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	<title>Archives des Défense - Mathieu Michel</title>
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	<title>Archives des Défense - Mathieu Michel</title>
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	<item>
		<title>La défense belge à 2 % : tenir l&#8217;effort sans mentir sur les moyens</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/la-defense-belge-a-2-tenir-leffort-sans-mentir-sur-les-moyens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 10:09:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Défense]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Belgique confirme 2 % du PIB pour la défense jusqu'en 2033. Soutenir cet effort, oui, mais en disant la vérité sur son coût, ses arbitrages et ses choix industriels.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/la-defense-belge-a-2-tenir-leffort-sans-mentir-sur-les-moyens/">La défense belge à 2 % : tenir l&rsquo;effort sans mentir sur les moyens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><h2 class="wp-block-heading">Juillet 2026 : la Belgique tient son cap</h2>
<!-- /wp:post-content -->
<p><!-- wp:paragraph -->Le 8 juillet 2026, la VRT relayait les estimations de l&rsquo;OTAN : la Belgique consacrera cette année 2 % de sa richesse nationale à la défense, pour la deuxième année consécutive. Après des décennies de sous-investissement, notre pays rejoint enfin le seuil que l&rsquo;Alliance nous demandait de longue date. Je veux le saluer, car c&rsquo;est un engagement tenu, et les engagements tenus sont assez rares en politique pour qu&rsquo;on les souligne.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Ce cap n&rsquo;est pas un coup ponctuel. Le Strategic Level Report 2025, validé en Conseil des ministres le 6 février 2026, confirme le maintien de ces 2 % de 2025 à 2033. Autrement dit, une trajectoire, et pas seulement une ligne dans un budget annuel. C&rsquo;est important, car en matière de défense, la constance vaut souvent plus que l&rsquo;à-coup. On ne construit pas une armée par à-coups, mais par une accumulation patiente de décisions cohérentes.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Les chiffres donnent la mesure de l&rsquo;effort. Les crédits d&rsquo;engagement de la Défense atteignent 20,1 milliards d&rsquo;euros en 2026. Le plan de redressement, dit plan Francken, est chiffré à 34 milliards d&rsquo;euros. Ce sont des sommes considérables pour un pays de la taille de la Belgique, et elles disent bien l&rsquo;ampleur du rattrapage à accomplir après les années maigres.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Parmi les acquisitions concrètes, la contribution belge à l&rsquo;achat de dix avions de reconnaissance GlobalEye, produits par le suédois Saab, destinés à remplacer d&rsquo;ici 2030 les AWACS de Boeing, aujourd&rsquo;hui en fin de vie. Derrière ces noms techniques, il y a une réalité simple : reconstituer des capacités que nous avions laissées vieillir, et retrouver les yeux qui permettent à une armée de voir loin.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Un mot sur ce que ces 2 % représentent vraiment. Ce n&rsquo;est pas un chiffre magique, mais un repère commun que les alliés se sont donné pour partager équitablement le fardeau de leur sécurité. Longtemps, la Belgique a figuré en bas du classement, ce qui nous exposait à la critique, souvent justifiée, de nos partenaires. Rejoindre ce seuil, c&rsquo;est aussi retrouver une forme de crédibilité au sein de l&rsquo;Alliance, et le droit de peser dans les décisions qui nous engagent tous. On n&rsquo;est écouté que si l&rsquo;on prend sa part.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Je pose ces faits d&rsquo;abord, parce qu&rsquo;ils sont têtus. La Belgique fait un effort réel. La question n&rsquo;est plus de savoir si nous le faisons, mais comment nous le tenons dans la durée, honnêtement, sans nous mentir sur ce qu&rsquo;il implique pour le reste de nos choix collectifs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">D&rsquo;où nous venons : trente ans de désarmement discret</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p><!-- wp:paragraph -->Pour mesurer le chemin parcouru, il faut se souvenir d&rsquo;où nous partons. Pendant trente ans, la Belgique a fait de sa défense une variable d&rsquo;ajustement budgétaire. À chaque contrôle budgétaire difficile, l&rsquo;armée était la première servie pour les coupes et la dernière pour les hausses. Ce n&rsquo;était pas un choix assumé devant les citoyens : c&rsquo;était un renoncement silencieux, indolore sur le moment, dont nous payons aujourd&rsquo;hui le prix.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Le résultat, nous l&rsquo;avons découvert au pire moment. Des stocks de munitions insuffisants, du matériel vieillissant, des capacités entières abandonnées. Quand la guerre est revenue aux portes de l&rsquo;Europe en 2022, nous avons constaté que notre outil de défense avait été rogné jusqu&rsquo;à l&rsquo;os. Ce que l&rsquo;on croyait être une économie prudente s&rsquo;est révélé une fragilité stratégique.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Il faut être juste : ce désarmement n&rsquo;était pas de la malveillance. Il traduisait une époque, celle où l&rsquo;on croyait la sécurité définitivement acquise, et où chaque euro semblait plus utile ailleurs. Je ne jette la pierre à personne, et je me garde de tout procès rétrospectif facile. Mais je crois qu&rsquo;il faut nommer clairement l&rsquo;erreur pour ne pas la répéter.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Remonter la pente coûte cher, et longtemps. C&rsquo;est la leçon la plus dure de cette histoire : le désarmement est rapide et indolore sur le moment ; le réarmement est lent, coûteux et exigeant. On ne rattrape pas trente ans en un budget. Reconstituer des stocks, former des militaires, moderniser des flottes entières : tout cela s&rsquo;étale sur des années. D&rsquo;où l&rsquo;importance de la trajectoire pluriannuelle inscrite dans le Strategic Level Report.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Il y a aussi une dimension humaine à ce redressement, qu&rsquo;on oublie trop souvent. Une armée, ce ne sont pas seulement des équipements : ce sont des femmes et des hommes qu&rsquo;il faut recruter, former, fidéliser. Les années de vaches maigres avaient découragé les vocations et vidé certains métiers de leurs compétences. Reconstruire une défense, c&rsquo;est donc aussi rebâtir des carrières et redonner du sens à l&rsquo;engagement militaire. Cela ne se décrète pas en un budget ; cela se cultive, patiemment, dans la durée.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Cette histoire porte une morale politique simple. Les économies qui ne se disent pas finissent toujours par se payer. Ce qui n&rsquo;a pas été financé en trente ans de facilité doit l&rsquo;être aujourd&rsquo;hui, dans un contexte budgétaire bien plus contraint. Autant en tirer la leçon pour l&rsquo;avenir : mieux vaut un effort régulier et assumé qu&rsquo;un renoncement commode suivi d&rsquo;un rattrapage brutal.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Le faux débat de la défense contre le social</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p><!-- wp:paragraph -->Dès qu&rsquo;on parle de 20 milliards pour la Défense, une objection surgit, et je la comprends : cet argent, ne serait-il pas mieux employé dans nos hôpitaux, nos écoles, nos pensions ? La défense se ferait-elle au détriment du social ? La tension budgétaire est bien réelle. Une rallonge de 188 millions d&rsquo;euros a d&rsquo;ailleurs suscité, en mai 2026, un débat vif à la Chambre, certains y voyant une menace pour d&rsquo;autres priorités de l&rsquo;État. Et l&rsquo;on parle désormais de 600 millions à dégager.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Je ne vais pas balayer cette inquiétude d&rsquo;un revers de main. Ce serait malhonnête. Chaque euro public engagé quelque part est un euro qui manque ailleurs : c&rsquo;est la définition même d&rsquo;un budget, et je ne connais pas de formule magique pour y échapper. En tant que libéral social, je refuse de faire comme si l&rsquo;argent tombait du ciel. La dette d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est l&rsquo;impôt de demain, payé par nos enfants.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Mais je crois que l&rsquo;opposition entre défense et social est un faux débat. Car la sécurité n&rsquo;est pas un luxe qui viendrait après le social : elle en est la condition. Un pays qui ne peut pas se défendre ne maîtrise plus ni sa fiscalité, ni ses choix sociaux. La liberté de redistribuer suppose d&rsquo;abord la liberté de décider chez soi. Le modèle social européen n&rsquo;a de sens que dans une Europe capable de le protéger.