion de la richesse nationale. Cette baisse tient à plusieurs facteurs, parmi lesquels une fiscalité moins dynamique et des transformations économiques difficiles à capter, notamment dans le numérique. De l’autre, les dépenses restent élevées et largement incompressibles. Les pensions, les soins de santé ou encore les dépenses de défense constituent des engagements structurels, difficiles à ajuster rapidement sans réforme en profondeur.</p>
<h2><b>Le retour discret mais lourd des charges d’intérêts</b></h2>
<p class="p4">À cette tension s’ajoute un élément souvent moins visible mais déterminant : la hausse des charges d’intérêts. À mesure que la dette augmente et que les taux se normalisent, le coût de son financement s’alourdit. D’ici 2031, il pourrait représenter près de 3 % du PIB. Une dépense silencieuse, mais lourde de conséquences, car elle ne produit ni service public ni investissement : elle rémunère simplement le poids du passé.</p>
<h2><b>Le vieillissement, facteur déterminant des dépenses futures</b></h2>
<p class="p4">Le vieillissement de la population vient accentuer cette pression. À partir de la fin de la décennie, l’augmentation des pensions et des dépenses de santé deviendra le principal moteur de la dépense publique. Ce phénomène est connu, documenté, anticipé depuis longtemps. Pourtant, les projections actuelles n’intègrent pas de réforme structurelle majeure pour y répondre. C’est là l’un des paradoxes les plus frappants du rapport : ce qui est prévisible n’est pas nécessairement pris en charge.</p>
<h2><b>Des prévisions fragilisées par des hypothèses incertaines</b></h2>
<p class="p4">Par ailleurs, certaines hypothèses budgétaires reposent sur des éléments encore incertains, comme des économies administratives peu détaillées ou des gains attendus de la lutte contre la fraude. Ces zones d’ombre introduisent un biais possible : la situation réelle pourrait s’avérer plus dégradée que ne le suggèrent les chiffres officiels.</p>
<h2><b>Une trajectoire en décalage avec les règles européennes</b></h2>
<p class="p4">Dans ce contexte, la Belgique s’expose à des tensions avec la <span class="s3">Commission européenne</span>, dont les règles encadrent les déficits et la dette des États membres. Avec un déficit largement supérieur à 3 % et une dette dépassant les 60 %, le pays s’écarte nettement des normes communes, au risque d’une procédure pour déficit excessif.</p>
<h2><b>L’absence de cap budgétaire clair</b></h2>
<p class="p4">Mais au-delà des indicateurs, c’est une question de gouvernance qui se pose. Le rapport met en évidence l’absence d’une stratégie budgétaire claire et cohérente. Là où certains pays ont défini des trajectoires de redressement ou engagé des réformes structurelles, la Belgique semble évoluer sans cap précis, au fil des contraintes immédiates.</p>
<h2><b>Le risque d’un cercle vicieux</b></h2>
<p class="p4">Ce constat invite moins à l’inquiétude qu’à la lucidité. Comme le rappelait <span class="s3">Marc Aurèle</span>, la difficulté n’est pas dans les événements eux-mêmes, mais dans la manière dont nous choisissons d’y répondre. Le vieillissement, la dette ou les contraintes européennes ne sont pas des surprises. Ce qui reste ouvert, en revanche, c’est la capacité à les anticiper et à les maîtriser.</p>
<p class="p4">Car sans inflexion, la dynamique actuelle risque de s’auto-alimenter : plus de dette entraîne plus d’intérêts, ce qui réduit les marges budgétaires et alimente à nouveau la dette. Un cercle discret, progressif, mais difficile à inverser une fois installé.</p>
<h2><b>Un moment charnière pour les finances publiques belges</b></h2>
<p class="p4">La Belgique se trouve ainsi à un moment charnière. Non pas face à une crise immédiate, mais face à une trajectoire. Et, comme souvent en matière budgétaire, tout l’enjeu réside dans la capacité à transformer un constat en décision.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/finances-publiques-la-belgique-face-a-une-derive-silencieuse-mais-profonde/">Finances publiques : la Belgique face à une dérive silencieuse mais profonde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mon année 2025, entre déception, satisfaction et introspection&#8230;</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/mon-annee-2025-entre-deception-satisfaction-et-introspection/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 09:10:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133309</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mon-annee-2025-entre-deception-satisfaction-et-introspection/">Mon année 2025, entre déception, satisfaction et introspection&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1 class="p1">« En politique, il ne faut jamais se plaindre! »&#8230;</h1>
<p class="p1">2025 a été une année particulière pour moi.</p>
<p class="p1">Elle a commencé par une sortie de charge du gouvernement, au terme d’un cycle politique intense, clôturé par une année électorale 2024 dont le résultat n’a pas été à la hauteur du travail accompli, de l’énergie investie ni des résultats obtenus. Résultat, une année commencée un genou à terre&#8230;</p>
<p class="p1">Après quinze années vécues à cent à l’heure comme député provincial, puis cinq années à deux cents à l’heure comme secrétaire d’État, il m’a fallu près de deux mois pour me remettre sur mes deux jambes. Deux mois pour accepter la rupture de rythme, le silence soudain, le vide que laisse une fonction lorsqu’elle s’arrête brutalement. Pour tenter d&rsquo;accepter la nature humaine et ce qu&rsquo;elle comporte de plus laid&#8230; Deux mois pour reprendre souffle, tout simplement.</p>
<h2 class="p1">Très vite pourtant, le temps politique m’a rattrapé.</h2>
<p class="p1">J’avais repris de nouvelles responsabilités parlementaires, en défense et en finances, des matières exigeantes, structurantes, qui appellent rigueur, hauteur de vue et sens du long terme. Un autre tempo, une autre posture, mais toujours la même exigence.</p>
<p class="p1">2025 a aussi marqué un tournant personnel et professionnel.</p>
<p class="p1">J’ai créé et lancé deux nouvelles sociétés. J&rsquo;ai découvert le métier d’entrepreneur, dans ce qu’il a de plus déstabilisant et de plus libérateur à la fois. L’incertitude, la confrontation directe au réel. Mais aussi une vraie liberté, la capacité d’agir sans filtre, de construire sans attendre, de porter une vision jusqu’à sa concrétisation. De penser, réfléchir et faire.</p>
<p class="p1">Dans le même mouvement, j’ai lancé une ASBL dédiée à l’éducation à la citoyenneté numérique, avec une ambition claire : mieux armer les citoyens face aux usages numériques, protéger l’esprit critique et, au fond, défendre la démocratie dans un monde digital qui fragilise ses fondements.</p>
<p class="p1">Sur le plan local enfin, m&rsquo;impliquer dans mon territoire comme président du Gal Culturalité et au sein du conseil communal de Jodoigne. Un engagement plus discret, moins exposé, mais profondément enraciné.</p>
<h3 class="p1">2025 aura donc été une année de réflexion, de déception parfois, d’introspection souvent, mais aussi de vision, d’action et, à certains égards, de satisfaction.</h3>
<p class="p1">La politique est une machine qui ne s’arrête jamais.</p>
<p class="p1">Elle broie, elle use, elle accélère tout ce qu’elle touche. Je l’ai toujours su. Je l’ai toujours vécu. Mais jamais je ne l’avais ressenti avec une telle intensité. Sans doute parce que les générations changent, le monde lui-même s’emballe, laissant de moins en moins d’espace à l’humain, à la lenteur, à la nuance.</p>
<p class="p1">Je poursuis aujourd’hui de nouveaux projets avec une nouvelle sérénité : celle de voir que les graines semées dans mes fonctions précédentes continuent de grandir sans moi. Preuve, s’il en fallait, que changer le monde relève du temps long, de la patience et de la ténacité, bien plus que de l’agitation permanente.</p>
