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	<title>Archives des Citoyenneté numérique - Mathieu Michel</title>
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	<description>Liberté. Innovation. Responsabilité.</description>
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	<title>Archives des Citoyenneté numérique - Mathieu Michel</title>
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	<item>
		<title>Citoyens Numériques remporte une partie du marché public de l&#8217;IFPC pour la formation des enseignants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 12:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Citoyenneté numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'ASBL Citoyens Numériques remporte une partie du marché public de l'IFPC pour la formation continue des enseignants. Cap sur le Forum du 2 décembre.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/citoyens-numeriques-remporte-une-partie-du-marche-public-de-lifpc-pour-la-formation-des-enseignants/">Citoyens Numériques remporte une partie du marché public de l&rsquo;IFPC pour la formation des enseignants</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Une reconnaissance qui a le goût du travail bien fait</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des nouvelles qui réchauffent, parce qu&rsquo;elles récompensent des mois d&rsquo;efforts discrets. En voici une. Citoyens Numériques, l&rsquo;association que j&rsquo;ai cofondée avec Maude Ladrière et Philippe Moraldo, vient de remporter une partie du marché public de l&rsquo;IFPC consacré à la formation continue des enseignants. Deux volets nous ont été confiés, et non des moindres : l&rsquo;éducation aux médias et la gestion des réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je mesure ce que représente cette confiance pour une structure née il y a à peine un an. Un marché public, ce n&rsquo;est pas un coup de communication. C&rsquo;est une procédure exigeante, où l&rsquo;on est jugé sur la solidité d&rsquo;une offre, la rigueur d&rsquo;une méthode, la crédibilité d&rsquo;une équipe. Être retenu, c&rsquo;est entendre une institution dire, en substance : ce que vous proposez répond à un vrai besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce besoin, je le crois immense. Nos enseignants font face, chaque jour, à des classes où le numérique est déjà partout — dans les poches, dans les têtes, dans les conversations. On leur demande d&rsquo;accompagner des jeunes sur un terrain qui bouge plus vite qu&rsquo;aucun programme scolaire. Leur donner les moyens de le faire, ce n&rsquo;est pas un supplément d&rsquo;âme : c&rsquo;est une nécessité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un an pour bâtir une expertise, pas un slogan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment passe-t-on d&rsquo;une idée à une offre retenue par les pouvoirs publics en douze mois ? Par le travail. Nous avons bâti un réseau de près de cinquante formateurs répartis dans toute la Belgique francophone. Une trentaine d&rsquo;entre eux ont été formés par le RÉCIT, le centre québécois de référence en formation continue, sur les enjeux qui définissent la citoyenneté numérique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui : la pensée critique, les biais des algorithmes, la polarisation des débats, l&rsquo;intelligence artificielle et la cybersécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si j&rsquo;insiste sur ces mots, c&rsquo;est qu&rsquo;ils dessinent un programme. Apprendre à un adolescent à reconnaître un contenu généré par une machine, à comprendre pourquoi son fil d&rsquo;actualité lui montre certaines choses et lui en cache d&rsquo;autres, à distinguer une information vérifiée d&rsquo;une rumeur virale : voilà l&rsquo;alphabétisation de notre siècle. Elle ne remplace pas la lecture et l&rsquo;écriture ; elle les prolonge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque grande bascule technique a d&rsquo;ailleurs exigé une nouvelle forme d&rsquo;apprentissage. L&rsquo;imprimerie a rendu nécessaire de savoir lire, pour ne pas rester à la merci de ceux qui savaient. Le numérique nous demande aujourd&rsquo;hui d&rsquo;apprendre à lire les algorithmes, c&rsquo;est-à-dire à comprendre les logiques invisibles qui orientent notre attention et, parfois, nos opinions. Une société qui néglige cet apprentissage ne devient pas plus libre parce qu&rsquo;elle est plus connectée ; elle devient plus manipulable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi une affaire de transmission. Hannah Arendt rappelait, dans La Crise de la culture (1961), que l&rsquo;éducation est le moment où nous