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Le vrai clivage n&rsquo;est donc pas défense contre social. Il est entre un effort assumé, planifié et transparent, et un effort subi, improvisé et masqué. La question n&rsquo;est pas de dépenser ou non pour l&rsquo;armée. Elle est de savoir si nous disons la vérité aux citoyens sur ce que cela coûte, et sur ce à quoi il faudra, ou non, renoncer par ailleurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Regardons d&rsquo;ailleurs les ordres de grandeur avec honnêteté. Rapportée à l&rsquo;ensemble de la dépense publique, la défense reste une part significative mais pas écrasante. Le dire, ce n&rsquo;est pas minimiser l&rsquo;effort : c&rsquo;est le remettre à sa juste place, pour sortir des fantasmes dans les deux sens. Ni gouffre sans fond qui engloutirait le social, ni dépense négligeable qu&rsquo;on pourrait financer sans y penser : un investissement de sécurité qu&rsquo;il faut assumer clairement, ligne par ligne, devant la représentation nationale.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->C&rsquo;est là, à mes yeux, que se joue la crédibilité politique. Promettre à la fois plus de défense, plus de social et moins d&rsquo;impôts, sans jamais parler d&rsquo;arbitrage, c&rsquo;est le degré zéro du sérieux. Les citoyens méritent mieux que ce déni. Ils sont parfaitement capables d&rsquo;entendre un discours de vérité, à condition qu&rsquo;on ose le leur tenir. Le parler vrai n&rsquo;est pas un risque électoral : c&rsquo;est une marque de respect.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une trajectoire transparente et une préférence européenne</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p><!-- wp:paragraph -->Alors, que défendre concrètement ? Trois exigences, qui doivent aller de pair et se renforcer l&rsquo;une l&rsquo;autre.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->D&rsquo;abord, une trajectoire pluriannuelle transparente. Le Strategic Level Report en pose le cadre jusqu&rsquo;en 2033 : c&rsquo;est une bonne base. Encore faut-il que chaque étape soit débattue au Parlement, chiffrée honnêtement, et confrontée à la réalité des recettes. Je préfère un effort un peu plus modeste mais tenu, à des annonces spectaculaires qui s&rsquo;effondrent au premier contrôle budgétaire. La parole publique se respecte, et rien ne ruine davantage la confiance qu&rsquo;un engagement démenti six mois plus tard.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Ensuite, la préférence européenne dans nos acquisitions. Quand nous achetons du matériel, nous ne dépensons pas seulement : nous choisissons de qui nous dépendrons demain. Privilégier une base industrielle européenne, c&rsquo;est renforcer notre autonomie stratégique commune plutôt que notre dépendance. Le choix du GlobalEye montre qu&rsquo;une alternative européenne existe souvent ; encore faut-il en faire une doctrine, pas une exception. Acheter européen quand c&rsquo;est possible, c&rsquo;est investir dans notre sécurité future autant que dans notre matériel présent.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Enfin, les retombées industrielles et d&#8217;emploi en Belgique. Un euro de défense bien orienté irrigue nos entreprises technologiques, nos sous-traitants, nos ingénieurs. Il faut négocier des retours industriels réels sur les grands contrats, pour que cet effort de sécurité soit aussi un investissement dans notre économie et nos compétences. La défense peut devenir un moteur d&rsquo;innovation et d&#8217;emplois qualifiés, à condition de le vouloir et de l&rsquo;exiger dès la signature des contrats.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->J&rsquo;ajoute une conviction de méthode. Le contrôle parlementaire de ces dépenses n&rsquo;est pas une formalité : c&rsquo;est ce qui garantit que l&rsquo;argent des citoyens sert vraiment à la sécurité, et non à des programmes mal calibrés. Une défense forte et une démocratie exigeante ne s&rsquo;opposent pas. Un budget militaire scruté, évalué, discuté, est un budget mieux dépensé.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p><!-- wp:paragraph -->Je terminerai par une conviction simple. On peut soutenir sincèrement notre armée et refuser de mentir sur les moyens. Ce n&rsquo;est pas contradictoire : c&rsquo;est même la seule position solide dans la durée. La défense belge tient son cap. À nous, responsables politiques, de tenir un langage de vérité qui soit à la hauteur de cet effort. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on gagne, et qu&rsquo;on garde, la confiance des citoyens.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>
<!-- /wp:heading -->
<p>&nbsp;</p>
<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2026/07/08/la-belgique-veut-consacrer-2-de-son-pib-a-la-defense-pour-la-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">VRT — la Belgique à 2 % du PIB pour la défense</a></li>
<li><a href="https://defencebelgium.com/2026/02/16/analyse-du-budget-2026-201-milliards-deuros-dengagement-pour-la-defense/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DefenceBelgium — 20,1 milliards d&rsquo;engagement en 2026</a></li>
<li><a href="https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2026/05/06/la-defense-recoit-une-rallonge-de-188-millions-deuros-on-met-en-peril-les-autres-priorites-budgetaires-de-letat-JMADB47GEZC7NEGNKIOJHJF23Q/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Libre — rallonge de 188 millions pour la Défense</a></li>
</ul>
<!-- /wp:list -->
<p>&nbsp;</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div></div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/la-defense-belge-a-2-tenir-leffort-sans-mentir-sur-les-moyens/">La défense belge à 2 % : tenir l&rsquo;effort sans mentir sur les moyens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Russie menace-t-elle l’Europe ?</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/la-russie-menace-t-elle-leurope/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 22:11:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133249</guid>

					<description><![CDATA[<p>« La meilleure façon de ne pas faire la guerre, c’est de montrer que nous sommes capables de la gagner. »</p>
<p>La possibilité d’une offensive russe en Europe n’appartient plus au seul registre de la spéculation.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/la-russie-menace-t-elle-leurope/">La Russie menace-t-elle l’Europe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-1"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h1><b>🇷🇺 La Russie menace-t-elle l’Europe ?</b></h1>
<h2><b>Analyse stratégique en quatre points</b></h2>
<p class="p1">A l&rsquo;invitation de Sacha Daout, j&rsquo;ai participé ce mercredi sur la RTBF à l&rsquo;émission QR consacré à la menace russe.</p>
<p><iframe title="QRfullMM" width="840" height="630" src="https://www.youtube.com/embed/mwp8GxEU3Qg?feature=oembed&#038;width=840&#038;height=1000&#038;discover=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p class="p1">L&rsquo;occasion d&rsquo;aborder <strong>quatre réflexions centrales</strong> dans le débat actuel:</p>
<h2><b>1. La Russie va-t-elle passer à l’offensive ?</b></h2>
<p class="p3"><b>« La meilleure façon de ne pas faire la guerre, c’est de montrer que nous sommes capables de la gagner. »</b><b></b></p>
<p class="p4">La possibilité d’une offensive russe en Europe n’appartient plus au seul registre de la spéculation. Le réarmement rapide de Moscou, les actions hybrides menées sur le continent et la multiplication des provocations militaires sont autant de signaux qui invitent à un principe simple : <span class="s2"><b>espérer la paix, mais préparer la guerre</b></span>.</p>
<p class="p4">L’histoire récente nous enseigne qu’une puissance révisionniste progresse surtout lorsque la faiblesse d’en face lui en laisse l’opportunité.</p>
<p class="p4">Dans ce contexte, la dissuasion demeure centrale. Affirmer que l’Europe doit être capable de gagner une guerre n’a rien d’un réflexe belliciste ; c’est au contraire <span class="s2"><b>la condition de prévention du conflit</b></span>.</p>
<p class="p4">Une Europe forte, crédible et cohérente réduit mécaniquement le risque de confrontation. L’impréparation, elle, attire l’agression.</p>
<h2><b>2. Diplomatie : le retour du rapport de force</b></h2>
<p class="p3"><b>« L’Europe est une grande puissance — mais plus ses pays membres individuellement. »</b><b></b></p>
<p class="p4">La diplomatie européenne s’inscrit désormais dans un monde où <span class="s2"><b>la force l’emporte souvent sur le droit</b></span>. C’est le retour assumé d’une diplomatie du rapport de puissance. Dans ce cadre, un constat s’impose : les pays membres<span class="s2"><b>, isolément, ne peuvent plus être de grandes puissances stratégiques</b></span>.</p>
<p class="p4">La véritable force réside dans l’Union européenne, forte de :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">450 millions d’habitants,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la 2ᵉ puissance économique mondiale,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">capacités technologiques et industrielles majeures,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">un ancrage militaire inégalé grâce à l’OTAN.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4">Pourtant, cette puissance potentielle est largement entravée par une faiblesse interne : <span class="s2"><b>la fragmentation politique de l’Union</b></span>.</p>
<p class="p4">Lorsque 27 États parlent d’une voix différente, la cohérence stratégique s’efface — et Moscou exploite méthodiquement ces divisions.</p>