<h3 class="p1">Mais je regarde 2025 avec une certaine amertume aussi.</h3>
<p class="p1">Celle de vivre dans une époque qui ne voit plus que la surface des choses, qui ne reconnaît plus la complexité du réel, et qui a effacé la nuance au profit d’une polarisation brutale, faite de slogans, d’anathèmes et de surenchères stériles.</p>
<h3 class="p1">2025 sera une année mémorable pour moi.</h3>
<p>Elle restera comme une année fondatrice. Une année qui m’aura fait grandir, comprendre, ajuster, et peut-être me recentrer un peu plus sur l’essentiel.</p>
<p>L’énergie est là, plus calme peut-être, mais plus juste. La vie est courte, et belle pour qui accepte les épreuves comme des occasions de grandir. En 2026, je ferai le choix de continuer à avancer, sans céder à la fatalité, et de m’engager, à ma mesure, pour ce qui mérite d’être construit et transmis.</p>
<p>Mais ça, je vous l&rsquo;écrirai dans un autre article.</p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mon-annee-2025-entre-deception-satisfaction-et-introspection/">Mon année 2025, entre déception, satisfaction et introspection&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La malédiction de Provinces&#8230;</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/reforme-des-province-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 10:28:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133227</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/reforme-des-province-2025/">La malédiction de Provinces&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p1">Ayant été <span class="s1"><b>député provincial pendant près de quinze ans</b></span>, j’ai eu tout le loisir d’observer un phénomène fascinant : <strong>la malédiction des Provinces</strong>,  c<span class="s1">e débat sur la suppression des provinces qui déclenche systématiquement plus d’émotions que de <b>connaissances</b></span>.</p>
<p class="p1">Bien avant mon mandat, bien après, le scénario est toujours le même. Les provinces cristallisent fantasmes, réflexes idéologiques et postures de principe, souvent portés par des personnes qui, soyons honnêtes, <span class="s1"><b>ne savent pas vraiment ce que fait une province, comment elle fonctionne, ni pourquoi elle existe</b></span>.</p>
<p class="p1">Dans l’arène, on retrouve alors un casting désormais bien rodé :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">ceux qui ne connaissent pas les provinces mais ont un avis très tranché ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">ceux qui refusent toute évolution au nom de la tradition ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">ceux qui lorgnent avec gourmandise sur leurs recettes fiscales ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et ceux qui rêvent de voir la province finir <span class="s1"><b>la tête au bout d’une pique</b></span>, comme un trophée symbolique de la “simplification institutionnelle”, peu importe ce qui la remplace.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Dans ces conditions, les ingrédients sont rarement réunis pour mener une <span class="s1"><b>réflexion structurelle, apaisée et rationnelle </b></span>sur l’évolution d’une institution qui, quoi qu’en pensent certains, <span class="s1"><b>a trouvé sa place dans le vivre-ensemble territorial</b></span>, souvent là où d’autres niveaux de pouvoir n’étaient ni assez proches, ni assez structurés voire même totalement inefficaces.</p>
<p class="p1">C’est précisément pour sortir de ce débat caricatural entre ignorance, immobilisme et pulsions budgétaires qu’il est nécessaire de poser les choses calmement : <span class="s1"><b>expliquer la réforme proposée, démontrer pourquoi elle rate sa cible, et surtout proposer des alternatives sérieuses</b></span>, efficaces et démocratiquement responsables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><b>1. Le contexte : une réforme institutionnelle ambitieuse… sur le papier</b></h2>
<p class="p3">Le Gouvernement wallon a engagé une réforme d’ampleur de l’institution provinciale. Son objectif affiché est clair : <span class="s2"><b>moderniser l’organisation territoriale</b></span>, réduire le nombre de mandats politiques, améliorer l’efficacité de l’action publique et générer des économies.</p>
<p class="p3">Concrètement, la réforme prévoit :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">la </span><b>suppression de l’élection provinciale à partir de 2030</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">la disparition des </span><b>conseils provinciaux élus</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">le maintien des provinces comme <span class="s1"><b>circonscriptions administratives</b></span> et du <span class="s1"><b>Gouverneur</b></span>, garant de la continuité de l’autorité publique ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la création de <span class="s1"><b>structures supracommunales</b></span> par territoire provincial, dotées de la personnalité juridique, <span class="s1"><b>pilotées par une assemblée de bourgmestres</b></span> ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une <span class="s1"><b>ventilation progressive des compétences</b></span> provinciales vers la Région, les communes ou ces nouvelles structures ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la fin de la <span class="s1"><b>fiscalité provinciale</b></span>, avec une promesse de neutralité fiscale pour le citoyen et budgétaire pour les communes.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Sur le papier, l’intention est louable. Personne ne conteste la nécessité de clarifier les compétences, de réduire les redondances et de rendre l’action publique plus lisible. Mais <span class="s2"><b>une réforme institutionnelle ne se juge pas à ses intentions, elle se juge à ses effets</b></span>.</p>
<p class="p3">Et c’est précisément là que le bât blesse.</p>
<h2><b>2. Pourquoi cette réforme n’atteindra ni l’efficacité ni la réduction des coûts annoncées</b></h2>
<h3><b>Supprimer une élection n’est pas une réforme structurelle</b></h3>
<p class="p3">La réforme met en avant une économie d’environ <span class="s2"><b>3 millions d’euros</b></span>, liée à la suppression des rémunérations des élus provinciaux. Ce chiffre est politiquement frappant, mais <span class="s2"><b>structurellement faible&#8230; </b></span></p>
<p class="p3">La vraie question n’est pas : <i>combien d’élus supprime-t-on ?</i><i></i></p>
<p class="p3">La vraie question est : <i>combien de structures, de couches administratives et de coûts de fonctionnement supprime-t-on réellement ?</i><i></i></p>
<p class="p3">Or, la réforme :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>supprime un scrutin</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">mais <span class="s1"><b>ne supprime pas la complexité</b></span> de l’écosystème supracommunal ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">elle remplace un niveau politique élu par <span class="s1"><b>des gouvernances désignées (</b></span>intercommunales, asbl&#8230; ), souvent moins visibles, moins transparentes et moins contrôlables.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Résultat : on change la forme, pas le fond.</p>
<h3><b>Une efficacité affaiblie par la gouvernance intercommunale</b></h3>
<p class="p3">Confier la supracommunalité à une <span class="s2"><b>assemblée de bourgmestres</b></span> peut sembler pragmatique. En réalité, cela pose trois problèmes majeurs :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Décision plus lente</b></span> : arbitrer entre intérêts communaux divergents est plus complexe que décider à partir d’un projet territorial clair.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Responsabilité diluée</b></span> : qui est responsable politiquement d’une décision impopulaire ? Personne en particulier.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Double casquette permanente</b></span> : le bourgmestre est à la fois juge et partie, défenseur de sa commune et gestionnaire supracommunal.</p>