décidons si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité devant ceux qui arrivent après nous. Éduquer au numérique, dans cet esprit, ce n&rsquo;est pas céder à une mode : c&rsquo;est prendre au sérieux le monde tel qu&rsquo;il est, et préparer les jeunes à y exercer pleinement leur liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ni diaboliser les écrans, ni les banaliser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ces sujets, un faux débat nous épuise : faut-il interdire les écrans, ou les laisser tout envahir ? Ce face-à-face est stérile. L&rsquo;interdiction pure rassure les adultes mais n&rsquo;arme personne ; le laisser-faire, lui, abandonne les jeunes aux logiques d&rsquo;une économie de l&rsquo;attention qui n&rsquo;a jamais leur intérêt pour boussole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voie que nous défendons est plus exigeante, mais c&rsquo;est la seule qui respecte les jeunes : éduquer. Leur donner les moyens de comprendre, de choisir, de se protéger. Ni la peur, ni la naïveté — le discernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose une méthode et une déontologie. Citoyens Numériques agit de manière neutre et pluraliste. L&rsquo;école n&rsquo;a pas à devenir un lieu d&rsquo;endoctrinement, dans un sens ou dans un autre ; elle doit rester ce lieu rare où l&rsquo;on apprend à penser par soi-même. Nos formations ne disent pas aux élèves quoi penser des réseaux sociaux ou de l&rsquo;intelligence artificielle. Elles leur apprennent à se poser les bonnes questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et elles s&rsquo;adressent d&rsquo;abord à ceux qui tiennent la classe. Trop souvent, on a demandé aux enseignants d&rsquo;affronter seuls ces bouleversements, sans formation ni soutien réel. Les outiller sérieusement, c&rsquo;est leur rendre justice. C&rsquo;est aussi reconnaître que la citoyenneté numérique n&rsquo;est pas une matière de plus à caser dans une grille horaire déjà saturée, mais une compétence transversale qui traverse toutes les disciplines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Grandir connecté ? » : rendez-vous le 2 décembre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette victoire ouvre un cycle, elle ne le referme pas. J&rsquo;ai donc le plaisir d&rsquo;annoncer que notre prochain Forum se tiendra le 2 décembre, à l&rsquo;Aula Magna de Louvain-la-Neuve, autour d&rsquo;une question que se posent des millions de parents : « Grandir connecté ? ». Une journée entière consacrée au rapport des jeunes aux écrans, avec des chercheurs, des enseignants, des acteurs de terrain et des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;y invite chacune et chacun. Non pour y entendre des certitudes toutes faites, mais pour y confronter des expériences et des savoirs. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;avance une association qui refuse les slogans : en réunissant autour de la table celles et ceux qui vivent ces questions au quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon vœu, au fond, est simple. Que l&rsquo;éducation à la citoyenneté numérique soit enfin reconnue pour ce qu&rsquo;elle est : un pilier de nos démocraties, au même titre que l&rsquo;éducation civique d&rsquo;hier. Former nos enseignants, généraliser cette éducation dès l&rsquo;école, en faire une priorité partagée plutôt qu&rsquo;une option : voilà le combat concret que je continuerai de porter, à la Chambre comme sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je veux, pour finir, saluer le travail des équipes de Citoyens Numériques. En un an, elles ont transformé une conviction en une structure crédible, reconnue par les pouvoirs publics. Je me réjouis de voir grandir cette association qui agit au service d&rsquo;une démocratie 2.0 — un espace où le numérique demeure, pour tous, un espace de confiance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://citoyensnumeriques.be/apropos/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Citoyens Numériques — À propos</a></li>