<p class="p4">La menace ne vient donc pas seulement de l’extérieur : elle tient aussi à <span class="s2"><b>notre incapacité à agir ensemble</b></span>.</p>
<h2><b>3. Préparation militaire : sommes-nous prêts ?</b></h2>
<p class="p3"><b>Réponse : oui… à condition de poursuivre l’effort.</b><b></b></p>
<p class="p4">Contrairement à une idée répandue, les armées européennes ne sont pas démunies. Le réarmement engagé depuis 2022 est tangible : augmentation des budgets, reconstitution des stocks, montée en puissance de l’industrie, renforcement du flanc Est de l’OTAN, coopération accrue.</p>
<p class="p3"><span class="s3">Aujourd’hui, on peut affirmer que </span><b>l’Europe est capable de se défendre</b><span class="s3">, surtout </span><b>dans le cadre de l’Alliance atlantique</b><span class="s3">.</span></p>
<p class="p4">Mais cette préparation n’est jamais acquise : elle doit être entretenue et accélérée.</p>
<p class="p4">Pour rester crédible, l’Europe doit :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">développer sa base industrielle de défense ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">harmoniser ses équipements ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">investir massivement dans les systèmes antimissiles, le cyber et le spatial ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1">maintenir un effort budgétaire durable.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4">Être prêt aujourd’hui ne garantit pas de l’être demain, surtout si la Russie intensifie son propre réarmement. <span class="s2"><b>La vigilance doit être permanente.</b><b></b></span></p>
<h2><b>4. Les États-Unis de Trump : une incertitude stratégique</b></h2>
<p class="p3"><b>« On ne peut prédire ce qu’il ferait — mais il faut s’y préparer. »</b><b></b></p>
<p class="p4">L’engagement américain constitue aujourd’hui l’une des principales inconnues de la sécurité européenne.</p>
<p class="p4">Que ferait Donald Trump en cas d’attaque contre un État membre de l’OTAN ?</p>
<p class="p4">Aucune réponse certaine n’existe — et ce flou, déjà en soi, est un signal d’alarme.</p>
<p class="p4">Face à cette incertitude, l’Europe doit être capable d’assurer <span class="s2"><b>sa propre défense</b></span>, même si Washington hésite.</p>
<p class="p4">Ce n’est pas un geste de défiance ; c’est <span class="s2"><b>du réalisme stratégique</b></span>.</p>
<p class="p4">L’OTAN demeure indispensable, et les États-Unis restent un allié essentiel.</p>
<p class="p4">Mais la sécurité durable du continent reposera sur une Europe en mesure d’affirmer :</p>
<p class="p3"><b>« Nous voulons les Américains à nos côtés, mais notre survie ne dépend plus d’eux. »</b><b></b></p>
<p class="p4">Ce basculement mental et stratégique sera déterminant pour la décennie à venir.</p>
<h2><b>Conclusion</b></h2>
<p class="p4">La menace russe impose à l’Europe un triple sursaut :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>militaire</b></span>, pour maintenir une dissuasion crédible ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>politique</b></span>, pour dépasser les divisions internes ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>stratégique</b></span>, pour devenir autonome dans un monde incertain.</p>
</li>
</ul>
<p class="p4">La paix ne se garantit ni par les vœux pieux ni par les discours, mais par <span class="s2"><b>la crédibilité</b></span>.</p>
<p class="p4">Et la crédibilité européenne dépend désormais de sa capacité à <span class="s2"><b>parler d’une seule voix et à démontrer qu’elle peut se défendre</b></span>.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/la-russie-menace-t-elle-leurope/">La Russie menace-t-elle l’Europe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Menaces hybrides : ma proposition de loi pour agir vite sans renoncer aux processus démocratiques</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/menaces-hybrides-ma-proposition-de-loi-pour-agir-vite-sans-renoncer-aux-processus-democratiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 21:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133166</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/menaces-hybrides-ma-proposition-de-loi-pour-agir-vite-sans-renoncer-aux-processus-democratiques/">Menaces hybrides : ma proposition de loi pour agir vite sans renoncer aux processus démocratiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"> </p>
<!-- /wp:paragraph --><!-- wp:post-content --><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-2"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><h2><b>Entre paix et guerre : pourquoi je m’inquiète de la zone grise des menaces hybrides</b></h2>
<p class="p3">Présentation de la proposition de loi sur laquelle je travaille:<br /><a href="https://www.lavenir.net/actu/belgique/politique/2025/11/13/guerre-hybride-mathieu-michel-propose-une-loi-pour-gagner-du-temps-en-cas-de-situation-durgence-Y7FC343XPFH35KS2QIZLYYUYA4/">https://www.lavenir.net/actu/belgique/politique/2025/11/13/guerre-hybride-mathieu-michel-propose-une-loi-pour-gagner-du-temps-en-cas-de-situation-durgence-Y7FC343XPFH35KS2QIZLYYUYA4/</a></p>
<p class="p3">Lorsque j’observe l’évolution du monde, je suis frappé par une réalité silencieuse, presque invisible, mais de plus en plus pressante : nos sociétés ne sont plus seulement menacées par la guerre telle qu’on l’a longtemps connue. Elles sont exposées à une multitude d’actions discrètes, coordonnées, parfois indétectables, qui fragilisent leur cohésion et testent la résilience de nos institutions.</p>
<p class="p3">Ces attaques, qu’on qualifie de « hybrides », s’insinuent dans notre espace numérique, dans nos infrastructures, dans nos débats publics. Elles s’installent dans cette zone grise où la Belgique n’est ni en paix au sens strict, ni en guerre au sens classique.</p>
<p class="p3">C’est précisément pour affronter cette ambiguïté que je me suis plongé dans le projet porté par le député fédéral Mathieu Michel. Son initiative vise à combler un vide juridique majeur : <span class="s2"><b>entre le calme ordinaire et le conflit armé, la loi belge ne reconnaît aucune situation intermédiaire</b></span>, même lorsqu’une menace hybride avérée met le pays sous pression<span class="Apple-converted-space">  </span>.</p>
<h2><b>Comprendre la nature de la menace</b></h2>
<p class="p3">Lorsque je regarde la succession des cyberattaques, des survols de drones, des campagnes de désinformation ou des pressions économiques ciblées, je vois se dessiner un nouveau type de confrontation. Ce n’est plus un adversaire qui franchit une frontière physique, mais un faisceau d’actions qui cherchent à perturber nos institutions, nos réseaux énergétiques, nos services publics.</p>
<p class="p3">Ces manœuvres sont paradoxales : elles sont agressives sans être militaires, hostiles sans être officiellement reconnues, dangereuses sans provoquer une réaction immédiate.</p>
<p class="p3">Elles touchent les systèmes informatiques un jour, la confiance de la population le lendemain, ou encore les infrastructures critiques lorsque nous nous y attendons le moins.</p>
<p class="p3">Face à cela, je constate à quel point nos mécanismes juridiques sont fragmentés. Nous disposons de procédures de marchés publics, de mesures de cybersécurité ou d’outils policiers, mais rien n’est pensé pour une réaction coordonnée, rapide et démocratiquement encadrée face à une crise hybride soudaine<span class="Apple-converted-space">  </span>.</p>
<h2><b>Nommer enfin cette situation trouble</b></h2>
<p class="p4"><span class="s4">C’est ce qui me paraît essentiel dans la proposition de Mathieu Michel : poser une définition claire de la </span><b>situation d’urgence hybride</b><span class="s4">. Selon le projet, il s’agit d’un </span><b>ensemble d’actes coordonnés, étatiques ou non, visant à perturber gravement le fonctionnement du pays sans constituer une guerre déclarée</b><span class="s4"><span class="Apple-converted-space">  </span></span><span class="s4">.</span></p>
<p class="p3">Cette définition n’est pas qu’une ligne dans un texte. Elle permettrait d’activer un cadre d’action précis, limité dans le temps, contrôlé par le Parlement et strictement proportionné.</p>
<p class="p3">Elle ouvre la voie à une réponse rapide mais encadrée, à l’opposé d’un état d’urgence permanent ou d’une dérive sécuritaire.</p>
<h2><b>Agir vite, mais jamais au détriment de la démocratie</b></h2>
<p class="p3">Ce qui me frappe dans ce projet, c’est la volonté d’équilibre. Le Gouvernement pourrait agir rapidement — par exemple en activant des budgets d’urgence, en accélérant certains marchés publics, en coordonnant immédiatement les services de renseignement, la Défense, la Police et le Centre pour la Cybersécurité Belgique — mais il ne pourrait le faire <span class="s2"><b>que sous le contrôle strict de la Chambre des représentants</b></span>, seule autorité habilitée à déclarer une telle situation<span class="Apple-converted-space">  </span>.</p>
<p class="p3">À mes yeux, c’est un point essentiel : on ne réagit pas à une menace floue par des pouvoirs flous.</p>
<p class="p3">Le temps de la crise n’est pas un temps où l’État de droit doit être mis entre parenthèses. Au contraire, il doit devenir notre boussole.</p>