</li>
<li><strong>Arrangements entre plus grosses communes:</strong> la sur-représentation des communes les plus peuplées leur permet de peser plus lourdement au détriment des plus petites.</li>
</ol>
<p class="p4"><span class="s3">Ce type de gouvernance est utile pour la concertation, </span><b>mais mauvais comme substitut à une autorité politique élue</b><span class="s3">.</span></p>
<h3><b>Un recul démocratique évident</b></h3>
<p class="p3">Le cœur du problème est démocratique.</p>
<p class="p3">Avec la réforme :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">le citoyen <span class="s1"><b>ne vote plus</b></span> pour un projet supracommunal ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">il ne peut plus <span class="s1"><b>sanctionner ou soutenir</b></span> une politique territoriale ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les décisions sont prises dans des instances où les membres sont <span class="s1"><b>désignés</b></span>, souvent selon des équilibres d’appareil.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><span class="s3">Or, </span><b>la transparence démocratique d’un élu directement responsable devant les électeurs sera toujours supérieure à celle d’un conseil d’administration désigné</b><span class="s3">.</span></p>
<p class="p3">Supprimer un niveau élu en le remplaçant par une structure indirecte, ce n’est pas moderniser la démocratie locale, c’est l’appauvrir.</p>
<h3><b>Une confiscation silencieuse de la fiscalité territoriale</b></h3>
<p class="p3">La disparition des provinces politiques entraîne mécaniquement la fin de la <span class="s2"><b>fiscalité provinciale</b></span>, notamment les additionnels au précompte immobilier.</p>
<p class="p3">Dès lors, deux scénarios existent :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">reprise par la Région ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">reprise par les communes ;</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Dans tous les cas, <span class="s2"><b>sans niveau élu direct</b></span>, la fiscalité devient :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">moins lisible,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">moins traçable,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">moins directement liée à des choix politiques territoriaux.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">C’est une <span class="s2"><b>confiscation démocratique de l’impôt</b></span> voire même, un refinancement déguisé de la Région wallonne: le citoyen continue de payer, mais il ne sait plus clairement <i>qui décide </i>ni <i>pour quels projets</i>.</p>
<p class="p3">Dans des territoires comme le <span class="s2"><b>Brabant wallon</b></span>, où l’équilibre fiscal est sensible et où les besoins supracommunaux sont bien identifiés, c’est une <span class="s2"><b>mauvaise opération politique </b>et fiscale qui risque de coûter </span></p>
<h2><b>3. Deux alternatives crédibles pour une vraie réforme de la supracommunalité</b></h2>
<p class="p3">Critiquer ne suffit pas. Il faut proposer. Deux grandes alternatives existent, bien plus cohérentes avec les objectifs d’efficacité, d’économie et de démocratie.</p>
<h3><b>Alternative 1 – Les fusions de communes : réduire le besoin du supracommunal</b></h3>
<p class="p3">Première option : <span class="s2"><b>agrandir les communes</b></span> pour leur donner une taille critique suffisante.</p>
<p class="p4"><b>Avantages :</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">simplification institutionnelle ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">responsabilité politique directe ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">réduction de certains besoins de coordination.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><b>Limites :</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">dans les zones rurales, même fusionnées, certaines communes restent trop petites ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">de nombreuses politiques (mobilité, eau, sécurité, environnement) dépassent toujours l’échelle communale ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">acceptabilité politique limitée des fusions forcées.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">👉 Les fusions peuvent <span class="s2"><b>réduire</b></span> le périmètre de la supracommunalité, mais <span class="s2"><b>ne peuvent pas la supprimer totalement</b></span>.</p>
<h3><b>Alternative 2 – La vraie réforme : un niveau supracommunal unique, rationalisé et élu</b></h3>
<p class="p3">C’est l’option la plus ambitieuse et la plus cohérente.</p>
<p class="p3">Elle consiste à :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>fusionner verticalement</b></span> toutes les structures intermédiaires existantes (intercommunales, ASBL, agences…) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">créer <span class="s1"><b>une seule entité supracommunale par territoire</b></span> (5 ou 9 selon les bassins de vie réels) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">doter cette entité :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">d’un </span><b>conseil élu au suffrage universel direct</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">d’un </span><b>budget consolidé unique</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">d’une </span><b>fiscalité territoriale clairement identifiée</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p>&nbsp;</li>
</ul>
<p class="p3">Les bourgmestres conservent un rôle central de coordination et de co-construction stratégique, mais <span class="s2"><b>ne remplacent pas l’élection</b></span>.</p>
<p class="p4"><b>Résultat :</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">moins de structures juridiques ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">moins de conseils d’administration ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">plus de lisibilité pour le citoyen ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une chaîne claire : <i>le territoire décide, le territoire finance, le territoire rend des comptes</i>.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><span class="s3">C’est là que se trouvent </span><b>les vraies économies</b><span class="s3"> et </span><b>la vraie efficacité</b><span class="s3">.</span></p>
<h2><b>4. Conclusion : ce que doit être une réforme responsable</b></h2>
<p class="p3">Une réforme institutionnelle crédible doit respecter quelques principes simples :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Supprimer des structures</b></span>, pas seulement des élections.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Clarifier qui décide, qui paie et qui est responsable.</b><b></b></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Maintenir un niveau de pouvoir élu directement</b></span> dès qu’il existe une fiscalité et des choix politiques structurants.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Rationaliser l’écosystème supracommunal</b><span class="s1">, au lieu de le rendre plus opaque.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p3">En résumé :</p>
<blockquote>
<p>Supprimer un scrutin ne suffit pas.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Supprimer la démocratie locale est une erreur.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Et confisquer la fiscalité territoriale sans responsabilité politique est un très mauvais signal.</p>
</blockquote>