<li><a href="https://www.mathieumichel.be/lancement-de-citoyens-numeriques-pour-une-democratie-2-0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mathieu Michel — Lancement de Citoyens Numériques</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/citoyens-numeriques-remporte-une-partie-du-marche-public-de-lifpc-pour-la-formation-des-enseignants/">Citoyens Numériques remporte une partie du marché public de l&rsquo;IFPC pour la formation des enseignants</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La désinformation n&#8217;a plus besoin de nous tromper : il lui suffit de nous saturer</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/la-desinformation-na-plus-besoin-de-nous-tromper-il-lui-suffit-de-nous-saturer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 11:58:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Citoyenneté numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La désinformation ne cherche plus à tromper, mais à saturer. La réponse n'est ni la censure ni le laisser-faire : réguler l'amplification.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/la-desinformation-na-plus-besoin-de-nous-tromper-il-lui-suffit-de-nous-saturer/">La désinformation n&rsquo;a plus besoin de nous tromper : il lui suffit de nous saturer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div data-parent="true" class="vc_row row-container" id="row-unique-0"><div class="row limit-width row-parent"><div class="wpb_row row-inner"><div class="wpb_column pos-top pos-center align_left column_parent col-lg-12 single-internal-gutter"><div class="uncol style-light"  ><div class="uncoltable"><div class="uncell no-block-padding" ><div class="uncont" ><div class="uncode_text_column" ><p>Nous avons tous en tête une certaine image de la désinformation : un faux, une rumeur, un mensonge qu&rsquo;il faudrait démentir. Cette image est rassurante, parce qu&rsquo;elle suppose une solution simple : opposer le vrai au faux. Mais elle ne correspond plus à ce qui se passe réellement, et cet écart entre notre représentation et la réalité est en train de nous coûter cher.</p>
<p>Lors des élections hongroises d&rsquo;avril 2026, selon les éléments disponibles, des campagnes domestiques massives portées par des contenus générés par intelligence artificielle ont été diffusées à très grande échelle sur les réseaux sociaux. Le fait notable, souligné par les observateurs, est que leur efficacité ne tenait pas à leur capacité à tromper l&rsquo;internaute. Elle tenait à leur volume, à leur omniprésence, à leur manière de jouer sur les émotions. Ce déplacement mérite qu&rsquo;on s&rsquo;y arrête, car il change tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="wp-block-heading">Du mensonge à la saturation</h2>
<p>La désinformation classique voulait faire croire quelque chose de faux. Elle avait donc un point faible : on pouvait la vérifier, la contredire, la corriger. Le fact-checking, cette patiente entreprise de vérification, était la réponse adaptée à cette menace-là.</p>
<p>Mais la mécanique a changé de nature. Ce qui opère aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est plus principalement la tromperie ; c&rsquo;est la saturation. Une intelligence artificielle produit mille variantes d&rsquo;un message pendant qu&rsquo;on en vérifie une seule. Le but n&rsquo;est plus tant de convaincre que d&rsquo;inonder, de créer un environnement où tout est contesté, où chaque affirmation trouve son contraire, où la distinction entre le vrai et le faux s&rsquo;épuise à force d&rsquo;être sollicitée.</p>
<p>Et le résultat n&rsquo;est pas que les gens croient au faux. C&rsquo;est qu&rsquo;ils finissent par ne plus rien croire du tout. C&rsquo;est cela, le vrai danger. Hannah Arendt l&rsquo;avait pressenti en analysant les régimes totalitaires : le propre de leur propagande n&rsquo;était pas de faire adhérer à un mensonge précis, mais de détruire la capacité même de distinguer le vrai du faux, jusqu&rsquo;à ce que les gens, ne sachant plus à quoi se fier, ne se fient plus qu&rsquo;à leur camp. Un citoyen qui ne croit plus rien ne délibère plus. Il ne pèse plus les arguments : il choisit par affinité tribale, par appartenance, par réflexe. Et une démocratie où l&rsquo;on ne délibère plus, où l&rsquo;on ne fait qu&rsquo;appartenir, a perdu ce qui la faisait tenir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="wp-block-heading">Le faux débat : censure contre laisser-faire</h2>
<p>Face à cela, on nous présente deux options, et toutes deux sont mauvaises. La première serait la censure : confier à quelqu&rsquo;un le soin de trier les contenus, d&rsquo;effacer les faux, d&rsquo;autoriser les vrais. Outre qu&rsquo;elle est techniquement illusoire à l&rsquo;échelle des flux, elle est démocratiquement dangereuse : qui tranchera, et au nom de quoi ?</p>
<p class="wp-block-paragraph">La seconde serait le laisser-faire : ne rien toucher, au nom de la liberté d&rsquo;expression, et espérer que le marché des idées s&rsquo;autorégule. Mais un marché saturé artificiellement n&rsquo;a plus rien d&rsquo;un marché libre.</p>