<p class="p3">La durée serait limitée (six mois renouvelables une seule fois), les mesures encadrées, les rapports obligatoires et mensuels, le contrôle juridictionnel intégralement préservé.</p>
<p class="p3">Au fond, ce projet cherche à concilier deux impératifs que l’on dit souvent opposés : <span class="s2"><b>efficacité opérationnelle et fidélité aux principes démocratiques</b></span>.</p>
<h2><b>Pourquoi cette loi est indispensable</b></h2>
<p class="p3">Je suis convaincu que la Belgique, comme d’autres pays européens, entre dans une période où la menace ne s’exprimera plus par des chars aux frontières, mais par des « brèches » dans nos systèmes numériques, nos chaînes logistiques, notre opinion publique.</p>
<p class="p3">Sans cadre juridique clair, nous restons désarmés — non pas militairement, mais institutionnellement.</p>
<p class="p3">En dotant le pays d’un mécanisme d’urgence hybride, nous ne cherchons pas à militariser la vie civile ; nous cherchons à préserver :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">la continuité de nos institutions,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la sécurité de nos infrastructures,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">la confiance de la population,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">et l’intégrité de la démocratie.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">C’est, en somme, une loi pour notre temps : une loi qui reconnaît la complexité du monde sans renoncer à la simplicité de nos principes fondamentaux.</p>
<p><!-- wp:paragraph {"className":"p1"} --> </p>
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<figure class="wp-block-image size-large"></figure>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-2" data-row="script-row-unique-2" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-2"));</script></div></div></div><!-- /wp:post-content --></div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/menaces-hybrides-ma-proposition-de-loi-pour-agir-vite-sans-renoncer-aux-processus-democratiques/">Menaces hybrides : ma proposition de loi pour agir vite sans renoncer aux processus démocratiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>FIMI : quand les cons deviennent dangereux…</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/fimi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 05:04:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133137</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/fimi/">FIMI : quand les cons deviennent dangereux…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-3"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><h3 style="font-weight: 400;"><strong>FIMI : Quand les cons deviennent dangereux…</strong></h3>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Une guerre sans bombes, mais pas sans dégâts</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">Elle ne détruit pas les villes, ne fait pas sauter les ponts, ne laisse pas de cratères visibles. Et pourtant, elle ronge nos sociétés de l’intérieur, s’attaque à ce qu’elles ont de plus fragile : la vérité, la confiance, la raison.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette guerre silencieuse, c’est celle de la <strong>FIMI —</strong>Foreign Information Manipulation and Interference, ou <strong>manipulation et ingérence informationnelle étrangère</strong>. Une guerre sans missiles, mais avec des mèmes. Sans armée, mais avec des algorithmes. Une guerre où l’arme principale, c’est notre crédulité.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>FIMI : l’ingérence invisible</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">La FIMI désigne toutes les actions d’acteurs étrangers souvent soutenus par des États visant à <strong>influencer, diviser ou affaiblir une société à travers l’information</strong>. Elle ne se contente pas d’inventer de fausses nouvelles. Elle tisse un filet de mensonges partiels, de récits biaisés, de demi-vérités et d’usurpations d’identité, pour <strong>créer un brouillard où plus rien ne paraît fiable</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">C’est l’ère de la confusion stratégique : quand tout devient relatif, la manipulation devient possible.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Les cibles : nos failles humaines</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">La FIMI prospère sur deux faiblesses fondamentales :</p>
<ul style="font-weight: 400;">
<li><strong>l’ignorance</strong>, quand on ne vérifie plus les sources ;</li>
<li><strong>la paresse intellectuelle</strong>, quand on préfère une émotion simple à une vérité complexe.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Elle s’appuie sur nos <strong>réflexes les plus prévisibles</strong> : la peur, la colère, le besoin d’appartenir. Les algorithmes des réseaux sociaux amplifient ces émotions, favorisant les contenus outranciers qui déclenchent des réactions plutôt que des réflexions. Et pendant que l’on s’indigne, d’autres façonnent le récit. L’émotion devient virale, la raison devient optionnelle.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Comment reconnaître une opération FIMI ?</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">Une campagne d’ingérence se trahit souvent par la cohérence de ses incohérences. Quelques indices suffisent à la repérer :</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>des récits identiques</strong>, relayés par des comptes prétendument indépendants ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>des sources opaques</strong>, récemment créées ou situées hors du pays ciblé ; une charge émotionnelle excessive : indignation, peur, ironie agressive ; des visuels détournés ou sortis de leur contexte ; des arguments circulaires destinés à semer le doute (“les médias mentent”, “on nous cache la vérité”).</p>
<p style="font-weight: 400;">Les experts européens parlent de <strong>“campagnes coordonnées inauthentiques”</strong> : des réseaux de comptes automatisés, d’influenceurs rémunérés ou de médias relais, servant une stratégie d’État. <strong>Leur arme la plus redoutable ? La répétition. </strong>Car <strong>à force d’entendre un mensonge, beaucoup finissent par le trouver crédible</strong>.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Quand les cons deviennent dangereux</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">La FIMI triomphe rarement seule. Elle prospère grâce à la <strong>bêtise complaisante</strong> et l’indifférence satisfaite, ces alliées involontaires de toutes les manipulations. Quand “<strong>partager sans vérifier</strong>” devient un réflexe. Quand “avoir un avis” compte plus que “comprendre un fait”.</p>
<p style="font-weight: 400;">La manipulation de masse n’a jamais eu besoin d’un génie du mal, il lui suffit d’une foule distraite, sûre d’elle, et mal informée.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Les acteurs : discrets mais organisés</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">Russie, Chine, Iran… chaque puissance dispose de ses propres <strong>structures d’influence</strong>, souvent camouflées derrière des médias “alternatifs” ou des ONG “culturelles”.</p>
<p style="font-weight: 400;">Des armées de trolls, <strong>des usines à contenus, des bots, mais aussi des influenceurs sincèrement convaincus</strong>. La FIMI ne cherche pas à imposer une vérité, mais à épuiser la nôtre. Et dans un monde saturé d’informations, <strong>il suffit d’un doute pour affaiblir une démocratie</strong>.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>Comment s’en défendre ?</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;">La riposte à la FIMI n’est pas seulement technologique : <strong>elle est civique, éducative et éthique</strong>. Elle suppose de redonner au citoyen les moyens de <strong>comprendre, de vérifier et de choisir</strong> en connaissance de cause.</p>
<ol>
<li style="font-weight: 400;"><strong>Cultiver l’esprit critique</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Apprendre à <strong>douter</strong> intelligemment. Vérifier, recouper, confronter les sources avant de relayer. Se demander : qui parle ? dans quel but ? avec quelle légitimité ?</p>
<ol start="2">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Vérifier les identités et les sources</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Exiger la <strong>transparence</strong> : savoir qui écrit, d’où vient l’information, quand elle a été publiée et si elle a été modifiée. Des outils existent pour cela :</p>
<p style="font-weight: 400;">Whois, CrowdTangle, InVid, Wayback Machine pour retracer les origines d’un contenu ; NewsGuard, Google Fact Check Explorer, Decodex pour évaluer la fiabilité d’un site.<br />La <a href="https://www.mathieumichel.be/la-declaration-de-louvain-la-neuve/"><strong>déclaration de Louvain-La-Neuve</strong></a>, pour laquelle je me suis battu, prévoit également la capacité à distinguer les vrai profils des faux des faux profils car v<strong>érifier l’identité d’une source n’est pas de la méfiance, c’est un acte de responsabilité démocratique</strong>.</p>