<p class="p3">La modernisation de la Wallonie passe par <span class="s2"><b>moins de structures</b></span>, <span class="s2"><b>plus de clarté</b></span>, et <span class="s2"><b>plus de responsabilité démocratique</b></span>, pas par des couches intermédiaires technocratiques.</p>
<h3><b>Pour aller plus loin</b></h3>
<p class="p3">👉 <a href="https://www.mathieumichel.be/wp-content/uploads/2025/12/Supracommunalite-reforme-province.pdf"><span class="s2"><b>La note d’analyse complète ici</b></span> </a>développe ces arguments de manière exhaustive, avec des scénarios institutionnels détaillés, une analyse fiscale approfondie (notamment pour le Brabant wallon) et une proposition opérationnelle clé en main pour l’avenir de la supracommunalité wallonne.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/reforme-des-province-2025/">La malédiction de Provinces&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’intolérable interdiction de visa visant Thierry Breton</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/lintolerable-interdiction-de-visa-visant-thierry-breton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Dec 2025 10:43:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133323</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/lintolerable-interdiction-de-visa-visant-thierry-breton/">L’intolérable interdiction de visa visant Thierry Breton</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-5"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p>Par petites touches, presque à bas bruit, une décision diplomatique américaine a franchi un seuil inquiétant. En interdisant l’entrée sur son territoire à <u><a href="chatgpt://generic-entity?number=0">Thierry Breton</a></u>, ancien commissaire européen au Marché intérieur, les États-Unis n’ont pas seulement visé un homme. Ils ont adressé un message politique à l’Union européenne tout entière.</p>
<p>Un contexte de tensions numériques croissantes</p>
<p>Depuis plusieurs années, la régulation du numérique est devenue un champ de confrontation stratégique entre l’Europe et les grandes puissances technologiques. L’Union européenne, confrontée aux dérives des plateformes — désinformation, contenus illicites, atteintes aux mineurs — a choisi la voie du droit. Elle a légiféré, débattu, amendé, voté.</p>
<p>Ce mouvement n’est pas dirigé contre un pays, mais contre des déséquilibres systémiques. Pourtant, c’est bien dans ce contexte que s’inscrit la décision américaine : une réaction politique à une ambition réglementaire européenne assumée.</p>
<p>Pourquoi Thierry Breton est-il visé ?</p>
<p>Aux yeux de Washington, Thierry Breton incarne cette volonté européenne de reprendre la main sur l’espace numérique. Son rôle central dans la mise en œuvre du Digital Services Act (DSA) en a fait une cible symbolique.</p>
<p>L’argument avancé par l’administration américaine repose sur une accusation grave : celle d’une prétendue « censure extraterritoriale ». En d’autres termes, l’idée que l’Europe chercherait à imposer ses normes de modération aux plateformes américaines, au détriment de la liberté d’expression telle qu’elle est conçue aux États-Unis.</p>
<p>Plutôt que de contester juridiquement la loi ou d’en débattre politiquement, le choix a été fait de frapper un responsable public par une mesure d’interdiction de visa.</p>
<p>Ce que vise réellement le DSA</p>
<p>Il est pourtant essentiel de rappeler ce qu’est — et ce que n’est pas — le DSA.</p>
<p>Ce texte ne vise pas à contrôler les opinions, ni à restreindre le débat public. Il cherche à rendre Internet plus sûr, en imposant des obligations de transparence, de responsabilité et de lutte contre les contenus manifestement illégaux.</p>
<p>La liberté d’expression n’y est pas abolie ; elle y est encadrée, comme elle l’est déjà dans toute démocratie par le droit pénal, le droit de la presse ou la protection des personnes. Assimiler cette démarche à une entreprise de censure relève d’un contresens — ou d’une instrumentalisation.</p>
<p>Une décision choquante et politiquement inacceptable</p>
<p>Ce qui heurte, dans cette interdiction de visa, ce n’est pas seulement sa brutalité, mais sa logique. Elle revient à sanctionner l’exercice d’un mandat démocratique.</p>
<p>Un État peut contrôler ses frontières. Mais lorsqu’il utilise cet outil pour intimider ou punir un responsable public étranger en raison d’une loi adoptée par un Parlement souverain, il franchit une ligne. Celle qui sépare le désaccord politique de la coercition diplomatique.</p>
<p>Ce geste crée un précédent dangereux : celui où la régulation devient un acte hostile, et où l’on remplace le débat de droit par la mise à l’index des personnes.</p>
<p>Le danger du silence européen</p>
<p>Plus inquiétant encore est le risque d’une acceptation tacite. L’habituation à ce type de méthodes — l’idée qu’elles seraient “le prix à payer” — affaiblit l’Europe plus sûrement que n’importe quelle pression extérieure.</p>
<p>La brutalité diplomatique, lorsqu’elle n’est pas nommée ni contestée, finit par s’imposer comme une norme.</p>
<p>L’Europe doit se faire respecter</p>
<p>L’Union européenne n’a pas à s’excuser de légiférer. Elle n’a pas à tolérer que ses représentants soient ciblés pour avoir exercé leurs fonctions.</p>
<p>Se faire respecter ne signifie pas rompre le dialogue, mais refuser la personnalisation, l’intimidation et le chantage symbolique. À défaut, c’est l’idée même d’une souveraineté européenne effective — juridique, politique, démocratique — qui s’érode.</p>
<p>Et avec elle, la capacité de l’Europe à défendre un ordre international fondé sur le droit plutôt que sur la force.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/lintolerable-interdiction-de-visa-visant-thierry-breton/">L’intolérable interdiction de visa visant Thierry Breton</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mesurer la puissance de l’information : l’infoWatt, un outil pour la pensée critique</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/mesurer-la-puissance-de-linformation-linfowatt-un-outil-pour-la-pensee-critique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 23:41:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133228</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mesurer-la-puissance-de-linformation-linfowatt-un-outil-pour-la-pensee-critique/">Mesurer la puissance de l’information : l’infoWatt, un outil pour la pensée critique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Mesurer la puissance de l’information : de l’alerte démocratique de Harari à l’infoWatt, un outil pour le citoyen numérique</b></h2>
<p class="p3">Nous vivons dans un monde où l’information n’est plus seulement un moyen de connaissance, mais une force structurante des sociétés. Dans <span class="s2"><i>Nexus</i></span>, <span class="s3"><b>Yuval Noah Harari</b></span> met en garde contre un phénomène inédit dans l’histoire humaine : la capacité de systèmes informationnels automatisés à influencer massivement les opinions, les comportements et les choix politiques, sans intention humaine directe et sans responsabilité clairement identifiable.</p>
<p class="p3">Le risque, selon lui, n’est pas tant le mensonge que la <span class="s4"><b>perte de contrôle démocratique sur les flux d’information</b></span>. Lorsque la vitesse, la répétition et l’émotion priment sur la délibération, la démocratie s’expose à une saturation informationnelle qui fragilise l’esprit critique. Une société submergée de messages n’est pas nécessairement mieux informée ; elle est souvent plus malléable.</p>
<p class="p3">Face à cette inquiétude, une question centrale émerge :</p>
<p class="p4"><b>comment comprendre, qualifier et gouverner l’impact réel de l’information sur les individus et sur la société ?</b><b></b></p>