<p>Ce partage entre censure et laisser-faire est un piège, parce qu&rsquo;il fixe le regard au mauvais endroit : sur le contenu. Or ce n&rsquo;est pas la publication d&rsquo;un message qui pose problème, chacun a le droit de dire des choses fausses, c&rsquo;est même une liberté que je défends. Ce qui pose problème, c&rsquo;est l&rsquo;amplification : le fait qu&rsquo;un message marginal soit poussé, dupliqué, distribué à des millions de personnes par une mécanique algorithmique. La liberté d&rsquo;expression protège le droit de parler. Elle n&rsquo;a jamais garanti le droit d&rsquo;être artificiellement amplifié.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="wp-block-heading">Réguler l&rsquo;amplification, former les esprits</h2>
<p>De ce déplacement du regard découle ma première proposition. La régulation efficace ne doit pas porter sur les contenus, mais sur leur amplification. Concrètement : imposer aux très grandes plateformes, une traçabilité auditée de l&rsquo;amplification générée par leurs algorithmes. Que l&rsquo;on puisse savoir, sous le contrôle d&rsquo;une autorité indépendante, ce qui a été poussé, vers combien de personnes, selon quels critères. Non pour censurer les messages, mais pour rendre visible la mécanique qui les démultiplie. La transparence de l&rsquo;amplification est une exigence démocratique, pas une atteinte à la liberté d&rsquo;expression, elle en est même la condition, car une liberté d&rsquo;expression où quelques-uns disposent d&rsquo;une amplification invisible n&rsquo;est plus égale.</p>
<p>Mais aucune régulation ne suffira si elle est seule. D&rsquo;où ma seconde proposition, qui me tient particulièrement à cœur : investir massivement dans l&rsquo;éducation à la citoyenneté numérique. C&rsquo;est la seule défense qui ne dépende ni du bon vouloir des plateformes, ni de la rapidité des régulateurs, parce qu&rsquo;elle est logée là où aucun algorithme ne peut l&rsquo;atteindre — dans le jugement des personnes. Former des esprits capables de reconnaître une manipulation, de suspendre leur réaction, de vérifier avant de partager, c&rsquo;est bâtir une résilience durable plutôt que de courir sans fin derrière les mensonges.</p>
<p>Car au fond, on ne protège pas une démocratie en corrigeant des mensonges un à un — c&rsquo;est un combat perdu d&rsquo;avance contre une machine qui en produit mille pour chaque correction. On la protège en formant des citoyens capables de les repérer eux-mêmes. La vérité ne se décrète pas d&rsquo;en haut ; elle se cultive, patiemment, dans les esprits. C&rsquo;est plus lent, c&rsquo;est moins spectaculaire, mais c&rsquo;est la seule voie qui tienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>
<p>&nbsp;</p>
<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.touteleurope.eu/vie-politique-des-etats-membres/tiktok-ia-faux-comptes-le-mode-d-emploi-des-nouvelles-manipulations-electorales-en-europe/" target="_blank" rel="noopener">TikTok, IA, faux comptes : le mode d&#8217;emploi des nouvelles manipulations électorales en Europe — Toute l&rsquo;Europe</a></li>
<li><a href="https://centredecrise.be/fr/risques-en-belgique/risques-pour-la-securite/desinformation/desinformation-et-influence-pendant-les" target="_blank" rel="noopener">Désinformation et influence pendant les élections — Centre de crise national (Belgique)</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-0" data-row="script-row-unique-0" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-0"));</script></div></div></div></div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/la-desinformation-na-plus-besoin-de-nous-tromper-il-lui-suffit-de-nous-saturer/">La désinformation n&rsquo;a plus besoin de nous tromper : il lui suffit de nous saturer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les enfants, les écrans et nous : sortir du tout ou rien</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/les-enfants-les-ecrans-et-nous-sortir-du-tout-ou-rien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 10:59:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Citoyenneté numérique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133564</guid>