<ol start="3">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Renforcer l’éducation aux médias et à la raison</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">C’est la clé. <strong>Car la technologie ne remplacera jamais le discernement humain.</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Former et éduquer les citoyens à penser, à analyser,</strong> à croiser les points de vue : c’est le rôle que porte <strong>Citoyens Numériques</strong> ASBL (<a href="http://citoyensnumeriques.be/">citoyensnumeriques.be</a>), dont la mission est sensibiliser chaque citoyen aux impacts du numérique sur nos démocratie. Un projet que j&rsquo;ai lancé à titre personnel en compagnie de Maude Ladrière et Philippe Moraldo.</p>
<p style="font-weight: 400;">Car apprendre à lire le monde avant d’y réagir, c’est déjà résister.</p>
<ol start="4">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Responsabiliser les plateformes</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Les grandes entreprises du numérique doivent être tenues responsables des campagnes d’influence qui prospèrent sur leurs outils. </strong>La liberté d’expression ne saurait servir de paravent à la propagation organisée du <strong>mensonge</strong>.</p>
<ol start="5">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Soutenir le journalisme indépendant</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Une presse <strong>libre, pluraliste et professionnelle</strong> reste la meilleure défense contre les narratifs empoisonnés. Chaque abonnement, chaque clic réfléchi, chaque partage raisonné compte.</p>
<ol start="6">
<li style="font-weight: 400;"><strong>Coopérer à l’échelle internationale</strong></li>
</ol>
<p style="font-weight: 400;">Des structures comme EUvsDisinfo, le Hybrid COE ou le StratCom COE surveillent et neutralisent déjà les campagnes d’ingérence. Mais elles ne remplaceront jamais le sens civique des citoyens éclairés.</p>
<h4 style="font-weight: 400;"><strong>En conclusion : la lucidité comme arme de liberté</strong></h4>
<p style="font-weight: 400;"><strong>La FIMI</strong> n’est pas une théorie du complot, mais une stratégie d’ingérence moderne, <strong>une arme géopolitique de l’ère numérique</strong>. Elle ne cherche pas à convaincre : elle cherche à épuiser notre discernement.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Dans cette guerre de l’attention, la lucidité n’est plus un luxe : c’est un acte de résistance. </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Et dans ce combat silencieux, celui qui comprend reste libre.</p>
<p> </p>
<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-3" data-row="script-row-unique-3" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-3"));</script></div></div></div></div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/fimi/">FIMI : quand les cons deviennent dangereux…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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		<title>Zaventem paralysé par des drones : la Belgique doit hausser son niveau de préparation face aux menaces hybrides</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/zaventem-paralyse-par-des-drones-la-belgique-doit-hausser-son-niveau-de-preparation-face-aux-menaces-hybrides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 10:53:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133131</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/zaventem-paralyse-par-des-drones-la-belgique-doit-hausser-son-niveau-de-preparation-face-aux-menaces-hybrides/">Zaventem paralysé par des drones : la Belgique doit hausser son niveau de préparation face aux menaces hybrides</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-4"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p4">L’espace aérien de la Belgique a été, ce 4 novembre, <span class="s2"><b>partiellement fermé pendant plusieurs heures</b></span>, après que des drones non identifiés ont été détectés à proximité immédiate de Brussels Airport (Zaventem) et de l’aéroport de Liège.</p>
<p class="p4">Nous parlons ici de plusieurs drones de grande taille, volants de façon coordonnée. Un protocole qui ne semble pas être accessible à de simples petits blagueurs&#8230;</p>
<p class="p4">Si la procédure d&rsquo;attribution est encore encore cours, il ne fait pas de doute que les auteurs de ces actes disposent de moyens conséquents comparable à ceux d&rsquo;un Etat.<br />
À l’heure où les menaces hybrides ne sont plus une abstraction mais une réalité bien tangible, cet événement mérite bien plus qu’une gestion technique ou ponctuelle. Il impose une remise à plat complète de notre doctrine de sécurité.</p>
<p><strong>Ce mercredi 5 novembre matin avait lieu une commission spéciale relative aux évènements récents.</strong></p>
<h3><b>Des drones, des fermetures, mais surtout des questions</b></h3>
<p class="p4">Ce n’est pas la première fois qu’un <span class="s2"><b>site critique belge</b></span> est survolé par des drones. Il y a quelques jours à peine, c’est la <span class="s2"><b>base militaire de Kleine-Brogel </b></span>qui avait été survolée par plusieurs engins. Et voici que l’aéroport civil le plus stratégique du pays, Zaventem, est forcé à l’arrêt.</p>
<p class="p4">La réaction a été rapide : fermeture de l’espace aérien, déroutement de vols, activation des services de sécurité. Mais <span class="s2"><b>aucune interception effective</b></span>, aucun auteur identifié. Et surtout, une question centrale : <span class="s2"><b>sommes-nous prêts à affronter ce type de menaces ?</b></span></p>
<h3><b>« Ce n’est plus de la théorie, c’est de la pratique »</b></h3>
<p class="p4">Lors de la <span class="s2"><b>commission Défense</b></span> du Parlement fédéral, j’ai tenu à exprimer une inquiétude partagée : <span class="s2"><b>la menace drone n’est plus un simple scénario de film ou d’analyse stratégique</b></span>. Elle est désormais <span class="s2"><b>un outil réel d’agression hybride</b></span>, qui teste nos lignes de défense, notre coordination, notre doctrine et notre réactivité.</p>
<blockquote>
<p>« Oui, ça ressemble à une attaque hybride… Nous en avons beaucoup parlé… Ce n’est plus de la théorie, c’est de la pratique. »</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s3">Il ne s’agit pas ici de science-fiction ou de paranoïa sécuritaire. Il s’agit de </span><b>notre capacité, en tant qu’État souverain, à protéger notre ciel, nos citoyens et nos infrastructures.</b></p>
<h3><b>1. Capacité de réaction immédiate : le temps presse</b></h3>
<p class="p4">Face à l’urgence, une question s’impose :</p>
<p class="p3"><b>Qu’avons-nous aujourd’hui, en Belgique, pour intercepter un drone volant au-dessus d’une infrastructure critique ?</b></p>
<p class="p4">Les radars traditionnels ne suffisent pas toujours. Certains drones sont filoguidés ou opérés en mode autonome. Il faut donc des <span class="s2"><b>technologies spécifiques de détection, de neutralisation, de brouillage</b></span> et surtout, une <span class="s2"><b>chaîne de décision opérationnelle agile et efficace</b></span>.</p>
<blockquote>
<p>« La recherche sur de futures solutions est importante, mais la menace est déjà là. »</p>
</blockquote>
<p class="p4">Des budgets ont été votés. Un plan a été annoncé. Mais la vraie question est celle de la <span class="s2"><b>disponibilité immédiate</b></span> : dispose-t-on <span class="s2"><b>concrètement</b></span> de brouilleurs ? de drones-intercepteurs ? de radars de basse altitude dédiés ? Si ce n’est pas encore le cas, alors <span class="s2"><b>l’urgence n’est plus théorique, elle est tactique</b></span>. La mobilisation des moyens ne peut pas souffrir de retards administratifs. Le rôle du <strong>Ministre du Budget</strong> est aussi essentiel.</p>
<h3><b>2. Cette menace, on la connaît depuis longtemps</b></h3>
<p class="p4">Il est d’autant plus troublant que cette situation semble nous « surprendre ». Pourtant, les <span class="s2"><b>usages militaires des drones</b></span> en Ukraine, en Syrie ou dans le Caucase nous ont appris leur efficacité pour l’espionnage, la perturbation ou la destruction ciblée.</p>
<p class="p3"><span class="s3">Alors, </span><b>quelles mesures avaient été prises dans la législature précédente ?</b></p>
<p class="p4">Y avait-il un plan de protection des infrastructures critiques face aux drones ?</p>
<blockquote>
<p>« Je suis surpris qu’on semble découvrir aujourd’hui cette menace comme si elle n’avait jamais existé. »</p>
</blockquote>
<p class="p4">Il est temps d’assumer collectivement ce retard et de <span class="s2"><b>rattraper l’agenda stratégique</b></span>.</p>
<h3><b>3. Une menace hybride exige une réponse intégrée</b></h3>
<p class="p4">Le survol de Zaventem n’est ni totalement militaire, ni totalement civil. Il est <span class="s2"><b>hybride</b></span>, au sens plein du terme :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">il touche aux </span><b>chaînes logistiques</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">menace la </span><b>défense aérienne</b><span class="s1">,</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">peut être utilisé pour de </span><b>l’espionnage, du sabotage ou de l’intimidation</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p4">Il impose donc une <span class="s2"><b>coordination parfaite entre le ministère de la Défense et celui de l’Intérieur mais aussi celui de la Mobilité.</b></span> Et ce, tant en matière de doctrine que d’investissements, de formations et de commandement.</p>