<p class="p3">C’est précisément à cette question que répond le concept d’<a href="https://www.exquando.be/linfowatt-une-unite-pour-apprehender-la-puissance-informationnelle-qui-faconne-le-monde-de-demain/"><span class="s4"><b>infoWatt</b></span></a>, proposé par <a href="https://www.linkedin.com/in/mansoult/"><span class="s3"><b>Marc Ansoult</b></span></a>.</p>
<h2><b>L’infoWatt : penser l’information comme une énergie</b></h2>
<p class="p3">L’originalité de l’infoWatt repose sur un changement de paradigme. Jusqu’à présent, l’information est essentiellement mesurée comme un volume : nombre de messages, durée d’exposition, quantité de données. Or ces indicateurs disent peu de l’essentiel : <span class="s4"><b>l’effet produit sur les individus</b></span>.</p>
<p class="p3">L’infoWatt propose de considérer l’information comme une <span class="s4"><b>énergie cognitive</b></span>, capable de produire un travail sur nos représentations du monde.</p>
<p class="p3">Un contenu n’est pas simplement reçu : il agit, il déplace, il transforme.</p>
<p class="p3">Pour comprendre ce mécanisme, Marc Ansoult introduit la notion de <i>carte mentale</i>. Chaque individu possède une représentation du monde constituée de propositions, idées, croyances, certitudes, qui évoluent au fil du temps. Ces propositions peuvent être décrites selon trois dimensions fondamentales :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>la dimension cognitive (P)</b></span> : le niveau de compréhension ou d’information sur un sujet ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>la dimension émotionnelle (A)</b></span> : l’adhésion, le rejet ou la neutralité affective ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>la dimension comportementale (E)</b></span> : le degré d’engagement ou de passage à l’action.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Lorsqu’un contenu informationnel est consommé, il peut déplacer une proposition sur un ou plusieurs de ces axes. Ce déplacement constitue le <span class="s4"><b>travail informationnel</b></span>.</p>
<h2><b>De la mécanique physique à la mécanique de l’information</b></h2>
<p class="p3">Pour rendre ce phénomène mesurable, l’infoWatt s’inspire directement des unités de la physique classique. L’analogie est volontairement simple et pédagogique.</p>
<p class="p3">Dans le monde physique :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">une <span class="s1"><b>force</b></span> met un objet en mouvement,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">un <span class="s1"><b>travail</b></span> correspond à un déplacement,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une <span class="s1"><b>puissance</b></span> mesure la vitesse à laquelle ce travail est effectué.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Dans le monde informationnel :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">la <span class="s1"><b>force informationnelle</b></span> correspond à l’intensité d’un contenu (par exemple un post, un article, une discussion en face à face) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">le <span class="s1"><b>travail informationnel</b></span> correspond au déplacement d’une proposition sur la carte mentale d’une personne ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la <span class="s1"><b>puissance informationnelle</b></span> mesure l’impact global d’un contenu dans le temps et sur une audience donnée.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Ainsi naissent les unités conceptuelles suivantes :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">l’<span class="s1"><b>infoNewton</b></span>, unité de force informationnelle ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">l’<span class="s1"><b>infoJoule</b></span>, unité de travail cognitif ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">l’<span class="s1"><b>infoWatt</b></span>, unité de puissance informationnelle.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">L’infoWatt permet donc de quantifier non pas ce qui est publié, mais <span class="s4"><b>ce que cela change</b></span>.</p>
<h2><b>Exemple : mesurer l’impact plutôt que la visibilité</b></h2>
<p class="p3">Prenons un exemple concret.</p>
<p class="p3">Un message court, émotionnel et simplificateur, diffusé massivement par un algorithme, peut provoquer un fort déplacement émotionnel et comportemental chez un large public, en un temps très court. Sa puissance informationnelle, son infoWatt, est élevée.</p>
<p class="p3">À l’inverse, un article rigoureux, nuancé et factuel, diffusé plus lentement à un public restreint, peut avoir une puissance informationnelle plus faible, malgré une qualité intrinsèque supérieure.</p>
<p class="p3">Ce constat n’est pas un jugement de valeur ; c’est un <span class="s4"><b>diagnostic</b></span>.</p>
<p class="p3">Et c’est précisément ce diagnostic qui manque aujourd’hui aux démocraties, comme le souligne Harari.</p>
<h2><b>Un outil pour révéler les déséquilibres de pouvoir informationnel</b></h2>
<p class="p3">L’apport politique majeur de l’infoWatt réside dans sa capacité à rendre visibles des déséquilibres jusque-là abstraits.</p>
<p class="p3">Lorsque des acteurs anonymes, automatisés ou non responsables disposent d’une puissance informationnelle équivalente à celle d’institutions démocratiques, un problème de gouvernance se pose.</p>
<p class="p3">Harari le formule autrement : les démocraties risquent d’être façonnées par des récits qu’elles n’ont ni choisis, ni compris, ni régulés.</p>
<p class="p3">L’infoWatt ne décide pas à la place du politique, mais il fournit un <span class="s4"><b>instrument de lecture</b></span> indispensable pour éclairer les décisions publiques, éducatives et citoyennes.</p>
<h2><b>L’éducation à la citoyenneté numérique : donner des outils pour comprendre l’impact</b></h2>
<p class="p3">Dans ce contexte, l’éducation à la citoyenneté numérique devient une nécessité démocratique.</p>
<p class="p3">Former des citoyens numériques, ce n’est pas seulement enseigner l’usage des outils, mais développer une <span class="s4"><b>conscience de l’impact informationnel</b></span>.</p>
<p class="p3">L’infoWatt peut jouer ici un rôle pédagogique central :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">il permet de comprendre pourquoi certains contenus nous affectent plus que d’autres ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">il aide à identifier les mécanismes de viralité et de manipulation émotionnelle ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">il introduit la notion de responsabilité proportionnelle à l’impact.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Partager un contenu, ce n’est pas un geste neutre. C’est exercer une part de puissance informationnelle.</p>
<h2><b>Le citoyen numérique comme acteur démocratique</b></h2>
<p class="p3">Face aux défis du monde digital, le citoyen n’est pas condamné à l’impuissance.</p>
<p class="p3">Mais son rôle évolue. Il ne s’agit plus seulement de voter ou de s’exprimer, mais de <span class="s4"><b>choisir consciemment ce que l’on amplifie</b></span>.</p>
<p class="p3">Le citoyen numérique est celui qui :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">comprend que l’information agit comme une force,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">accepte de ralentir face à l’émotion,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">mesure les effets de la répétition,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">assume sa part de responsabilité dans l’écosystème informationnel.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Mesurer pour gouverner, gouverner pour préserver</b></h2>
<p class="p3"><i>Nexus</i> nous rappelle que l’information façonne les civilisations.</p>
<p class="p3">L’infoWatt propose un moyen de rendre cette puissance visible, intelligible et donc gouvernable.</p>
<p class="p3">Entre l’alerte de Harari et le modèle de Marc Ansoult se dessine une même exigence :</p>