					<description><![CDATA[<p>Australie, France, Grèce interdisent les réseaux sociaux aux mineurs. Sortir du faux débat interdire ou laisser faire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/les-enfants-les-ecrans-et-nous-sortir-du-tout-ou-rien/">Les enfants, les écrans et nous : sortir du tout ou rien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Une vague d&rsquo;interdictions à travers le monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelque chose est en train de basculer. Le 10 décembre 2025, l&rsquo;Australie est devenue le premier pays à interdire l&rsquo;accès des réseaux sociaux aux moins de 16 ans. TikTok, Instagram, Snapchat : fermés aux adolescents, avec obligation pour les plateformes de vérifier l&rsquo;âge de leurs utilisateurs. Le monde entier a regardé cette expérience, à la fois fasciné et inquiet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Europe n&rsquo;est pas restée immobile. En France, le 31 mars 2026, le Sénat a approuvé une interdiction des réseaux sociaux jugés susceptibles de nuire aux moins de 15 ans, sur la base d&rsquo;une liste établie par le ministre, applicable dès la rentrée de septembre 2026. Le 8 avril 2026, la Grèce a annoncé à son tour une interdiction pour les moins de 15 ans, effective au 1er janvier 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décisions ne tombent pas du ciel. Elles répondent à une inquiétude réelle, largement partagée par les parents, les enseignants, les soignants. Nous avons tous vu un enfant happé par un écran, incapable de s&rsquo;en détacher, le regard aspiré. Nous avons tous senti que quelque chose ne tournait pas rond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission européenne doit présenter à la fin de l&rsquo;été 2026 une approche d&rsquo;harmonisation. C&rsquo;est une bonne nouvelle : sur un marché unique, une mosaïque de règles nationales serait ingérable et facilement contournable. Des experts, de leur côté, recommandent souvent une interdiction avant treize ans, suivie d&rsquo;un accès progressif et accompagné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je veux prendre ce moment au sérieux. Non pour applaudir mécaniquement chaque interdiction, ni pour les rejeter par principe. Mais pour poser la vraie question, qui n&rsquo;est pas seulement à partir de quel âge, mais dans quelles conditions, et avec quelle part de responsabilité pour chacun.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;attention des enfants, une ressource convoitée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre, il faut nommer ce qui est réellement en jeu. Les réseaux sociaux ne sont pas de simples fenêtres sur le monde. Ce sont des systèmes économiques dont le carburant est notre attention. Plus nous y restons, plus ils gagnent. Leur conception n&rsquo;est pas neutre : défilement infini, notifications, récompenses variables, tout y est pensé pour retenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;économie de l&rsquo;attention, décrite dès la fin des années 1990 par des chercheurs comme Michael Goldhaber, repose sur une idée simple : dans un monde saturé d&rsquo;informations, la ressource rare n&rsquo;est plus l&rsquo;information, c&rsquo;est l&rsquo;attention humaine. Elle devient la marchandise. Or l&rsquo;attention d&rsquo;un enfant est plus facile à capter, et plus précieuse à façonner, que celle d&rsquo;un adulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que je veux être précis, car c&rsquo;est le cœur de mon engagement. Ce qui se joue n&rsquo;est pas seulement une question de temps d&rsquo;écran. C&rsquo;est une question d&rsquo;intégrité cognitive. Le cerveau d&rsquo;un enfant est en construction. Sa capacité à se concentrer, à s&rsquo;ennuyer, à laisser mûrir une pensée, tout cela se forme. Le confier sans précaution à des machines conçues pour fragmenter son attention n&rsquo;est pas anodin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne dis pas cela pour diaboliser la technologie. Je la crois, à bien des égards, formidable. Mais je pense qu&rsquo;il faut la traiter avec le sérieux qu&rsquo;on accorde à ce qui entre profondément dans nos vies. On ne laisse pas un enfant conduire une voiture, non parce que la voiture est mauvaise, mais parce qu&rsquo;elle est puissante. Le même bon sens vaut ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comprendre avant de juger, encore une fois. L&rsquo;enfant qui ne décroche pas d&rsquo;un écran n&rsquo;est pas paresseux ou mal élevé. Il est confronté à des dispositifs conçus par des ingénieurs très compétents pour être irrésistibles. Lui demander de résister seul, c&rsquo;est truquer le combat. La responsabilité ne peut pas peser sur ses seules épaules, ni sur celles de ses parents laissés isolés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a d&rsquo;ailleurs une hypocrisie collective qu&rsquo;il faut nommer. Nous, adultes, sommes nous-mêmes captés par ces mêmes mécaniques. Nous consultons nos écrans des dizaines de fois par jour, souvent sans même nous en rendre compte. Comment exiger d&rsquo;un enfant une maîtrise que nous peinons nous-mêmes à exercer ? La question des écrans n&rsquo;est pas seulement une question d&rsquo;enfants ; c&rsquo;est une question de société qui s&rsquo;est laissé organiser autour de la captation permanente de son attention. Regarder