<blockquote>
<p>« Il faut éviter les doublons, harmoniser la gouvernance et s’assurer que Défense et Intérieur travaillent main dans la main. »</p>
</blockquote>
<p class="p4">Un Centre de commandement national anti-drones ? Une cellule opérationnelle interservices ? Une doctrine commune ? Rien de tout cela n’est superflu : c’est devenu <span class="s2"><b>indispensable</b></span>.</p>
<h3><b>4. L’OTAN et la programmation militaire : une Stratégie à la traîne ?</b></h3>
<p class="p4">Ce n’est pas un sujet belge uniquement. L’ensemble des pays européens ont vu se multiplier ce type d’attaques non revendiquées, souvent dans des zones proches d’infrastructures critiques, militaires ou civiles.</p>
<p class="p3"><span class="s3">Pourtant, les </span><b>rapports de l’OTAN</b><span class="s3"> et la </span><b>loi belge de programmation militaire</b><span class="s3"> semblent </span><b>ne pas intégrer assez rapidement l’évolution de cette menace</b><span class="s3">.</span></p>
<blockquote>
<p>« Je suis surpris que les projets d&rsquo;achat récents, comme ceux préconisés par l’OTAN, ne prennent pas suffisamment en compte la vitesse d’évolution de cette menace. »</p>
</blockquote>
<p class="p4">Il est temps que la Belgique pousse l’Alliance à intégrer les <span class="s2"><b>systèmes de lutte anti-drones</b></span> dans les priorités de défense collective. Mais aussi l&rsquo;ensemble des menaces hybrides. Et, sur le plan national, que notre <strong>loi de programmation militaire intègre ces évolutions majeures</strong>.</p>
<h3><b>En conclusion</b></h3>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Pour conclure,</b></span> ces survols de drones non autorisés doivent être pris pour ce qu’ils sont : des signaux d’alerte qui exigent une réponse stratégique à la hauteur. La Belgique ne peut plus se contenter d’approches sectorielles ou cloisonnées. <span class="s1"><b>Ce type de menace appelle une vision à 360 degrés de la sécurité</b></span>, qui dépasse les silos institutionnels et mise sur une coordination étroite entre la Défense, l’Intérieur, et tous les acteurs concernés.</p>
<p class="p1">Par ailleurs, <span class="s1"><b>ces événements doivent nourrir notre propre réflexion stratégique, mais aussi celle de l’OTAN.</b></span> Car face à des menaces hybrides, parfois invisibles, souvent imprévisibles, <span class="s1"><b>nous avons besoin d’une vraie agilité</b></span>. Une capacité à adapter notre doctrine, nos outils, nos partenariats et notre calendrier d’action à la vitesse réelle de l’évolution de la menace. Ce n’est plus une option, c’est une obligation.</p>
<p class="p4">Le survol de Zaventem par des drones non identifiés n’est pas un fait divers. C’est un <span class="s2"><b>acte de provocation ou de test</b></span>, qui sonde nos défenses, notre coordination, notre réactivité.</p>
<p class="p4">Nous ne pouvons plus répondre à une menace du XXIe siècle avec des moyens du XXe.</p>
<p class="p4">Nous avons les moyens techniques, humains et budgétaires. Ce qu’il nous faut désormais, c’est <span class="s2"><b>une doctrine, une volonté politique claire</b></span>, et surtout, <span class="s2"><b>l’urgence de l’action.</b></span></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-4" data-row="script-row-unique-4" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-4"));</script></div></div></div>
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			</item>
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		<title>Dire la vérité, entendre les inquiétudes, refuser la violence. Retour sur mon passage sur BX1 ce vendredi 17 octobre 2025</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/bx1_octobre_25/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Oct 2025 06:20:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133026</guid>

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<p class="p3">Ce matin, j’étais l’invité de <span class="s2"><b>BX1</b></span> pour revenir sur l’actualité politique, les manifestations du 14 octobre et le conclave budgétaire en cours.</p>
<p><iframe title="Mathieu Michel, invité de Bonjour Bruxelles sur BX1" width="840" height="630" src="https://www.youtube.com/embed/asj3mZuxZ3M?feature=oembed&#038;width=840&#038;height=1000&#038;discover=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p class="p3">Ces derniers jours, la Belgique a connu une mobilisation importante. <span class="s2"><b>Des dizaines de milliers de citoyens ont exprimé leurs inquiétudes</b></span> face aux réformes nécessaires que le gouvernement prépare. Ces inquiétudes sont légitimes, elles traduisent une vraie crainte pour le pouvoir d’achat, les pensions, ou encore les services publics. Et je crois qu’il faut les entendre, sans les minimiser.</p>
<p class="p3">Mais dans le même temps, j’ai tenu à rappeler une chose essentielle : <span class="s2"><b>la violence n’est jamais une réponse acceptable.</b><b></b></span></p>
<p class="p3">Qu’il s’agisse d’agressions contre la police, de dégradations de bâtiments publics ou d’attaques symboliques contre des responsables politiques, <span class="s2"><b>ces comportements n’ont pas leur place dans une démocratie.</b><b></b></span></p>
<p class="p3">Le débat et l’échange respectueux doivent rester la norme, même quand les tensions sont fortes.</p>
<p class="p3">Dans ce contexte, j’ai aussi voulu rendre hommage à nos <span class="s2"><b>forces de l’ordre</b></span>. Leur métier est difficile, souvent ingrat, mais indispensable. Elles doivent être <span class="s2"><b>soutenues, respectées et surtout équipées des moyens nécessaires</b></span> pour garantir la sécurité de tous et faire respecter l’ordre public dans des conditions justes et maîtrisées.</p>
<p class="p3">Le cœur de l’actualité reste aujourd’hui le <span class="s2"><b>conclave budgétaire</b></span>. Les négociations avancent, mais elles ne sont pas simples. Il existe des points de désaccords au sein du gouvernement, et c’est normal lorsqu’on veut concilier rigueur, justice et relance.</p>
<p class="p3">Pour ma part, et pour le <span class="s2"><b>Mouvement Réformateur</b></span>, notre position est claire :</p>
<p class="p3">➡️ <span class="s2"><b>Pas de nouvelles taxes.</b></span> La Belgique est déjà l’un des pays les plus taxés au monde. Alourdir encore la charge fiscale serait une erreur économique et une injustice sociale.</p>
<p class="p3">➡️ Ce qu’il faut, c’est <span class="s2"><b>un vrai plan de dynamisation de notre économie</b></span> : créer les conditions pour que plus de personnes puissent travailler, entreprendre et contribuer.</p>
<p class="p3">Parce qu’au fond, <span class="s2"><b>plus il y a de gens qui travaillent, moins chacun paie d’impôts.</b></span> C’est une évidence mathématique, mais c’est aussi un projet de société : récompenser l’effort et libérer les énergies.</p>
<p class="p3">Enfin, j’ai conclu l’interview sur un sujet qui me tient à cœur : <span class="s2"><b>la menace des drones</b></span>.</p>
<p class="p3">J’ai insisté sur la nécessité d’investir rapidement dans cette problématique.</p>
<p class="p4"><span class="s3">Car soyons lucides : </span><b>ce n’est pas avec des F-35 à 120 millions d’euros qu’on arrêtera des drones à 5 000 euros.</b><b></b></p>
<p class="p3">Il faut développer des capacités de détection, de neutralisation et de coordination.</p>
<p class="p3">C’est une question de sécurité, mais aussi de bon sens et de souveraineté technologique.</p>
<p class="p3">💬 <span class="s2"><b>En résumé</b></span>, j’ai voulu faire passer un message simple :</p>
<p class="p3">👉 entendre les inquiétudes sans céder à la démagogie,</p>
<p class="p3">👉 refuser la violence tout en soutenant nos policiers,</p>
<p class="p3">👉 assainir les finances publiques sans surtaxer les citoyens,</p>
<p class="p3">👉 et préparer notre défense face aux nouvelles menaces.</p>
<p class="p4"><span class="s3">C’est ça, pour moi, la responsabilité politique : </span><b>dire la vérité, même quand elle dérange, et agir pour l’avenir plutôt que pour l’immédiat.</b></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-5" data-row="script-row-unique-5" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-5"));</script></div></div></div>
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		<title>Le service militaire volontaire : une opportunité citoyenne pour la jeunesse</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/le-service-militaire-volontaire-une-opportunite-citoyenne-pour-la-jeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 07:20:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=132885</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-6"><div class="row double-top-padding double-bottom-padding single-h-padding limit-width row-parent" style="max-width:804px; margin-left:auto; margin-right:auto;"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<h2><b>Un projet du gouvernement en débat</b></h2>
<p class="p3">Le gouvernement fédéral prépare la mise en place d’un <span class="s2"><b>service militaire volontaire</b></span> à partir de 2026. Contrairement au service obligatoire d’autrefois, ce dispositif reposera sur le volontariat et s’adressera aux jeunes de 18 à 25 ans.</p>