<p class="p4"><span class="s5">👉 </span><b>réintroduire de la mesure, de la responsabilité et de la conscience dans un monde saturé d’informations</b><span class="s5">.</span></p>
<p class="p3">Car ce que nous ne mesurons pas finit toujours par nous dominer.</p>
<p class="p3">Et dans une démocratie, comprendre ce qui nous influence est déjà un acte citoyen.</p>
<p>
</div><div class="uncode_text_column" ><p>Plus d&rsquo;infos:<br />
<a href="https://www.exquando.be/linfowatt-une-unite-pour-apprehender-la-puissance-informationnelle-qui-faconne-le-monde-de-demain/">https://www.exquando.be/linfowatt-une-unite-pour-apprehender-la-puissance-informationnelle-qui-faconne-le-monde-de-demain/</a></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/mesurer-la-puissance-de-linformation-linfowatt-un-outil-pour-la-pensee-critique/">Mesurer la puissance de l’information : l’infoWatt, un outil pour la pensée critique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cybersécurité: le retard inacceptable de certaines administrations en matière de sécurité numérique</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-le-retard-inacceptable-de-certaines-administrations-en-matiere-de-securite-numerique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 09:42:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133306</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-le-retard-inacceptable-de-certaines-administrations-en-matiere-de-securite-numerique/">Cybersécurité: le retard inacceptable de certaines administrations en matière de sécurité numérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Quand la faille n’est ni technologique ni sophistiquée : retour sur une arnaque révélatrice</b></h2>
<p class="p1">Je parle ici d’expérience personnelle.</p>
<p class="p1">Un individu a récemment envoyé un e-mail à mon employeur en lui demandant de <span class="s1"><b>modifier mon numéro de compte bancaire pour le versement de mon salaire</b></span>.</p>
<p class="p1">Le message était envoyé depuis une adresse mail <span class="s1"><b>ne comportant même pas mon nom</b></span>. Aucun document crédible, aucun élément permettant d’authentifier la demande.</p>
<p class="p1">Malgré cela, le fonctionnaire destinataire <span class="s1"><b>ne vérifie pas</b></span>.</p>
<p class="p1">Il ne contacte pas l’intéressé.</p>
<p class="p1">Il ne recoupe pas l’information.</p>
<p class="p1">Il ne suit aucune procédure minimale de validation.</p>
<p class="p1">Il s’exécute.</p>
<p class="p1">Ce type de fraude porte un nom : <span class="s1"><b>l’arnaque au paiement</b></span>. Dans le champ de la cybersécurité, elle est généralement classée dans les catégories <span class="s1"><b>Business Email Compromise (BEC)</b></span>, <span class="s1"><b>payment diversion</b></span>, <span class="s1"><b>invoice &amp; mandate fraud</b></span> ou <span class="s1"><b>manipulation du payeur</b></span>.</p>
<p class="p1">Elle ne repose ni sur une attaque informatique sophistiquée ni sur une faille technique avancée. Elle repose sur une réalité beaucoup plus inquiétante : <span class="s1"><b>la crédulité humaine et l’absence de culture de sécurité</b></span>.</p>
<h2><b>Des statistiques imparfaites, mais sans équivoque</b></h2>
<p class="p1">Il est important de le rappeler :</p>
<p class="p1">il existe très peu de statistiques publiques isolant spécifiquement les fraudes au <span class="s1"><b>changement d’IBAN d’un salarié</b></span>. Les autorités financières agrègent généralement ces scénarios dans des catégories plus larges.</p>
<p class="p1">On distingue donc deux niveaux de données :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Statistiques “officielles”</b></span> (banques centrales, autorités de contrôle)</p>
<p class="p1">Elles mesurent principalement la <span class="s1"><b>fraude au paiement</b></span> et la <span class="s1"><b>Business Email Compromise (BEC)</b></span> au sens large.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Statistiques spécifiques “salaires / changement de RIB”</b><b></b></p>
<p class="p2">Elles sont rares, car ce scénario est généralement intégré dans les catégories <i>payment diversion</i> ou <i>credit transfers</i>, sans sous-détail “salaire”.</p>
</li>
</ol>
<p class="p1">Malgré cette limite méthodologique, les ordres de grandeur sont sans appel.</p>
<h2><b>Europe : des milliards d’euros détournés par manipulation humaine</b></h2>
<p class="p1">Selon les données consolidées de la Banque centrale européenne</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">La </span><b>valeur totale des fraudes sur paiements dans l’Espace économique européen</b><span class="s1"> s’élevait à </span><b>4,2 milliards d’euros en 2024</b><span class="s1">,</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">soit une </span><b>hausse d’environ 17 % par rapport à 2023</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Dans ce même reporting, les </span><b>pertes liées aux virements bancaires (credit transfers)</b><span class="s1"> atteignent </span><b>2,2 milliards d’euros en 2024</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">À titre de comparaison, les fraudes sur paiements par carte (émises UE/EEE) représentent <span class="s1"><b>1,329 milliard d’euros</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Le scénario du <span class="s1"><b>changement d’IBAN d’un salarié</b></span> est classé par les banques comme une forme de <span class="s1"><b>manipulation du payeur sur virement</b></span>, et se retrouve donc dans cette catégorie des <i>credit transfers</i>, sans ventilation spécifique.</p>
<p class="p4"><span class="s4">Autrement dit : </span><b>ce type d’arnaque participe directement à ces milliards d’euros de pertes annuelles</b><span class="s4">.</span></p>
<h2><b>États-Unis : une référence mondiale sur le BEC</b></h2>
<p class="p1">Les chiffres américains sont souvent cités comme référence, car ils sont publiés de manière homogène par le FBI via l’IC3.</p>
<p class="p5"><span class="s5">Selon les données du <a href="chatgpt://generic-entity?number=1"><span class="s3"><b>Federal Bureau of Investigation</b></span></a> / IC3 :</span></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">En <span class="s1"><b>2024</b></span>, les fraudes de type <span class="s1"><b>Business Email Compromise</b></span> (BEC) ont donné lieu à <span class="s1"><b>21 442 plaintes</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Les pertes financières “ajustées” dépassent <span class="s1"><b>2,7 milliards de dollars</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Le rapport publié en 2025 confirme que le BEC reste l’un des <span class="s1"><b>principaux postes de pertes du cybercrime mondial</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Le <span class="s1"><b>payroll diversion</b></span> (détournement de salaire) est explicitement identifié par le FBI comme un <span class="s1"><b>scénario récurrent</b></span> de BEC, même s’il n’est pas toujours ventilé comme sous-catégorie autonome dans les tableaux publics.</p>
<h2><b>Belgique : une pression massive, des chiffres édifiants</b></h2>
<p class="p1">En Belgique, il n’existe pas de statistiques publiques isolant spécifiquement les détournements de salaires. En revanche, les indicateurs de <span class="s1"><b>pression</b></span> sont éloquents.</p>
<p class="p1">Les chiffres de <a href="chatgpt://generic-entity?number=2"><span class="s3"><b>Safeonweb</b></span></a> montrent :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Plus de 9 millions de messages suspects</b><span class="s1"> signalés en </span><b>2024</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Près de 10 millions en 2025</b><span class="s1">,</span></p>