nos enfants, c&rsquo;est un peu nous regarder nous-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le faux débat : interdire ou laisser faire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat public s&rsquo;enferme trop souvent dans une alternative pauvre. D&rsquo;un côté, ceux qui veulent tout interdire, persuadés qu&rsquo;un mur suffira à protéger l&rsquo;enfance. De l&rsquo;autre, ceux qui invoquent la liberté et refusent toute règle, quitte à laisser les enfants seuls face à la machine. Ces deux positions me paraissent des impasses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;interdiction pure a une vertu, celle de la clarté, et un vice, celui de l&rsquo;illusion. Un adolescent déterminé contournera une interdiction en quelques minutes. Surtout, l&rsquo;interdiction risque de déresponsabiliser tout le monde : les plateformes, qui n&rsquo;ont plus qu&rsquo;à cocher une case d&rsquo;âge ; les adultes, qui se disent que la loi s&rsquo;occupe du problème à leur place. Interdire peut devenir une façon de ne pas éduquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le laisser-faire, à l&rsquo;inverse, n&rsquo;est pas de la liberté. C&rsquo;est un abandon. Prétendre qu&rsquo;un enfant de dix ans est un consommateur autonome capable de faire ses choix face à des systèmes optimisés pour le retenir, c&rsquo;est se moquer du monde. La vraie liberté suppose des conditions. On ne devient pas libre en étant livré sans défense à plus fort que soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un troisième chemin, et c&rsquo;est celui que je défends. Ni interdiction réflexe, ni démission des adultes. Un chemin qui agit sur trois plans à la fois : sur les plateformes, à qui l&rsquo;on impose des devoirs ; sur l&rsquo;accès, que l&rsquo;on encadre intelligemment ; sur les personnes, que l&rsquo;on éduque et que l&rsquo;on accompagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais je veux aussi poser une limite ferme, car un danger se cache dans les solutions trop simples. Vérifier l&rsquo;âge des utilisateurs ne doit jamais devenir un prétexte à une surveillance généralisée. Si, pour prouver qu&rsquo;un enfant a moins de quinze ans, on oblige chacun à décliner son identité complète à chaque connexion, alors on aura protégé les enfants en instaurant le fichage de tous. Le remède serait pire que le mal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà le vrai clivage. Il n&rsquo;est pas entre ceux qui veulent protéger et ceux qui veulent la liberté. Il est entre ceux qui acceptent d&rsquo;échanger la vie privée de tous contre la sécurité de quelques-uns, et ceux qui cherchent des solutions qui protègent sans surveiller. Je suis, sans hésiter, du côté de ceux-là.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prouver son âge sans se dévoiler : trois exigences</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je veux sortir de l&rsquo;incantation et poser des propositions concrètes. Trois me paraissent décisives. La première : une vérification d&rsquo;âge respectueuse de la vie privée. La technologie permet aujourd&rsquo;hui de prouver qu&rsquo;une personne a plus ou moins d&rsquo;un certain âge sans révéler son identité, sa date de naissance exacte ou son adresse. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle la preuve d&rsquo;âge, distincte de l&rsquo;identification. Un jeton anonyme, délivré par un tiers de confiance, qui atteste seulement de la tranche d&rsquo;âge. Ni la plateforme ni l&rsquo;État ne collectent un fichier des identités. C&rsquo;est techniquement possible, et c&rsquo;est la seule voie acceptable pour un libéral attaché aux libertés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième : un design éthique imposé aux plateformes. Puisque le problème vient largement de la conception addictive des services, c&rsquo;est là qu&rsquo;il faut agir. Interdire les mécaniques les plus prédatrices pour les comptes de mineurs : pas de défilement infini par défaut, pas de notifications nocturnes, pas de récompenses conçues pour créer la dépendance. On régule bien la composition des aliments pour enfants et la sécurité des jouets. On peut réguler la conception des interfaces qui s&rsquo;adressent à eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième : une éducation aux médias dès le primaire. Aucune règle technique ne remplacera un enfant qui comprend comment fonctionne ce qu&rsquo;il utilise. Lui apprendre tôt ce qu&rsquo;est un algorithme de recommandation, pourquoi une application cherche à le retenir, comment reconnaître une manipulation, c&rsquo;est lui rendre du pouvoir. C&rsquo;est un combat que je porte à travers