<p><iframe title="Défense: laisser le choix au citoyen" width="563" height="1000" src="https://www.youtube.com/embed/BO5mNxPBang?feature=oembed&#038;width=840&#038;height=1000&#038;discover=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p class="p3">L’objectif annoncé est double :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">renforcer les effectifs de la Défense, qui font face à un besoin urgent de renforts,</p>
</li>
<li>
<p class="p1">recréer un lien entre la jeunesse et la citoyenneté, en offrant une expérience collective structurante.</p>
</li>
</ul>
<p class="p3">Tous les jeunes de 17 ans recevront une lettre d’information les invitant à s’intéresser au programme. Le nombre de places sera limité dans un premier temps, autour de 500 volontaires, avec une rémunération estimée à environ 2.000 euros nets par mois.</p>
<h2><b>Les arguments en faveur du projet</b></h2>
<p class="p3">Pour ses promoteurs, ce service militaire volontaire constitue une <span class="s2"><b>réponse pragmatique</b></span> aux défis de notre temps.</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">Il permet d’offrir une expérience de vie aux jeunes, qui peuvent développer discipline, esprit d’équipe et sens des responsabilités.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il crée un lien direct entre l’individu et la collectivité, en rappelant que la citoyenneté implique des droits, mais aussi des devoirs.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Il ouvre une porte vers les carrières de la Défense et de la sécurité, dans un contexte où ces métiers peinent à recruter.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Les critiques et les réserves</b></h2>
<p class="p3">L’opposition, en particulier à gauche, redoute une « militarisation de la société » et s’inquiète de l’accès au registre national pour contacter les jeunes.</p>
<p class="p3">Certains dénoncent aussi une dépense budgétaire mal calibrée, estimant que les moyens financiers pourraient être investis ailleurs, par exemple dans l’éducation ou la jeunesse.</p>
<h2><b>Mon point de vue</b></h2>
<p class="p3">Je considère que ce projet va au-delà d’une simple mesure militaire.</p>
<p class="p4"><span class="s3">C’est d’abord une </span><b>invitation à réfléchir à la citoyenneté</b><span class="s3">.</span></p>
<p class="p3">Il ne s’agit pas de contraindre, ni de juger ceux qui ne souhaitent pas s’engager, mais de donner la possibilité à celles et ceux qui le désirent de vivre une expérience au service de la société.</p>
<p class="p3">Proposer ce choix, ce n’est pas préparer à la guerre. C’est rappeler que nous faisons tous partie d’un territoire, d’une communauté, d’un pays auquel nous appartenons et pour lequel nous avons une responsabilité partagée.</p>
<h2><b>Une démarche de conscience collective</b></h2>
<p class="p3">Au fond, le service militaire volontaire est moins un outil militaire qu’un <span class="s2"><b>outil citoyen</b></span>.</p>
<p class="p3">Il nous rappelle que chacun d’entre nous est plus qu’un individu isolé : nous faisons partie d’une collectivité. Et cette collectivité, c’est la Belgique.</p>
<p class="p3">Un petit pays, certes, mais un pays qui mérite que l’on s’engage pour lui, avec fierté et conscience.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-6" data-row="script-row-unique-6" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-6"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/le-service-militaire-volontaire-une-opportunite-citoyenne-pour-la-jeunesse/">Le service militaire volontaire : une opportunité citoyenne pour la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Belgique politique : de l’art du compromis à l’addition des trophées</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/la-belgique-politique-de-lart-du-compromis-a-laddition-des-trophees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 06:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=132747</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-7"><div class="row double-top-padding double-bottom-padding single-h-padding limit-width row-parent" style="max-width:804px; margin-left:auto; margin-right:auto;"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p3">Cet été, comme souvent en Belgique, l’actualité politique s&rsquo;est heurté à la mécanique complexe d’un <strong>gouvernement de coalition</strong>.<br />
À lire les réactions en cascade à propos de l’accord d’été, entre CPAS, F-35, pension et soins de santé, on perçoit un malaise profond : celui d’un pays où les compromis ne construisent plus une vision commune, mais juxtaposent des <strong>visions différentes</strong>.</p>
<p class="p3">La Belgique est un pays de compromis. Son système électoral proportionnel rend quasiment impossible l’existence de majorités unicolores. C’est une réalité démocratique assumée : <strong>les partis doivent s’entendre</strong>.  Cela suppose l’art difficile du dialogue, de la négociation et surtout, de la concession. Chaque parti doit abandonner certaines revendications pour que l’ensemble avance. Mais <strong>cette dynamique, autrefois gage de stabilité, semble s’être déréglée</strong>.</p>
<p>Autrefois les partis construisaient la démocratie de notre pays. Aujourd&rsquo;hui, les parti sont devenus la démocratie de notre pays. Voilà pourquoi l&rsquo;on parle de « particratie ».</p>
<p>Et c&rsquo;est un problème fondamental. D&rsquo;autant plus grand qu&rsquo;il repose sur l&rsquo;idée que la démocratie interne des partis devrait fonctionner de manière lisible et respectueuse des élus qui le composent.</p>
<p class="p3">Aujourd’hui, les coalitions donnent parfois l’impression de fonctionner sur un principe bancal : celui de l’<span class="s2"><b>addition de divergences</b></span>, plutôt que de la <span class="s2"><b>synthèse des visions</b></span>. Comme si, au lieu de chercher un cap commun, on collait bout à bout des mesures incompatibles, en veillant à ce que <strong>chaque parti ait « son » trophée</strong>, tout en essayant que les autres ne gagnent pas trop.</p>
<p class="p3">Le résultat ? Des politiques publiques qui manquent de cohérence, parfois contradictoires, souvent illisibles pour les citoyens et <strong>qui manquent forcément toujours d&rsquo;ambition</strong>.</p>
<p class="p3">C’est comme si l’on essayait de faire une tarte en mélangeant des pommes, du ciment et de la mayonnaise : chacun y reconnaît un ingrédient, mais personne n’a envie d’en manger.</p>
<p class="p3">Cette <strong>incohérence systémique alimente le désenchantement politique</strong>. Elle crée une fracture croissante entre les citoyens et leurs représentants, une impression que la politique n’est plus guidée par l’intérêt général, mais par des calculs particratiques.</p>
<p class="p3">Pourtant, la démocratie belge devrait retrouver de la vigueur. Cela implique une redéfinition du rôle des gouvernants : il ne s’agit plus seulement de défendre une étiquette partisane, mais d’<span class="s2"><b>incarner un esprit d’État</b></span>. Être élu ne devrait pas signifier uniquement porter les intérêts de son propre parti politique, mais aussi s’efforcer de construire des compromis durables et cohérents au service du pays.</p>
<p class="p3">La Belgique gagnerait à ce que ceux qui gouvernent placent l’intérêt collectif au-dessus de leur agenda électoral.</p>
<p class="p3">Que les partis osent une véritable culture de la co-construction, non pas dans l’urgence ou la stratégie, mais dans l’ambition et la cohérence.</p>
<p>Et dans la conviction que la vérité se retrouve partout, même chez son adversaire politique.</p>
<p>Alors, bien sûre que cet été a marqué des avancées et des améliorations pour notre pays. Avec une attention majeure portée à la préservation de notre modèle social tout en garantissant notre sécurité.<br />
Mon propos n&rsquo;est pas de dénoncer un mauvais accord.</p>
<p>Mon propos est juste de dire que nous sommes en capacité d&rsquo;être meilleur. Et, dans ce monde qui file à toute vitesse, être meilleur, c&rsquo;est quand même beaucoup mieux, non&#8230;?</p>
<p class="p4"><span class="s3">C’est de tout cœur ce que je souhaite à la future génération politique : </span><b>réconcilier responsabilité et vision, et redonner ses lettres de noblesse à l’engagement public.</b></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-7" data-row="script-row-unique-7" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-7"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/la-belgique-politique-de-lart-du-compromis-a-laddition-des-trophees/">La Belgique politique : de l’art du compromis à l’addition des trophées</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chat Control : être libéral, c&#8217;est refuser la surveillance de masse des citoyens</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/chatcontrol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 06:27:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=132624</guid>