<p class="p2">confirmant une <span class="s2"><b>exposition massive au phishing</b></span>, qui constitue très souvent la porte d’entrée des fraudes de type <strong>BEC</strong> (Business Email Compromise).</p>
<p class="p2">.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Safeonweb décrit également en détail les mécanismes d’<span class="s1"><b>invoice fraud</b></span> (demande de changement de compte bancaire adressée à la comptabilité).</p>
<p class="p1">La logique est strictement identique à la fraude au <span class="s1"><b>changement d’IBAN pour salaire</b></span>, seul le prétexte diffère.</p>
<h2><b>Le mécanisme de l’arnaque : simple, efficace, redoutable</b></h2>
<p class="p1">Le schéma est désormais bien documenté :</p>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1">Un fraudeur envoie un e-mail à l’employeur (RH ou comptabilité).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il se fait passer pour un employé réel.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il invoque un changement de compte bancaire.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il demande que le prochain salaire soit versé sur un nouvel IBAN contrôlé par le fraudeur.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Sans vérification, le virement est effectué… et généralement perdu de manière définitive.</p>
</li>
</ol>
<h2><b>Pourquoi cette fraude fonctionne encore</b></h2>
<p class="p1">Parce qu’elle exploite des failles organisationnelles connues :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">les changements de RIB sont courants et légitimes,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les procédures sont parfois inexistantes ou non respectées,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la confiance interne est instrumentalisée.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">La sophistication technique est secondaire. <span class="s1"><b>L’ingénierie sociale est centrale.</b><b></b></span></p>
<h2><b>NIS2 : un cadre clair, mais encore trop peu implémenté</b></h2>
<p class="p1">Face à cette réalité, l’Union européenne a fixé un cadre contraignant avec la directive<b> NIS2</b>.</p>
<p class="p1">NIS2 impose aux entités essentielles et importantes :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">des <span class="s1"><b>formations obligatoires</b></span> des collaborateurs,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une responsabilisation explicite des dirigeants,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">des procédures de gestion des incidents,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">une gouvernance structurée de la sécurité numérique.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Ce cadre ne se limite pas à des outils technologiques. Il reconnaît explicitement que <span class="s1"><b>la première ligne de défense est humaine</b></span>.</p>
<p class="p1">Mais une directive, aussi ambitieuse soit-elle, reste inefficace sans une mise en œuvre rigoureuse, quotidienne et incarnée.</p>
<h2><b>La cybersécurité est devenue un enjeu de démocratie</b></h2>
<p class="p1">À l’heure où nos sociétés reposent massivement sur le numérique, la cybersécurité est devenue <span class="s1"><b>vitale</b></span> :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">pour la protection des finances publiques,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">pour la continuité des services,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">pour la confiance des citoyens,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et pour la solidité de nos démocraties.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">L’éducation aux codes du numérique – comprendre les mécanismes de fraude, reconnaître les signaux faibles, adopter des réflexes simples de vérification – constitue aujourd’hui une <span class="s1"><b>première ligne de défense démocratique</b></span>.</p>
<p class="p1">La cybersécurité ne commence pas par un algorithme.</p>
<p class="p1">Elle commence par un doute légitime, une procédure respectée et un humain formé.</p>
<p class="p1">Ne pas l’avoir compris, en 2025, n’est plus une négligence.</p>
<p class="p4"><span class="s4">C’est un </span><b>retard inacceptable</b><span class="s4">.</span></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/cybersecurite-le-retard-inacceptable-de-certaines-administrations-en-matiere-de-securite-numerique/">Cybersécurité: le retard inacceptable de certaines administrations en matière de sécurité numérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A Noël, prenez le temps&#8230;</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/a-noel-prenez-le-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 10:33:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133270</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/a-noel-prenez-le-temps/">A Noël, prenez le temps&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1><b>Prendre le temps</b></h1>
<p><b><br />
Noël est une fête universelle</b> qui nous offre, chaque année, l’opportunité de ralentir.</p>
<p>Une pause dans un monde qui court trop vite et qui, en fin de compte, nous prive du temps d’exister vraiment, pour nous-mêmes et pour les autres.</p>
<p>Nous subissons cette accélération continue.</p>
<p>Elle nous empêche de ressentir pleinement, de penser en profondeur, de réfléchir avec justesse.</p>
<p>Nous n’avons plus le temps de lire, d’écouter, de comprendre.</p>
<p>Plus le temps de laisser une idée mûrir, une émotion s’installer, un silence nous parler.</p>
<p>En ce jour de Noël, je vous souhaite d’apprécier le temps.</p>
<p>Non pas pour le remplir davantage, mais pour éviter de le perdre.</p>
<p>Car, quoi que nous fassions, nous n’en aurons jamais assez — alors autant lui redonner du sens.</p>
<p>N’hésitez jamais à le consacrer à l’essentiel.</p>
<p><b>Joyeux Noël.</b></p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-8" data-row="script-row-unique-8" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-8"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/a-noel-prenez-le-temps/">A Noël, prenez le temps&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi je soutiens Ministry of Privacy !</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/stopmoneycontrol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 06:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133223</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/stopmoneycontrol/">Pourquoi je soutiens Ministry of Privacy !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-9"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><span class="btn-container" ><a role="button"  href="https://stopmoneycontrol.be/fr/" class="custom-link btn btn-xl border-width-0 btn-button_color-619737 btn-icon-left" style="min-width:400px">Soutenir Ministry of Privacy</a></span><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2>Participez au combat pour nos libertés</h2>
<p class="p1">Le collectif <strong><i>Ministry of Privacy</i> </strong>vient de lancer une campagne de financement participatif pour introduire une <strong>requête en annulation contre le projet de datamining bancaire</strong> porté par le gouvernement. Ce dispositif, qualifié de <strong><i>Money Control</i></strong>, permettrait à l’État d’<strong>analyser de manière automatisée et massive les données financières de l’ensemble des citoyens</strong>.</p>
<p class="p1">Or, une telle mesure constitue une <strong>atteinte grave et disproportionnée aux droits fondamentaux</strong> : le droit à la vie privée, la protection des données personnelles et la présomption d’innocence. En mobilisant la société civile et en portant l’affaire devant les juridictions compétentes, <a href="https://stopmoneycontrol.be/fr/"><strong>l’initiative <i>Stop Money Control</i> </strong></a>vise à empêcher la mise en œuvre d’un outil de surveillance généralisée incompatible avec les principes constitutionnels et les garanties européennes. Le message est clair : <strong>la lutte contre la fraude ne peut pas justifier de traiter chaque citoyen comme un suspect</strong>.</p>