l&rsquo;éducation à la citoyenneté numérique, parce qu&rsquo;une génération qui comprend ses outils est une génération plus libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois aussi qu&rsquo;il faut refuser un piège dans lequel le débat s&rsquo;enferme parfois : celui qui consiste à opposer les nations les plus prudentes aux plus laxistes, ou à croire qu&rsquo;un pays réglera seul un problème mondial. C&rsquo;est pourquoi je regarde avec intérêt le travail d&rsquo;harmonisation annoncé par la Commission européenne pour la fin de l&rsquo;été. Une réponse fragmentée, où chaque État poserait sa propre limite d&rsquo;âge et ses propres règles, serait à la fois inefficace et facilement contournable. L&rsquo;échelle du problème est européenne ; la réponse doit l&rsquo;être aussi. C&rsquo;est à ce niveau que nous pouvons imposer nos exigences aux grandes plateformes, plutôt que de les subir une à une.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois leviers se complètent. La vérification protège l&rsquo;accès sans fliquer. Le design éthique désarme la machine à la source. L&rsquo;éducation forme des citoyens capables de se gouverner. Aucun ne suffit seul. Ensemble, ils dessinent une réponse à la hauteur. Je veux dire aussi un mot du rôle de l&rsquo;école, qui ne peut pas tout, mais qui peut beaucoup. C&rsquo;est souvent le seul lieu où tous les enfants, quel que soit leur milieu, peuvent recevoir les mêmes repères. Là où certaines familles accompagnent déjà finement les usages numériques, d&rsquo;autres n&rsquo;en ont ni le temps ni les moyens. L&rsquo;éducation aux médias à l&rsquo;école est donc aussi une question d&rsquo;égalité : elle évite que la maîtrise des outils numériques ne devienne un privilège de plus, réservé à ceux qui sont déjà les mieux armés. Protéger l&rsquo;enfance, c&rsquo;est aussi ne laisser aucun enfant seul face à l&rsquo;écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je conclus par ce qui m&rsquo;anime. Nous, les adultes, ne pouvons pas nous défausser sur une loi ni sur un âge minimum pour régler notre relation aux écrans et à ceux de nos enfants. La protection de l&rsquo;enfance est un devoir partagé : celui du législateur, qui pose des règles ; celui des plateformes, qui doivent des comptes ; celui des parents et des éducateurs, que nous devons soutenir plutôt que culpabiliser. Sortir du tout ou rien, ce n&rsquo;est pas être tiède. C&rsquo;est refuser les fausses simplicités pour affronter le réel. Nos enfants méritent mieux qu&rsquo;un slogan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.touteleurope.eu/societe/mineurs-et-reseaux-sociaux-quels-pays-europeens-comptent-imposer-un-age-minimum/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Touteleurope — quels pays imposent un âge minimum</a></li>
<li><a href="https://theconversation.com/laustralie-interdit-les-reseaux-sociaux-aux-moins-de-16-ans-un-modele-bientot-suivi-par-dautres-pays-271774" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation — l&rsquo;Australie interdit aux moins de 16 ans</a></li>
<li><a href="https://www.touteleurope.eu/societe/pourquoi-l-interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-voulue-par-la-france-est-un-casse-tete-europeen/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Touteleurope — un casse-tête européen</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/les-enfants-les-ecrans-et-nous-sortir-du-tout-ou-rien/">Les enfants, les écrans et nous : sortir du tout ou rien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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		<title>Citoyens numériques : un virage structurant dès 2026 pour notre projet d&#8217;éducation à la citoyenneté numérique</title>
		<link>https://www.mathieumichel.be/citoyennete-numerique-un-virage-structurant-pour-lecole-des-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Michel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 13:28:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Citoyenneté numérique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mathieumichel.be/?p=133406</guid>

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<p class="p1">À partir de la rentrée 2026-2027, les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles auront droit à deux heures hebdomadaires consacrées au numérique. Une évolution structurelle du système éducatif, qui traduit une prise de conscience : former des citoyens aujourd’hui, c’est aussi les préparer à naviguer dans un environnement digital complexe, parfois déroutant.</p>