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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-8"><div class="row double-top-padding double-bottom-padding single-h-padding limit-width row-parent" style="max-width:804px; margin-left:auto; margin-right:auto;"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ></p>
<p class="p1">Je m’oppose fermement au projet européen surnommé <a href="https://www.usine-digitale.fr/article/reglement-chat-control-les-messageries-bientot-sous-surveillance-europeenne.N2236661"><span class="s1"><b>Chat Control</b></span></a>.</p>
<p class="p1">Car derrière la volonté — légitime — de lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants, il se cache un mécanisme qui transformerait <span class="s1"><b>chaque citoyen en suspect par défaut</b></span>.</p>
<p class="p1">Dans un État de droit, la force publique ne peut pas considérer qu’elle a le droit d’examiner en permanence la vie privée de chacun. C’est une ligne rouge que nous ne devons pas franchir.</p>
<h2><b>Qu’est-ce que le Chat Control ?</b></h2>
<p class="p1">En mai 2022, la Commission européenne a présenté un projet de règlement pour « prévenir et combattre les abus sexuels sur les enfants ».</p>
<p class="p1">Ce texte, vite surnommé <i>Chat Control</i>, vise à imposer aux plateformes de messagerie et de partage de fichiers de <span class="s1"><b>scanner automatiquement l’ensemble des communications privées</b></span> — messages, photos, vidéos — afin de détecter du contenu illicite.</p>
<ul>
<li>
<p class="p1">Cela concernerait <span class="s1"><b>tous les utilisateurs</b></span>, même sans aucun lien avec la criminalité.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Même les messages <span class="s1"><b>chiffrés de bout en bout</b></span> (WhatsApp, Signal, Telegram) devraient être analysés avant envoi.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Les services auraient l’obligation de signaler aux autorités toute suspicion générée par l’algorithme.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">En clair : une <span class="s1"><b>surveillance généralisée et permanente</b></span> de nos échanges numériques.</p>
<h2><b>Un parcours législatif mouvementé</b></h2>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2022</b></span> : la Commission propose une surveillance totale.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2023</b></span> : le Parlement européen amende le texte, limitant la surveillance aux cas ciblés et protégeant le chiffrement.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2024</b></span> : la présidence belge propose un compromis basé sur le consentement, rejeté par les États membres.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2025</b></span> : la présidence danoise relance une version encore plus stricte, soutenue par 19 États membres, avec un vote décisif attendu à l’automne.</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">L’Europe est à un <span class="s1"><b>tournant historique</b></span> : protéger la vie privée ou accepter la surveillance de masse.</p>
<h2><b>De nombreuses voix contre ce projet</b></h2>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Les autorités européennes de protection des données (EDPS et EDPB)</b><span class="s1"> dénoncent une violation des droits fondamentaux.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Des <span class="s1"><b>ONG</b></span> comme <i>EDRi</i>, <i>Privacy International</i> ou <i>La Quadrature du Net</i> alertent sur un glissement vers la surveillance de masse.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Des <span class="s1"><b>experts en cybersécurité</b></span> affirment que ce texte obligerait à fragiliser le chiffrement, ouvrant des failles béantes.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Plusieurs <span class="s1"><b>États membres</b></span> (Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Autriche, Pologne) s’y opposent clairement.</p>
</li>
</ul>
<h2><b>Pourquoi je m’y oppose</b></h2>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><b>Une atteinte massive à la vie privée</b><b></b></p>
<p class="p2">La surveillance doit être ciblée et proportionnée. Ici, on inverse les principes : tout le monde devient suspect par défaut.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Une mesure disproportionnée</b><b></b></p>
<p class="p2">Plutôt que de renforcer les moyens d’enquête et la coopération internationale, on choisit la facilité : surveiller tout le monde. C’est une <span class="s1"><b>paresse institutionnelle</b></span> inacceptable.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Un risque cyber majeur</b><b></b></p>
<p class="p2">C’est peut-être le point le plus inquiétant.</p>
<p class="p2">Le <i>Chat Control</i> obligerait à créer des portes dérobées (“backdoors”) pour analyser les communications chiffrées. Or, dans le contexte actuel, où les menaces cyber n’ont jamais été aussi grandes — attaques d’États hostiles, cybercriminalité organisée, espionnage industriel — affaiblir le chiffrement reviendrait à <span class="s1"><b>ouvrir une brèche monumentale dans notre cybersécurité</b></span>.</p>
<p class="p2">En voulant protéger, on fragiliserait :</p>
</li>
</ol>
<ul>
<li>
<p class="p1">les citoyens (banques en ligne, données médicales, vie privée),</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les entreprises (secrets industriels, données clients),</p>
</li>
<li>
<p class="p1">les États eux-mêmes (communications gouvernementales, infrastructures critiques).</p>
</li>
</ul>
<ol start="4">
<li>
<p class="p1"><b>Un précédent politique dangereux</b><b></b></p>
<p class="p2">Aujourd’hui, c’est pour lutter contre la pédopornographie. Demain, ce pourrait être le terrorisme, les migrations, ou les opinions politiques. L’outil, une fois créé, pourra toujours être détourné.</p>
</li>
</ol>
<h2><b>Accepter nos limites pour préserver nos libertés</b></h2>
<p class="p4"><span class="s3">Il faut parfois accepter de </span><b>s’interdire d’être en capacité de tout faire et de tout savoir</b><span class="s3">.</span></p>
<p class="p1">Un État de droit n’est pas un État omniscient. Il se fixe des limites, parce que la liberté et la sécurité des citoyens ne sont pas négociables.</p>
<p class="p1">Protéger les enfants est une priorité absolue. Mais on ne protège pas une société en détruisant les fondements de sa sécurité numérique et de sa liberté.</p>
<p class="p4"><b>Dans un État de droit, on traque les criminels, pas les citoyens.</b></p>
<p>
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		<title>Une candidature forte pour accueillir une AI Factory en Belgique : un signal stratégique à soutenir</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/une-candidature-forte-pour-accueillir-une-ai-factory-en-belgique-un-signal-strategique-a-soutenir-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 08:00:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Deputé fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
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<p class="p3">Je me réjouis de la <span class="s1"><b>candidature portée par la Belgique</b></span> pour accueillir une <span class="s1"><b>AI Factory</b></span>, un projet structurant au cœur de la stratégie européenne d’intelligence artificielle.</p>
<p class="p1"><b>Qu’est-ce qu’une AI Factory ?</b><b></b></p>
<p class="p3">C’est bien plus qu’un centre de recherche : une <span class="s1"><b>infrastructure technologique complète</b></span>, un <span class="s1"><b>écosystème d’innovation</b></span>, où données, infrastructures, partenaires publics et privés collaborent pour <span class="s1"><b>concevoir, entraîner et mettre en œuvre</b></span> des intelligences artificielles <span class="s1"><b>performantes, éthiques et souveraines</b></span>.</p>
<p class="p3">Je tiens à <span class="s1"><b>féliciter la ministre Vanessa Matz</b></span> pour avoir porté cette candidature, ainsi que tous les acteurs qui s’y sont associés. La participation de l’<span class="s1"><b>imec</b></span>, notre fleuron technologique reconnu internationalement, est un gage de sérieux et d’ambition.</p>
<p class="p3">Mais cette candidature ne pourra aboutir <span class="s1"><b>que si l’ensemble des entités du pays se rassemblent </b></span>, au-delà des clivages politiques ou communautaires. <span class="s1"><b>L’IA est un enjeu de souveraineté et de prospérité collective</b></span>, et la Belgique a tout à gagner à parler d’une seule voix sur ce sujet.</p>
<p class="p3">Enfin, l’enjeu n’est pas seulement technologique : une <span class="s1"><b>AI Factory au cœur de l’Europe</b></span>, portée par des valeurs démocratiques, est une chance pour construire une intelligence artificielle <span class="s1"><b>au service des citoyens</b></span>, avec des applications concrètes pour améliorer le quotidien de toutes et tous — dans la santé, l’éducation, la mobilité, l’administration, ou la cybersécurité.</p>
<p class="p3">✅ <span class="s1"><b>Unir nos forces autour de cette candidature</b></span>, c’est faire le pari d’une IA européenne, responsable et humaine. Et je suis fier de soutenir cette ambition.</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-9" data-row="script-row-unique-9" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-9"));</script></div></div></div>
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