<h2 class="p1"><b>Au-delà de la discipline de parti : la conviction que la vie privée n’est pas négociable</b></h2>
<p class="p3">Il arrive, dans la vie politique, des moments où la loyauté mise à l’épreuve révèle quelque chose de plus profond : une ligne intérieure qu’on ne peut franchir sans se perdre soi-même. Le projet de datamining sur les comptes bancaires des Belges, que certains ont baptisé <strong><i>Money Control,</i></strong> fait partie de ces moments.</p>
<p class="p3">S’il prétend servir un objectif légitime, la lutte contre la fraude fiscale, il soulève pourtant une question fondamentale : <span class="s2"><b>au nom de quelle efficacité serions-nous prêts à sacrifier l’un des piliers de nos démocraties, la vie privée ?</b><b></b></span></p>
<p>Cette conviction, je la partage avec <a href="https://www.vincentvq.be"><strong>Vincent Van Quickenborne</strong></a> qui a fait un travail remarquable et remarqué en argumentant contre ce projet pendant plus de 48 heures en commission.</p>
<h3>Ce combat ne devrait pas être un combat de la majorité contre la minorité. Mais bien le combat de tous les démocrates.</h3>
<p>C&rsquo;est la raison pour laquelle nous avons décidé, ensemble de soutenir <strong><a href="https://stopmoneycontrol.be/fr/">l&rsquo;initiative de Ministry of Privacy.</a></strong></p>
<h2><b>Quand la technologie bascule dans la suspicion généralisée</b></h2>
<p class="p3">Le cinéma, parfois, devine nos dérives avant qu’elles ne se manifestent. Le film <i>Minority Report</i>, de Steven Spielberg, imaginait un monde où l’on prévient les crimes avant qu’ils n’aient lieu. Une prouesse… au prix de l’érosion totale de l’intimité humaine.</p>
<p class="p3">Ce qui relevait hier de la fiction ressemble aujourd’hui à une tentation bien réelle : <span class="s2"><b>faire de chacun un suspect potentiel</b></span>, non pas pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il pourrait un jour faire.</p>
<p class="p3">Le <strong>datamining généralisé sur les comptes bancaires ouvre la porte à ce glissement.</strong> En permettant à l’État de balayer massivement les données financières de millions de personnes sans motif individuel, on renverse un principe essentiel :</p>
<p class="p4"><b>dans un État de droit, ce n’est pas au citoyen de prouver qu’il est innocent, c’est à l’autorité de justifier l’enquête.</b><b></b></p>
<h2><b>La proportionnalité : le grand oublié du débat</b></h2>
<p class="p3">Nul ne conteste la nécessité de lutter contre la fraude fiscale. Mais la force d’un État démocratique ne réside pas seulement dans sa capacité à poursuivre les déviants ; elle repose aussi sur la <span class="s2"><b>proportionnalité des moyens employés</b></span>.</p>
<p class="p3">Or, ce principe fondamental semble avoir été relégué au second plan. En voulant traquer les fraudeurs par des méthodes globales, on soumet l’ensemble de la population, sans exception, à une surveillance qui piétine la vie privée.</p>
<p class="p4"><b>Une société libre ne peut se construire sur la présomption de faute.</b><b></b></p>
<h2><b>Un conflit de loyauté… tranché par la conscience</b></h2>
<p class="p3">Face à ce texte, je suis placé devant une tension intime. D’un côté, la discipline politique, les compromis de gouvernement. De l’autre, une conviction profonde, viscérale : <span class="s2"><b>une démocratie ne doit jamais normaliser l’intrusion dans la sphère privée de ses citoyens.</b><b></b></span></p>
<p class="p3">Ce conflit de loyauté, je l&rsquo;ai tranché avec un geste sobre mais porteur d&rsquo;une grande conviction :</p>
<p class="p3"><b>ni contre</b> par respect pour les accords posés</p>
<p><strong>ni pour</strong> car ce texte est inacceptable pour moi</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas souhaité participer au vote malgré des pressions inadmissibles dans une démocratie parlementaire afin de me forcer à voter pour.</p>
<h2><b>Un texte potentiellement illégal et contraire à la Constitution belge et aux droits fondamentaux consacrés par le droit européen</b></h2>
<p class="p3">Au-delà du débat politique, des questions juridiques majeures se posent.</p>
<p class="p3">Selon moi, le dispositif de datamining prévu :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">heurte </span><b>la Constitution belge</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">contrevient <span class="s1"><b>au RGPD</b></span>, qui protège strictement les données personnelles,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">est contraire à l’<span class="s1"><b>AI Act</b></span>, récemment adopté pour encadrer les usages automatisés à haut risque.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Face à ces préoccupations légitimes, je soutiens l’action du <span class="s2"><b>Ministry of Privacy. </b>Cette action</span> prend tout son sens. Lorsque la loi franchit un seuil dangereux, les citoyens deviennent un ultime rempart.</p>
<h2><b>Redire haut et fort que la vie privée est une valeur démocratique</b></h2>
<p class="p3">On entend souvent cet argument, devenu presque banal : <i>« Si vous n’avez rien à vous reprocher, pourquoi vous inquiéter ? »</i><i></i></p>
<p class="p3">Mais cette phrase, derrière son apparente logique, détruit l’idée même de liberté.</p>
<p class="p4"><span class="s3">La vie privée n’est pas un refuge pour coupables : </span><b>c’est l’espace mental et social dans lequel chaque individu peut exister sans être réduit à une donnée exploitable.</b><b></b></p>
<p class="p3">L’oublier, c’est renoncer à une part de notre humanité.</p>
<h2><b>Restaurer ce qui fonde la relation entre l’État et le citoyen : la confiance</b></h2>
<p class="p3">Un État qui scrute par défaut, qui cherche avant même de soupçonner, qui fouille avant même de questionner, renverse l’ordre démocratique.</p>
<p class="p3">La relation entre le citoyen et l’autorité publique ne peut reposer sur la peur, la méfiance ou la surveillance préventive.</p>
<p class="p4"><span class="s3">Elle doit reposer sur </span><b>la confiance et le respect mutuel</b><span class="s3">.</span></p>
<h3 class="p3">Aujourd’hui, ce n’est plus seulement une conviction, <b>c’est un combat.</b><b></b></h3>
<p class="p3">Un combat pour rappeler que la technologie n’est qu’un outil au service des valeurs fondamentales, la technologie ne se manipule à la légère pour affaiblir les droits fondamentaux.</p>
<p class="p3">Un combat pour redire que la vie privée n’est pas un vestige du passé mais une condition de la liberté.</p>
<p class="p3">Un combat, enfin, pour prévenir une dérive avant qu’elle ne devienne irréversible.</p>
<h2><b>Dire “stop” tant qu’il est encore temps</b></h2>
<p class="p3">Nous sommes à un carrefour :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">soit nous acceptons, par lassitude ou indifférence, que nos données les plus sensibles deviennent la matière première d’un contrôle permanent ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">soit nous affirmons, ensemble, qu’une démocratie véritable ne traite pas ses citoyens comme des suspects.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4"><b>Aujourd’hui, il est temps de dire stop.</b><b></b></p>
<p class="p3">De refuser cette normalisation insidieuse de la surveillance.</p>
<p class="p3">De défendre la vie privée comme un bien commun, non négociable.</p>
<p class="p3">Car une société qui renonce à sa vie privée renonce, tôt ou tard, à sa liberté.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/stopmoneycontrol/">Pourquoi je soutiens Ministry of Privacy !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