<p class="p1">Dans ce contexte, l’ASBL Citoyens Numériques entend se positionner comme un acteur de référence. L’association annonce un partenariat avec le réseau québécois <span class="s2"><b>RÉCIT</b></span>, spécialisé dans la formation des enseignants.</p>
<h2><b>Un retard à combler, une expérience à importer</b></h2>
<p class="p1">Le contraste est frappant. Là où la Fédération Wallonie-Bruxelles s’apprête à intégrer pleinement le numérique dans ses programmes, le Québec a déjà franchi le pas depuis plusieurs années.</p>
<p class="p1">Depuis plus de quatre ans, les autorités québécoises ont structuré une véritable éducation à la citoyenneté numérique. Les enseignants y sont formés à des enjeux devenus incontournables : esprit critique face à l’information, compréhension des mécanismes algorithmiques, lutte contre la désinformation ou encore encadrement de l’intelligence artificielle.</p>
<p class="p1">« Nous ne partons pas de zéro, mais nous devons accélérer », résume-t-on du côté de Citoyens Numériques. L’idée est simple : capitaliser sur une expérience déjà éprouvée plutôt que réinventer entièrement les contenus.</p>
<h2><b>Former ceux qui formeront</b></h2>
<p class="p1">Le partenariat avec le RÉCIT se concrétise immédiatement par un objectif opérationnel : constituer un réseau de formateurs capables de déployer ces compétences sur le terrain.</p>
<p class="p1">Citoyens Numériques lance ainsi un appel à candidatures pour former une première vague de formateurs certifiés. Particularité du dispositif : la formation sera assurée directement par des experts québécois, en ligne.</p>
<p class="p1">Quatre sessions sont prévues entre le 22 mai et le 12 juin 2026, à raison d’un après-midi par semaine. À la clé, un certificat conjoint RÉCIT / Citoyens Numériques, mais aussi une possibilité d’intégrer ensuite le réseau de formateurs de l’association.</p>
<p class="p1">Un élément non négligeable : ces interventions seront rémunérées, autour de 100 euros de l’heure.</p>
<h2><b>Comprendre plutôt que subir le numérique</b></h2>
<p class="p1">Au cœur de la formation, une conviction : le numérique ne peut plus être abordé uniquement sous l’angle technique.</p>
<p class="p1">Les modules proposés s’attaquent à des enjeux de fond. Les biais cognitifs, par exemple, sont analysés comme des mécanismes naturels du cerveau, amplifiés par les réseaux sociaux et les systèmes de recommandation. La polarisation et le complotisme sont abordés sans stigmatisation, comme des phénomènes à comprendre pour mieux les désamorcer.</p>
<p class="p1">La pensée critique est présentée comme une compétence centrale, presque une condition de survie dans un environnement saturé d’informations. Quant à l’intelligence artificielle générative, elle est abordée à la fois comme un outil pédagogique et comme un objet de vigilance.</p>
<p class="p1">L’objectif n’est pas de produire des experts techniques, mais de former des enseignants capables de créer du recul, du discernement et du dialogue en classe.</p>
<h2><b>Un enjeu qui dépasse l’école</b></h2>
<p class="p1">Derrière cette réforme se joue une question plus large que celle des programmes scolaires. C’est le rapport des individus à l’information, à la vérité et au débat public qui est en jeu.</p>
<p class="p1">Dans un environnement où les contenus circulent sans filtre, où les émotions priment souvent sur les faits, et où les algorithmes influencent les perceptions, l’école apparaît comme un des derniers espaces structurés pour apprendre à penser.</p>
<p class="p1">L’introduction de deux heures de numérique constitue une réponse institutionnelle. Le partenariat avec le Québec, lui, apporte une dimension pragmatique : celle de l’expérience.</p>
<p class="p1">Reste désormais à transformer l’essai. Car entre l’annonce politique et la réalité des classes, c’est bien la formation des enseignants qui fera la différence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">👉 Les candidatures pour devenir formateur sont ouvertes via :</p>
<p class="p1"><a href="https://citoyensnumeriques.be/candidature-formation/">https://citoyensnumeriques.be/candidature-formation/</a></p>
<p>
</div></div></div></div></div></div><script id="script-row-unique-1" data-row="script-row-unique-1" type="text/javascript" class="vc_controls">UNCODE.initRow(document.getElementById("row-unique-1"));</script></div></div></div>
</div><p>L’article <a href="https://www.mathieumichel.be/citoyennete-numerique-un-virage-structurant-pour-lecole-des-2026/">Citoyens numériques : un virage structurant dès 2026 pour notre projet d&rsquo;éducation à la citoyenneté numérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.mathieumichel.be">Mathieu Michel</a>.</p>
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